Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.
A/N: Allez, nouveau chapitre, qui sert surtout d'excuse pour résumer la situation Bella/Edward, et en même temps de transition pour le retour à Houston d'Alice. Désolée pour celles qui espéraient avoir un BPOV ou un EPOV sur leur conversation, je n'étais vraiment pas motivée ces derniers jours, alors j'ai préféré la jouer facile en le faisant raconter par Alice. J'espère que ça vous plaira quand même, et que vous apprécierez les décisions que j'ai fait prendre aux personnages. Sur ce je vous souhaite une bonne lecture, et comme d'habitude mille mercis pour vos supers reviews!
Chapitre 46 – Retour à Houston
APOV
Je ne tenais plus en place. J'étais dans l'avion qui allait me ramener à Houston. Ce voyage de quelques jours m'avait épuisée, et il me tardait de retrouver mon fiancé. Mais je ne regrettais pas d'être venue, puisque j'avais tout de même réussi à accomplir quelque chose pour mon frère et ma meilleure amie. Tout n'était pas encore parfait entre eux, mais ils allaient y travailler, je leur faisais confiance là-dessus.
FLASHBACK
Lorsque j'étais rentrée chez mes parents après avoir déposée Bella à l'appartement, j'avais attendu des heures durant le coup de fil salvateur qui m'annoncerait leur réconciliation. Mais il n'était pas venu, du moins pas avant tard dans la soirée. J'étais prête à aller me coucher, je venais tout juste de souhaiter bonne nuit à Jasper qui avait été heureux d'apprendre que mon avion décollerait le lendemain. Je m'étais glissée sous les draps, et alors que je tendais le bras pour éteindre la lumière, mon portable avait sonné. J'avais bondi dessus, découvrant l'appel de Bella. Enfin !
« Bell ? »
« Alice ? Oh je suis désolée, je ne te réveille pas au moins ? »
« Non ça va, j'allais seulement me coucher. Alors, dis-moi que tu m'annonces une bonne nouvelle ? »
« Et bien, disons que je ne t'en annonce pas une mauvaise… »
« C'est-à-dire ? »
Elle m'avait alors raconté en détail son entrevue avec mon frère. Lorsque je l'avais déposée, elle était entrée dans l'appartement, et avait été surprise d'y trouver des pétales de fleurs qui formaient comme un chemin jusqu'à leur chambre à coucher. Ah c'était bien un homme ça, de vouloir parler dans la chambre. Il n'aurait pas pu choisir une pièce rappelant un peu moins la raison de leur dispute par hasard non ? Enfin bref, elle l'y avait rejoint, et avait été surprise de le trouver assis sur le rebord du lit, en pleine réflexion. Vraiment ? Je veux dire elle ne s'y attendait même pas un petit peu ? Genre elle allait y trouver un inconnu avec un bouquet de fleurs ? Hum, bref…
« Vous avez pu parler ? »
« Et bien figure-toi qu'au début, c'était un peu bizarre, on ne savait pas trop comment aborder l'autre. Alors finalement je suis venue m'asseoir près de lui, et je lui ai demandé comment il allait. »
Entrée en la matière tout à fait pertinente selon moi. Elle avait dû remarquer les traits tirés de mon frère, et la tristesse qui habitait ses yeux. Et la connaissant, elle avait dû en être profondément affectée, ce qu'Edward n'avait surement pas manqué. J'imaginais tout à fait la scène comme si j'y étais.
