Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer
A/N: Nouveau chapitre de prêt! Je ne pensais pas poster si tôt, mais lucky you, je me suis trouvée inspirée rapidement! Alors profitez en bien, je ne sais pas quand la suite sera finie! :)
Petite dédicace spéciale à Mimie05: Je ne pouvais pas te répondre via review parce que tu n'es pas inscrite, mais en tous les cas merci énormément de ta review qui m'a vraiment touchée, je dois admettre que je me la relis presque tous les jours et ça me fait beaucoup de bien! Rien de tel pour se motiver quand l'angoisse de la page blanche survient! J'espère encore lire tes commentaires, et surtout que tu aimes toujours autant cette histoire!
Chapitre 42 – Famille vs Amis
APOV
Cinq jours que mon frère squattait chez nous. Pas que ce soit un problème, il était quelqu'un de discret et serviable. Mais je ne voyais pas en quoi végéter sur le canapé en se morfondant sur la perte de la femme de sa vie allait changer quoi que ce soit au problème… J'avais essayé de lui parler. Plusieurs fois. En vain. Il n'était pas du tout réactif à mes arguments. Bella était partie, certes, mais il lui fallait se battre et la convaincre de lui revenir ! Bon sang mais qu'est-ce que c'était que ces hommes qui revenaient au temps des cavernes dès la première dispute sérieuse ! Et Jasper ne la ramenait pas trop non plus, car il savait qu'il n'était pas exactement une référence à ce sujet…
J'étais en train de préparer le petit déjeuner pour tout le monde, et Jasper me rejoignit à la cuisine. Comme tous les matins il me prit dans ses bras pour m'embrasser, et je fis mine d'ignorer le soupir plus que bruyant d'Edward à côté. Evidemment il ne savait pas pour notre séparation d'il y avait trois mois. Il pensait que nous continuions de vivre dans notre petite bulle depuis le premier jour. Mais nous aussi étions passés par des phases difficiles, et maintenant que la crise était passée, nous essayions de tourner la page à notre manière.
La nuit passée, Jasper et moi avions discuté de cette histoire de grossesse. Je n'avais pas pu m'empêcher de lui demander comment il aurait réagi si je lui avais annoncé que j'attendais son enfant. Il s'était contenté de sourire, me serrant contre lui. Il m'avait ensuite murmuré à l'oreille qu'il se serait simplement réjoui de voir la femme qu'il aimait porter une vie qu'il avait contribué à créer, et qu'il m'aurait laissé libre choix de le garder ou non. Il n'était pas totalement contre l'avortement dans certains cas, mais si la situation était favorable, alors il aurait été plus qu'heureux de pouvoir devenir père.
Ca m'avait rassurée. Parce que même si les probabilités que je tombe enceinte actuellement étaient plus que réduites, il était bon de savoir que je ne serais pas seule à gérer cela, et surtout que nous serions à même de prendre des décisions ensemble. Bien entendu, il avait tout de même ajouté que dans l'idéal, il préférait attendre que nous soyons mariés depuis un petit temps avant de penser à agrandir notre famille. Il voulait m'avoir pour lui tout seul encore un peu avait-il dit… Moi aussi je voulais profiter encore un peu de lui avant de devenir mère. Parce que je savais que le jour où j'aurais mon enfant, alors plus rien d'autre n'aurait autant d'importance. Pas que je délaisserais Jasper, ça jamais, mais je savais que ce bébé deviendrait le centre de ma vie, et que ma famille primerait sur tout le reste. J'imaginais déjà une petite fille blonde comme son papa, adorablement vêtue d'une petite robe rose et des collants blancs, et des petites ballerines assorties… Oh elle serait si mignonne !! Et si c'était un garçon ? Oh aucun problème, il serait vêtu avec des petits jeans ou des pantalons kakis style militaire, et une petite casquette de l'équipe de sport qu'il encouragerait avec son père… Oh ce serait tellement mignon !!! Jasper avait ri devant ma mine rêveuse, m'assurant que quoi que le futur nous réserve, nous serions très heureux.
