Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

A/N: Bon, alors voici la 'fin' du chapitre précédent, et la suite des évènements qui une nouvelle fois s'annoncent épiques! ^^ Déjà passé les 40 chapitres (et plus de 1000 reviews, si c'est pas formidable), c'est énorme, et c'est à vous toutes que je le dois! Alors merci tout plein, continuez à reviewer comme vous le faîtes, et bonne lecture!


Chapitre 41 – Home Sweet Home

APOV

Il ne s'attendait visiblement pas à ce que je lui pose cette question. Très bien, c'était exactement ce que je voulais. J'avais un peu perdu pied lorsqu'il avait dit que nous n'étions qu'une erreur depuis le début. De toutes les choses qu'il pouvait me dire, c'était surement la plus cruelle d'entre elles. Mais fort heureusement j'avais su réagir à temps, et deviner qu'il n'en pensait rien. Et maintenant j'étais agenouillée devant lui, à attendre qu'il accepte qu'on reprenne notre relation là où nous l'avions laissée…

Il me regarda un instant sans comprendre – évidemment le coup de la bague faisait un peu kitch – puis il ferma les yeux et respira profondément. Il me força à me relever et m'asseoir à côté de lui sur le canapé. Il prit ensuite mes mains dans les siennes, et plongea son regard azur dans le mien. L'heure de vérité avait sonné.

« C'est vraiment ce que tu veux Alice ? Quand bien même je ne serai pas à la hauteur de tes espérances ? »

« Ne dis pas n'importe quoi… Evidemment que tu seras à la hauteur… »

« Tu n'es même pas fâchée après moi ? »

« Pourquoi je le serais ? »

« Je t'ai fait pleurer… »

« Et alors ? Ca n'aura plus d'importance si nous oublions ce mauvais moment et que nous reprenons les choses où nous les avons laissées. »

Une petite flamme semblait avoir rejailli dans ses yeux, et je sus que j'avais gagné. J'esquissai un timide sourire que je voulais encourageant, et il finit par – enfin – me prendre dans ses bras et me serrer contre lui. Enfin il avait compris… Enfin il réalisait que je l'aimais vraiment, et que je n'avais pas l'intention d'abandonner… pas trop tôt ! Nous restâmes ainsi longtemps, juste enlacés sans dire un mot. C'était bon de se retrouver entre ses bras, de sentir sa chaleur, et l'odeur de sa peau. Rosalie m'avait dit qu'elle avait essayé de le rendre présentable, parce qu'il ressemblait à un homme des cavernes. Ca devait être effrayant. Rien que maintenant, je sentais qu'il avait perdu du poids. Mon pauvre amour…

« Jazz ? »

« Mm ? »

« Non, rien… »

Les mots étaient inutiles. C'était pourquoi je n'avais finalement rien dit. Il prit ensuite mon visage entre ses mains et m'embrassa avec une infinie douceur, comme pour panser les plaies encore meurtries de nos deux cœurs malmenés. La crise était passée, restait maintenant à nous reconstruire ensemble. Je répondis à son baiser avec enthousiasme, et avant que je ne le réalise vraiment, notre étreinte était devenue plus passionnée. Evidemment, après un mois sans se voir, il était à prévoir que certains besoins referaient surface… Comme il était bon de retrouver cette intimité, de nouveau pouvoir caresser son visage, glisser mes doigts dans ses cheveux, sentir les battements de son cœur contre moi… Et puis il me repoussa doucement, gardant mes mains emprisonnées dans les siennes. Pourvu qu'il n'ait pas encore changé d'avis !!!

« J'ai vraiment tout gâché n'est-ce pas ? »

« Mais non, disons que … tu nous as fait passer par un chemin détourné ? »

« Non Alice, j'ai agi de manière ridicule et… inappropriée… »

« Inappropriée ?! Il n'y a vraiment que toi pour utiliser ce genre de langage ! Enfin bref, nous sommes donc d'accord, on oublie tout ? »

Il hocha la tête, m'offrant un timide sourire. Puis il me reprit la bague, et la fit glisser le long de mon annulaire. Je supposai que je devais prendre ça comme une réponse… Il déposa un baiser sur ma main, avant de reprendre mes lèvres avec impatience. Ca n'avait pas été facile, mais nous y étions arrivés ! Restait maintenant à travailler dur pour éviter de retomber dans une situation similaire !!! Mais j'avais confiance, à présent que nous étions réunis, nous étions plus fort, et je savais que le bonheur nous attendait au détour du chemin.


