Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
A/N: Hello tout le monde! Ca y est, je suis de retour, les vacances sont finies pour moi aussi. Maintenant c'est boulot boulot et fanfics de nouveau! J'ai plein d'idées pour des chapitres futurs, vous allez voir! Et bonne nouvelle, j'ai enfin trouvé une raison pour les cicatrices de Jazz! Vous saurez bientôt! ^^ Alors pour l'occasion, je vous ai concocté un petit extrait spécial JPOV, parce qu'on me l'a réclamé par le passé, et que je ne peux rien vous refuser! J'espère que vous aimerez cette petite tranche de vie toute simple du week-end, je vous souhaite une bonne lecture en tous les cas!
Chapitre 18 – Un week-end avec elle…
JPOV
J'étais littéralement aux anges. Parce que j'étais chez moi, avec la seule personne qui comptait vraiment pour moi depuis des années. Ce qu'il y avait entre elle et moi, je ne le comprenais pas vraiment, tout ce dont j'étais certain, c'était que pour rien au monde je n'aurais voulu que ça s'arrête. Chaque fois que je la regardais, c'était comme si je tombais amoureux à nouveau. Ses cheveux courts en bataille, ses yeux toujours pétillants et rieurs, son sourire, tout en elle me faisait vibrer. Je l'avais pourtant déjà dit, je ne croyais pas en des choses telles que les coups de foudre. Pourtant comment appeler ce dont j'avais été victime avec elle ?
C'était pourquoi un peu plus tôt je lui avais avoué mes sentiments si naturellement. Oui, je l'aimais. De tout mon cœur. Et ça m'effrayait au moins autant qu'elle, mais c'était la vérité. Même si je ne la connaissais que depuis quelques semaines, que je ne savais que peu de choses de son passé, j'étais absolument certain d'être tombé fou amoureux d'elle. Et c'était d'autant plus étrange que j'étais quelqu'un qui ne s'attachait pas facilement aux gens. Les seules personnes dont j'étais réellement proche se limitaient à ma sœur Rosalie, son mari et ses enfants, et nos parents. Je n'avais pas beaucoup d'amis, sauf peut-être Peter et sa femme Charlotte, mais c'était plus parce que nous avions travaillé ensemble pendant des années qu'autre chose. Il y avait eu Maria, bien sûr, mais c'était du passé. Elle était sortie de ma vie, et maintenant que je prenais un peu de recul par rapport à ma relation actuelle, je me disais que peut-être toutes les souffrances engendrées par notre séparation avaient eu du bon. J'avais été durement meurtri quand elle m'avait quitté, mais cela m'avait permis de rencontrer Alice, ma douce Alice, et ça je ne le regrettais pas une seule seconde…
Elle était à présent blottie entre mes bras, dessinant les contours des cicatrices qui ornaient mon torse. La passion déclenchée par ma déclaration l'avait mise de bien belle humeur, et puisque nous étions déjà dans la chambre, nous avions tout naturellement décidé d'essayer mon lit ensemble. A présent calmés, j'appréciais simplement le silence de la pièce, sa présence, tout ça dans l'atmosphère emplie d'amour et de tendresse qui nous entourait. Pourtant je sentais qu'elle mourrait d'envie de me demander l'origine de mes blessures. J'étais même surpris qu'elle n'ait pas posé la question plus tôt. Les gens le faisaient généralement au bout de quelques minutes en ma compagnie. Mais pas elle, parce qu'elle était spéciale, et qu'elle savait que si je n'en parlais pas, c'était parce que je n'étais pas prêt à le faire. Je n'étais pas sûr d'avoir envie de revivre ces moments douloureux à mon corps et à ma mémoire… Mes cauchemars presque quotidiens étaient bien suffisants pour l'heure. Plus tard, lorsque nous serions tous les deux prêts, alors je lui raconterais cette horrible journée et celles qui avaient suivies il y avait cinq ans…
Doucement ma main descendit le long de son dos, caressant sa peau satinée. Elle était parfaite. Je n'avais jamais accordé une grande importance au physique de mes conquêtes par le passé. C'était toujours leur personnalité ou leur charisme qui m'avait séduit, et d'une certaine façon ça s'était reproduit avec Alice, du moins à travers ses emails. Par chance, elle s'était trouvée être particulièrement attirante et j'avais cédé à la seconde où mon regard s'était posé sur elle. Elle était si jolie avec cette petite robe à bretelles qui lui enserrait la taille, qu'elle avait si fine… Parfois lorsque je la serrais dans mes bras, j'avais peur de la briser. Mais elle était solide, et souple… Et sa peau était si douce comparée à la mienne qui était devenue râpeuse à cause des cicatrices… Elle frissonna lorsque mes doigts vinrent se poser sur sa hanche, et je tirai le drap sur son corps. Elle enfouit alors son visage dans ma poitrine, et se serra plus près de moi.
