Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

A/N: Allez, un chapitre tout chaud avant un week-end qui s'annonce bien rempli pour moi (= pas d'écriture possible pendant deux jours). J'ai hésité à écrire un chapitre calme entre deux, et puis finalement je ne trouvais rien d'intéressant à raconter, alors je me suis résolue à amener le nouveau drame. J'espère que ça vous conviendra, et que ça ne fera pas trop cliché. En même temps pas évident de trouver des idées bien originales après 47 chapitres... C'est énorme quand on y pense, presque la taille d'un vrai roman en fait... Allez, je vous embête pas plus longtemps, bonne lecture!


Chapitre 47 – Quand le passé revient en courant

APOV

J'étais débordée. Au boulot, les séances photos se succédaient à un rythme ahurissant – pas que je m'en plaigne, l'argent qu'elles me rapportaient était plus que bienvenu – ne me laissant alors que peu de temps pour moi. Dernièrement, toutes mes journées suivaient le même schéma. D'abord je me réveillais en entendant Jasper quitter notre lit, puis je me rendormais pour une petite heure. Là mon réveil sonnait, me tirant de mes douces rêveries. J'avais seulement une heure pour me préparer avant de rejoindre le studio. Une fois là-bas je travaillais sans relâche jusque la fin d'après-midi, puis je rentrais à la maison où je passais une partie de la soirée à préparer le mariage, et à m'occuper de mon adorable fiancé. Il se pliait en quatre pour m'être agréable, m'aidant à passer les coups de fils, ou à préparer les cartons d'invitation. Je savais bien que ce genre de choses ne l'intéressait guère. Il aurait surement préféré passer la soirée à lire un bon bouquin, ou à regarder un film en me serrant dans ses bras. Mais le temps nous manquait, les semaines s'écoulaient et le grand jour approchait.

Le mariage aurait lieu dans deux mois. Deux mois, c'était tellement peu quand on y pensait. Mais il avait fallu fixer une date, et à l'époque nous avions pensé que l'été serait parfait, que six mois de préparation seraient plus que suffisants. Sauf qu'entre nos boulots respectifs, les histoires de cœur de notre entourage, et les quelques impondérables qui truffaient toujours notre route, six mois semblaient six semaines… Rosalie était venue en renfort ces derniers jours, restant parfois jusque tard le soir pour m'aider à tout organiser. Elle avait aussi eu la gentillesse de m'accompagner à la boutique de robes de mariée pour faire les essayages, Esmée n'ayant pas pu faire le voyage. Nous avions beaucoup ri, jouant les Pretty Woman avec dentelle et champagne. Exactement comme dans les films ! J'avais réussi à trouver un modèle de robe à ma convenance, auquel je m'étais promis d'apporter quelques retouches afin qu'elle corresponde à celle de mes rêves. Jasper avait été essayer son costume en compagnie d'Emmett, et apparemment, ils avaient trouvé chaussure à leur pied.

Jasper et moi étions allés rencontrer le prêtre qui allait nous marier, et avions visité l'église qui célèbrerait notre union. Elle était parfaite ! J'avais dû faire confiance à mon promis pour toutes ces choses, parce que je ne connaissais pas suffisamment Houston et ses paroisses pour choisir. Au début j'avais voulu organiser notre mariage à Forks, mais j'avais rapidement réalisé que ce serait impossible compte tenu des délais et des possibilités qu'offrait la ville. Il avait donc fallu se résoudre à changer nos plans, et recommencer depuis le début ici. Mais ce que j'avais vu m'avait plu, et Jasper m'avait assuré qu'il s'occuperait de trouver des logements aux invités qui feraient le déplacement pour l'occasion. Rosalie m'avait conseillé plusieurs traiteurs avec lesquels elle avait déjà travaillé par le passé, et nous étions passés faire plusieurs dégustations avec mon homme afin de se décider. Il avait semblé qu'il avait aimé cette partie des préparatifs…

Au jour d'aujourd'hui, j'avais donc une église, un prêtre, une robe, un traiteur et un fiancé. Ce n'était pas si mal… Il restait encore à préparer la réception faisant suite à la cérémonie, et nous hésitions encore à faire ça dans le jardin derrière la maison – comme l'appelait Jasper, moi j'appelais ça une parcelle de terrain – ou bien à louer une salle pour l'occasion. J'avais une préférence pour faire ça chez nous, car cela nous laisserait plus de liberté, mais il remarqua que cela nous créerait du travail supplémentaire. Il n'avait pas tord, mais je restais convaincu qu'une fête en plein air serait plus sympa. Enfin bref, tout ça pour dire que ma vie était fort bien remplie ces derniers temps, et que je ne mettais pas plus de cinq minutes pour m'endormir le soir.