J'étais inquiète pour Bella. Où était-elle passée, et surtout allait-elle bien ? Edward m'avait dit qu'elle était surement retournée chez sa mère à Jacksonville, mais j'en doutais. Renée m'aurait avertie si sa fille était revenue la voir. Peut-être était-elle chez Charlie. C'était le genre discret, et il respecterait le silence de Bella. En plus il n'était pas particulièrement fan de mon frère, donc raison de plus pour abriter sa fille… Que pouvais-je bien faire à présent ? Elle ne répondait ni à mes messages, ni à mes appels, et même ses emails ne me renvoyaient pas d'accusés. J'étais vraiment inquiète. Elle était ma meilleure amie, et je tenais à ce qu'elle le reste. J'avais suggéré à Jasper d'aller faire un tour à Forks pour essayer de la retrouver, mais il m'en avait dissuadée. Il ne pouvait pas s'absenter du bureau pour le moment, et je ne devais pas oublier que j'avais aussi du travail. Sans parler qu'il refusait formellement de me laisser partir toute seule. Oui parce qu'en bon fiancé surprotecteur, il craignait pour ma vie au moindre pas que je faisais hors de la maison. « Houston n'est pas Forks » me rappelait-il régulièrement.
Que pouvais-je bien faire alors ? Attendre ? Regarder mon frère se morfondre en silence ? Non, c'était impossible, surtout pour moi. Durant tout le petit déjeuner, je réfléchis à un plan d'action. Il fallait que je trouve un moyen d'arranger les choses entre eux. L'idéal aurait été de contacter Bella, mais puisqu'elle ne donnait pas signe de vie… J'attendis donc que Jasper ait terminé son café et ses tartines puis qu'il se mette en route pour le bureau avant de parler à Edward. Pas besoin de l'inquiéter inutilement, surtout qu'il se pliait en quatre pour moi ces derniers jours.
« Edward, maintenant on va parler ! »
« Je te demande pardon ? »
« Jazz m'a conseillée de ne pas m'en mêler, mais je n'y peux rien, c'est plus fort que moi ! Il faut que je fasse quelque chose ! Bella et toi ne pouvez pas juste rompre comme ça ! »
« Pourtant c'est ce qui est arrivé. »
« Et tu comptes rester planté là à attendre que ton heure soit venue ?! Bouge-toi bon sang ! »
« Ca ne résoudra rien. Nos opinions divergent, et de toute façon elle a été très claire, elle ne veut plus me voir. »
Pitoyable. N'avait-il pas envie de se battre pour la retrouver ? Ne souhaitait-il pas que les choses s'arrangent entre eux ? Certes leurs différents n'avaient pas disparus, mais c'était pareil pour Jasper et moi. A l'origine de notre dispute, il y avait eu cette histoire de temps dévoué à notre relation où nous n'étions pas d'accord. Pourtant petit à petit nous avions travaillé dessus, et aujourd'hui bien qu'encore fragiles, les choses s'amélioraient. J'avais même été agréablement surprise lorsque l'autre soir, une fois seuls dans notre chambre, Jasper avait reparlé d'éventuellement planifier notre mariage pour l'été prochain. Je savais que c'était sa façon à lui de me montrer qu'il avait tourné la page, et qu'il se sentait près à faire des compromis lui aussi. Alors si nous avions pu surmonter cette épreuve, pourquoi Edward et Bella n'auraient pas pu le faire aussi ?
« Tu sais Edward, je ne t'en avais pas parlé pour ne pas t'inquiéter, mais Jasper et moi, nous avons aussi traversé nos crises… »
« Quoi, genre tu lui as fait une scène parce que sa chemise n'était pas assortie avec son pantalon ? Excuse-moi Alice, mais ce n'est pas comparable. »
« Idiot. Je parle d'une vraie crise, qui a débouché sur une séparation d'un mois entier… »
Il sembla abasourdi par ce que je venais de lui dire. Pour sûr qu'il ne s'attendait pas à ce que je lui révèle une chose pareille. Et je n'en avais pas vraiment eu l'intention. Mais si ça pouvait lui permettre de comprendre que tout n'était pas perdu et qu'avec un peu de volonté les choses pouvaient s'arranger, alors tous les arguments étaient bons à prendre.
