Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

A/N: Voilà la suite du chapitre précédent. Autant vous prévenir tout de suite, ce n'est pas rose! Mais je pense que cette transition légèrement plus sombre est nécessaire, on verra bien ce que donnera la suite! J'espère que vous aimerez malgré tout, en tous les cas merci pour toutes les reviews du chapitre précédent qui vous a visiblement marqué! Bonne lecture!


Chapitre 39 - Séparation

JPOV

Le bruit de l'anneau touchant la table de salon résonna jusqu'au plus profond de mon être. J'étais en train de la perdre. Elle était là, juste à côté de moi, sur ce même canapé, et pourtant c'était comme si nous étions à des kilomètres l'un de l'autre. Si je ne réagissais pas, elle partirait, et c'en serait terminé. Mais était-ce la bonne chose à faire ? Etais-je capable d'assumer pareille décision ? Je l'aimais. Je l'aimais à en mourir, plus que toute autre femme sur cette planète. Alors qu'est-ce qui m'avait retenu de lui répondre un peu plus tôt ?

Un sanglot vint déchirer le silence pesant qui régnait dans la pièce. Alice restait là, juste à côté de moi, les bras autour de ses genoux, les larmes coulant le long de ses joues. Je me sentais misérable de la mettre dans cet état. J'étais coupable, et rien de ce que je pourrais dire ne changerait les choses, je le savais…

« Jasper, as-tu réellement envisagé un instant m'épouser ? »

« Evidemment ! Je t'aime Alice, ça n'a rien à voir avec mes sentiments ! »

« Je ne comprends pas… Je t'aime aussi, de tout mon cœur, et je pensais avoir tout fait pour te le prouver. Je ne comprends pas… »

« Ce n'est pas toi le problème… C'est moi… »

« Tu sonnes comme une mauvaise série télé… »

Elle avait raison. Elle avait toujours raison… Cela voulait-il dire que je faisais fausse route ?

« Dis quelque chose ! Je ne peux pas deviner ce que tu as en tête si tu ne me parles pas ! »

« … »

« Bien. Je ne vois aucune raison de rester ici plus longtemps. Je vais aller à l'hôtel quelques temps, pour faire le point… »


APOV

Il ne semblait pas réagir, confirmant mes plus grandes craintes. Rassemblant mes dernières forces, je me dirigeai vers notre chambre pour y tirer une valise de sous le lit, et commençai à y entasser quelques affaires. Peut-être un peu de distance nous ferait le plus grand bien. Peut-être est-ce que ça l'aiderait à y voir clair, et que nous en sortirions grandis. Ou bien il s'apercevrait que notre couple était une erreur depuis le début, et qu'il valait mieux tout arrêter avant d'aller trop loin.

Je repassai devant lui au salon, d'où il n'avait pas bougé d'un pouce, complètement désemparé. Je ne l'avais jamais vu dans cet état auparavant. Il disait que le problème venait de lui, et il avait dit qu'il m'aimait, alors quoi ?! Il ne dit rien, et je quittai la pièce sans un mot. La porte se referma derrière moi, et jusqu'à la dernière seconde j'espérai qu'il m'empêchât de partir. Mais rien.

Je montai dans ma voiture, combattant les larmes. Je roulai jusqu'à l'hôtel, stoïque, et réservai une chambre en faisant bonne figure. Une fois seule, je laissai le chagrin s'emparer de moi, et passai la nuit entière à pleurer. Pas une fois il n'appela, et pourtant je gardai mon portable allumé à côté de moi. Les heures défilèrent, longues et vides de sens.

Les images de Jasper et moi défilaient dans mon esprit. Nos tous premiers emails, la première fois que nous avions communiqué par messagerie instantanée… La toute première conversation téléphonique, où j'avais trouvé sa voix et son accent si sexy… Notre première rencontre, qui avait achevé de me convaincre qu'il était tout à fait mon genre. Notre premier baiser dans cet hôtel de Seattle, celui là même qui avait abrité notre première nuit d'amour… La première fois que j'avais rencontré sa sœur, et les jumeaux… Tant de souvenirs qui me revenaient, tous autant de moments de bonheur que nous avions partagés depuis le début. Alors que s'était-il passé ? Tout allait encore bien jusqu'à trois mois en arrière, date de sa promotion… Que s'était-il donc passé pour que notre relation se dégrade de la sorte ? Son travail était-il réellement la cause de notre malaise ? Notre couple était-il donc si fragile depuis le début ?


