Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer
A/N: Oui je sais, je n'écris pas beaucoup ces temps-ci... Oui je sais, c'est pas sérieux... Et oui je sais, c'est pas des excuses. Mais en fait, je voulais trouver un truc pour faire rebondir l'histoire, et le manque de sommeil de ces derniers jours ne m'a pas été d'une grande aide côté inspiration. Mais voilà, révélation, j'ai trouvé un truc. Alors je vous laisse avec Alice et Jasper, les premiers moments de leur nouvelle vie à deux! Bonne lecture!
Chapitre 32 – A Brand New Life
« Alice, où est-ce que tu as rangé mes cravates ? Je vais finir par être en retard pour ma réunion ! »
« Elles sont dans le tiroir du haut de ta commode, avec tes chaussettes ! »
« Et que font-elles là alors que je les ai toujours mises dans le tiroir du bas sous la penderie de l'armoire ? »
« Arrête donc de râler cinq minutes, et viens donc par ici que je t'aide! »
JPOV
Trois semaines. Trois semaines qu'Alice avait emménagé à la maison. Contrairement à ce que l'on pourrait croire à première vue, tout se passait à merveille. C'était comme si elle avait toujours été ici. D'ailleurs la vitesse à laquelle ses affaires avaient envahi les différents placards du dressing en témoignait. Jamais de toute ma vie je n'avais rencontré de personne possédant autant de vêtements (accessoires et chaussures inclus). Mais même si j'avais toujours ce vieux problème de célibataire endurci légèrement maniaque, je n'avais jamais été plus heureux que ces trois dernières semaines. En amenant son désordre, Alice avait également fait entrer la chaleur et la vie dans cette maison, et avait donné un nouveau sens à ma vie. Moi qui avait toujours cru que j'étais satisfait de mon existence, de mon travail et de l'achat de cette maison, je me rendais compte combien j'avais manqué l'essentiel jusqu'à récemment.
FLASHBACK.
Le jour de son arrivée, je m'étais rendu à l'aéroport bien trois ou quatre heures avant l'atterrissage, pour être sûr de ne pas être en retard. J'étais passé chez le fleuriste, toujours désireux de faire bonne impression. Je savais combien elle appréciait ce genre d'attentions, et je pensais bien qu'elle aurait surement le cœur gros d'avoir dû quitter sa famille et ses amis. Ces quelques fleurs ne les remplaceraient certes pas, mais elles aideraient à apaiser sa peine. J'avais attendu sur place un moment, déposant mon bouquet sur le siège libre à côté du mien, et avais sorti mon ordinateur portable pour travailler un peu en attendant son arrivée. Rien de tel que le boulot pour vous changer les idées ! Deux heures plus tard et un rapport entièrement rédigé, l'annonce de son avion apparaissait sur le tableau d'affichage. Ce ne serait plus très long à présent. Mon cœur cognait lourdement dans ma poitrine, l'impatience me gagnant petit à petit. Et si elle n'était pas à bord de cet avion ? Et si elle avait changé d'avis au dernier moment ? Et si je n'étais pas à la hauteur ?... Du calme Jasper, du calme. Tiens, je n'avais qu'à lui envoyer un message pour la prévenir que j'étais là, que je l'attendais…
« Suis dans le hall, je n'attends plus que toi. Je t'aime, J. »
Quelques minutes s'étaient écoulées, le temps pour elle de rejoindre le terminal et de récupérer ses bagages. La pauvre, vu le monde qu'il y avait ici, elle devait certainement se battre sang et eau pour atteindre sa valise… J'esquissai un sourire en l'imaginant donner des coups de coudes et de pieds pour attraper son bien si précieux, montrant le bout de sa langue comme lorsqu'elle était concentrée…
Et puis soudain, elle était là. Sa petite silhouette m'était apparue dans l'encadrement du terminal, tirant une valise d'un rose presqu'éblouissant. A moins que ce ne fût sa présence à elle qui ne donne cette impression. A nouveau mon cœur s'emballa, et je ne fus pas sûr de respirer pendant quelques instants. Elle me chercha des yeux, un peu inquiète, et enfin nos regards se captèrent. Elle était là. Sublime, sobrement vêtue d'un petit ensemble surement acheté pour l'occasion, elle était la plus belle créature qu'il m'avait été donné de voir. Elle avançait, encore et toujours, un léger sourire flottant sur ses lèvres. Elle semblait si sérieuse, si posée si…
Un BAAAM assourdi s'était fait entendre. La poignée de sa valise était tombée par terre, et avant que je n'aie conscience de ce qu'il s'était passé, ses bras étaient autour de mon cou, et nos lèvres scellées en un doux baiser. Naturellement mon bras s'était enroulé autour de sa taille, la serrant contre moi. Elle était là, elle était mienne. A présent je n'avais plus à m'inquiéter de rien, elle était à mes côtés, se réveillerait auprès de moi chaque matin, et s'endormirait dans mes bras chaque soir… Mon Alice, mon amour…
FIN DU FLASHBACK
Les premiers jours n'avaient été que délice et passion. Nous n'avions littéralement quitté la chambre que pour la cuisine et la salle de bain, tout à la joie de nos retrouvailles. Je m'étais félicité d'avoir travaillé d'arrache-pied pour remettre le dressing en état avant son arrivée, et étais content d'avoir posé quelques jours de congés pour son emménagement. A la vérité, ses cartons étaient restés fermés pendant bien trois jours, sans qu'elle n'ait eu le temps de s'en inquiéter sérieusement. Et ensuite j'avais repris le travail, et je l'avais laissée prendre ses marques dans la maison. Elle avait eu carte blanche pour changer quelques petites choses, avec pour seule interdiction celle de changer quoi que ce soit au réduit qui constituait à présent mon bureau.