« Jazz, je ne veux plus jamais quitter tes bras… »
« Alors restes-y, je n'ai rien contre l'idée… »
« Et que dirai-je à ma chef ? Que je ne peux pas venir travailler parce que je veux rester au lit avec mon petit ami à batifoler ? Je doute que l'excuse lui paraisse valable… »
« Fais-toi porter pâle… »
« Tu le ferais toi ? »
Je secouai la tête en souriant. Evidemment que non. Mon travail, c'était ma vie. Enfin jusqu'à récemment. Je passais mes jours et mes nuits à travailler. Lorsque j'étais au bureau, je restais parfois le nez dans mes rapports et encyclopédies pendant dix heures d'affilées ! Et même quand j'étais envoyé sur le terrain, il n'était pas rare de me voir sur le site aux aurores, pour ne le quitter que lorsque le soleil avait disparu de l'horizon, m'empêchant de continuer mes recherches. J'aimais l'Histoire. Etudier d'où nous venions pour mieux comprendre où nous allions. Cette simple idée que pour chaque invention moderne se cachait une découverte qui datait parfois de plusieurs milliers d'années, sans parler des nombreux voyages à travers le monde, et un salaire conséquent, non vraiment, jusqu'à aujourd'hui, rien ne pouvait me convaincre de ralentir le rythme.
Et puis j'avais rencontré Alice. Elle avait tout bouleversé dans ma vie, dans mes convictions. Suite à notre week-end à Seattle, beaucoup de choses avaient soudain pris une toute autre dimension dans mon esprit. Lorsque quelques jours plus tard j'étais parti assister à une conférence à Londres, il m'avait fallu toute ma volonté pour rester concentré sur les paroles de l'intervenant. A la moindre inattention, le visage souriant d'Alice réapparaissait devant mes yeux, me rappelant à ces moments magiques loin de tout. Même en visite sur un site archéologique à Rome, je n'avais pas réussi à retrouver la même motivation que jadis pour les recherches. Mes seules pensées allaient vers ma petite fée qui m'attendait, et je comptais les heures qui me séparaient du prochain coup de fil que je lui passerais…
Mais non, malgré tout ça, jamais je n'aurais pu me faire porter pâle et manquer le travail. Et je comprenais parfaitement qu'il faudrait que ce week-end ait une fin à un moment donné. Mais pour l'heure nous n'étions que samedi matin, et il nous restait encore quarante huit heures à profiter de mon Texas natal. Je réfléchis à ce que je pourrais bien l'emmener faire. Je pensai lui faire visiter le ranch du père Walker où j'avais passé de nombreuses heures à m'occuper des chevaux dans mon adolescence… ou bien je pouvais l'emmener faire du shopping en ville, elle adorerait ça… Oui car j'avais aisément pu remarquer l'engouement presque diabolique qu'elle avait pour la mode en général. J'avais manqué de faire une attaque en voyant la taille inhumaine de son dressing, et c'était avant que je ne vois le nombre de boîtes empilées et étiquetées dans le petit cagibi attenant à sa chambre qui rassemblait en fait ses chaussures. Maria avait beaucoup de vêtements et de chaussures, mais elle faisait vraiment petite joueuse à côté d'Alice…
Elle frissonna de nouveau et je tirai la couverture sur son corps si pâle. Elle déposa alors un baiser au coin de mes lèvres, souriant affectueusement. Ses yeux brillaient du même éclat que lors de notre première rencontre. Je m'emparai de ses lèvres, appréciant pleinement cette connexion si étrange et intense qui nous liait à ce moment précis. Je réalisai seulement que je lui avais demandée de me suivre ici, pour seulement un week-end, sans même lui avoir laissé le temps de réfléchir ou de refuser. Et elle m'avait suivi …
« Alors, que faisons-nous à Houston ? »
« Deux options… Ou bien je t'emmène dans un endroit spécial pour moi, ou bien je te fais visiter le centre et ses nombreuses boutiques que tu trouveras certainement fort à ton goût… »
« Tu sais que tu te montres extrêmement cruel avec moi là ? »
« C'est toi qui choisis Alice. »
« Alors emmène-moi dans cet endroit que tu apprécies. Je veux en connaître un maximum sur toi. Je veux tout savoir sur toi… »
J'acquiesçai en silence, secrètement heureux qu'elle ait préféré se rapprocher encore un peu de moi plutôt que d'aller faire les magasins. Car c'était Alice, on ne pouvait jamais être trop sûr de rien avec elle !!! Je l'embrassai une dernière fois, avant de finalement m'extraire de mon lit pour attraper des vêtements. La matinée était déjà bien entamée, et je souris en pensant que je n'avais pas lézardé comme ça depuis des années… Mais avec elle, tout était si différent…
Lorsque je me retournai, tout habillé, je notai qu'elle était toujours nue dans mon lit, s'étirant à la manière d'un petit chat. Je ne pus m'empêcher de revenir m'asseoir à son côté, murmurant quelques mots doux à son oreille. Elle faisait ressortir cette partie de moi que je croyais enfouie à jamais… Avec elle, j'avais envie d'être cet homme si parfait dont elle avait toujours rêvé… Après plusieurs minutes elle sortit enfin de son amas de draps et couvertures, et plongea sur sa valise qui menaçait d'exploser à tout moment. Je la laissai s'habiller, m'éclipsant à la cuisine pour nous préparer un petit encas pour la route.
