Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

A/N: Bon, vous voyez, cette fois-ci je n'ai pas attendu si longtemps pour reposter. Oui je sais, j'ai rien à dire, je devrais faire profil bas. Bref, voici cette fois le chapitre faisant suite à la bourde d'Emmett. J'avoue ne pas trop savoir où je vais, j'écris au fur et à mesure et m'éloigne petit à petit de la trame que j'avais prévue au départ! ^^ Surtout quand je vois la fin de ce chapitre, ça n'a vraiment rien à voir avec ce que j'avais en tête initialement! Bah, qu'importe, autant suivre l'instinct! Sur ces bonnes paroles je vous souhaite une bonne lecture! :)


Chapitre 24 – Dispute

JPOV

Il allait comprendre sa douleur. J'avais d'abord essayé de rappeler Alice, mais elle avait obstinément refusé de décrocher son téléphone. Je lui avais envoyé des messages, tous restés sans réponse. N'arrivant pas à la joindre directement, je m'étais alors employé à rédiger un mail d'excuses, espérant qu'elle le lirait, et surtout qu'elle comprendrait à quel point j'étais navré pour ce qu'il venait de se passer.

NOUVEAU MESSAGE.

Alice,

Je ne sais pas si tu iras lire tes emails bientôt, mais je tente le tout pour le tout. Comme j'ai essayé de te le dire par téléphone, tout ceci est un énorme malentendu, et ce n'est certainement pas ce que tu crois. A la vérité, c'est même plutôt drôle, car ça ressemble davantage à un gag de série télé qu'à la vraie vie. Tu verras, quand tu auras tout lu, tu trouveras ça très amusant aussi, du moins je l'espère de toute mon âme. Car je ne voudrais pas que nous nous disputions sur un tel malentendu.

Que je t'explique. Comme je te l'avais dit, Emmett et moi avons passé la soirée ensemble hier. Il avait remporté un gros contrat au boulot, et souhaitait fêter l'évènement avec moi. Seulement comme tu pouvais t'en douter qui dit fête avec Em' dit forcément alcool, et disons qu'on s'est un petit peu lâchés. Avec toute la pression du travail, ça m'a fait du bien à moi aussi. Bon, d'accord, à présent j'ai un mal de crâne à me taper la tête contre les murs, et je me sens assez mal, mais j'assume. Comme Emmett était dans un état proche du coma éthylique, je l'ai invité à rester dormir. Tu voix, j'ai pensé que si Rose le voyait dans cet état alors elle remplirait directement les papiers de divorce… Bref, il a passé la nuit ici.

Ce matin, en me réveillant, je t'ai appelée. Et la voix que tu as entendu derrière moi pour m'annoncer le petit déjeuner, ce n'était évidemment pas celle d'une femme, mais celle d'Emmett qui a cru drôle de se faire passer pour la gentille femme au foyer… Tu vois, je t'avais dit, c'était un énorme malentendu qui finalement n'a fait rire qu'Em'…

Alors je t'en prie, ne laisse pas les singeries d'un gros imbécile se mettre entre nous et rappelle-moi dès que possible.

Je t'aime,

Jasper.

ENVOYER.

Voilà, je ne pouvais pas en faire plus. Maintenant je devais régler mes comptes avec le grand dadais qui pensait avoir l'air fin en gobant littéralement les pancakes qu'il venait de préparer. J'entrai donc dans la cuisine, l'air peu amène. Il n'avait absolument pas remarqué la colère qui m'habitait, la confondant avec ma gueule de bois. Pire, il sifflotait gaiement, pas le moins du monde affecté par la boisson ingurgitée la veille. Il n'y avait vraiment pas de justice !!!

« Hey Bro ! »

Comble de l'ironie, il ne se rendait même pas compte que j'étais en colère, que j'étais sur le point de lui casser la figure, au risque de me mettre Rosalie sur le dos – et ce n'était pas une mince affaire.

