Note : Les vacances, c'est cool. Mon week-end a été formidable, et puis pendant la semaine j'ai vu des gens, regardé des séries (d'ailleurs, How to get away with murder c'est génial et je la conseille à qui veut bien l'entendre) et écrit un peu, aussi. Promis, j'arrête de descendre mon travail ; d'ailleurs, en dehors d'Espoir Blues, j'ai commencé un one-shot Harry Potter, si ça vous dit. Je sais pas trop quand ça paraîtra, mais l'idée avance. J'ai aussi un tout petit projet à base de post-Winter Soldier qui est dans ma tête au moins depuis que j'ai vu le film, et il faudrait que je m'y mette.

Je me demandais aussi, je sais que vous êtes pas tant que ça mais après tout, pourquoi pas : ça vous dirait un groupe Facebook? Histoire d'avoir les updates des fanfictions, si ça vous intéresse, de discuter un peu aussi, tout ça. Je suis pas très causante mais ça peut être cool.

En attendant je vous laisse avec un nouveau chapitre qui va probablement vous donner envie de me lancer des petits cailloux, mais je vous en dis pas plus. Bonne lecture, merci à vous.

Bébé soundtrack : About Today - The National ; Wizard Motor - Mogwai


Chapitre 6

« Le Lac des Cygnes / Hell's Kitchen »


Ce soir, Natasha danse. J'aimerais que tu puisses la voir ; c'est beau et surréaliste, j'en viens souvent à me demander si elle est pas un peu sorcière.

Natasha est l'un des nombreux éléments que tu as manqué. Elle ressemble un peu au personnage principal de ce comic qu'on avait commencé, tu sais. Ses cheveux sont longs mais elle a la même force dans ses yeux.

Reviens.

On a toujours aucune idée de ce qui t'es arrivé, de si t'es parti tout seul ou autre chose de pire. Ça fait cinq ans, rien n'a avancé, et ça me donne envie de vomir. Il faut qu'on te retrouve où que tu sois, tu dois revenir. Bordel, il y a tellement de choses que tu dois voir. Il faut que tu voies la belle folie de cet endroit, que tu rendes cet immeuble encore un peu plus magique. Il y a les feux d'artifice du nouvel an qui chaque année deviennent pus beaux, il y a les ciels dégagés pendant les nuits d'été et les pluies sur la ville qui brouillent les lumières, et les orages, et la vue du haut du toit, il y a les voisins qui donnent envie de les tuer parfois mais qui sont formidables, il y a des enquêtes que j'arrive à résoudre et des bonnes actions que j'arrive à faire mais tout ça n'a plus aucun sens parce que tu n'es pas là pour voir tout ça.

Le monde est à chier sans toi. J'ai besoin de tes yeux et de ton sourire. J'ai besoin de plus que du silence, de tes pleurs et tes cris s'il le faut du moment que je peux t'entendre et te retrouver, Bucky, il faut que je te retrouve et que je te laisse plus jamais partir, que je te dise que je t'aime.

Reviens.

Reviens reviens reviens reviens

Steve se réveille et sa tête manque de tomber du support instable qu'avait formé son poing sous sa mâchoire. Black Widow/Nuggets/Oscar – Oscar, c'est sa contribution à lui à cette interminable liste de prénoms – pétrit ses genoux et la fourrure sur sa queue lui chatouille le visage. Il a les cils humides, ils collent entre eux, et sa vision est floue, mais il reconnaît quand même Darcy à côté de lui.

–Comment t'es rentrée chez moi ? Demande-t-il d'une voix rauque et fatiguée.

–C'est pas très prudent de pas fermer sa porte à clé. Surtout venant d'un flic.

Steve caresse le chat qui ronronne.

Darcy, elle s'inquiète pour tout le monde ici, parce qu'ils ne sont pas foutus de le faire pour eux-mêmes. Ils seraient tous prêts à se rendre tarés, ils mettraient leurs vies en danger pour ce qu'ils ont, pour ce qu'ils n'ont plus, pour ce qu'ils n'auront jamais. Ils n'ont probablement plus aucune idée de comment on vit normalement, et du courage pour tout faire sauf pour s'y remettre.