« Que t'a-t-il dit ? »
« Il a dit qu'il n'allait pas trop bien depuis que j'étais partie, que je lui manquais terriblement. Il a aussi dit qu'il s'excusait pour s'être emporté ce jour-là, qu'il voulait qu'on discute calmement cette fois-ci. C'était exactement ce que j'aurais voulu qu'il se passe la première fois Alice, si tu savais… »
« Je m'en doute. Et vous avez mis les choses au clair alors ? »
Elle m'expliqua alors qu'en effet, ils avaient beaucoup parlé. Edward lui avait confié que l'annonce de cette grossesse lui avait fait l'effet d'un électrochoc, et qu'il avait réagi sans réfléchir. Bella l'avait rassuré en lui avouant qu'elle avait été tout aussi surprise que lui en l'apprenant, mais que contrairement à lui, elle avait accueilli la nouvelle avec bien plus de recul, et d'enthousiasme. Sans doute un instinct purement maternel dont les hommes ne pouvaient saisir le sens…
« Il t'a aussi expliqué ce qui l'effraie dans cette grossesse ? »
« Oui. Il a dit qu'il craignait que la venue de cet enfant ne change nos rapports, que je ne lui prête plus autant d'attention, que je l'aime moins que le bébé. D'une certaine façon, j'ai trouvé ça terriblement enfantin et puéril, mais je me suis gardée de lui dire… »
« Tu as bien fait, il l'aurait surement mal pris. »
« Je sais. J'ai dû lui expliquer que le cœur d'une femme ne pouvait pas simplement arrêter de battre pour une personne du jour au lendemain au profit d'une autre. Je lui ai dit que certes, nos rapports risquaient de changer une fois le bébé parmi nous, mais que ça ne changerait en rien les sentiments que je lui portais. Que je pouvais tout à fait l'aimer lui, et notre enfant. »
Sa façon d'expliquer me fit repenser à cette conversation que j'avais eue avec mon père étant petite. Comme toutes les petites filles, j'avais voulu me marier avec mon papa. C'était le plus beau, le plus fort, le plus gentil, le plus intelligent. Donc je l'aimais très fort, et je voulais devenir sa femme un jour. Et lorsqu'il m'avait annoncé que ce n'était pas possible, j'avais été dévastée. J'avais pleuré tellement fort qu'il en avait perdu ses moyens, et m'avait serré très fort dans ses bras. Lorsque je m'étais un peu calmée, il m'avait expliqué que nous ne pourrions jamais nous marier parce qu'il était déjà l'époux d'Esmée, et qu'un homme ne pouvait pas se marier avec deux femmes en même temps, et encore moins avec sa fille. Pourtant à l'époque je ne comprenais pas. A l'école la maîtresse avait dit que normalement, lorsque deux personnes s'aimaient très fort, alors elles se mariaient. Et là mon père m'aimait, mais il me disait qu'on ne pourrait pas se marier. Ca n'avait pas de sens. J'avais alors appris qu'il existait différents types d'amour qui n'aboutissaient pas toujours à la même chose. Un père aimait sa fille, mais c'était différent de l'amour qu'il portait à sa femme. Et j'aimais mon père, mais j'aimerais un jour un homme d'un amour différent. Ca m'avait paru impossible à l'époque, mais j'avais dû me résoudre à accepter ce fait.
C'était exactement la même chose avec Edward. Il aimait Bella de tout son cœur, et elle lui avait « brisé » en lui annonçant qu'elle aimait quelqu'un d'autre, leur bébé. Elle avait dû lui expliquer à lui aussi qu'il existait différents types d'amour, comme celui d'une mère à son enfant. C'était drôle en un sens, puisque mon frère était un adulte mature et responsable, et devoir lui expliquer ce genre de chose paraissait stupide. Je ne pensais pas qu'il en ait véritablement conscience, il devait surement croire qu'il réagissait de manière logique et censée… Il devait croire faire ce qui était le mieux, alors qu'en fait il était en train de faire un gros caprice. Mais en dernier, il semblait avoir compris.