JPOV

Elle était partie, me laissant seul dans cette grande maison. Avais-je pris la bonne décision en ne la retenant pas ? Pourtant j'en mourrais d'envie. J'avais voulu attraper son poignet, et l'attirer dans mes bras, pour la consoler, m'excusant de l'avoir fait pleurer… Mais je n'avais pas pu. Parce que si je l'avais fait, alors ça voulait dire que je m'engageais à ne plus jamais lui faire de peine. Et je ne pouvais pas promettre ce genre de chose.

Je n'étais pas fait pour elle, je ne la méritais pas… L'année que nous avions passée ensemble était de loin la plus belle de toute ma vie, mais elle m'avait éloigné de mes objectifs. En les retrouvant via cette promotion, je m'étais rendu compte qu'il me fallait choisir entre l'amour et ma carrière. Les deux choses les plus importantes de toute ma vie…

D'un côté, il y avait mon travail. Ce poste était tout ce pourquoi j'avais travaillé depuis dix ans. Enfin je venais à faire ce dont j'avais toujours rêvé, et à me faire respecter dans le milieu. J'étais débordé certes, mais mon travail comptait, et on m'écoutait lorsque je parlais. J'étais enfin devenu quelqu'un, aux yeux de mes pairs et de la société. Dix années de dur labeur enfin récompensées… Mais pour quoi au juste ?

De l'autre côté, il y avait Alice. La perfection faite femme. Celle qui avait su conquérir mon cœur que j'avais cru devenu froid et dur après les épreuves de la vie. Elle avait su se faire une place dans ma vie, son sourire et son enthousiasme devenant contagieux. Il ne m'avait fallu que quelques instants pour tomber sous son charme, et m'abandonner totalement. Je l'aimais, plus que tout, au point de renoncer à tout ce que j'avais lutté pour construire ces dernières années. Je voulais donner le meilleur de moi-même, pour lui offrir tout ce qu'elle méritait, pour la rendre heureuse. Et ce travail était le moyen le plus sûr de lui assurer un futur stable et heureux.

Mais petit à petit, ce travail que j'aimais tant avait pris une place de plus en plus grande, au point de réfléchir si notre avenir commun était encore possible. Je l'aimais, mais mon amour valait-il la peine que je l'oblige à subir cette vie ?

BIP BIP BIP

Mon téléphone. Distraitement, je regardai le voyant clignoter, ignorant le message qui venait apparemment du bureau. J'étais en pleine introspection, nul besoin de m'encombrer avec des problèmes mineurs. Que faire ? Démissionner de mon poste et récupérer Alice ? Renoncer à une carrière réussie au profit d'une relation d'amour et d'eau fraîche ? Ou bien renoncer à l'amour de ma vie, et conserver la seule chose qui je le savais ne me trahirais jamais, mon travail ?...

Les heures défilèrent, interminables, sans que je ne parvienne à prendre la moindre décision. Je n'arrivais pas à m'imaginer vivre sans elle. Elle avait pris une place considérable dans ma vie, et l'idée de devoir recommencer à avancer dans la solitude me paraissait impossible. Mais pour son bien, c'était sans doute la solution la plus raisonnable. Elle méritait mieux qu'un homme incapable de choisir entre sa carrière et sa femme…


SEMAINE 1


APOV

Une semaine que j'avais quitté la maison. Une semaine que je n'avais pas entendu parler de Jasper. Une semaine que je vivais comme un zombie dans ma chambre d'hôtel. J'avais appelé le boulot pour demander quelques jours de vacances, que l'on m'avait accordé bien volontiers. Heureusement d'ailleurs, car si l'on m'avait vue dans cet état, j'aurais eu des problèmes. Je n'arrivais plus rien à avaler, et passait le plus clair de mes journées enfermées dans ma chambre, les rideaux fermés, pleurant toutes les larmes de mon corps. Rosalie avait essayé de me joindre, mais je ne répondais que par texto. L'idée de lui parler de vive voix m'effrayait, et je ne m'en sentais pas capable. Impossible de lui expliquer la situation… J'avais réussi à gagner un peu de temps, prétextant un gros manque de sommeil. Elle m'avait conseillé de me reposer et de lui revenir en pleine forme pour les prochaines séances photos. Revenir en pleine forme, en serais-je jamais capable maintenant que la seule chose qui me rendait heureuse n'était plus là ?...