« Abruti fini ! »

« Moi aussi je t'adore. »

« Je ne plaisante pas Em', j'étais au téléphone avec Alice quand tu as fait ta voix de fille !!! Maintenant elle croit que je l'ai trompée avec une autre !!! »

« Euh… Oups ? »

Je devais être en plein rêve, oui, ça devait être ça… Il prenait ça à la légère, comme l'une de ses nombreuses plaisanteries de mauvais goût ! Mais je ne comptais pas laisser passer, certainement pas si mon bonheur futur était dans la balance…

« Fais pas l'idiot avec moi ! J'habite à des centaines de kilomètres d'elle, je fais comment pour me faire pardonner à présent ?! »

« Ben téléphone-lui et explique-lui la situation. Tu lui dis la vérité, que c'était moi. »

« Elle ne me répond pas au téléphone. J'ai laissé des messages sur sa boîte vocale, j'ai envoyé des textos, je lui ai même envoyé un email pour lui expliquer… »

« T'inquiète, elle va bien finir par te rappeler. Ce n'est pas si grave. »

« Quand il y a un pays tout entier qui te sépare de la femme que tu aimes, alors si, c'est grave. Et si elle rompait ? Et si- »

« Wowowo calme toi vieux, sois pas si pessimiste ! Elle est fâchée pour le moment, ça lui passera, tu sais comment sont les femmes. Laisse-lui un peu de temps pour se calmer, et ensuite elle te rappellera. Maintenant avale quelque chose, sinon ton aspirine va passer difficilement. »

Comme si l'aspirine était la seule chose qui allait passer difficilement… Malheureusement pour moi, ce qu'avait dit Emmett un peu plus tôt était probablement vrai, et je n'avais d'autres choix que de suivre son 'conseil'. Je renonçai donc à lui refaire le portrait, et la mort dans l'âme tentai d'avaler un petit déjeuner décent. De toute façon, je n'aurais probablement jamais eu le dessus dans un combat à mains nues contre lui…

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APOV

J'avais raccroché d'avec Jasper il y avait un bon quart d'heure à présent. Pourtant, j'étais toujours assise sur mon lit dans l'exacte même position, mon téléphone toujours dans ma main, mes yeux fixés dessus. Il y avait une femme dans son appartement. Et Emmett étant déjà marié, il était facile de deviner qu'elle n'avait pas passé la nuit avec lui. Sans parler du ton aguicheur qu'elle avait employé. Jazzy… Et c'était quoi ce surnom idiot d'ailleurs ?

Un million de questions fourmillaient dans ma tête, et j'essayai de les traiter une par une. Tout d'abord, pourquoi ? Je croyais pourtant que nous étions heureux. Certes, la distance se faisait sentir difficilement, et nous souffrions de cette séparation, mais pourtant nos sentiments semblaient plus forts que jamais ?! Ensuite, qui ? Se pouvait-il qu'il s'agisse de Maria ? La fameuse ex avec laquelle il était fiancé ? Peut-être l'avait-il rappelée, ou bien recroisée à Houston et après sa soirée bien arrosée avec Emmett il l'avait ramenée à la maison ? Cette même maison dans laquelle il m'avait dit « je t'aime » pour la toute première fois… non, ça n'était pas possible… Pas mon Jasper. Ce n'était pas ce qu'il était, du moins pas pour ce que j'en savais. Mais que savais-je de lui finalement ? Bien peu de choses en vérité…

Dans une sorte d'état second, je me résolus à aller m'allonger un peu, même si je savais pertinemment que je n'étais pas prête de dormir avec toutes ces pensées… Heureusement que je ne travaillais que plus tard aujourd'hui ! Je coupai mon téléphone pendant ce temps, et débranchai également ma ligne fixe. Je m'excuserais auprès de Bella ou quiconque d'autre plus tard, pour l'heure je ne tenais absolument pas à parler à Jasper.

Le sommeil mit longtemps à s'emparer de moi, et les cauchemars qui hantèrent ma sieste ne m'épargnèrent guère non plus. Tout du long je ne rêvai que de Jasper et de ses lèvres sur les miennes, de sa chaleur, de sa tendresse et de son affection. Et chaque fois, encore et encore, le rêve se terminait brutalement par cette voix féminine qui le rappelait à elle. Et de nouveau j'étais anéantie… Mon Jasper… L'homme de ma vie… Celui pour lequel j'étais prête à tout quitter pour venir le rejoindre… Ce devait être un mauvais rêve, j'allais me réveiller une bonne fois pour toute et tout ceci ne serait jamais arrivé.

Malheureusement pour moi, à mon réveil, rien n'avait changé. J'étais toujours désemparée, et triste, et retournée. Machinalement, j'allumai mon téléphone. Trente deux messages… Tous ou presque de Jasper.