–A la base je venais te chercher. On part bientôt et on se demandait un peu ce que tu foutais. Y'a aussi Tony qui est pas encore prêt mais tu le connais, c'est une drama queen.

–Où ça ?

Darcy soupire.

–Natasha.

Steve regarde l'heure. Il est tard. C'est lui qui soupire.

–Merde. Laisse-moi... deux minutes. Je me change et j'arrive, ok ?

Darcy sort et Steve passe dans sa chambre le temps d'enfiler une tenue plus habillée et fait un détour par la salle de bain histoire de vérifier si il y a encore un semblant d'ordre sur son visage. Il a des cernes et sa peau est trop tirée, sa gueule fatiguée.

Il s'apprête à partir mais du coin de l'œil, il remarque son ordinateur encore ouvert qui le retient.

Voulez-vous sauvegarder votre document ?

Non.

Le trajet jusqu'au théâtre se fait dans un chaos apprivoisé ; Steve, encore dans le gaz, ne dit pas grand chose. Il entend, comme dans un rêve, les voix de tout le monde fuser de façon floue et disparate autour de lui. Le métro, gris et calme, est animé par leur petite bande un peu étrange.

Devant le théâtre s'étend une file de plusieurs mètres, remplie de robes sobres et de chemises. Certains regardent de travers Darcy, sa robe à fleurs colorée et ses Dr. Martens rouges, ou le perfecto de Wade par-dessus son t-shirt Ramones, mais aucun des deux ne semble en avoir quelque chose à faire ni même le remarquer. Darcy est de toute façon trop occupée à s'exalter, sur la pointe des pieds pour mieux voir devant elle.

–Regardez-moi ce monde. Natasha est une star. Une putain de star.

–Retire le « putain » et tu éviteras peut-être une crise de nerfs, Darcy, fait Clint.

Mais il sourit en disant ça. Et même s'il ne peut pas s'empêcher de balancer des remarques cyniques, c'est la première fois depuis longtemps qu'on le voit rester aussi calme à propos de Natasha.

–J'en reviens toujours pas qu'elle m'ait invitée, dit-il, entre l'étonnement et la béatitude.

–Je vois pas pourquoi elle l'aurait pas fait, dit Bruce. Tu t'en fais trop, mon pote. Je te l'avais dit que ça irait, tu vois.

La vérité, c'est que tout le monde sauf Clint sait qu'il est le seul à qui Natasha ait donné son billet à la dernière minute. Steve comprend pourquoi elle a longtemps hésité à l'inviter mais il comprend aussi ce qui l'a poussée à finalement se décider, et c'est tant mieux.

Dans sa poche, son portable sonne.

–Salut, fait la voix à l'autre bout du fil.

–Hey Maria.

–Écoute, je sais que tu travailles pas aujourd'hui, et ce serait quasiment insultant de te demander des heures supplémentaires au vu du travail acharné que tu fournis et surtout, surtout, d'à quel point tu te surmènes. Mais par un concours de circonstances assez merdique, je me retrouve toute seule avec Coulson à vider des squats à huit heures du soir. Fury m'a dit de t'appeler, au cas où, pour avoir du renfort. En ce qui me concerne je pense que t'as plus besoin de repos qu'autre chose et... ouais, oublie. C'était con de ma part, je suis désolée. Prends un bain, mange du chocolat, dors un peu. Prends soin de toi.

–Maria, en principe je serais venu t'aider sans hésiter. T'en fais pas pour moi, je veux dire. Je vais bien.

Il y a une pause.

–Mais... je suis pris quelque part, là.

–Pour une fois que tu sors. Profite, c'est bien.

–Fous-toi de ma gueule.

–Je plaisante pas. Passe une bonne soirée, surtout, ok ?

–Ça marche. Courage avec les squats.