Un deal raisonnable avait-elle dit. Mon étude était la seule partie de la maison que je souhaitais conserver telle quelle, un peu comme mon jardin secret. Bien qu'il n'y ait rien de secret à l'intérieur, juste mes livres, mes cartes et notes diverses. Mais c'était le seul endroit où je me sentais vraiment bien tout seul. Alice avait très bien compris ce petit besoin de solitude une fois de temps en temps, et le respectait scrupuleusement, me sautant au cou à la minute où je mettais un pied hors du bureau.
Cette dernière n'avait pas chômé depuis son arrivée. Après avoir déballé ses affaires pendant quelques jours – il fallait bien ça vu la quantité de vêtements – elle s'était rapidement mise en chasse d'un nouveau travail, insistant bien sur son refus à se laisser entretenir par moi trop longtemps. Elle avait revu Rosalie et elle lui avait arrangé une entrevue avec sa responsable de studio. Apparemment tout s'était bien passé, puisque quelques jours plus tard elle avait reçu un coup de fil lui annonçant qu'elle était prise pour la prochaine séance photo du magazine. A l'essai avait-on dit. En fonction de ses résultats, le contrat pourrait devenir permanent. Elle avait été extatique en raccrochant le téléphone. Je l'avais alors vue sautiller et danser au milieu du salon, m'annonçant qu'elle allait poser pour une double-page de la collection automne-hiver du mensuel. Mon Alice allait s'étaler sur du papier glacé, aux yeux de tout le pays… J'étais si fier d'elle ! Elle était allée au studio la semaine passée, et n'était rentrée à la maison que très tard dans la soirée, épuisée. Elle avait passé la porte, était venue s'asseoir dans le canapé à côté de moi, sa tête sur mon épaule. Deux minutes plus tard, elle était profondément endormie et je l'avais portée jusqu'à notre lit pour plus de confort. Nous avions alors discuté de sa journée le lendemain, et c'était une Alice toute excitée qui m'avait raconté en détail sa journée de shooting. Maquillage, habillage, coiffage, elle ne m'avait rien épargné, pas même la contenance de son déjeuner du midi ! Mais j'étais heureux qu'elle partage ces toutes nouvelles impressions avec moi, qu'elle m'incluse dans son nouveau bonheur.
Rosalie m'avait confirmé qu'elle avait trouvé Alice épatante pour une première séance photo, et qu'elle était réellement faite pour ce genre de travail. Les deux jeunes femmes s'étaient très rapidement liées, et je ne comptais déjà plus le nombre de leurs sorties shopping les week-ends, alors qu'Emmett et moi jouions les baby-sitters pour les petits. Mais c'était une bonne chose. Elle s'intégrait, se rebâtissait une nouvelle vie à Houston. Forks lui manquait toujours disait-elle, mais tant que j'étais là tout allait bien. Je redoutais l'arrivée d'une mission qui m'éloignerait d'elle quelques temps, autant pour elle que pour moi-même. Comme je l'avais dit, c'était comme si elle avait toujours été là. Tant et si bien que je n'arrivais plus à m'imaginer la vie sans elle. Pas une semaine ou une journée sans la voir depuis son arrivée. Alors la simple idée de partir pour même une banale conférence à l'étranger, ou même ailleurs aux Etats-Unis me semblait déjà un futur calvaire.
