Léa gazouillait dans mes bras. Elle avait le sourire de Carlisle. Emmett et Jasper se démenaient pour tenter d'amener Edward près d'elle. Juste pour un regard. Cependant, il refusait avec énergie. Chaque grognements de celui-ci faisait peur à ma fille. A moi aussi en passant.
J'étais une jeune vampire depuis plus de 8 heures. Etonnant vous ne trouvez pas ? Ma transformation n'avait duré que 2 heures et je résistais particulièrement au sang humain. Jasper me trouvait surprenante à cause de ça. Je défiais toutes les lois établies depuis la nuit de temps. Emmett se plaisait à me défier . Malheureusement pour lui, je gagnais à chaque fois. Grâce à cela, Jasper se remplissait les poches.
Mais, au fond de moi, il y avait un vide. Un trou béant qui ne se refermerait que quand il reviendrait au près de moi après avoir relater tous ce qui nous était arrivés. Je ne voulais pas qu'Edward entende tout par Carlisle. Il en serait blessé et offusqué. Il valait mieux que certaines choses restent secrètes. Ou du moins, qu'elles ne soient pas révélées à voix hautes.
- Bella, je crois que nous avons de la visite, murmura Edward. Et pas celle que tu aimerai tant, je peux te l'assurer...
Je montai les escaliers à ma nouvelle vitesse et déposai Léa dans la chambre de Carlisle. Son odeur y était toujours. Une partie de son dressing aussi. L'autre était en Alaska. Je couchai notre fille sur le lit et descendit comme si tout était normal. Sauf que rien ne l'était ...
Un vampire était parmi nous. Et celui-là, je le détestais par-dessus tout. Rien ne pouvait effacer la haine que je ressentais pour cet homme. Peut importait le fait que je lui devais le respect, je ne mâchais pas mes mots avec lui.
- Oh, que nous vaut cette surprise, commençais-je avec beaucoup d'ironie, nous avons fait quelque chose qui vous déplaise ? Dites-le nous pour que je puisse recommencer ! Ou si vos chiens de poche le permettent, je vous tuerai maintenant !
Je m'approchais de cet homme-vampire et lui lançai un sourire narquois.
- Tu es contente de me voir, je présume, soupira Aro en me prenant la main, pour, je suppose, vérifier si en étant vampire, il ne pouvait pas lire dans mes pensées. Mais vu son expression, cela n'avait pas changé depuis la dernière fois.
Emmett et Jasper se rapprochèrent de moi et Edward se plaça près de l'escalier. Aro ne bougea pas et continua de m'observer. Il était élégamment habillé à son habitude. Un magnifique costume noir mettait en valeur ses yeux terrifiants.
- Même en étant vampire, ma chère, vous avez gardé votre sentiment envers moi.
- N'est-ce pas normal après que ce vous avez osé failli faire ? Je vous détesterai pour l'éternité, croyez moi !
Edward, ayant certainement lu dans les pensées d'Aro, se précipita sur lui. Manque de chance, le chef des Volturis fut plus rapide que lui et le plaqua au sol avec facilité. Une facilité déconcertante, je dois avouer. Cette scène était particulièrement étrange comme si elle était peinte sur un tableau. Jasper calma le jeux avec son si utile pouvoir. Son frère, lui, tentait de parier avec sur Edward ou Aro.
- Edward, commence le leader du clan royal, ce serait une très mauvaise idée de te battre contre moi. Demande à Carlisle, si tu as un doute , je suis sûr qu'il te répondra sur cette question particulièrement pertinente. Ah mais, tu refuses de lui parler. Parce qu'il a volé le coeur de Bella. Très intéressant. Et aussi, à cause de leur fille...
Aro lâcha le vampire et se dirigea vers moi sans un bruit. Le détestable mort-vivant me prit, une fois de plus, les mains et les serra. Il m'attira, à force, à lui. J'étais collée à lui. Mon ancien amoureux grogna bruyamment et le chef se tourna vers lui.