TROIS MOIS PLUS TARD


JPOV

Bon sang j'étais encore en retard sur mon planning, et à ce rythme je n'allais pas réussir à rentrer à la maison à l'heure où j'avais promis. Et Alice n'allait pas être contente… Il fallait dire que suite à notre dispute d'il y avait trois mois, nous avions dû procéder à une certaine mise au point. Tout d'abord, elle avait promis de ne pas me mettre la pression concernant le mariage, et en retour je lui avais promis de faire tout mon possible pour lui réserver un peu de mon temps. C'était un deal honnête, et jusqu'à maintenant nous étions parvenus à le respecter tous les deux. Sauf que cette semaine, ça avait été la folie au bureau, et que j'avais eu bien du mal à tout gérer. Du coup j'étais rentré très tard trois fois de suite, et même si elle n'avait fait aucune remarque, j'avais bien compris qu'il était dans mon intérêt de remédier au problème rapidement.

« Un vrai toutou à sa mémère » avait dit Emmett lorsque je lui avais expliqué la situation. Mais il en avait convenu, mieux valait que les choses aillent bien entre nous, parce que c'était ainsi que Rose et lui préféraient me voir. Apparemment j'avais tout de même réussi à le choquer lorsqu'Alice et moi étions venus les remercier pour leur soutien. Je n'avais pas vraiment réalisé que je m'étais autant laissé aller. Et apparemment même mon assistante qui avait connu mes hauts et mes bas par le passé avait pris peur en voyant ma transformation ces dernières semaines…

Bref, tout ça pour dire que maintenant les choses étaient redevenues plus simples, et j'avais un peu levé le pied au boulot pour Alice. J'avais enfin compris que sans elle aucune réussite professionnelle ne valait le coup, et qu'elle était la seule chose au monde qui m'était réellement nécessaire. C'était pourquoi arriver en retard ce soir était exclu. Lorsqu'enfin je garai la voiture dans l'allée de la maison, je soufflai enfin. 19h30. Voilà, je l'avais fait, il n'était pas tard… J'attrapai ma mallette sur le siège à côté de moi et passai la porte, impatient de retrouver ma petite fée.

« Honey je suis ren… Edward ? »

Je devais avoir manqué un épisode là… En effet, Edward – le même Edward qui habitait Forks, à l'autre bout du pays, et qui soit dit en passant me détestait cordialement – était assis au salon, Alice à ses côtés. Tous deux arboraient des mines bien sombres et lugubres. Avais-je encore fait des miennes sans m'en rendre compte ? Pourtant lorsqu'elle me vit son visage s'illumina légèrement, et elle vint m'embrasser comme d'habitude. Je l'interrogeai du regard quant à la présence de son frère chez nous, mais elle me fit comprendre que nous parlerions plus tard. J'acquiesçai en silence, et les rejoignis au salon. Il n'y avait que peu de choses qui pouvaient pousser Edward à parcourir la moitié du pays pour venir ici… Et la plus probable d'entre elles, c'était encore Bella…

« Edward, est-ce que quelque chose ne va pas ? »

« Rien ne va. Bella est partie. »

Comme je le disais. Ca ne pouvait être que ça. Et étonnamment, cela ne me choqua pas autant que je l'aurais cru. Néanmoins une étrange sensation de déjà vu s'imposa dans mon esprit, et je ne pus m'empêcher de serrer un peu plus fort la main d'Alice lorsqu'il prononça ces quelques mots. Voyant qu'il ne poursuivait pas les explications, sa sœur prit le relais.

« Edward et Bella ont eu une grosse dispute, et Bella est partie. Ca a l'air sérieux… Pour qu'elle ne m'ait même pas appelée… »

« Quel genre de dispute au juste ? »

« Bella est… Bella a découvert qu'elle… était enceinte, et mon frère lui a demandé d'avorter… Tu devines la suite.»

Un bébé… Je comprenais mieux à présent. Par chance Alice et moi n'avions jamais eu ce genre de problème. Et les chances qu'elle tombe enceinte étaient plus que limitées puisque nous étions prudents. Nous aurions tout le temps de penser à agrandir la famille lorsque nous serions mariés. Mais là la situation était différente. Edward et Bella ne vivaient pas ensemble depuis bien longtemps, et leur relation n'était en rien comparable à la nôtre. La passion était bien là, certes, mais leur réserve vis-à-vis de l'autre les rendait plus fragiles encore que nous.

Bella était tombée enceinte… C'était tout de même une sacrée nouvelle non ?! Et si elle n'en avait pas parlé à Alice, alors les choses s'annonçaient compliquées. Je pouvais bien comprendre pourquoi Edward avait réagi de la sorte. Sans doute l'annonce était-elle tombée de manière maladroite, comme tout ce qui venait de ces deux là. Ce dernier s'était sans doute senti piégé, et avait dû réfléchir rapidement. J'imaginais qu'il avait dû se dire qu'étant donné leurs vies respectives, avoir un bébé maintenant n'était pas une bonne idée. C'était vrai dans un sens, puisqu'ils travaillaient tous les deux dans le milieu hospitalier, monde aux horaires aléatoires et peu propice à la vie de famille. Il avait également dû penser que n'étant pas mariés, la venue d'un enfant risquait de provoquer des grincements de dents des deux côtés de la famille, et il n'avait pas voulu que Bella se brouille avec son père… Attitude totalement responsable et raisonnable que j'aurais pu approuver… Mais le connaissant, il n'avait pas dû se montrer très diplomate…