« Vous… Vous vous êtes séparés ? Quand ça ? »
« Il y a trois quatre mois. Après que Jasper ait eu sa promotion, il a commencé à changer. Il passait tout son temps au boulot, et nous nous disputions souvent. Un soir, j'ai explosé, et j'ai même rompu nos fiançailles. J'ai pris ma valise, et je suis partie à l'hôtel. »
« Je n'en ai jamais rien su… »
« Parce que je n'en ai parlé à personne. Du moins pas sur le moment. Jasper pensait qu'il ne me méritait pas. Qu'il ne pouvait pas me rendre heureuse. Alors il a préféré s'éloigner de moi, et voulait réellement mettre un terme à notre relation. Mais je n'ai pas abandonné, je me suis accrochée et finalement nous avons réussi à surmonter cette épreuve. »
« Vous étiez vraiment séparés ? »
« Je vivais à l'hôtel, je ne suis pas allée travailler pendant des semaines, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps et j'ai perdu cinq kilos. Ca te suffit comme preuve ? »
« Pourquoi tu ne m'as pas appelé ? Ou Bella ? »
« Je ne voulais pas vous inquiéter. »
Edward se sentit tout penaud, désolé d'avoir ainsi manqué une phase difficile de ma vie. En temps que grand frère, il pensait toujours qu'il était son devoir de tout faire pour me protéger. Et il avait failli à sa tâche. C'était ridicule, parce que j'avais choisi de ne rien lui dire à l'époque. Je n'imaginais que trop bien ce qu'il aurait fait si je lui avais dit la vérité. Il serait venu directement à Houston, et aurait provoqué Jasper en duel, et ils se seraient tapés dessus jusqu'à ce que l'un des deux ne succombe. Et vu l'état végétatif dans lequel était mon aimé, aucun doute qu'Edward l'aurait mis au tapis rapidement…
Je lui souris gentiment, et il me serra dans ses bras, comme à l'époque où j'étais enfant et que j'avais eu un gros chagrin. Il me réconfortait souvent après qu'un garçon m'ait embêtée à l'école, ou que je me sois encore fait charrier sur ma petite taille. Avec du recul, c'était de bons souvenirs. Il était un bon grand frère, même s'il m'ennuyait souvent aussi. Et là, de le voir complètement abattu, ça me faisait énormément de peine. Je voulais l'aider, lui rendre le sourire comme il avait fait pour moi de si nombreuses fois dans le passé. Mais comment ? Sans trace de Bella, difficile de résoudre le problème !!!
« Eddie, tu n'as vraiment aucune idée d'où elle a pu aller ? »
« Non. Chez sa mère ou son père ? »
« Renée m'aurait prévenue si elle était allée à Jacksonville… Charlie en revanche… Tu crois qu'elle serait seulement allée chez son père ? Il ne serait pas venu te casser la figure si elle était arrivée en pleurs chez lui ? »
Il eut un sourire triste. C'était vrai que le Chef Swan n'avait jamais beaucoup aimé Edward. Pourtant ce n'était pas faute de faire des manières. Depuis le jour où il avait commencé à fréquenter Bella, il n'avait eu de cesse de bien se comporter devant son père pour bien se faire voir. Mais rien à faire, il lui décochait toujours ce regard limite meurtrier, alors que j'avais toujours été la bienvenue. Le détestait-il uniquement parce qu'il lui volait sa chère et unique fille ? Peut-être… Il fallait que j'essaie d'appeler Charlie. Avec un peu de chance, il me rassurerait sur l'état de Bella, et me laisserait lui parler.