« Bonne journée mon chéri ! »
Un rapide baiser sur mes lèvres et déjà il me fallait partir pour le travail. Je brûlais de la serrer dans mes bras, de l'embrasser de nouveau, mais j'étais en retard, et je ne tenais pas à l'être davantage. Et puis j'aurais tout le temps de satisfaire ce besoin là ce soir, en rentrant. Une autre bonne chose à l'avoir ici. Je savais que quoi qu'il arrive, après le travail, lorsque je passerais le pas de la porte, elle serait là à m'attendre. Rares étaient les fois où elle n'était pas à la maison à mon retour, ou alors elle m'envoyait un message dans la journée pour me prévenir. Pour résumer, nous étions le parfait petit couple de jeunes mariés de ces publicités des années 60. Et j'en étais fou de joie.
Attrapant ma mallette au passage, je sortis de la maison et montai dans la voiture. Another day in paradise…
APOV
Et voilà, une nouvelle fois, il était parti pour son bureau. J'avais la maison pour moi toute seule, au moins pour encore une bonne heure. Il quittait si tôt le matin… Je me forçais à me lever avec lui tous les jours, trop heureuse de pouvoir partager ne serait-ce que le petit déjeuner en sa compagnie, mais c'était tellement difficile ! Enfin, maintenant j'avais du temps pour me préparer avant de partir pour le studio où Rose m'attendait de pied ferme. Car on ne plaisantait pas avec son travail, je m'en étais rendue compte ! Une fois j'étais arrivée en retard, en partie à cause de Jasper qui m'avait… distraite dirons-nous. J'avais eu droit à un tel sermon, que je préférais encore supporter une moue boudeuse de mon homme que la colère de sa sœur ! Ca ne devait pas être facile tous les jours d'être Emmett !!! Mais dans le fond elle avait raison, c'était grâce à elle que j'étais en mesure de payer les factures moi aussi, et je n'étais plus à Forks où dix minutes de retard ne changeraient rien à la recette de la journée !
Je terminai rapidement mon café avant de débarrasser la table – je savais combien Jasper était maniaque – et montai à la salle de bain me préparer. Après une douche revigorante, je sautai dans mes vêtements préparés avec soin la veille au soir, et coiffai mes cheveux rebelles. Mon homme les trouvait adorable en bataille, mais moi ça me rendait folle ! Autant je trouvais ses boucles indisciplinées sexy sur lui, autant je trouvais ça négligé sur moi ! D'autant plus maintenant que je travaillais dans le domaine de la mode ! Je me demandais déjà quelle tenue ils allaient me faire porter aujourd'hui ! C'était un vrai bonheur d'aller travailler chaque jour ! BIP BIP. Oh, un nouveau message.
« Dsl d'être parti si vite ce matin. Je t'aime. Vivement ce soir, J. »
Oh il était tellement adorable ! J'étais tellement heureuse d'être auprès de lui jour après jour, tout semblait se dérouler comme dans un rêve… Je lui répondis rapidement que moi aussi je l'aimais, pour toujours, et que moi aussi il me tardait d'être au soir, avant de me préparer à partir. Nul doute que la nuit promettait d'être longue et magique… A peine mettais-je un pied dehors que la voiture de Rosalie arrivait déjà, pile à l'heure.
« Hey Rose ! Pile à l'heure comme d'habitude ! Tu vas bien ? »
« On est en retard Alice, les petits ne voulaient pas aller chez la nourrice, il a fallu que je règle cette coalition avant de partir puisqu'Em' était déjà parti au boulot! Monte vite !»
« Les chenapans ! Mais je suis sure que tu les adores quand même quoi qu'ils fassent. »
« Mouais, surement... Bien « back to business » ! Aujourd'hui tu vas devoir faire des photos pour la collection de Jack. Il a fait des pieds et des mains pour t'avoir après avoir vu les épreuves de l'autre jour. C'est bon signe, mais attention, Monsieur est assez exigent, limite insupportable. »
« Très bien. Je vais faire tout mon possible. »
« Bien. De toute façon je ne te quitte pas. Je suis quasiment ton agent de toute façon… »
« Oui c'est ce que Jazz dit lui aussi ! Ca et que lui se charge de garder mon corps… »
« Pourquoi est-ce que j'ai la vague impression que son boulot à lui est cent fois plus plaisant que le mien ?! »
Nous rîmes de concert, et déjà nous étions arrivées au studio. Aussitôt je fus envoyée au maquillage et à la coiffure, sans même prendre le temps de poser mes affaires ou d'avaler un café. Une nouvelle journée de travail commençait, et j'étais déjà impatiente de voir les résultats.
*
* *
Je mis enfin le nez dehors pour la première fois de la journée. A l'extérieur il faisait déjà nuit, et la fraîcheur se faisait sentir. Un coup d'œil à ma montre m'indiqua qu'il était déjà près de vingt heures. Jasper devait surement être rentré à cette heure-ci. Peut-être préparerait-il le repas ? Ou bien aurait-il commandé à dîner ? Je rallumai mon portable une fois dans la voiture de Rosalie.
