Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
A/N: Ouf, après quelques jours extrêmement chargés au bureau, et un week-end pour le moins bien rempli, me revoici avec un nouveau chapitre pour le moins attendu par plusieurs d'entre vous! J'espère qu'il sera à la hauteur de vos espérances, en attendant je vous souhaites à toutes une très bonne lecture!
Chapitre 31 – Déménagement
Et voilà, après bien des aventures, j'étais finalement dans l'avion qui m'emmènerait tout droit dans les bras de l'homme qui faisait battre mon cœur. Ca n'avait pas été facile, et par là je n'entendais pas l'annonce à mon père et Edward de mon départ. Non je parlais de choses bien plus compliquées, comme par exemple le fait qu'il m'ait fallu deux heures pour réussir à fermer ma valise tout en la faisant respecter la limitation de poids, sans parler du bagage à main qui ressemblait au sac de Marie Poppins un jour de ménage de printemps. Non sérieusement, comment peut-on décemment imposer une limite de poids à des affaires absolument indispensable ? Et évidemment, il n'était pas facile de caser des choses comme des bottes de créateurs dans un sac de voyage… Sans parler de tout mon nécessaire à maquillage. Celui qui avait inventé l'histoire du bagage à main avait-il pensé aux femmes ? Non, probablement pas !
Mais on pouvait aussi passer sur le fait que la voiture d'Edward, habituellement infaillible pour reprendre ses mots, soit tombée en panne d'essence à mi-chemin et qu'il m'ait fallu finir le trajet en taxi jusqu'à l'aéroport de Seattle… Moi, maudite ? Si peu ! Mais ça ne s'était pas arrêté là ! Non parce qu'en fait, une fois sur place, impossible de remettre la main sur ma réservation, alors que j'étais certaine de l'avoir rangée dans la poche intérieure de ma veste en cuir, ma préférée… Veste qui avait fini au fond de la valise parce qu'elle me tenait trop chaud dans la voiture d'Edward. Valise qui était déjà en train de partir sur le tapis roulant, sur lequel je dus grimper pour l'attraper avant qu'il ne soit trop tard et que la file de gens derrière moi ne m'assassine du regard… Merci pour l'animation, c'était limite si les enfants autour ne me lançaient pas des cacahuètes comme au zoo…
Fallait-il que je mentionne que même une fois dans l'avion, j'avais réussi à me faire renverser sur mon chemisier favori le verre d'eau que l'hôtesse tenait dans sa main ?... Certains y aurait vu un signe disant que je n'aurais pas dû partir aujourd'hui, ou même ne pas partir du tout. Moi pas. Je croyais au contraire qu'on essayait de me mettre à l'épreuve pour voir si j'étais capable de me battre sang et eau pour rejoindre mon homme… Ce dernier m'avait appelée un peu plus tôt pour s'assurer que j'avais pu arriver à l'aéroport sans soucis, et ne cachait pas son impatience à me retrouver. Je ne lui avais bien sûr pas raconté mes petits épisodes pour ne pas l'inquiéter davantage… En bon petit ami surprotecteur à la Edward, il aurait été bien capable de prendre sa voiture et de venir me chercher lui-même !
« Vous me semblez bien nerveuse mon enfant… »
« Oh, oui, vous avez raison… Je quitte l'endroit où j'ai passé toute ma vie pour aller rejoindre celui que j'aime… »
« Je vois ! Le grand Amour ? »
« Oui, c'est tout à fait ça ! Jasper est l'homme de ma vie, et je vais vivre avec lui à Houston ! Il m'attend avec impatience vous savez ! C'est que je l'ai fait patienter ! »
C'est ainsi que je fis plus ample connaissance avec ma voisine de siège, une dame assez âgée pour être ma grand-mère, et qui eut la gentillesse d'écouter mes élucubrations pendant tout le vol. Elle-même se rendait au Texas chez ses enfants, et je lui racontai un peu comment j'en étais arrivée là. Elle ne me jugea pas une seconde, ou en tout cas eut la décence de ne pas le montrer, souriant amicalement pendant tout mon récit. A son tour elle m'exprima ses encouragements, me racontant qu'à son époque une femme n'aurait sans doute jamais pu faire ce que je m'apprêtais à faire, mais qu'elle aurait rêvé de pouvoir vivre une aventure pareille. Il était vrai que de son temps les choses ne devaient pas être facile pour les femmes ! Encore que je suis certaine que si j'avais vécu à son époque, j'aurais été du genre rebelle, n'écoutant que mon cœur et faisant damner mon père et mon frère !
Finalement, après quatre longues heures de voyage passées à discuter avec cette gentille dame, l'avion se posa à l'aéroport de Houston. Je ne tenais plus en place, mon cœur battait la chamade, et je n'étais pas certaine de réussir à me tenir debout pour descendre de l'appareil. J'attendis que l'avion s'arrête complètement pour rallumer mon portable.