Jasper me manquait atrocement, est-ce que je lui manquais aussi ?... Pourquoi ce silence ?

JPOV

Une semaine qu'elle était partie. Une semaine que je n'avais plus de ses nouvelles. Allait-elle bien ? Etait-elle retournée à Forks ? Rosalie savait surement, mais je n'osais l'appeler de peur qu'elle ne soit pas au courant. Comment réagirait-elle si elle apprenait au sujet de notre séparation ? Mais d'ailleurs, avions nous seulement rompu ? Ce n'était pas vraiment clair, dans la mesure où les mots n'avaient pas été prononcés… Non, elle ne pouvait être repartie dans sa famille… Toutes ses affaires étaient encore à la maison. Son parfum imprégnait toujours les draps et les oreillers de notre chambre. Je jetai un coup d'œil mélancolique à la photo de nous deux qui trônait sur mon bureau. Une photo prise au parc après qu'elle se soit acheté l'appareil. Elle avait demandé à des passants de nous prendre tous les deux. « Pour avoir un souvenir de cette magnifique journée», avait-elle dit…

Elle me manquait… Devais-je la rappeler ? Je n'arrivais toujours pas à faire le point dans ma tête, tout semblait se mélanger en permanence… Je souhaitais tant la voir… Ma douce Alice…


SEMAINE 2


APOV

Je n'arrivais toujours pas à trouver le sommeil la nuit. Mais il y avait du progrès, je ne pleurais plus. En fait, pour être honnête, je n'étais même plus capable de le faire. Mon corps semblait vide de toute larme, comme asséché. Je ne ressentais plus rien, rien d'autre que ce vide béant où autrefois résidait mon cœur. Je n'avais même plus mal, parce que je n'étais plus consciente de rien. Seul mon esprit fonctionnait encore. Jasper…

Et lui, comment allait-il ? Vivait-il aussi mal que moi cette séparation ? En avait-il parlé à sa sœur ? J'avais d'abord voulu appeler Bella pour lui raconter. Et puis je m'étais ravisée. Je savais qu'elle serait venue me rejoindre à Houston, et qu'elle en aurait peut-être parlé à Edward. Et c'était la dernière chose que je voulais. Avec un peu de chance et de temps, cette histoire finirait par se régler d'elle-même… Je ne voulais pas causer de soucis à mes proches, et je ne voulais pas que mon frère fasse du mal à Jasper. Mon doux Jasper… Celui que j'aimais tant avait-il disparu ?

Si seulement il m'appelait…

JPOV

Le téléphone du bureau continuait de sonner, inlassablement, et les dossiers s'accumulaient. J'étais à mon travail, et pourtant je ne pensais qu'à Alice. Alice et son sourire éclatant, Alice me montrant la nouvelle tenue qu'elle s'était achetée, Alice se blottissant dans mes bras pendant un film, Alice murmurant mon nom pendant nos ébats… Et à chaque fois, mon cœur me faisait atrocement souffrir révélant ses faiblesses. Peut-être est-ce que cette situation était le mieux. Peut-être qu'avec le temps, la douleur s'estomperait, et qu'elle trouverait le bonheur sans moi. Car je ne pouvais pas me le cacher… Sans elle, tout perdait intérêt. Je mangeais sans faim, je somnolais quelques heures par nuit, et surtout je ne parlais plus à grand monde, comme autrefois.

Pourquoi m'étais-je autorisé à ouvrir mon cœur une nouvelle fois ?... Alors que j'avais enfin réussi à me reconstruire… A atteindre mes objectifs… Pourquoi ?