« Et donc en définitive, ça a donné quoi ? Vous avez pris une décision ? »
« Oui, on a bien réfléchi, on ne veut pas rompre. Il n'est pas exactement prêt à être père, mais il m'aime, et je l'aime aussi. On ne peut pas vivre l'un sans l'autre. Donc il va accepter l'idée de ce bébé petit à petit, et moi je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour lui prouver que c'est possible. »
« Tant mieux. Tu vas ré-emménager chez lui ? »
« On va prendre le temps. Je ne veux pas m'imposer trop rapidement, surtout s'il a encore des doutes. Pour l'instant on va simplement se revoir tous les jours, je resterai dormir parfois, et si ça fonctionne alors je reviendrai habiter à l'appartement. En attendant je resterai chez mon père »
FIN DU FLASHBACK
Je ne pus retenir un sourire en repensant à notre conversation téléphonique. Elle avait eu l'air si fière d'elle en m'annonçant leur décision ! Pourtant je trouvais que c'était encore un bien timide compromis. Certes ils se redonnaient une chance, mais quand on les connaissait, ce bébé serait déjà venu au monde qu'ils chercheraient encore à savoir s'ils étaient prêts à vivre ensemble ! C'était dans ces moments là que j'étais heureuse d'avoir Jasper. D'accord, il était aussi du genre à beaucoup cogiter avant de prendre des décisions et tout ça, mais lorsqu'il était question de notre couple, il n'hésitait pas, ou du moins plus. Il avait compris une bonne fois pour toutes que j'étais folle de lui, et lui de moi, et qu'il le veuille ou non nous ne pouvions pas vivre l'un sans l'autre. De même, je savais de source sure que si un jour je lui annonçais que j'étais enceinte il ne me rejetterait pas, au contraire…Avoir un bébé avec lui, ce serait merveilleux… Dans l'idéal, je voulais d'abord profiter de notre vie maritale un petit peu, l'avoir rien que pour moi etc. Mais après, d'ici un ou deux ans, ce serait un vrai bonheur de me dire qu'un petit bout de lui grandirait en moi.
Mais tout d'abord, il y avait plus important ! A savoir l'organisation de notre mariage ! J'avais pris du retard avec les derniers évènements, et au rythme où allaient les choses nous ne serions pas prêts ! Je travaillais toujours sur le design de ma robe, et le plan de table me causait encore quelques soucis. En effet, je ne savais toujours pas qui Jasper invitait dans sa famille, hormis Rose et Emmett bien sûr. Il fallait encore que je passe confirmer la réservation de la salle, entre autres choses… Non, je n'avais pas envie de penser à tout ça. La simple idée de me voir remontée l'allée de l'église au bras de mon père serait suffisante pour l'heure. Et même sans aller jusque là, juste penser que d'ici quelques heures je serais dans les bras de mon homme…
Lorsqu'enfin l'avion amorça l'atterrissage, je ne tenais plus en place, surveillant avec une impatience non dissimulée le moment où je pourrais rallumer mon portable pour dire à Jasper que j'étais arrivée. Il était tard, et je savais qu'il devrait travailler le lendemain, mais pourtant il avait tenu à venir me chercher à l'aéroport. J'aurais tout aussi bien pu prendre un taxi pour me ramener, mais il avait dit que j'avais été loin de lui trop longtemps pour être séparée une minute de plus. L'appareil sembla finalement s'immobiliser, et je bondis hors de mon siège lorsque le personnel de bord nous autorisa à sortir un moment après. A peine mon téléphone était il rallumé que déjà je recevais un texto m'informant que mon bien aimé m'attendait au terminal. Je voulais tellement le voir ! Mais il fallait encore que je récupère ma valise, et vu le monde qui se pressait autour des tapis roulants, l'attraper allait se révéler être une bataille épique. Enfin, heureusement pour moi, elle serait facile à repérer, peu de gens en ayant une rose fluo comme la mienne !
Après avoir dû écraser quelques pieds pour me faufiler jusqu'au tapis, je la reconnus immédiatement, et m'en emparai avec force, évitant bien des bousculades. Il me fallut encore quelques minutes pour réussir à m'extraire de la foule, avant d'enfin rejoindre l'accès au terminal des arrivées. Il y avait énormément de monde, même un soir de semaine. Jazz devait se trouver quelque part parmi tous ces gens, mais impossible de le repérer malgré mes talons qui me faisaient gagner quelques centimètres de hauteur.
« Vous attendez quelqu'un Mademoiselle ? »
Je me retournai brusquement, surprise, pour me trouver face à une masse de boucles blondes bien familières. Un cri s'échappa de mes lèvres, et aussitôt je sautai à son cou. J'étais finalement rentrée chez moi !