UN NOUVEAU MESSAGE. OUVRIR
« Suis dans le hall, je n'attends plus que toi. Je t'aime, J. »
Il était là. Il n'était plus qu'à quelques mètres de moi. J'allais le revoir, et cette fois pour de bon. Nous ne serions plus séparés par trois mille kilomètres, et je n'aurais pas à sans cesse me demander où et avec qui il était. Dans quelques minutes, je retrouverais la chaleur de ses bras, la douceur de ses lèvres, et un nouveau foyer. Je saluai affectueusement la vieille dame qui n'avançait pas assez vite à mon goût malgré sa gentillesse, avant de me hâter de rejoindre le tapis roulant où arriverait bientôt ma valise. Je la repérai rapidement – peu de gens en avaient une rose bonbon comme la mienne – et la soulevai péniblement pour la faire rouler au sol. Parce que bien entendu dans ces cas-là, il n'y a pas un homme qui se dévouerait pour me donner un coup de main ! C'était chacun pour soi, point à la ligne !
Une fois écartée de la masse de gens qui menaçait de m'écraser à tout instant, je rejoignis le hall principal, à la recherche de mon Jasper. Il ne me fallut pas très longtemps pour le repérer entre les différents opérateurs de voyage, et les nombreuses personnes âgées qui attendaient. Une nouvelle fois mon cœur manqua un battement lorsque j'aperçus son sourire, cette petite faussette qui se dessinait au coin de ses lèvres en me voyant… Un véritable dieu grec dans toute sa splendeur, éclipsant tout autre spécimen de la race masculine. Et il n'était rien qu'à moi… Et voilà, j'avais déjà oublié que j'avais laissé tous les gens que j'aimais derrière moi, seule la pensée de retrouver mon amant m'habitait. Ne le lâchant pas des yeux, je pris une grande respiration, et fit un effort pour ne pas tout lâcher et lui courir dans les bras. Non, j'étais une jeune femme adulte et responsable, et mature et… Oh mon Dieu il avait des fleurs !!!
« Jazz !!! »
Et voilà, j'avais perdu toute notion du politiquement correct, seulement à un mètre de lui. Bah, c'était déjà pas mal, ça aurait pu être pire, j'aurais tout à fait pu tout lâcher à la seconde où je l'avais vu, courant vers lui et lui sautant littéralement dans les bras ! Une fois à sa hauteur je lâchai platement la poignée de ma valise et me mis sur la pointe des pieds pour l'embrasser. Son bras libre s'enroula naturellement autour de ma taille, et nos lèvres s'unirent aussitôt en un tendre et chaste baiser. Il ne dura pas très longtemps, car j'étais désireuse de ne pas trop en faire dans un endroit aussi fréquenté. Autant donner l'impression d'être une jeune femme adulte et responsable, même si à la minute où nous arriverions chez lui, je n'aurais sans doute plus rien de raisonnable… Il relâcha son étreinte, et me tendit le bouquet de fleurs presque timidement.
« Elles sont pour toi… J'avais peur que tu ne changes d'avis, que tu ne viennes plus… »
« Et tu t'es dit qu'avec ces magnifiques fleurs tu mettais toutes les chances de ton côté ? »
« Ca ne pouvait pas faire de mal… »
« Non, tu as raison, puisque maintenant je suis là. »
« Pour de bon ? »
« Pour de bon. Tu m'as voulue, me voici, et bon courage pour jamais réussir à te débarrasser de moi ! »
« Comme si cela était humainement possible ! Est-ce que tu as fait bon vol ? Et le reste de tes affaires, il faut un autre avion complet pour les amener ? »
J'étais trop heureuse pour me vexer de sa réflexion, même si je savais qu'il disait cela pour me taquiner uniquement. Je me sentais si heureuse à présent ! Mon estomac s'était dénoué à la seconde où nos regards s'étaient croisés, et il me tardait maintenant de rentrer chez nous. Chez nous… C'était drôle de dire ça. Déjà que j'avais du mal à me dire que je devenais une texane d'adoption, alors ensuite de parler d'un « nous » à part entière… Je fis alors un petit signe de la main à la vieille dame de l'avion qui passait à mon côté avec son mari, dont finalement je ne savais que peu de chose puisqu'il avait dormi tout le vol. Elle me sourit chaleureusement, approuvant d'un hochement de tête. Je la vis donner un petit coup de coude complice à son époux, et un instant je m'imaginai à sa place, dans une cinquantaine d'année, prenant Jasper par le bras pour aller rejoindre nos petits enfants pour les fêtes…
Jasper attrapa alors la poignée de ma valise qui devait peser dans les cent kilos – même si elle n'en affichait que vingt à la pesée – et prit ma main dans celle qu'il avait de libre. Le contact de sa paume si chaude, et large contre la mienne me fit me sentir immédiatement à ma place, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde. Ce contact m'avait énormément manqué… Nous retournâmes donc à sa voiture, et je pouvais sentir qu'il était heureux. Il devait vraiment avoir craint que je ne change d'avis quant à mon emménagement… Il chargea ma valise dans le coffre comme s'il s'agissait d'une plume – et ça n'en était pas une croyez-moi – et monta en voiture, non sans m'avoir ouvert la portière d'abord. C'était que mon Jasper était un gentleman !