SEMAINE 3


APOV

Trois semaines… Et la douleur ne passait pas. La peine était toujours là, lancinante, me rappelant à chaque instant combien je l'aimais. Mais j'avais pris une décision. J'y avais beaucoup réfléchi, parce que du temps, c'était tout ce que j'avais eu… Et j'en étais arrivé aux conclusions suivantes : ou bien c'était vraiment fini, et il ne me restait plus qu'à rentrer à Forks où m'attendraient ma famille et mes amis, mais où je ne connaîtrais plus jamais le bonheur ; ou alors je me battais pour le reconquérir. Il avait dit m'aimer. Il avait dit que ses doutes ne venaient pas de quelque chose que j'aurais dit ou fait. Alors peut-être y avait il une chance que je parvienne à le délivrer de ses doutes, et qu'il me revienne. Parce que j'étais tout à fait consciente qu'ayant volé mon cœur, aucun autre homme que lui ne pourrait jamais plus me combler comme il le faisait. C'était donc décidé. S'il ne venait pas à moi, alors j'allais venir à lui.

PLAN DE RECUPERATION DE FIANCE ETABLI PAR ALICE

Rien que d'en écrire le titre, je me sentais reboostée. J'allais le reconquérir, j'en étais capable. Parce que je l'aimais de toutes mes forces, et qu'il finirait par revenir à la raison. Qu'il le veuille ou non, j'allais avoir mon happy end !

Première étape de mon plan génialissime, reprendre contact avec la cible, et lui exposer mes plans. Et quelle meilleure technique que celle qui nous avait permis de nous rencontrer en premier lieu ? L'email bien sûr ! En jouant la carte des souvenirs, je savais que je provoquerai de la nostalgie, et peut-être un peu de surprise. Et c'était tout ce que je pouvais faire pour le moment.

NOUVEAU MESSAGE.

Jasper,

Accepteras-tu de lire cet email ? Je l'espère. Ces trois longues semaines de break m'ont permis de beaucoup réfléchir. Et de pleurer aussi. Et comme j'ai épuisé le stock de larmes en réserve dans mon corps, alors je me rabats sur ce qu'il me reste. Mon amour pour toi. Parce que je t'aime. Aujourd'hui autant qu'il y a trois semaines. Je t'aime de toute mon âme, et je ne veux pas qu'entre nous ça s'arrête. Pas comme ça, pas sans raison valable.

Tu as dit que le problème venait de toi. Alors explique-moi. Si les mots ne venaient pas l'autre jour, peut-être arriveront-ils à s'exprimer par écrit. De quoi as-tu si peur ? Si tu m'aimes autant que tu le dis, pourquoi soudain faire marche arrière et vouloir me quitter ? Moi je ne le veux pas. Parce que je sais qu'entre nous il y a quelque chose de fort, et de bien réel. Je suis heureuse avec toi, et je veux que ça continue.

Voilà, c'est dit, tu sais que je ne suis pas du genre à tourner autour du pot, et que je dis toujours ce que je pense. La balle est dans ton camp.

Avec tout mon amour,

Alice.

ENVOYER.

Et voilà, il ne restait plus qu'à attendre maintenant…


JPOV

Tiens, un nouveau message. Pixie_Girl… Alice… Un mail d'Alice… Je m'empressai de l'ouvrir, essayant d'ignorer la boule d'angoisse qui se formait dans mon estomac. M'écrivait-elle pour rompre définitivement avec moi, comme elle l'avait fait à l'époque avec James ? Pour le coup, ça me ferait du mal, et j'en viendrais presque à plaindre le garçon pour comprendre ce que l'on pouvait ressentir… « Accepteras-tu de lire cet email ? Je l'espère. Ces trois longues semaines de break m'ont permis de beaucoup réfléchir. Et de pleurer aussi ». Elle avait pleuré, beaucoup. J'étais un monstre, mon Alice ne devait pas pleurer, elle devait sourire, et être pleine de vie… Mais à quoi est-ce que je m'attendais ? Evidemment que j'allais lui faire de la peine. Après lui avoir promis le mariage, je lui brisais le cœur… « Et comme j'ai épuisé le stock de larmes en réserve dans mon corps, alors je me rabats sur ce qu'il me reste. Mon amour pour toi. » Elle m'aimait toujours. Elle n'avait pas tourné la page… Moi non plus bien sûr, mais savoir que je comptais encore pour elle me fit du bien pendant quelques instants…