J'attrapai le téléphone fixe – plus de chance qu'il décroche s'il ne reconnaissait l'appelant – et composait le numéro. La sonnerie retentit trois fois, puis finalement on décrocha. Une chance qu'il soit à la maison, dans ma hâte de le contacter, j'en avais oublié le décalage horaire… Enfin, Charlie avait toujours été un lève-tôt avec sa passion pour la pêche…
« Allo ? »
« Allo Chef Swan ? C'est Alice… »
« Alice? »
« Mary Alice, la fille de Carlisle… Vous vous souvenez de moi ? »
« Oh… Oui, bien sûr… Que veux-tu ? »
« Je sais que vous vous doutez du pourquoi de mon appel. Je ne vous demande pas de m'en dire plus, mais est-ce que Bella est chez vous ? »
« Je ne suis pas supposé répondre à cette question. »
« Je m'en doute. Est-ce qu'elle va bien au moins ? »
« Autant que faire se peut. »
« Elle ne voudra pas me parler n'est-ce pas ? »
« Elle a été très claire là-dessus… Si cet enfoiré appelle alors… »
« Ce n'est pas Edward qui appelle, c'est moi. Je suis sa meilleure amie non ? S'il vous plaît Charlie. Je dois lui parler… »
BPOV
J'entendais du bruit venant du salon. Charlie était au téléphone. Qui pouvait bien appeler si tôt ? Etait-ce pour le travail ? Il semblait contrarié au son de sa voix… Il avait été très compréhensif lorsque j'étais apparu sur son pas de porte quelques jours auparavant. Il n'avait posé aucune question, et s'était contenté de s'occuper de ma valise sans mot dire. J'avais fini par lui expliquer ce qu'il s'était passé, et il n'avait fait aucun commentaire, ce dont je lui étais grée. Je croyais bien qu'au fond de lui, il était tout de même un peu content de devenir grand-père, même si cela signifiait que sa petite fille allait devoir se débrouiller sans le père. Edward… Il me manquait tellement…
Je n'avais pas idée qu'il réagirait de la sorte lorsque je lui avais annoncé pour le bébé. Je pensais sincèrement qu'il serait heureux. Surpris, mais heureux. Nous avions pourtant pris nos précautions, alors cette grossesse était pour le moins inattendue. Alice avait raison, j'aurais peut-être dû accepter de prendre cette maudite pilule au lieu de lui faire confiance… Nous n'en serions pas là aujourd'hui. Mais pourquoi avait-il réagi de manière si abrupte et violente ? Pourquoi n'avait-il pas voulu en discuter ? Inconsciemment mes mains se portèrent à mon ventre, comme pour protéger la petite vie qui venait tout juste de commencer à l'intérieur de mon corps. Nous aurions été si heureux tous les trois… Et je m'étais imaginé Edward en papa gâteau, si fier de sa progéniture…
Mais tout était terminé à présent… Une autre vie allait commencer pour moi, mais je ne serais pas seule. Il y avait ce bébé, cet enfant qui même s'il n'était pas encore né, était devenu le centre du monde pour moi. Si seulement je pouvais partager ça avec quelqu'un… Alice me manquait tellement. J'avais voulu l'appeler en premier lieu, mais je m'étais retenue de le faire. Après tout, Edward était son frère, et elle y était très attachée même si leurs rapports étaient plus tendus depuis qu'elle fréquentait Jasper. Mais petit à petit il s'était fait à l'idée qu'il la rendait heureuse, et je savais qu'il finirait par aller vers elle. Alors je ne pouvais pas me mettre en travers de leur famille, quand bien même nous étions meilleures amies… Mais elle me manquait énormément. Elle aurait tout de suite su quoi dire ou faire pour me remonter le moral. Parce qu'elle avait toujours été là pour moi, même lorsqu'elle était avec James. Nous étions restées proches, et même après qu'elle soit partie rejoindre Jasper à Houston, nous étions restées en contact, passant des heures au téléphone à se raconter ce que nous avions fait dans la journée. J'entendis mon père raccrocher le téléphone, et le croisai dans le couloir.