« Alice, c'est un énorme malentendu, rappelle-moi stp »

« Bébé, je suis désolé, ce n'est pas du tout ce que tu crois, rappelle… »

« Alice, je t'en prie, laisse-moi t'expliquer ! »

« Rappelle-moi. Je t'aime. »

Et tout un tas d'autres messages du même genre. Pourtant, il me fallut les lire tous. Ne serait-ce que pour repérer celui de Bella perdu au milieu des autres. Apparemment, Jasper l'avait contactée pour lui demander si j'allais bien. Elle me disait aussi que je devrais le rappeler, car il se faisait un souci monstre et elle aussi. Ca tombait bien, j'avais vraiment besoin de la voir. Quand je pensais que j'étais prête à venir emménager à Houston, à quitter ma famille et mes amis pour lui… Il avait dû bien rire de moi… Pourquoi fallait-il toujours que je tombe sur les plus gros loosers ou psychopathes de la Terre ?!

« Je t'aime » me disait-il… Et il me mentait effrontément en plus ! Sur quoi d'autre avait-il menti ? Ses cicatrices peut-être ? Son métier ? Et si tous ces voyages à l'étranger n'étaient en fait qu'un prétexte pour rejoindre je ne savais quelle conquête ?! Après tout, il n'était plus à un mensonge près ! Et le pire dans tout ça, c'était qu'au fond de moi, je mourrais d'envie de le rappeler et de lui dire d'oublier toute cette histoire pour qu'on replonge dans notre petite bulle amoureuse. Pathétique, je sais…

Je m'habillai et me préparai sans grande motivation, espérant réellement pouvoir parler à Bella un peu plus tard. Je décidai que je n'avais pas grand appétit – oui, je sais, pas bien – et partis travailler sans même prendre un café. J'en prendrais un au magasin, ça n'était pas si important…

La journée se déroula dans une affreuse monotonie, seulement interrompue par les innombrables messages que continuait de m'envoyer Jasper. Je refusais toujours catégoriquement de répondre à ses appels, du moins tant que je n'aurais pas pu en discuter sérieusement avec Bella. Parce que me connaissant, et avec mes antécédents à la James, il valait mieux que j'en discute avec quelqu'un de posé et réfléchi. Bref tout mon contraire quoi… Je ne pris pas de pause-déjeuner non plus, préférant appeler mon amie pour la prévenir que j'avais besoin de la voir le soir même, pour une urgence. Elle me répondit plus tard dans l'après-midi, m'invitant à venir chez elle après mon travail. Ce que je fis bien évidemment. Elle m'ouvrit aussitôt lorsque je sonnai, et me fit entrer rapidement.

« Oh Alice, tu avais l'air bouleversée au téléphone dans ton message, qu'est-ce qu'il se passe ? »

« Jasper me trompe. »

Les mots étaient sortis tous seuls de ma bouche, et ça m'avait choquée moi-même de m'entendre les dire. La surprise sur mon visage devait être aussi flagrante que sur celui de Bella. Malheureusement pour moi, je n'avais fait qu'énoncer une triste vérité, même si cela m'avait comme brisé le cœur une seconde fois…

« Quoi ?! »

« Oui, c'est la vérité. »

« Mais enfin, je ne comprends pas, hier encore tu me disais combien vous étiez en symbiose tous les deux. Et tes plans d'aller emménager à Houston ?! »

« Oubliés. »

« Attends, comment sais-tu qu'il te trompe au juste ?! »

« Il m'a appelée tôt ce matin… Il voulait s'excuser de ne pas avoir pu m'appeler hier soir. Apparemment il a fait la fête avec son beau frère Emmett. »

« Et tu en as déduit qu'il t'avait trompée ? »

« Non attends. On parlait comme d'habitude, et soudain, derrière lui ou dans une pièce à côté je ne sais pas, j'ai entendu une voix féminine. Elle lui annonçait de manière aguicheuse que le petit déjeuner était servi. Elle l'a même appelé 'Jazzy'»

« Et ce n'était pas sa sœur tu en es certaine ? »

« Non, je connais la voix de Rosalie, aucun doute possible, c'était une autre femme… »

« Et qu'a-t-il dit ? »

« Il a simplement dit que je me trompais, que ce n'était pas ce que je croyais. Plus cliché tu meurs n'est-ce pas ? D'une certaine façon, je me dis que c'est mieux que ce soit arrivé maintenant, parce que sinon j'aurais peut-être fait la plus grosse bêtise de ma vie en venant le rejoindre à Houston. Et au moins, il y aura peu de chances que je le recroise à Forks… »

Je ne pus continuer plus longtemps et laissai les larmes qui menaçaient depuis un moment rouler le long de mes joues. Je ne savais même pas comment j'avais pu les retenir jusque là. La douleur était si intense, et la seule mention de ne plus jamais revoir Jasper les avait déclenchées. A présent toute la peine et la peur accumulée se transformèrent en sanglots, et fort heureusement Bella était là. Elle me prit dans ses bras et me réconforta avec tendresse.