« De quoi as-tu si peur ? Si tu m'aimes autant que tu le dis, pourquoi soudain faire marche arrière et vouloir me quitter ? » Oui, pourquoi ? Je l'aimais, encore aujourd'hui, plus que tout. J'étais misérable sans elle. Mais je faisais ça pour elle, pour lui éviter de souffrir d'ici quelques années. Je n'étais pas fait pour elle, je ne saurais pas la combler comme elle le méritait. Ce qu'il lui fallait, c'était un homme fort, capable de renoncer à tout pour elle. Et je n'étais pas cet homme. Je ne voulais pas faire les choses à moitié, et lui offrir une belle cérémonie de mariage pour ensuite la rendre malheureuse en brillant par mon absence ou ma lâcheté…

« Je suis heureuse avec toi, et je veux que ça continue. » Moi aussi j'étais heureux avec elle, plus qu'avec quiconque. Je n'avais jamais connue pareille félicité avec aucune femme avant elle. Avec du recul, ma liaison avec Maria n'avait été qu'une plaisanterie douteuse comparé à notre couple… Devais-je lui répondre ? Et que lui dire dans cet email ? Que je l'aimais aussi ? Qu'elle me manquait terriblement, au point de m'ôter le sommeil, la faim ou l'envie de vivre ? Non, ce n'était pas lui rendre service… Mais j'étais également incapable de lui causer d'avantage de peine. Alors que faire ? Dire la vérité me semblait de loin l'option la plus raisonnable.

NOUVEAU MESSAGE.

Alice,

Lire ton message m'a malgré moi fait du bien, ne serait-ce que pour savoir que tu vas bien. Enfin je me comprends… Il est vrai que je n'ai pas été très clair par mon comportement, et je m'en excuse. Le mieux est en effet que je t'explique la situation.

Te causer de la peine est la dernière chose au monde que je souhaiterais, et pourtant je ne sais comment faire autrement. Aussi douloureuse soit cette séparation, je suis convaincue qu'elle est nécessaire. J'ai réalisé qu'un homme comme moi ne saurait pas te rendre heureuse, pas comme tu le mérites. Je t'aime, sois en assurée, et justement parce que je t'aime tant, je crois que la meilleure chose à faire pour moi est de te laisser ta liberté, te donner une chance de rencontrer quelqu'un qui saura réellement prendre soin de toi.

Vois-tu, si nous poursuivions cette relation, et que nous nous mariions, qu'est-ce qui te prouverait que les choses s'arrangeraient ?... Je veux dire, certes, tu serais mienne, et rien ne me rendrait plus heureux… Mais tout comme maintenant, je travaillerai énormément, je ne serais pas plus disponible, et je n'aurais pas plus envie de participer à quoi que ce soit le soir en rentrant. Et vois plus loin, si nous décidions d'avoir des enfants ensemble, t'imagines-tu les élever pratiquement toute seule pendant que je continuerai à m'acharner sur ma carrière ? Je pense qu'à terme, nous finirions par devenir des étrangers l'un pour l'autre, et nous serions tous les deux malheureux. Et je ne veux pas ça pour toi.

Pardonne-moi pour mon silence, car je me rends bien compte qu'il n'a fait que te causer davantage de peine…

Jasper.

ENVOYER.

Voilà, je l'avais fait… Comment allait-elle réagir ? Se remettrait-elle rapidement ? Me détesterait-elle après ça? Je l'espérais, car dans le fond la colère était souvent plus facile à gérer que la tristesse, et elle faisait oublier la douleur. Cette douleur lancinante qui semblait se complaire dans mon être, jusqu'aux tréfonds de mon âme. Si le prix de son bonheur était que je souffre, alors je souffrirais. Parce que par amour pour elle, j'en étais capable…


Alors? Ca vous paraît réaliste? J'ai un peu de mal avec Jasper, parce que je sais qu'il est torturé, mais j'ai du mal à retranscrire ses sentiments. En revanche j'ai déjà une idée très claire de la réaction d'Alice. C'est une battante, elle ne se laisse pas faire! :)

Allez, n'oubliez pas de poster vos reviews, je les attends de pied ferme! A ++