D'ailleurs ce soir là, je dormais déjà à moitié dans le sofa, appuyée contre l'épaule de Jasper qui relisait le devis proposé par le fleuriste.

« Alice, tu es sure qu'il nous faut réellement ces fleurs en particulier ? Ca coûte vraiment cher pour ce que c'est… »

« Mmm »

Je n'entendais plus que la moitié de ce qu'il me disait. Sa voix n'était plus qu'un lointain murmure à mes oreilles, et ce ne fut que lorsqu'il glissa ses bras sous mes jambes et mon dos pour me soulever que je réalisais ce qu'il faisait.

« Qu'est-ce que tu fais ? »

« Je te mets au lit mon ange, regarde-toi tu ne tiens même plus debout. »

« Mais pour le fleuriste… »

« Nous verrons demain… »

Il me déposa avec délicatesse sur notre lit, rabattit la couverture sur moi, déposa un doux baiser sur mes lèvres, et l'instant d'après je rejoignais Morphée au pays des rêves…

JPOV

Ma pauvre petite fée… Elle était épuisée avec tous ces préparatifs, et son travail. Parfois quand je la voyais comme ça, je me disais que finalement, nous aurions tout aussi bien pu nous contenter d'un mariage tout simple, avec juste nos proches. Mais je savais aussi que si je lui disais cela, elle serait outrée et mettrait en doute mon désir de vouloir l'épouser. Elle voulait un mariage en grande pompe, elle l'aurait. S'il n'y avait que ça pour lui faire plaisir, alors so be it.

Je revins m'installer au salon, et prit mon ordinateur sur les genoux. J'avais fini de réserver les hôtels des invités, restait maintenant à finaliser une autre petite chose que je gardais secrète d'Alice. Sans lui en parler, j'avais décidé de l'emmener passer notre voyage de noces à Paris, réalisant ainsi un de ses rêves les plus chers. Il avait été difficile de convaincre son boulot de lui laisser quinze jours de vacances, et encore plus de le faire sans qu'elle n'en sache rien, mais avec l'aide de Rosalie j'y étais parvenu. J'avais également pu poser ces deux semaines de mon côté, et après avoir demandé quelques informations à Bella quant aux diverses activités qui plairaient à Alice, je pouvais maintenant chercher l'hôtel qui accueillerait notre tout nouveau bonheur.

Je voulais lui en mettre plein les yeux, et qu'elle se souvienne de ce voyage jusqu'à la fin de ses jours. J'avais mis de l'argent de côté depuis plusieurs mois dans le but de lui offrir cette lune de miel, et je pouvais maintenant me permettre de choisir quelque chose haut de gamme. Le Ritz me semblait bien, tant de luxe et d'opulence… Mais je ne m'y sentirais pas trop à l'aise… Encore qu'il ne s'agisse pas vraiment de moi. Elle adorerait, pour sûr… Je l'imaginais déjà, essayant la dizaine de tenues qu'elle se serait offerte sur les Champs Elysées, défilant dans notre suite tel un top model, me demandant quelle robe lui irait le mieux pour notre dîner. Oui, elle se sentirait comme un poisson dans l'eau… Le Ritz ce serait donc… Les tarifs me firent frémir d'angoisse, mais je payai d'avance en ligne – utilisant mon adresse mail du bureau pour ne pas qu'elle tombe sur un reçu, espérant qu'après le mariage et le voyage de noces, les dépenses ralentissent un petit peu. Finalement, heureusement que j'avais fait toutes ces heures supp…

Une fois l'hôtel booké, je réalisai qu'il était assez tard, et je vins rejoindre mon ange profondément endormi sous les draps. Aussitôt elle vint se blottir contre moi, et je trouvai rapidement le sommeil.

Et malgré une bonne nuit de sommeil, le réveil fut difficile… En effet, lorsque j'ouvris les yeux, Alice était déjà réveillée, particulièrement agitée. Je pris quelques secondes pour évaluer la situation, puis compris qu'il valait mieux que je me lève rapidement si je ne voulais pas subir son courroux.