« Bella ? Je ne t'ai pas réveillée j'espère ? »
« Non ça va, j'étais debout de toute façon… Nausées matinales… »
« Je vois. C'était ton amie Mary Alice. Elle avait l'air de se faire du souci pour toi tu sais. »
Il n'en dit pas plus, se contentant d'une main apaisante sur mon épaule. Nous échangeâmes un timide sourire, puis il s'en retourna à ses occupations. Alice avait appelé, encore. Serait-ce si mal si je la rappelais ? Si je lui disais juste que j'allais bien – du moins aussi bien que la situation me le permettait ? Je ne supportais pas de lui causer du souci. Et de plus en plus, je sentais que j'avais besoin de lui parler… Il le fallait… Et de toute façon elle avait deviné que je me terrais ici…
APOV
Bien que toujours aimable, Charlie m'avait bien fait comprendre que Bella ne souhaitait pas me parler. Cela me brisait le cœur, parce que nous étions amies depuis si longtemps, qu'elle était comme une sœur pour moi… Si seulement j'arrivais à la contacter, et à lui faire comprendre que malgré ses différents avec mon frère, j'étais toujours là pour elle ! Ce serait déjà un énorme pas de franchi, et alors nous pourrions penser à recoller les morceaux avec Edward. Et puis, techniquement, ce bébé, j'en étais la tante non ? Oui bon biologiquement, je n'étais rien pour lui ou elle, mais bon, tante par alliance ça marchait aussi non ? Cet enfant serait un Cullen, et indirectement j'en étais une aussi.
Comme j'étais plongée dans d'intenses réflexions qui me faisaient presqu'oublier que j'allais être en retard pour le travail, mon portable sonna soudain. Sur le coup je pensai à Jasper, peut-être avait-il oublié quelque chose, puis je me ravisai. Cette musique, ce n'était pas Jazz… Non pour lui ma sonnerie c'était 'Need You Now' des Lady Antebellum. Exactement en accord avec mes sentiments il y avait quelques semaines. Je pourrais changer à présent. Oui, j'y penserais à l'occasion. Cette sonnerie, c'était celle de Bella. Celle d'un message.
« Alice, j'ai besoin de te parler. Tu es toute seule ? B. »
Enfin ! Enfin elle me donnait de ses nouvelles. Je décidai de passer un rapide coup de fil au boulot, prétendant avoir attrapé une gastro ou un autre truc aussi fulgurant, et rejoignis ma chambre en prenant soin de ne pas attirer l'attention d'Edward qui zappait sur la télé. Une fois bien installée sur mon lit convenablement refait – une autre manie de mon cher et tendre – je m'empressai de composer le numéro de mon amie. Elle décrocha à la première sonnerie, et entendre sa voix me fit le plus grand bien.
« Bella ! Comment vas-tu ? »
« Oh Alice… Je suis tellement désolée de ne pas t'avoir appelée avant… Je pensais… Je croyais que… »
« Allons allons ça va ne t'en fais pas. Je suis juste soulagée de savoir que tu vas bien. Tu es chez Charlie j'imagine ? »
« Edward n'est pas avec toi ? »
« Il est au salon ne t'en fais pas. Une vraie loque si tu veux savoir… »
« Je n'avais pas d'autre choix Alice, il ne voulait pas ce bébé. »
« Il n'a pas réfléchi. Je suis certaine qu'il s'en veut atrocement. Mais je ne suis pas là pour juger. Je suis ton amie tu sais, tu peux tout me dire. Même si c'est un peu délicat parce qu'Edward est mon frère, tu es un peu comme ma sœur, alors tu as autant le droit que lui de me parler. »
« Merci. Je ne savais plus quoi faire, toute cette histoire, je me sens complètement dépassée. Je ne sais plus quoi faire Alice. »
Je passai ensuite une bonne heure à essayer de lui remonter le moral, m'enquérant de savoir si elle se nourrissait bien pour le bébé, et si elle arrivait à dormir un peu. Ce n'était pas gagné, et j'imaginai qu'elle devait être en piteux état au son de sa voix au téléphone. Elle pleura aussi un peu, mais j'arrivai à la réconforter un peu, lui promettant de vite lui rendre visite. Je savais que Jasper ne pourrait sans doute pas se libérer dans l'immédiat, mais je ferais le trajet jusque Forks, même si ce n'était que pour quelques jours. Elle avait besoin de moi, et c'était le moins que je puisse faire. Il comprendrait, il le fallait. Et s'il s'inquiétait, je n'aurais qu'à l'appeler souvent. Restait juste à voir avec le studio si je pouvais m'absenter deux ou trois jours. Après ma 'disparition' pendant presqu'un mois lors de ma rupture avec Jasper, j'avais dû rattraper tout le retard. Et les conséquences avaient été plus que désastreuses d'un point de vue pratique. Comme l'avait fait remarquer Rosalie, j'avais perdu énormément de poids, et il m'avait fallu un moment pour de nouveau avoir bonne mine. J'avais également dû promettre de ne plus m'absenter si longtemps, et j'avais augmenté le nombre de mes heures pour compenser les dernières semaines.