Le ranch n'était qu'à quelques kilomètres de ma maison, et la route me parut bien familière malgré le temps qui s'était écoulé depuis ma dernière visite. Je n'étais plus revenu depuis près de trois ou quatre ans, mon travail me monopolisant la plupart du temps. Je ne manquais cependant jamais de souhaiter vœux et anniversaire au père Walker et à sa femme, ces gens étant comme une deuxième famille pour moi. Après le divorce de mes parents lorsque ma sœur et moi étions adolescents, ils nous avaient aidés à nous faire à notre nouvelle situation, et m'avaient laissé travailler au ranch les étés. J'avais adoré ça, cette activité me permettant d'arrêter de réfléchir en permanence. Et puis j'étais trop heureux de pouvoir quitter la maison où nos parents s'entredéchiraient chaque fois qu'ils restaient sous le même toit. Aujourd'hui c'était différent, ils avaient appris à se respecter de nouveau, et avaient refait leur vie chacun de leur côté. Il nous arrivait de tous nous réunir occasionnellement, et je ne doutais pas d'emmener Alice à notre prochain rassemblement. Ils n'en reviendraient pas quand ils la verraient ! J'étais sûr qu'ils l'adoreraient tous ! Spécialement Rosalie, qui deviendrait sans nul doute sa nouvelle meilleure amie ici au Texas, leur goût immodéré pour la mode et le shopping étant au moins similaire…
Finalement nous atteignîmes le ranch, et je fus heureux de voir que rien n'avait changé. Tout était exactement comme la dernière fois que j'étais venu, la maison, la barrière de bois maintes fois repeinte en compagnie de Mr Walker, et même la cabane dans l'arbre construite pour ses petits enfants il y avait quelques années. Après être descendu de voiture, Alice me regarda, un peu confuse. Effectivement, je ne lui avais pas expliqué où nous allions… Tellement pris dans mes pensées, je n'avais même pas pensé à lui en dire un peu plus…
« Ici, c'est le ranch du Père Walker comme on aime à l'appeler par ici. Il est un peu comme un deuxième père pour moi. »
« Comment ça ? »
« Mes parents ont divorcé quand j'avais treize ans. Je l'ai assez mal vécu, ainsi que ma sœur, je croyais que nous étions responsables de leur séparation. Je me suis pas mal renfermé à cette époque, et Mr Walker m'a un jour demandé de l'aider au ranch. J'y suis allé, et après ça, j'y allais très souvent. Il était comme un confident, un ami, et un père. Et j'ai énormément appris ici… J'essaie de venir les voir aussi souvent que possible. Même si ça fait près de quatre ans que je n'ai pas mis le pied ici… »
A nouveau, cette étrange lueur dans son regard. Il y avait un mélange de tristesse et de contentement qui semblait en émaner. Elle serra ma main plus fort, surement intimidée à l'idée de rencontrer des gens si importants pour moi. Une fois devant l'immense bâtisse vieille de plusieurs générations, je me sentis un peu penaud à l'idée de ne pas être venu les voir plus tôt… M'en voudraient-ils ? Et s'ils ne souhaitaient plus me revoir ?... Il n'était pas temps de tergiverser de la sorte. Je sonnai trois coups, comme à l'époque.