« Jazz, il y a une femme à la porte qui dit qu'elle veut te parler. Une certaine hum… Maria… »

A peine avait-elle prononcé ce nom que je me levai d'un bond, en état de choc. Avais-je mal compris ? Comment était-ce possible ? Pourquoi Maria serait-elle à la porte, et surtout que voulait-elle ? Elle avait vu Alice…

« Je… je m'en occupe. »

« C'est ton ex-fiancée n'est-ce pas ?... Elle est jolie… »

« Alice, pas maintenant. Une chose à la fois. »

J'enfilai mon jeans plié sur la chaise de bureau, et attrapai un polo qui n'était pas froissé. J'aurais aimé pouvoir au moins boire un café avant d'affronter mes démons passés, mais visiblement le destin en avait décidé autrement. Alice sur les talons, je rejoignis l'entrée où effectivement, Maria attendait. Elle n'avait pas changé d'un pouce en six ans. Toujours aussi grande et mince, ses longs cheveux bruns parfaitement lissés tombant dans son dos et sa peau légèrement hâlée par le soleil de la région. Elle semblait elle aussi surprise de ne pas me trouver seul. Alors quoi, j'aurais dû finir mes jours en ermite, ruminant ma solitude jusqu'à la fin, pleurant son départ ? Tout de même…

« Maria ? Qu'est-ce que tu fais ici ? »

« Je voulais te voir Jasper. Mais tu n'es pas seul à ce que je vois… Une amie ? »

« Ma fiancée. »

Stoïque, elle encaissa la nouvelle, ne laissant rien paraître de sa surprise. Elle ne s'attendait visiblement pas à ce que j'ai refait ma vie, parfait. Dans quels draps s'était-elle encore mise pour qu'elle vienne en personne mendier mon aide ? La dernière fois, elle avait envoyé sa sœur, Lucy, et ça m'avait posé bien des problèmes pour tout expliquer à Alice. Cette fois-ci, nous allions devoir parler sérieusement.

« Je vois. Tes goûts ont changé semble-t-il. Pouvons-nous discuter à présent que les présentations sont faites ? »

Toujours aussi peste, ça n'avait pas changé non plus. Avec du recul, je me demandais maintenant comment j'avais pu être amoureux d'elle à l'époque. Elle était jolie, certes, mais nous étions restés ensemble plusieurs années tout de même, alors qu'est-ce qui m'avait retenu tout ce temps ? Ca ne pouvait pas seulement être physique, il devait bien y avoir autre chose… Ou alors j'étais vraiment superficiel à l'époque, pas impossible, j'étais si jeune et naïf… Un coup d'œil à mon Alice qui observait la scène de la cuisine, absolument divine dans son mini-short et son débardeur, me suffit à comprendre que je ne jouais plus du tout sur le même tableau… Je savais à présent ce qu'était l'amour et l'attirance, et je n'éprouvais rien de ce genre pour Maria.

Je l'invitai donc à s'asseoir au salon, tout à fait conscient que plus cette conversation durerait, et plus je risquais de passer un sale quart d'heure une fois qu'elle serait partie. Maria était une partie de mon passé sur laquelle je ne m'étais pas vraiment étendu auprès d'Alice. Il m'était toujours assez douloureux d'en parler, surtout parce que ça me rappelait bien des mauvais souvenirs, comme la provenance de mes cicatrices…

« De quoi voulais-tu me parler ? »

« Oh, droit au but à ce que je vois. Tu es donc si pressé de me voir partir ? As-tu donc si peur que je ne fasse fuir ta 'fiancée' ? »

« Très amusant. Ce qu'il y a entre Alice et moi est bien plus fort que tout ce que tu pourrais lui raconter à mon sujet. Je te prierai donc de me dire la raison de ta présence, et ensuite de partir définitivement. »

Elle parut contrariée. Il était vrai qu'à l'époque, j'étais beaucoup plus soumis qu'aujourd'hui. A la vérité, j'étais un peu le petit toutou qu'elle dirigeait à sa guise, désireux de lui plaire. Mais à présent, les choses avaient changé. Je n'éprouvais plus rien pour elle, hormis colère et mépris. Elle l'avait réalisé, et ça ne lui plaisait pas du tout.