D'un autre côté, je pouvais aussi comprendre la réaction de Bella. Non que je prétende savoir ce que ça faisait de se retrouver à porter une vie, mais je pouvais imaginer. Je savais par Alice la force des sentiments que Bella portait à Edward. Je savais aussi qu'ils avaient mis du temps à les reconnaître tous les deux, et que leur relation avait été un travail de construction ardu. Elle avait dû passer par toute une palette d'émotions en apprenant cette grossesse inattendue, et avait certainement cherché à se faire rassurer par l'homme qu'elle aimait. De plus, en tant que sage-femme, elle devait être particulièrement attachée à la vie, détail qui avait surement échappé à Edward. Et comme ils étaient tous les deux très maladroits, la conversation avait dû déraper, au point de dire des choses extrêmes qui avaient poussé Bella à plier bagages.

Alice essaya de contacter Bella plusieurs fois ce soir là, assurant à son frère que les choses allaient s'arranger. Après avoir préparé la chambre d'ami pour notre invité, nous allâmes nous coucher, et je sus que c'était à mon tour de la réconforter à présent. Elle avait fait bonne figure devant son frère pour ne pas le déprimer encore plus, mais je savais qu'elle était profondément touchée par la détresse qu'elle avait lue dans son regard. Elle me rejoignit dans notre chambre, et s'assit sur le lit en soupirant.


APOV

J'étais vraiment prise entre deux feux. D'un côté, j'avais mon frère que j'aimais tant, complètement anéanti par la perte de la femme qu'il aimait. De l'autre, j'avais ma meilleure amie, presqu'une sœur, qui portait l'enfant d'un homme qui ne le désirait pas. Que pouvais-je bien faire ? Je les aimais de tout mon cœur tous les deux, il m'était impossible de prendre parti. C'était surement la raison pour laquelle Bella ne m'avait rien dit. Elle avait eu peur qu'il me faille choisir, et par égard pour moi s'était éclipsée discrètement… Idiote…

Mes pensées défilaient à toute allure dans ma tête, et j'étais complètement perdue. Je m'assis sur le lit en soupirant. Les bras de Jasper m'enlacèrent alors tendrement, seul réconfort au milieu de ce sac de nœuds. Il était là pour moi, toujours…

« Jazz, qu'est-ce que nous allons faire ?! »

« Tu sais, même si je ne demande pas mieux que de les aider, je ne suis pas certain que ce soit à nous de faire quelque chose… La situation me paraît déjà assez compliquée sans que nous ne venions y ajouter notre grain de sel… Les soutenir est la seule chose que nous pouvons faire. »

« Mais… »

Je savais qu'il avait raison. De la même façon que je n'avais pas voulu inquiéter Bella lorsque Jasper et moi nous étions séparés, elle ne m'avait pas prévenue… Mais ce devait être si dur pour elle ! Seule sans personne pour la soutenir, loin de ceux qu'elle aimait… Bon, en fait c'était exactement comme pendant ce mois interminable… Et justement parce que je savais la douleur qu'on éprouvait lorsqu'on était éloigné de son aimé, je ne pouvais m'empêcher de vouloir faire quelque chose…

Nous verrions cela au matin. Edward 'dormait' dans la chambre d'amis, il était tard, et je travaillais le lendemain. D'un geste doux, Jasper m'intima de m'allonger, et je vins me blottir dans ses bras pour y trouver le sommeil. Quelle chance que nous ayons pu régler nos problèmes à nous, car si j'avais été seule dans cette situation, alors je ne sais pas si j'aurais eu la force nécessaire pour affronter ça… Mais il était là, tout près de moi, à moi. Les trois derniers mois avaient été un peu étranges, comme si nous marchions sur des œufs. Mais je voyais bien qu'il faisait des efforts pour que les choses s'arrangent entre nous, et je faisais de mon mieux pour comprendre la place que prenait son travail dans sa vie. Ca n'était pas facile, mais nous y arrivions, petit à petit. Comme par exemple ce soir, lorsqu'il était arrivé un peu agité, j'avais bien remarqué que c'était parce qu'il s'était dépêché pour être à l'heure… Je l'aimais tellement…

Je déposai un furtif baiser sur le coin de sa mâchoire qu'il contracta en un discret sourire. Je sentis alors ses mains caresser mon dos un moment, puis je m'endormis au rythme des battements de son cœur, la meilleure des berceuses. Juste pour cette nuit, j'avais envie d'être égoïste, et d'apprécier la chaleur de nos deux corps enlacés. Mon Home Sweet Home à moi…


Hihi, et oui, les déboires de Bella et Edward, le retour! J'ai pensé que ce serait pas mal d'incorporer ça dans l'histoire! :) N'hésitez surtout pas à me dire ce que vous en pensez, après tout c'est souvent vos reviews qui influencent la tournure de l'intrigue!

A très vite!!