Je raccrochai finalement, rassurée. Au moins elle était en sécurité chez son père, et avait tout le confort qu'il lui fallait. En plus elle n'était pas loin de l'hôpital, donc pas de soucis de ce côté-là non plus. Un coup d'œil au salon m'indiqua qu'Edward était encore avachi devant la télévision, ruminant son sort. Il me fallait passer à l'agence de voyage pour voir les vols pour Seattle. Je pourrais en profiter pour passer voir Jasper à son bureau, et lui expliquer la situation. Pour autant que je sache, il n'avait pas de réunion importante aujourd'hui, et il me paraissait plus honnête de lui expliquer ma décision face à face plutôt que par téléphone. Et je ne pouvais pas attendre ce soir. Prétextant une course à faire, je m'empressai donc de sortir de la maison, direction la ville.
JPOV
Des piles et des piles de papier s'entassaient sur mon bureau. Allais-je un jour en voir le bout ? C'était à se demander si je remettrais un jour les pieds sur un chantier archéologique. J'allais devenir un bureaucrate à ce rythme… Enfin au moins je pourrais rentrer de bonne heure ce soir. Avec un peu de chance Alice serait aussi à la maison et nous pourrions en profiter un peu… Enfin, Edward était toujours là, limitant nos possibilités d'action. Pas que je sois foncièrement en manque, je n'étais pas une bête, juste que bon… Ca ne faisait quand même pas loin d'une semaine… Encore la nuit dernière j'avais tenté un rapprochement stratégique, et même si nos baisers étaient vite devenus passionnés, elle m'avait gentiment repoussé en expliquant que tant que son frère occupait la chambre voisine, nous devrions faire ceinture… Comme si c'était un problème… Bon d'accord, c'en était un, surtout que malgré son apparente déprime, il ne m'appréciait toujours pas beaucoup. D'ailleurs c'était à peine s'il m'adressait la parole sur une journée. Je faisais de mon mieux pour être poli et aimable, et jamais je n'avais un geste déplacé envers sa sœur. Mais chaque fois qu'il nous surprenait à échanger un baiser, ou une quelconque marque d'affection, j'avais droit au regard meurtrier. Alors quoi, parce qu'il avait des problèmes de couple je n'avais pas le droit d'être heureux ?
Enfin bon, je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir, j'avais vécu la même chose il n'y avait pas si longtemps, et je comprenais qu'il lui soit difficile de nous voir si proches. Mais je ne pouvais pas m'empêcher de prouver mon amour pour Alice de temps à autre, comme si je n'avais pas d'autre choix pour la rassurer. Après tout ce qu'il s'était passé, j'avais senti qu'elle avait besoin de savoir que je n'allais pas faire marche arrière, et c'était en partie la raison pour laquelle j'avais finalement suggéré que nous nous marions pour l'été. Elle avait été si heureuse cette fois là ! Son visage s'était illuminée, et elle avait parlé robe de mariée et fleurs toute la soirée. J'avais fait l'effort de l'écouter, et m'étais rendu compte que finalement, ça n'était pas si énorme que ça.