« Très bien. Pour tout te dire, je suis ici parce que j'ai besoin de ton aide. »

« Il me semblait avoir été très clair la dernière fois que tu as envoyé ta sœur. »

« Ce n'est pas pour moi, Jasper, mais pour ma fille. »

« Ta fille ? »

« Oui, Anna. Elle a cinq ans. »

L'espace d'une seconde, mon cœur manqua un battement. Cinq ans ? N'était-ce pas le nombre d'années qui s'étaient écoulées depuis notre séparation ? Etait-elle en train de me dire qu'elle était enceinte à l'époque ? C'était impossible, je l'aurais su… Ce qui me ramena à la réalité, ce fut le bruit d'un verre brisé. Je me retournai brutalement et trouvai une Alice bien confuse elle aussi.

« Cinq ans ? Jazz, tu m'as dit que… »

Maria affichait un sourire ravi. Sa petite réplique avait fait mouche, et elle était enchantée d'avoir semé le trouble l'espace d'un instant. Mon cerveau tournait à plein régime, essayant de calculer comment il aurait été techniquement possible pour moi d'être le père de cette enfant. Mes souvenirs des années passées avaient commencé à devenir plus vagues depuis que j'avais trouvé la paix auprès d'Alice, et il m'était difficile d'y revenir.

« Maria, qu'es-tu en train de me dire ? »

« Anna a un vrai talent pour la danse, vraiment. Je voudrais l'envoyer dans une bonne école spécialisée en Europe, mais malheureusement, suite à des petits soucis d'ordre juridique, je ne suis pas autorisée à quitter le pays, où à la faire quitter le pays sans signature d'une personne titulaire. Alors je me disais que peut-être… »

Elle était en train de me dire que cette enfant étant la mienne, que j'étais autorisé à l'envoyer étudier hors du pays. Elle avait disparu de ma vie il y avait cinq ans, emportant une enfant qui était peut-être de moi, et me l'avait cachée jusqu'à aujourd'hui… J'étais soufflé, et complètement perdu. Si j'étais bien le père de cette petite fille, n'avais-je pas mon mot à dire dans ses décisions ? Souhaitait-elle réellement l'envoyer étudier en Europe, alors qu'elle était si jeune ? C'était ridicule…

« Excusez-moi, mais, êtes vous en train d'insinuer que Jasper serait le père de votre fille ? »

« C'est ce que j'insinue, en effet. »

« Cela me paraît un peu facile comme déclaration, avez-vous une quelconque preuve qu'il est bien son père ? Un test de paternité ? Une injonction d'un juge ? Jasper s'est toujours révélé un homme prudent, alors je le vois difficilement mettre enceinte une femme qu'il n'a pas épousée ! »

« Sachez que nous étions fiancés à l'époque, et que notre mariage était prévu pour seulement quelques semaines avant notre rupture. C'est donc tout à fait possible, et Jasper n'était pas du genre à vérifier que je prenais ma pilule tous les jours. Satisfaite ? Ecoute, je ne suis pas là pour te demander de l'argent, ou de prendre tes responsabilités pour Anna, ce que je veux, c'est juste que tu acceptes de signer son ordre de transfert. Je la rejoindrai là-bas dès que j'aurai réglé mes problèmes, et tu n'entendras plus jamais parler de moi. »

APOV

J'étais sciée. Une telle nouvelle venait bouleverser nos plans comme un tsunami en Thaïlande. Si cette Maria disait vrai, et que Jasper était le père de sa fille, alors il ne laisserait pas les choses ainsi, et chercherait à entrer en contact avec son enfant. C'était bien légitime, et adulte de sa part. Seulement, cela risquait de mettre en péril ce que nous avions tous deux eu tant de mal à construire, et je ne voulais pas qu'il s'éloigne de moi…

Il avait l'air complètement dévasté, et perdu, un peu comme lorsque nous avions rompu et que j'étais venue le convaincre que nous faisions une énorme erreur. Malheureusement je n'étais pas en mesure de pouvoir dire ou faire quoi que ce soit, puisque je n'étais pas concernée par cette affaire. Alors je vins seulement m'asseoir à côté de lui sur le canapé, glissant mes doigts dans sa main pour le soutenir. Il y entremêla alors les siens, preuve qu'il était toujours parmi nous, puis poussa un long soupir annonçant qu'il avait pris une décision. Je tremblais d'avance.