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APOV
J'étais touchée qu'il m'ait emmenée ici, surtout maintenant que je savais pourquoi. Car j'avais été sincère en lui disant que je voulais tout savoir de lui. Apprendre que ses parents étaient divorcés par exemple, ce n'était pas rien, et ça expliquait mieux notre présence en ces lieux ! J'allais rencontrer non pas sa famille biologique, mais celle qu'il considérait comme indispensable et d'une certaine façon responsable de l'homme qu'il était devenu… Il avait dû passer par tant d'épreuves dans sa vie… Je me demandai si ses cicatrices avaient un lien quelconque avec sa famille. Je brûlais d'envie de lui en demander la provenance, mais je tins bon, et m'accrochai à ma décision de le laisser m'en parler quand il serait prêt.
Une femme de petite taille au visage joufflu et rubicond vint nous ouvrir. Elle portait une robe à fleur assez kitch, recouverte d'un tablier plein de farine. Elle devait être en train de cuisiner avant notre arrivée… Lorsque ses yeux se posèrent sur Jasper, sa bouche forma une sorte de O sans qu'aucun son ne sorte, puis elle le serra dans ses bras avec force.
« Mon petit Jay !!!! Mon Dieu quelle surprise !!!! Ca fait tellement longtemps !!! »
« Bonjour Molly, je suis désolé pour mon absence, mon travail… »
« Oui oui il a bon dos le travail ! Ce ne serait pas plutôt à cause de cette jeune femme qui t'accompagne ? »
Elle se tourna alors vers moi d'un air interrogateur, et attendit que Jasper fasse les présentations. C'était un peu maladroit comme situation, mais je ne sentais aucune malice chez la femme, plutôt de la curiosité à mon encontre.
« Molly, je te présente Alice, ma petite amie. Alice, voici Molly Walker, ma deuxième mère. »
« Enchantée de faire votre connaissance. »
Je lui tendis une main qu'elle regarda sans comprendre, avant de s'avancer vers moi et de m'accueillir de la même embrassade à laquelle Jasper avait eu droit quelques instants plus tôt. Plutôt du genre chaleureux les gens par ici !!! Je lui rendis son sourire avec autant d'assurance que possible, et nous fûmes invités à entrer à l'intérieur. Ladite Molly s'empressa d'appeler son mari qui était à l'étage, et un homme au visage buriné par les années vint à son tour nous saluer. Il avait dû être séduisant dans sa jeunesse… Peut-être moins exubérant que son épouse, mais je n'eus aucune difficulté à lire le bonheur qu'il eut de revoir Jasper, et l'inverse était aussi vrai. Il se tourna ensuite vers moi et sembla surpris. De nouveau je fus présentée formellement, et l'instant d'après nous étions assis autour d'un thé au salon, la maîtresse de maison apportant plateau après plateau de tout un tas de douceur.
J'eus droit à tout un interrogatoire en règle, mais m'y prêtai bien volontiers. Au bout d'une bonne heure, on eut dit que j'avais toujours fait parti de la famille, qu'il m'avait acceptée sans faire d'histoire. Premier challenge remporté haut la main Alice, félicitations ! Mon impression se confirma quand je me retrouvai seule à la cuisine avec Molly, laissant les hommes échanger des nouvelles entre eux.
« Alice, je suis si contente que Jasper fréquente finalement une fille gentille comme vous ! Il était tellement effondré après sa séparation d'avec Maria… »
« Merci c'est gentil de votre part. Je suis très attachée à Jasper moi aussi. C'est l'incarnation même du parfait gentleman… Et pour ne rien vous cacher, je suis sacrément mordue comme on dit… »
« Je suis bien contente de vous l'entendre dire. C'est un gentil garçon qui est passé par pas mal d'épreuves difficiles dans sa vie. Après son 'accident', on a bien cru qu'il allait baisser les bras et abandonner. Mais fort heureusement, il a décidé de lutter et de se reconstruire de nouveau. Et grand bien lui en a fait car il vous a rencontrée… Je ne l'avais plus vu aussi heureux et épanoui depuis longtemps… »
« L'accident, c'est ce qui est à l'origine de ses cicatrices ? »
« Oui. Il ne vous en a pas parlé ? »
« Non, pas encore, et je ne veux pas le forcer pour l'instant. Il me racontera quand il sera prêt. J'avoue que j'aimerais savoir ce qui a pu causer des blessures pareilles, mais je ne veux pas le faire revivre des souvenirs douloureux s'il n'y est pas préparé… »
« Vous êtes une gentille fille Alice. Je vous souhaite de tout mon cœur que votre relation tienne la distance. »