Elle serait si jolie en robe de mariée… Je l'imaginais déjà, toute de blanc vêtue, me souriant chaleureusement… Je me voyais la prendre dans mes bras, capturant ses lèvres d'un doux baiser pour sceller cette promesse d'amour éternel… Je me trouvai maintenant à attendre avec impatience ce moment où elle serait mienne pour toujours. Souvent le soir, lorsqu'elle reposait allongée entre mes bras, j'aimais prendre sa main dans la mienne, et admirer le diamant qui brillait à son doigt. Elle semblait prendre tant de plaisir à le reporter… Ma douce Alice…
« Jasper, il y a une jeune femme ici qui souhaite vous voir. Elle n'a pas rendez-vous… »
« Pas rendez-vous ?! Mais puisque je vous dis que je suis sa fiancée !!! »
« Mademoiselle je vous en prie- »
« C'est bon, tu peux la laisser entrer, c'est effectivement ma promise… »
APOV
Sale harpie empêcheuse de tourner en rond ! Alors quoi, puisque je lui avais dit que j'étais sa fiancée !! Décidément, les gens de ce bureau n'étaient pas des plus accueillants ! Déjà à l'accueil, c'était tout juste si je n'avais pas dû m'énerver contre la réceptionniste qui refusait de m'indiquer l'étage de Jasper…
« Excuse la mon cœur, elle ne faisait que faire son travail. Un problème ? »
Je me réfugiai un instant dans ses bras, lui volant un rapide baiser. Puis je regardai autour de moi. C'était en fait la première fois que je lui rendais visite dans ses nouveaux locaux, et je devais dire que j'étais impressionnée. La pièce était spacieuse, et bien rangée. Les murs étaient tous habillés de bibliothèques remplis de livres aux couleurs et tailles différentes, tout comme la petite table de travail près de l'entrée. Il y avait aussi un divan qui semblait assez confortable, surement prévu pour les longues nuits de recherche.
« Ce bureau est vraiment impressionnant ! »
« N'est-ce pas ? Beaucoup mieux que l'ancien, c'est sûr ! »
« Je comprends mieux que tu veuilles y passer autant de temps, celui de la maison fait office de trou à rats à côté… »
« Ne dis pas de bêtises. Alors, qu'est-ce qui t'amènes dans ma tanière ? »
Tout en disant cela, ses mains avaient glissées sous mon pull de manière tout à fait indécente. Je savais bien ce qu'il voulait, je l'en avais privé depuis l'arrivée d'Edward à la maison. Mais je ne pouvais décemment pas m'envoyer en l'air l'esprit tranquille en sachant mon frère dans la pièce à côté. C'était parfaitement inapproprié – tiens j'en venais à parler comme lui – et il le savait très bien. A moi aussi ça me manquait, parce qu'on était d'accord, c'était peut-être le seul point sur lequel nous n'avions rien à redire, c'était toujours parfait.
« Jazz… »
« Mmm… »
« Nous sommes dans ton bureau, et ton assistante est à moins de trois mètres d'ici… »
« La porte est fermée, et je peux toujours l'envoyer aux archives me chercher des documents… »
Dieu qu'il savait être convaincant… Et j'en avais envie… Mais je n'étais pas venue pour ça… Et nul doute qu'une fois que je lui aurais expliqué la raison de ma présence ici, il serait moins d'humeur à badiner. Mais que pouvais-je y faire ? Ses mains caressaient délicatement ma peau, m'arrachant de délicieux frissons. Déjà je nouai mes bras autour de son cou et réclamai un baiser qu'il m'accorda sans attendre. C'était agréable… Et ça aurait pu l'être encore plus si nous n'avions pas été interrompus par la sonnerie de son téléphone… Il voulut l'ignorer, mais nous devions nous rendre à l'évidence, ce n'était pas possible, et puis la magie était rompue.