« Un test de paternité… »

« Je te demande pardon ? »

« Je veux qu'un test de paternité soit effectué. Je veux une preuve que cette enfant est la mienne. Je viens d'y réfléchir Maria, et ça ne colle pas. Lorsque nous avons rompu, j'étais dans un lit d'hôpital, oscillant entre la vie et la mort. Je revenais tout juste d'Irak. Comment aurions-nous pu décemment concevoir un enfant à cette période ? J'étais à peine capable de soulever une paupière ! »

Ah, mon Jasper était de retour, le scientifique à la logique implacable ! C'était exactement de lui dont j'avais besoin maintenant ! Il marquait un point. S'ils avaient rompu alors qu'il était encore à l'hôpital, alors ils n'avaient pas pu faire ce bébé. Il m'avait raconté qu'il lui avait fallu des mois pour réussir à remarcher, et tout refaire comme avant. Alors procréer, ça me paraissait un peu exagéré.

« Tu ne te rappelles donc pas cette fois où tu étais sous calmant, et que les infirmières nous avaient laissés seuls une fois ?... »

« Tu ne me feras pas douter Maria, je veux un test de paternité… Si je suis effectivement le père de ta fille, alors nous verrons. Mais si tu m'as menti, alors tu ferais bien de déguerpir de cette maison tout de suite avant que je ne perde mon sang-froid. Je me suis recréé une nouvelle vie, je suis enfin heureux, et toi tu penses que tu peux venir gâcher tout ça d'un seul revers de main ? Non, je suis désolé, je veux d'abord des preuves, ensuite nous parlerons. »

Voilà qui était parlé ! Oui, nous avions construit notre vie à deux, et nous étions enfin heureux, et elle voulait tout gâcher d'un revers de main ! Non non non, foi d'Alice ça n'allait pas se passer comme ça ! Quelque chose en moi me criait que cette Maria cherchait seulement à remettre le grappin sur mon Jasper, et je ne comptais pas la laisser faire si facilement ! J'aimais mon fiancé, et je comptais bien le mener jusqu'à l'autel cette fois-ci !

Maria se contenta d'acquiescer, acceptant qu'un test de paternité soit effectué. Mais même si elle gardait la tête haute, je pouvais clairement voir qu'elle ne s'attendait pas à ce que Jasper riposte de la sorte. Elle devait être persuadée qu'en tirant sur la corde sensible, il cèderait et elle l'aurait récupéré. Car je n'étais pas idiote, cette histoire d'école de danse en Europe était trop tirée par les cheveux. Elle voulait seulement se débarrasser de sa fille pour mieux s'occuper de mon homme. Pas de chance, elle était mal tombée !

Après quelques derniers arrangements, elle quitta les lieux, nous laissant seuls Jasper et moi. C'était pour le moins embarrassant, et pourtant je continuais de m'accrocher à l'espoir que rien n'allait changer entre nous. Il vint me rejoindre au salon, et me serra fort dans ses bras.

« Excuse moi Alice, je suis tellement désolé… »

« Jazz, ce n'est pas de ta faute, tu ne pouvais pas savoir… Et puis, si ça se trouve toute cette histoire n'est qu'un énorme mensonge pour te duper… »

« Peut-être. Mais s'il s'agit réellement de mon enfant… »

« Alors nous verrons en temps voulu. Pour l'heure, nous devons nous concentrer sur ce qui est vraiment important. »

« C'est-à-dire ? »

« Le devis du fleuriste ! On s'est couché hier soir sans avoir pris de décision ! Tu penses vraiment que c'est trop cher ? »

Il me regarda un instant sans comprendre, puis esquissa un sourire avant de s'emparer de mes lèvres. Il comprenait où je voulais en venir. Une seule chose à la fois, et tout se passerait bien. Cette histoire de fleuriste tombait à point nommé, et je savais que le concentrer sur notre mariage restait encore la meilleure option pour le garder occupé. Je ne pouvais pas l'empêcher de penser, et de faire des projets futurs, mais je pouvais au moins lui rappeler ce pour quoi nous avions travaillé si dur, et surtout combien je l'aimais.

Les jours à venir s'annonçaient stressants, et je me demandais si un jour nous pourrions simplement profiter de la vie…


Alors alors? Ca y est, j'ai introduit Maria, maintenant advienne que pourra! J'avance un peu à l'aveugle pour le moment, on verra ce que ça va donner! N'oubliez pas de partager vos impressions par reviews, c'est super important pour moi! Bon week-end et à très vite!