- Ce n'est pas parce que vous l'aimez toujours qu'elle vous appartient, mon cher, persiffla-t-il avec arrogance.
Il se retourna sur moi, je priai pour qu'un événement l'oblige à me lâcher. Mais rien n'y fut. Son regard si intense scrutait mes moindres mouvements. J'étais terrifiée de le voir aussi près de moi.
- Isabella, tu ne m'avais pas dit que tu avais une fille et encore moins que c'était ce très cher Carlisle le père.
- Je n'en voyais pas l'intérêt, Aro, murmurais-je.
J'aurai voulu le frapper pour qu'il cesse de me regarder de cette façon. Mais mes deux mains étaient emprisonnées par les siennes. J'étais toujours contre son torse et la peur m'envahissait de plus en plus. Je revoyais les images de Volterra dans ma tête. Elles accaparaient mon esprit. J'entendais et je voyais toutes ces scènes en boucle. Carlisle arrivait enfin et me sauvait. Son attitude avait étonné celui qui était à présent contre moi. Mais il ne venait pas de les images qui passaient dans ma tête, j'étais livrée à mon propre sort avec ce vampire dans son entre.
Soudain, plus rien, le trou noir. Je m'écroulai à terre d'un coup et Edward courut pour m'aider mais le leader des Volturi le repoussa d'une main et m'aida à me relever. Il planta ses yeux dans les miens.
- Je désirais voir ta fille, lâcha Aro.
- Jamais, grognais-je malgré mon manque de force.
Jane était déjà montée et avait pris Léa dans ses bras. Ma fille ne se débattait pas. Aro s'avança vers elle et l'observa longuement ... Trop longtemps à mon goût.
- Quelle charmante enfant, s'exclama-t-il. Elle est si ... si étonnante et radieuse ! Regardez les yeux bleus clairs qu'elle a !
- Ils viennent de ma famille, je pense, dis-je. Nous avons beaucoup de personnes avec de pareils yeux. Elle a les cheveux blonds de Carlisle mais elle a mes ondulations.
- C'est vrai, remarqua Aro. A présent, nous devons partir, mais avant, j'aimerais parler à Bella en privée, n'est-ce pas Edward.
J'acquiesçait, je me devais de lui suivre. Il demanda à ses gardes de veiller à ce qu'ils restent ici sans faire d'histoire. Il m'emmena sur le devant de la maison.
- Je pourrai vous faire tuer, commença-t-il gravement, tu étais humaine et ils t'ont révélé notre secret. Qu'est-ce qui me prouve que vous n'allez pas recommencer ? Et puis, votre fille peut être considérée comme un nouveau-né, et tu sais ce qui arrive aux nouveaux-nés.
- Mais, continua Aro, je veux bien accepter de fermer les yeux sur ceci à une condition, ma chère. Une seule et unique condition.
Le leadeur se rapprocha de moi m'obligeant à être contre son torse. J'avais peur de cette condition.
- Quelle est-elle ?
- Goûter à ce que Edward n'a pas eu la force de faire et à ce que Carlisle m'a empêché de faire la dernière fois que nous nous rencontré.
- NON ! Je refuse ! Je n'en ai pas la force ! J'ai peur de vous ! Depuis que nous nous somme vus, j'ai eu peur de chaque homme sur Terre et Carlisle a réussi à me faire comprendre que tous n'étaient pas comme vous ! S'il vous plaît, je vous en supplie pas ça.
- Il me suffit d'un geste et votre si précieux Carlisle meurt dans l'heure.
Pour la première fois depuis des millénaires, un vampire pleura et c'était moi. Des larmes de sang perlèrent sur mes joues. Cependant, je ne sanglotais pas, je ne faisais que pleurer. Aro était étonné de ce qu'il voyait mais il se reprit vite.
- Je vous en supplie, Aro. Pas ça. Ne le tuez pas.
- Vous savez ce qui vous reste à faire dans ce cas, Isabella ...