« Tu n'imagines pas l'envie que j'ai de faire voler toute cette paperasse du bureau, et de t'y allonger à la place… »
« Arrête donc tes bêtises et décroche ce téléphone Jazz… »
« Mmmph. »
Il obéit bon gré mal gré, et prit son appel. J'attendis sur le divan qu'il ait terminé, remettant de l'ordre à ma tenue. C'était que pour un peu, j'aurais vraiment cédé à ses avances… Il abrégea rapidement sa conversation d'un niveau trop avancé pour que j'en comprenne un mot, et s'empressa de me rejoindre sur le sofa. Mais cette fois ci je gardai mes distances, bien décidée à lui dire pour mon voyage à Forks.
« Jazz, tu risques de ne pas aimer ce que j'ai à te dire… »
« Aïe… »
« J'ai eu Bella au téléphone tout à l'heure. »
« Elle va bien ? »
« Oui, enfin tu imagines. Elle est chez son père pour l'instant. »
« Bien. Tu l'as dit à ton frère ? »
« Non, pas encore, il n'est pas en état de raisonner pour le moment. Bella est complètement bouleversée, et elle ne sait plus où elle en est tu sais… »
« Compréhensible vu ce qu'elle traverse. »
« Elle a besoin de moi Jazz… »
Il baissa un instant les yeux, comprenant où je voulais en venir. Je savais bien qu'il n'allait pas sauter de joie à cette annonce. Il ne dit rien, cherchant les bons mots.
« Tu ne partiras pas très longtemps n'est-ce pas ? »
« Je te promets de vite rentrer. Et de t'appeler souvent. Elle est mon amie tu comprends, elle a besoin que je sois à ses côtés. Et avec un peu de chance, j'arriverai à la convaincre de parler à Edward. Je sais que tu ne pourras pas venir avec moi, mais s'il te plaît comprends-moi. »
« Je te comprends. Je n'aime juste pas l'idée de t'avoir loin de moi. »
« Je n'aime pas plus que toi. Mais ce n'est que pour quelques jours. Le temps d'arranger les choses. »
« Quand dois-tu partir ? »
« Dans deux jours. Tu voudras bien m'accompagner à l'aéroport ? »
« Bien sûr. »
« Merci Jazz, je t'aime. »
Il semblait vraiment déçu, mais par respect pour moi, et mon amitié envers Bella, il n'avait rien dit. C'était vraiment un amour. J'avais vraiment de la chance d'avoir trouvé un homme comme lui. Si ça avait été James à sa place, il m'aurait clairement interdit d'aller à Forks, et nous nous serions disputés jusqu'à la nuit tombée, et finalement il aurait gagné en me convainquant de faire l'amour avec lui à la place. Vraiment pas maline…
Son visage reprit son sérieux habituel, preuve qu'il était temps pour moi de repartir à la maison. En plus je ne voulais pas laisser mon frère tout seul trop longtemps. Je lui offris une nouvelle étreinte qui manqua de se prolonger, et après lui avoir promis de trouver une solution à notre petit problème d'intimité, je m'éclipsai de son bureau, le laissant retourner à sa paperasse. Un souci de moins. Maintenant il me fallait me focaliser sur le suivant, à savoir opération Bella.
[petit délire HS]
Alice: Méchante Wilka!!! Mon pauvre Jazz est tout frustré!!!
Wilka: Désolée, mais ma fic est notée T, je peux pas le laisser déraper...
Alice: Mais euuuh, on vient seulement de se rabibocher, et toi tu nous infliges ça, c'est cruel.
Wilka: Gomen Gomen, promis vous aurez droit à un peu de temps en amoureux par la suite...
Alice: Ya intérêt, sinon je fais grève. Plus d'Alice dans ta fic. Tu serais bien embêtée hein!
Jasper: Euh... Est-ce que je peux dire quelque chose?
Alice & Wilka: Non!
Wilka: Euh bon je vais vous laisser régler ça entre vous, moi j'ai un chapitre sur le feu, bye bye! :)
[/fin du petit délire HS]
Oui, je suis bonne à enfermer, je parle à mes personnages de fic. C'est pas grave, ça fait pas mal, ça doit être un effet secondaire du retour du soleil :p
A très vite!