3 NOUVEAUX MESSAGES.
Wow, trois messages, impressionnant ! Je les ouvris l'un après l'autre.
« Coucou toi ! Donnes-nous un peu de tes nouvelles ! Gros bisous, Bella. »
Oh Bella ! C'était vrai que je n'étais pas la meilleure amie de rêve ces derniers jours, je ne l'avais pas beaucoup appelée… J'avais été fort occupée avec mon emménagement, et avec Jasper au début… Rhooo rien que de repenser que nous n'avions pas quitté la chambre à coucher du week-end… Et ensuite il y avait eu cette opportunité de travail dans le studio et tout ça, et du coup j'avais mis un peu de temps à la recontacter… Il fallait que je me rattrape. Après tout, elle avait été là pour moi quand ça n'allait pas, je lui devais bien un peu plus de fidélité quand même ! En plus je mourais d'envie de savoir s'il y avait eu des progrès dans sa relation avec Edward ! Etait-ce toujours le grand amour ? Avaient-ils résolu leur petit souci d'intimité ? Autant de questions auxquelles j'aurais des réponses après un bon coup de fil dans la soirée. Bref, passons au message suivant…
« Hey ma Pixie_Girl, tout se passe bien ? Tu me manques, j'ai envie de toi. Je t'aime, J. »
Finalement, le coup de fil attendrait peut-être demain. Je savais ce que voulais dire Jasper quand il disait que je lui manquais. Quelque chose me disait que j'allais certainement me passer de dîner, et peut-être bien de sommeil aussi. Rosalie allait surement râler le lendemain en me voyant arriver avec des cernes sous les yeux… Sans parler des futures marques reconnaissables qui orneraient mon cou – entre autre – malgré les ordres… Mais je ne pouvais pas repousser Jasper. C'était impossible, et d'ailleurs je n'en avais aucune envie. Il était si formidable, et attentionné, et doux et fougueux à la fois. Cette façon qu'il avait de me regarder parfois, alors que je ne faisais que lire un magazine, ou regarder la télévision, c'était plus fort que moi. Il fallait que je cède…Ce n'était pas possible autrement ! Surtout quand il faisait ses petits yeux de chiens battus… Ou qu'il venait m'enlacer tendrement dans le canapé, en déposant de petits baisers dans ma nuque, m'arrachant de délicieux frissons…
Je m'empressai de lui répondre pour l'avertir que j'étais sur le chemin du retour, et consultai le dernier message.
« Slt, c James. Je me marie ac Victoria le mois proch1, tu es 1viT. »
Je ne pus retenir le petit cri qui sortit de ma gorge, ni empêcher mon portable de tomber à mes pieds. James… La dernière personne à laquelle je pouvais bien penser à présent. En rencontrant Jasper, j'avais complètement effacé cette partie de mon passé, préférant me tourner vers mon nouveau bonheur. Et là il ressurgissait, comme une vieille blessure endormie qui se réveillait soudain. James allait épouser Victoria, celle à cause de qui je l'avais plaqué en premier lieu. J'étais restée cinq années avec lui, cinq ans à le laisser squatter chez moi, à payer ses bêtises, à sacrifier les choses et les personnes importantes de ma vie, pour lui, pour rien. Et elle, elle apparaissait soudain dans le paysage, il me trompait avec elle genre cinq minutes, pour finalement l'épouser. Ridicule. D'ailleurs ça ne me touchait pas. Absolument pas. Qu'est-ce que ça pouvait me faire si James se mariait avant moi ? Moi au moins j'étais heureuse et sincère avec Jasper. Je savais qu'un jour viendrait où nous aurions un beau mariage, et des enfants, et nous serions encore plus heureux que maintenant. Lui divorcerait probablement dans six mois, après l'avoir trompée avec une autre… Ca ne me touchait pas une seconde… Pourquoi est-ce que ça me ferait quelque chose ? D'ailleurs je pouvais tout aussi bien effacer ce message… ou pas…
« Tout va bien Alice ? Qu'est-ce que c'était ? »
« Non, rien, une autre de ces chaînes stupides qui encombrent nos téléphones… »
Pourquoi je ne lui avais pas dit la vérité ? Aucune idée… Allais-je en parler avec Jasper et prendre le risque de ruiner notre soirée en amoureux ? Pas sûr…
Et voilà! Alors alors, pas mal non? Depuis le temps que vous me demandez de faire réapparaître James, vous êtes exaucés! Vous avez aimez? Allez, n'oubliez pas de continuer à m'écrire plein de gentilles reviews (ou pas gentilles, c'est vous qui voyez), je vous remercie tous et toutes!
A très bientôt j'espère pour la suite! ++