« Jazz… Je suis tellement contente de te voir… »
« Moi aussi mon ange, mais viens, ne restons pas là il y a trop de monde. »
J'acquiesçai et pris la main qu'il me tendait tandis qu'il s'occupait d'attraper la poignée de ma valise. Lorsque nos paumes se touchèrent, je ne pus retenir un sourire. Ca paraissait tellement naturel, comme si ma main était faite pour être dans la sienne. Une fois sortie de l'aéroport et avoir rejoint la voiture, je pus enfin faire ce qu'il me tardait depuis des jours. J'attendis qu'il ait terminé de charger ma valise, avant de glisser mes bras autour de son cou et de l'embrasser fougueusement. J'avais réellement fait de mon mieux pour bien me comporter à l'intérieur de l'aéroport, mais maintenant je n'en pouvais plus d'attendre, il était temps !
Très rapidement notre baiser s'intensifia, preuve que nous étions restés trop longtemps sans nous voir. Jasper mis fin à notre étreinte après avoir entendu le ricanement d'un passant. Toujours cet éternel besoin d'être correct en toutes circonstances !
« Alice, rentrons, nous aurons le temps de nous retrouver tranquillement à la maison si tu veux bien… »
« Jazz, tu sais que je me fiche bien de ce que peuvent penser les gens là tout de suite ? »
« Je sais, et crois-moi, ce n'est pas l'envie qui manque, mais gardons encore nos distances jusqu'à la maison. »
JPOV
Cette femme savait exactement comment me faire perdre toute contenance. Par exemple juste là, avec sa petite moue boudeuse, j'étais à deux doigts de céder et de la faire mienne dans cette voiture, sur ce parking. Mais faisant appel à tout le self control dont je disposais au fond de moi, je tins bon, démarrant l'engin. Je focalisai ensuite mon attention sur la route, évitant soigneusement de laisser mon regard glisser sur les jambes nues d'Alice qui ne faisait décidément rien pour m'épargner. Elle restait toujours silencieuse à côté de moi, au point que je m'inquiétai de l'avoir réellement froissée en la repoussant un peu plus tôt. J'espérai que son mutisme relevait davantage de la fatigue du voyage, quoi que sans grande conviction… Pour tenter d'enterrer la hache de guerre, je posai une main sur sa jambe, qu'elle recouvrit aussitôt de la sienne avec douceur. Bon, ça c'était réglé, elle n'était pas fâchée.
Lorsqu'après un trajet qui parut interminable je parquai la voiture dans l'allée, Alice s'empressa de descendre de la voiture pour rejoindre la maison. Je la rejoignis avec sa valise, et refermai la porte. C'est le moment qu'elle choisit pour passer à l'attaque. Mais cette fois-ci, loin de moi l'envie de la repousser… Retrouver son corps si fin pressé contre le mien, ses lèvres si douces, c'était tout ce dont j'avais rêvé ces derniers jours…
« Jazz, comme tu peux le voir je n'ai pas fait de folies à Forks, je n'ai pratiquement rien acheté. Ca mérite une récompense tu ne crois pas ? »
« Mmm oui, sans doute… Est-ce qu'un paiement en nature te conviendrait ? »
« Ce serait parfait… »
Elle eut un petit rire cristallin qui acheva de me séduire. Aussitôt je m'emparai de ses lèvres pour un baiser ardent et passionné. Il me la fallait maintenant, je n'en pouvais plus. Elle glissa ses bras autour de mon cou, se collant contre moi. Peu m'importait si le réveil promettait d'être difficile demain matin, pour l'heure, tout ce que je voulais, c'était la posséder, encore et encore, aimer son corps si parfait, seulement habillé de la bague de fiançailles qui brillait toujours à son doigt. Mon Alice, maintenant et pour toujours…
Et voilà, la fin d'une période, maintenant reste plus pour moi qu'à vous trouver de nouvelles intrigues d'ici le mariage :p Beaucoup d'entres vous m'ont réclamées que je développe l'histoire avec Maria, j'avoue qu'à la base je ne pensais pas trop m'attarder là-dessus, mais peut-être cela pourrait-il être intéressant pour tester la volonté de Jasper, voir si sa séparation d'avec Alice l'a fait réfléchir, s'il est vraiment prêt à l'épouser pour de bon!
Je suis toujours ouverte à vos idées et suggestions, de mon côté je vais bosser dur, et vais faire mon possible pour vous pondre un nouveau chapitre bientôt! (entre deux chapitres de Marraine de Guerre - oui je continue de faire mon auto-pub ^^) Continuez donc de poster vos reviews, et à très vite!