Une fois l'agitation de la ville retombée, il se détendit au volant, et posa sa main sur ma cuisse. Je m'empressai de la recouvrir des miennes, désireuse de lui faire savoir que moi aussi, j'étais heureuse de le retrouver, de le savoir près de moi.
« Ca n'a pas été trop dur de quitter tout le monde ? »
« En fait, je n'ai pas trop eu le temps d'y penser. Edward m'a emmenée à l'aéroport, mais nous sommes tombés en panne sur le chemin. Du coup j'ai sauté dans un taxi, et je suis arrivée à Seattle. Mais alors que je pensais pouvoir souffler deux minutes, je me suis rendue compte que je ne trouvais plus mon billet, qui était resté dans ma veste. Veste qui était dans ma valise qui tu l'as remarqué ne tient fermée que par l'opération du saint esprit… Et quand enfin j'ai pu embarquer, l'hôtesse a renversé son verre d'eau sur mon chemisier, m'obligeant à me débarbouiller en attendant le décollage. Et pendant le vol, j'ai rencontré un couple de personnes âgées adorables avec qui j'ai discuté tout du long. Donc tu vois, je n'ai pas trop eu le temps de penser ! »
« Et as-tu eu le temps de respirer en me disant tout ça ? »
« Méchant ! »
Je lui donnai une petite tape amicale sur la main, signe de mon mécontentement. C'était que Monsieur était d'humeur taquine ! Mais c'était bien, j'en avais besoin, parce que je savais qu'à la minute où les choses se calmeraient, il me serait plus dur d'affronter la réalité. Et je n'avais pas vraiment envie d'y penser pour l'instant. Pour l'heure, mes seules pensées convergeaient vers la découverte de la maison, ou plutôt la redécouverte, et aussi la nuit magique qui nous y attendait. Oui parce qu'ici c'était le soir. Ce qui me rappelait qu'il me fallait prévenir tout le monde que j'étais arrivée saine et sauve… Profitant que Jasper se concentrait sur un tronçon de route particulièrement populeux, j'envoyai toute une flopée de messages pour avertir tout le monde de mon arrivée à Houston. Bien évidemment Bella me répondit immédiatement, me souhaitant bonne chance pour la suite, et me rappelant de lui donner de plus amples nouvelles dès le lendemain !
J'étais tant absorbée par mes conversations smsiques – oui encore un mot de mon cru – que je fus surprise de soudain sentir la voiture s'arrêter. Jasper se pencha alors vers moi, son visage à quelques centimètres seulement du mien. Ses yeux brillaient de cette lueur si particulière… Un mélange d'impatience et de désir… L'heure n'était plus au romantisme, c'était évident. Mais je n'y voyais pas d'inconvénient, et me penchait à mon tour jusqu'à ce que nos lèvres s'unissent d'abord doucement, puis très rapidement la passion prit le pas. C'était tout de même long un mois d'abstinence quand on avait rencontré son âme sœur à tous les niveaux !!!
Notre baiser dura longtemps, et fut intense. Il déclencha toute une série d'émotions au fond de moi, tant et si bien qu'il me fallut lutter pour ne pas le supplier de me faire sienne ici et maintenant. Mais je me rappelai mes bonnes résolutions au sujet de la maturité et tout ça, et réussis à me tenir. Lui en revanche ne cachait pas son plaisir de me revoir, et il fallut toute la force de ma volonté pour le repousser gentiment. Il sembla un peu déçu, puis reprit son calme habituel.
« Jazz, nous avons tout le temps. Je veux voir la maison d'abord… »
« Tu connais déjà la maison mon cœur… »
« Je veux la revoir, cette fois-ci comme étant la mienne aussi… Fais-moi visiter ! »
« Très bien, si tu insistes… »
Il descendit donc de voiture, m'aida à sortir pour faire honneur à sa galanterie, et sans lâcher ma main m'entraîna vers la maison. Il ouvrit la porte, avant de me laisser le précéder. A l'intérieur, rien ne semblait avoir changé, et pourtant j'avais l'impression d'entrer dans un tout nouvel endroit, un tout nouveau chez moi. Il prit mon sac et le déposa sur la petite chaise dédiée à cet effet dans l'entrée, avant de faire quelques pas vers le salon.