Comme je le soupçonnais, Les cicatrices qui ornaient le corps d'apollon de mon homme n'étaient pas apparues toutes seules, un évènement visiblement douloureux les avait déclenchées. Restait toujours à déterminer lequel. Mais peut-être par égoïsme, je voulais l'apprendre de la bouche de Jasper, pas d'une tierce personne qui aurait modifié l'histoire pour la faire coller à ses principes, même inconsciemment. Et je me disais que le jour où il me confierait ce qu'il lui était arrivé, alors nous aurions franchi une nouvelle étape dans notre relation. Et j'espérais que ça arriverait bientôt…
L'après-midi se déroula à la vitesse de la lumière, et avant de réaliser ce que nous faisions, nous étions invités à rester manger le soir. J'éprouvai beaucoup de sympathie pour ces gens si chaleureux et accueillants, et me sentis réellement à ma place. Par moments Jasper prenait ma main dans la sienne, ou avait un geste tendre à mon intention, sa façon de me témoigner sa joie de me voir évoluer avec aisance dans son environnement. J'appris ainsi qu'à quinze ans, Jasper avait participé à des concours d'équitations et de rodéo, et que son fameux pick-up avait été acheté avec Mr. Walker en personne, le jour de ses seize ans. Je fus également informée du talent caché de mon compagnon pour la danse de salon – ce qui lui causa une gêne assez importante – et qu'à de nombreuses reprises il avait servi de cavalier à Molly. J'en appris également un peu plus sur Rosalie, sa sœur qu'il avait mentionnée à quelques reprises. C'était donc sa cadette de deux ans, et elle était mariée à un certain Emmett depuis trois ans. Ils avaient des jumeaux en bas âge et Jasper semblait particulièrement attaché à eux. Tous étaient de la région, et se connaissaient depuis l'enfance. Je ne sus pas grand-chose des parents, juste qu'ils étaient séparés et avaient refait leur vie, mais qu'ils semblaient en relativement bon termes avec leurs enfants.
Après bien des souvenirs et des histoires sur la jeunesse de mon homme, ce dernier décréta qu'il était temps pour nous de rentrer à la maison. Je n'avais pu retenir un sourire en l'entendant le dire. « A la maison »… Ca sonnait comme si c'était chez nous, et l'avait toujours été. Comme si nous étions ensemble depuis de nombreuses années, que j'avais toujours vécu chez lui. Pourtant d'une certaine façon, je m'y sentais bien, c'était vrai. J'aimais déjà cet endroit, et imaginais tout à fait ce que pourrait être une vie à deux entre ces murs… Alice, doucement !! Encore une fois je m'emballais bien trop rapidement. Je n'avais passé qu'une journée dans sa maison, et déjà je nous voyais mariés, vivant ici avec nos enfants et notre animal de compagnie… Rien de tel pour faire fuir un homme !!!
« Tu es bien silencieuse… Fatiguée ? »
« Non, je songeais… »
« A quoi ? »
« Au fait que la vie ici me paraît bien douce… »
« Heureux de te l'entendre dire. J'avais peur que t'amener chez Paul et Molly ne t'effraie un peu. »
« Oh non pas du tout ! J'étais très heureuse de les rencontrer ! Ce sont des gens fantastiques ! Je comprends que tu sois si attaché à eux. »
Il me sourit sans mot dire, avant de poser sa main libre sur ma jambe. Son pouce se mit à tracer des cercles sur ma cuisse, me procurant une agréable sensation d'apaisement. Je fermai alors les yeux, me laissant envahir par le bien être et la lassitude d'une journée bien remplie. Ce week-end était indubitablement merveilleux en chacun de ses aspects, et je redoutais déjà l'arrivée du lundi où il me faudrait quitter ce havre de paix pour retourner à ma vie un peu morne. Enfin, au moins l'homme de ma vie m'accompagnerait, je ne serais pas seule pour encore quelques jours…
Jasper sut comment me débarrasser de ces quelques idées noires à la minute où nous franchîmes la porte de sa maison, promesse d'une nuit pleine de délices. Je n'en doutais plus du tout à présent, il était celui fait pour moi, celui que j'avais attendu toute ma vie. Ses lèvres soudées aux miennes, il m'attira jusqu'à sa chambre où il me témoigna toute son affection avec une ardeur renouvelée à chaque fois. En tout cas une chose était sure, la journée du lendemain ne commencerait pas de bonne heure, pas vue l'heure à laquelle je m'étais endormie entre ses bras !!!
Et voilà? Ca va, je n'ai pas trop perdu la main après une dizaine de jours sans écrire? J'espère pouvoir poster la suite demain, mais pas sûr, car week-end chargé en perspective! Je vais voir ce que je peux faire!
N'oubliez pas de poster vos reviews, j'espère que vous savez encore comment faire!!! :o) A très vite!