Maria raccroche et Steve éteint son portable juste à temps ; on leur prend leurs tickets pour finalement les laisser rentrer. La salle est immense et Darcy est en extase. Parce qu'elle aime le grand spectacle, Darcy, mais qu'elle a un peu de mal à joindre les deux bouts. Darcy qui a dépensé toute sa fortune dans un café et qui se donne corps et âme pour une bande de fous qui sont rentrés dans sa vie. Steve se promet de lui offrir des places au théâtre plus souvent, sur des sièges en velours rouges et avec du doré au plafond.

–C'est immense.

–Tu veux voir quelque chose d'encore plus immense ? Fait Wade.

–Pas ici, trésor, rit Peter. Il ne s'agirait pas de choquer les esprits civilisés, il y a des types en costume trois pièces et des dames de plus de quarante ans, et je pense qu'aucune de ces personnes ne veut entendre parler de ta bite.

–C'est toi qui prononce le mot bite et c'est moi l'obsédé, soupire faussement Wade. T'as l'esprit mal tourné, chéri.

–Mais arrêtez, putain, fait Tony sans trop de conviction.

On voit à son sourire en coin qu'il est mort à l'intérieur.

Ils trouvent leurs places en faisant beaucoup trop de bruit ; Darcy trébuche parce qu'elle a le nez en l'air, à regarder les tentures, les balcons et les peintures au plafond, Thor pousse une dame sans le faire exprès, Loki grogne qu'il est maudit, Tony et Clint leur disent de se calmer, Bruce a fumé un peu d'herbe pour supporter la foule et Peter et Wade, ils sont morts de rire et personne à part eux ne comprend leurs blagues. Steve, lui, est étonnamment plutôt calme et détendu, et c'est probablement parce qu'il est toujours à moitié endormi, au final. Ils s'installent tous sur une même ligne, et c'est encore le bordel pendant dix minutes parce que Wade veut être à côté de Peter et que Clint le traite de gamin, ou de pervers, je sais pas trop lequel des deux est le pire en fait oublie, puis un couple de cinquantenaires se retourne pour leur dire de faire moins de bruit.

Et les lumières s'éteignent.

Natasha est au milieu de la scène. Et lorsqu'elle bouge, le monde s'arrête de tourner. Elle déploie ses bras, elle déploie ses ailes, et son costume pourrait tout aussi bien ne pas avoir de plumes ; on y aurait quand même vu un oiseau. Le cygne danse. Il séduit, et puis il fuit.


Quelque part, à Hell's Kitchen, Maria Hill et Phil Coulson jettent des camés en dehors d'un immeuble désaffecté.

L'endroit a une odeur dégueulasse de pisse, de shit, d'eau de javel et de vinaigre.

Police, veuillez circuler, nous sommes armés.

Certains détalent, certains résistent, et les autres sont trop défoncés pour bouger ou même comprendre ce qui leur arrive. Maria observe ce jeune junkie allongé sur un matelas éventré et taché d'un brun douteux, les yeux vidés par l'héroïne. Elle a son flingue en main, et elle déteste s'en servir, elle déteste son boulot. Elle voit Phil en train de menacer un gamin qui doit avoir moins de quinze ans mais dont la drogue a donné à son visage un teint grisâtre qui lui met trois décénies de plus. Maria déteste son boulot pour la vision du monde que ça lui donne, pour la personne que ça a fait d'elle, plus que pour les mauvaises odeurs et les hématomes dans les côtes.

–Il n'en reste plus par là, dit Phil. Je monte à l'étage. Tu peux regarder dans la cuisine.

Hell's Kitchen.

Elle traverse le salon, vide de monde mais rempli de seringues, de mégots et de la puanteur infecte de ces morts-vivants et de ce qui les maintenait dans leur état semi-conscient. Elle marche sur un t-shirt, ou peut-être n'est-ce qu'un morceau ; toujours est-il qu'il lui semble que le tissu est maculé de sang.