J'étais tellement désemparée que je ne remarquai même pas que mon frère était entré dans le salon, venant rendre une visite inopinée à mon amie. Pour sûr qu'il ne s'attendait pas à me voir dans cet état ! Aussitôt son côté surprotecteur prit le dessus et déjà il était à mes côtés, caressant doucement mon dos en attendant que je me calme.

« Alice… »

« Jazz… trompée… femme… »

Je n'avais pas pu me résoudre à formuler une phrase complète qui fasse sens. Pourtant, ces quelques mots suffirent à mon frère pour comprendre la situation. Il jura dans sa barbe, avant de me murmurer quelques mots de réconfort. Il avait toujours été là pour moi, et ça continuait aujourd'hui encore. Il se leva ensuite du fauteuil attenant au sofa où j'étais à présent prostrée, mes jambes repliée sous moi.

« Ne t'inquiète pas petite sœur, je vais aller lui régler son compte moi, à ce casanova de mes deux ! Il va regretter de t'avoir fait du mal ! »

J'étais bien trop surprise pour prononcer le moindre mot. Je me contentai alors de le regarder avec de grands yeux, la bouche légèrement entrouverte en signe de surprise. Il allait quoi ? Avait-il perdu l'esprit ? Prendre l'avion jusque Houston, retrouver Jasper et lui casser la figure ? Et de un, il fallait savoir qu'Edward détestait prendre l'avion, et que chacune des conférences ou séminaires auxquels il lui fallait assister tournaient en calvaire chaque fois que le mot « avion » était prononcé. Quelque chose à voir avec un traumatisme dans sa petite enfance d'après Esmée… Ca avait dû pas mal l'affecter je suppose, vu ce qu'il était devenu… De deux, une fois à Houston, comment retrouverait-il Jasper ? J'avais certes l'adresse, mais cette ville était tout simplement énorme ! Il prendrait un taxi ? Eddie, mon cher frangin légèrement parano sur la propreté et tout ça, prendrait un simple taxi ? Hum… Et enfin, de trois, en admettant qu'il finisse par retrouver la bonne maison, et du coup Jasper, comment comptait-il lui faire sa fête ? Jasper était plus grand, et bien plus costaud que mon frère… Bien plus costaud, je savais de quoi je parlais, je m'étais extasiée sur ses muscles, et son corps d'apollon maintes fois… Alors dans un combat, même juste et dans les règles, je doutais qu'Edward puisse prendre l'avantage. Et je refusais de le savoir blessé par ma faute. Non vraiment, j'appréciais l'attention, et le côté grand frère protecteur était bienvenu, mais on allait en rester aux paroles de réconfort hein ?

« Edward, ce n'est pas la peine. Je vais en rester là. Lui va refaire sa vie à Houston, et moi à Forks. Et nous ne parlerons jamais plus de cette histoire d'accord ? »

« Non Alice, on va aller chez toi, tu vas faire ta valise, et s'il le faut je vais t'emmener moi-même chez ce salop pour qu'il te présente des excuses et qu'il comprenne qu'on ne se moque pas impunément des Cullen. Je l'avais pourtant prévenu. Bella, si tu veux bien aider ma sœur avec ses affaires, je me charge de réserver trois billets pour le prochain vol vers Houston. Let the trip begin !!!»


Hihi, intéressant non? Je le sens bien, moi, ce voyage à Houston. En plus, ça me permet de contenter les fans de Bella et Edward, tout en centrant l'histoire sur mon couple préféré, j'ai nommé Alice et Jasper.

Tant que je vous ai sous la main, je voulais vous poser une question. De manière générale, préférez-vous que je poste de petits chapitres comme celui-ci régulièrement, ou bien que j'espace mes posts en rallongeant les chapitres? C'est comme vous aimez mieux, parce que j'ai remarqué que vous postiez plus volontier quand je faisais de longs chapitres, généralement espacés de plusieurs jours. Et non, pas possible de poster de longs chapitres régulièrement, les journées ne sont pas assez longues pour ça ^^.

Allez, je vous dis à très bientôt! ++