« Bon, là c'est l'entrée, il n'y a pas grand-chose à en dire… Ici par contre, tu as mon salon où j'ai changé le canapé ! Il est beaucoup plus confortable que l'ancien, et nous pourrons facilement nous y tenir tous les deux… »
« Je nous imagine bien allongés dedans, regardant un film à la télévision… »
Et le moins qu'on pouvait dire, c'était que Jasper avait bon goût, toujours. Il avait opté pour un grand canapé d'angle dans les teintes rouge bordeaux, qui se mariait parfaitement avec les murs saumon. Il avait également fait les frais d'un tapis de sol, surement suite à ma remarque sur le carrelage froid le matin… Il ne perdait jamais une seule observation que je faisais ! Tout était noté, enregistré, et classé quelque part dans sa tête, qu'il avait très jolie par ailleurs… Non non encore un peu de patience !!! Nous continuâmes ensuite la visite vers la cuisine, qui elle n'avait pas changé. Je ne comptais d'ailleurs pas la modifier, je savais que c'était un peu son antre, ayant pu confirmer ses dons de cordon-bleu. Et puis, ça restait quand même sa maison, je pouvais bien lui laisser un peu d'espace ! Après avoir monté les quelques marches menant à l'étage, il me fit finalement découvrir ce qui allait devenir mon royaume. La grande pièce qui à l'époque était remplie de bibliothèques et de livres en tout genre était maintenant un fabuleux dressing. Les murs étaient habillés de penderies à portes coulissantes et aux étagères de différentes hauteurs selon mes besoins. Il avait même aménagé tout un pan de mur juste pour mes chaussures, éclairé par des petites lampes sur une corniche.
« Oh mon dieu c'est magnifique !!! »
« Tu aimes ? »
« Jazz c'est… Plus que je n'aurais jamais espéré !!!! Regarde, je pourrai trier mes vêtements par collection, et là je pourrai mettre mes manteaux ! Oh et ce petit compartiment, il irait parfaitement pour mes bijoux !!! Et là je vais mettre mes sacs, ils devraient tous rentrer sans être écrasés ! Oh Jazz tu es le meilleur !!! »
« Ai-je encore le droit d'utiliser un placard de cette pièce, juste pour y ranger mes manteaux d'hiver ? »
« Evidemment voyons ! Comme si j'allais prendre tout cet espace… »
Encore que tout bien réfléchi, j'utiliserais certainement les trois quarts de cette pièce. C'était comme dans mes rêves de petite fille. Et homme était absolument incroyable. Il lisait mes pensées, et anticipait chacun de mes souhaits les plus chers… J'allais être heureuse avec lui, pas de doute. Il m'attira ensuite dans la pièce adjacente, sa chambre. Notre chambre… Là non plus rien n'avait changé, le grand lit trônait toujours au même endroit, les petites tables de chevet toujours couvertes d'ouvrages historiques certainement importants.
Je sentis alors les bras de Jasper enlacer ma taille, me collant contre lui. Ses lèvres vinrent se poser le long de ma tempe, de ma mâchoire, avant de murmurer son besoin de m'avoir rien qu'à lui tout de suite. Pour moi aussi l'attente avait été longue, et je jugeai qu'il était plus que temps qu'il obtienne ce qu'il désirait lui aussi. Je cédai donc à ses avances et me retournai entre ses bras pour l'embrasser avec passion.
Les heures qui suivirent furent à la hauteur de notre patience devenue presqu'insupportable à mesure que le jour J s'était rapproché. Jasper s'était montré fougueux, plein d'ardeur et d'attentions pour moi. Plus que je ne pourrais jamais l'espérer. Une fois encore il avait essayé de me convaincre de ne plus jamais le quitter, et il y était bien arrivé, car là, reposant à présent entre ses bras, ma seule et unique pensée était de vouloir rester ainsi jusqu'à la fin des temps…
« Alice, je suis heureux que tu sois ici… »
« Moi aussi Jazz… »
« Et Alice ? »
« Oui ? »
« Je te promets de terminer la visite de la maison en bonne et due forme… »
Et voilà, ça y est, Alice vit avec Jasper. Reste maintenant à voir comment va tourner cette nouvelle vie à deux. Je vais faire tout mon possible pour rédiger la suite rapidement, mais je ne peux pas vous promettre qu'elle sera prête demain, je ferai de mon mieux! En attendant merci pour toutes vos gentilles reviews, je m'en régale et les relis régulièrement, n'hésitez pas à continuer d'en poster!
Sur ce je vous souhaite une bonne journée, ++