Le Cygne Noir arrive sur scène. Tout disparaît, autour de Natasha. Tout disparaît parce qu'elle tourne, pique, frappe avec la grâce et la précision d'un assassin, elle vise en plein cœur. Et là, seulement là, Steve voit la vraie Natasha, bien qu'au fond d'elle, elle ne soit pas si noire. Natasha a des sentiments plus grands que ce que lui sert de masque, plus nobles que les erreurs qu'elle s'attribue. Mais Natasha est une battante. Elle aura ce qu'elle veut, elle fera tout ce qu'elle peut. Elle aura ce qu'elle mérite, elle aura sa vie.

Elle a le cœur du blanc, et l'âme du noir.

Natasha danse. L'univers disparaît.


Il fait noir, dans la cuisine. Une fenêtre est ouverte sur des klaxons de voiture et des miaulements cassés. La lumière sale des réverbères du dehors laisse apercevoir le carrelage incrusté de crasse et une silhouette recroquevillée sous la fenêtre, les genoux contre le torse et le visage entre les bras. La peau nue de ses bras et de son dos est couverte de sueur, de poussière, de terre, de sang. Le corps tremble mais garde le silence. Aucune substance, aucune drogue ne traînent par terre, et pourtant le type est paralysé, probablement complètement défoncé.

–Police, dit-elle. Je dois vous ordonner d'évacuer les lieux.

L'homme sursaute lorsqu'il entend sa voix, mais il ne bouge pas. Il se renferme encore plus, resserrant ses jambes plus près de son corps.

–Écoute, gaillard, fait Maria. J'ai pas toute la soirée. Si tu sors tout de suite, t'éviteras un flingue pointé sur toi et une bonne montagne de complications.

Le type ne coopère toujours pas, mais Maria est trop fatiguée pour sortir son arme. La manière forte ne nécessite pas forcément qu'on le fasse, de toute façon, et elle n'a pas le cœur à menacer un pauvre type à peine conscient de sa pauvre existence avec une arme à feu. Elle l'attrape par l'un de ses bras, et le tire vers elle ; elle entend un cri étouffé et sent le corps trembler. Le garçon tente de toutes ses forces de résister mais des forces, il n'en a plus beaucoup. Elle a suffisamment de muscles et lui, il est affaibli.

Et puis, il finit par lever la tête.

Maria le lâche, arrête de respirer, cligne des yeux, laisse échapper un oh, putain. Son revolver tombe à terre dans un bruit sourd.


Les danseuses s'envolent. Le Cygne Blanc s'apprête à mourir. Mourir. Le Cygne Blanc meurt, et le Cygne Noir est vainqueur.

Les applaudissements s'élèvent dans la salle comme un tsunami. Darcy se lève précipitamment, suivie par tout le monde, et pour une fois dans cette soirée, aucun de leurs gestes ne semblent inapproprié parce que tout le monde est debout, le souffle coupé. Tout le monde est en admiration. Steve, lui, a déjà vu Natasha a nu. Il l'a déjà vue danser sans artifices ni mise en scène, et il n'arrive pas à décider laquelle des deux versions est la plus belle. A côté de lui, Clint a des larmes dans les yeux, ce que Steve évite gracieusement de faire remarquer ou même de fixer trop longtemps. Natasha a de la chance de l'avoir et elle le sait. C'est dommage qu'elle n'ait pas le coeur à arrêter d'essayer de s'empêcher de l'aimer.

Il faut trois quarts d'heure pour que Natasha sorte par l'entrée des artistes et Darcy lui saute dans les bras, parce qu'ils l'attendaient tous là, évidemment.

–Putain, tu m'as fait peur, dit Darcy. Tu m'as fait peur tellement t'étais belle. Et puis j'ai eu peur que tu te tues façon Black Swan, aussi, mais surtout parce que t'étais belle.

Natasha lui rend son étreinte avec un petit sourire. Lorsqu'elles se lâchent, tout le monde remarque que Natasha regarde Clint, et puis tout le monde fixe Clint qui regarde Natasha. Il n'y a aucun mot qui sort de sa bouche, ses yeux sont grand ouverts. Il n'a absolument rien dit depuis la fin du spectacle et est probablement toujours en train de chercher des mots qui se suivent en une phrase cohérente sans trop y arriver.

Et puis Natasha l'embrasse, et les applaudissements et les cris sont encore plus forts que ne l'étaient ceux des centaines de personnes qui se trouvaient dans la salle.


Steve rallume son portable dans le métro.

8 appels manqués de Maria Hill. 15 messages non lus.

Son cœur fait un bond.

« Rappelle-moi dès que tu vois ce message »

« Putain Steve réponds »

« Il faut absolument que tu viennes ici »

« Je te joins les coordonnées d'où je suis il faut que tu viennes fais le dès que tu peux »

« Réponds »

« Rappelle-moi »

Et Steve est terrifié. Il la rappelle. Personne ne s'en rend compte et c'est tant mieux, parce qu'ils sont tous heureux, et qu'il ne veut pas briser la fragilité de ces instants. Mais il a la panique à la gorge, plus puissante encore que la peur qu'il ressent à chaque minute de sa vie. Il n'est que partiellement soulagé lorsque maria lui répond, mais au moins, elle est dans la possibilité de parler, elle n'a pas disparu, elle est en vie.

–Putain Maria, qu'est-ce qui se passe? Tu vas bien?

Elle a le souffle court.

–Ça va. Toi, viens ici, tout de suite, j'ai... viens, juste viens.

Et Steve ne pose pas de questions. C'est comme ça.

–J'arrive.

Il prévient les autres qu'il s'en va, que c'est une urgence au boulot. C'est à peu près le cas, même s'il ne sait pas si c'est véritablement là que se trouve le problème, même s'il n'a aucune idée de ce qui est en train de se passer. Natasha râle un peu pour la forme, mais elle lui dépose un baiser sur la joue et un fais gaffe à toi avant qu'il descende au prochain arrêt. Il connaît les couloirs du métro par cœur et Hell's Kitchen est à l'autre bout de la ville. Le trajet, il lui semble interminable. Il aurait du insister, il aurait du demander à Maria ce qui se passait, pour avoir au moins une idée de la situation, pour faire en sorte que les palpitations se calment et que sa nausée s'atténue. Mais c'est comme ça, Steve est un bon soldat.

Il met un bon bout de temps à trouver l'endroit en sortant de la bouche de métro. Il fait noir, maintenant, et c'est un trou paumé ; il lui faut marcher un bon moment encore sous les lumières jaunes des néons avant d'apercevoir, finalement, une voiture de police. Lorsqu'il rentre dans le bâtiment, Steve se demande pourquoi est-ce que Maria l'a traîné là, parce qu'il n'y a personne ni même quoi que ce soit à part des ruines. Pourquoi lui, si Coulson est là? Il n'est même pas en colère, ni quoi que ce soit. Steve a juste peur et il ne sait pas pourquoi.

–Maria?

Sa voix ne fait pas écho aux murs. Ils l'absorbent et c'est à peine si Steve s'entend, dans son angoisse.

–Steve? Dans la cuisine.

La voix de Maria est pressée, presque affolée.

Hell's Kitchen.

Dans un coin, à gauche de la pièce, Maria est assise contre le mur. Elle surveille. Et dans le coin opposé, il y a ce garçon. Et il a le corps déchiqueté, la peau recouverte de saleté et de sang séché. Il tremble et respire bruyamment, il tient sa tête entre ses mains. Lorsque Steve se baisse devant lui, demande à Maria qui il est, alors seulement, il lève la tête.

Et le temps que Steve réalise, c'est comme s'il s'écoulait des millénaires dans sa tête.

Il a des cheveux sombres, longs, qui lui cachent le visage mais pas assez pour masquer ses yeux. Il voit ses yeux. Ses yeux.

Steve tremble aussi. Ses mains et tout son corps et son cœur.

–Bucky?