Hello!
Ca fait un moment que je n'ai rien posté. Je vous présente toutes mes excuses pour ça. Je suis victime d'une grosse panne, non d'inspiration, mais de volontée. -_-'
Depuis quelques temps je n'arrive plus à me mettre à mes chapitres, mais ne vous inquiètez pas, je n'abandonne aucune de mes fics, mais leur publication risque d'être un peu ralentie. Je pense que je vais essayer de commencer en terminant Après la pluie. Mais je ne sais pas encore. Je suis désolée pour la longue attente.
J'espère que ce chapitre pourra vous faire patienter un peu.
Bonne lecture.
Bises.
Chapitre 12:
SURPRISES.
Gin n'avait pas résisté à l'envie d'étrenner ses nouveaux carnets en se rendant directement dans les jardins. Assis dans l'herbe, sous un arbre, il jetait un regard à un bosquet non loin dont les couleurs éclatantes feraient un merveilleux dessin, surtout qu'il avait des craies de couleurs dans sa boite à présent. Adossé au tronc , il commença la première esquisse au moment où Byakuya passait sur le chemin de gravier en direction des portes de la propriété. Gin le regarda un instant avant de retourner à son dessin.
Il travailla une grande partie de l'après midi à dessiner sans prêter attention à ce qui se passait autour de lui. Les jardiniers passèrent plusieurs fois devant lui en se demandant ce qu'il pouvait bien faire. Yukiko lui apporta une veste pour qu'il n'attrape pas froid avant de le laisser à son oeuvre. Gin était si absorbé par ce qu'il faisait qu'il ne remarqua Rukia que quand son ombre s'étala sur son carnet. Il leva la tête et son regard croisa celui, suspicieux, de la jeune fille.
- Que faites-vous? Demanda-t-elle d'un ton qui n'avait rien de poli.
- Je dessine des plans pour que mes alliés arrancars puisent assassiner ton frère dans son sommeil, répondit-il avec un sourire mauvais.
La jeune fille lui lança un regard hargneux. Gin retourna son carnet pour qu'elle puisse voir son dessin.
- Qu'est-ce que tu crois que je fais, Rukia-chan. Je passe mon temps comme je peux.
Les yeux sombres de la petite shinigami s'agrandirent de stupéfaction. Gin replaça le carnet sur ses genoux.
- Ce n'est pas comme si j'avais quelque chose d'important à faire en ce moment, soupira Gin.
Il se remit à dessiner sans accorder plus d'attention à Rukia et la shinigami s'en alla d'un pas raide. Gin continua son dessin un long moment, jusqu'à ce qu'il voit Byakuya revenir suivit de plusieurs shinigami portant des boites. Il se demanda ce qui se passait avant de hausser les épaules et de retourner à sa tâche. Byakuya était certainement en train de renouveler sa garde robe. Après une dizaine de minutes de tranquillité, Yukiko vint l'interrompre à nouveau.
- Excusez moi, Ichimaru-san. Des paquets sont arrivés pour vous.
- Pour moi?
La jeune femme hocha a tête.
- Je les ai fait mettre dans votre chambre.
- D'accord!
Gin referma son carnet et rangea ses fusains avant de regagner sa chambre. Quand il rentra, il trouva le manoir en état de siège, tous les domestiques courant partout en s'interpellant. Gin se demanda ce qui se passait et observa leurs manège un instant avant de retourner vers le calme de sa chambre.
Il trouva effectivement une dizaine de boites posées sur le sol devant ses placards. Il posa ses carnets et sa boite sur sa table avant de s'agenouiller devant les boites. Il ne comprenait pas. Était-ce celles qu'il avait vu arriver avec Byakuya? Il en ouvrit une et reconnu immédiatement l'un de ses kimono favoris. Il fronça les sourcils et ouvrit les autres boites. Elles contenaient toutes les kimono et yukata manquant de sa collection. Il ne comprenait vraiment pas. Byakuya était-il retourné chez lui pour les ramener? Pourquoi?Il avait du mal à comprendre le comportement du noble.
Il n'eut pas vraiment le temps de se poser d'avantage de questions. Quelqu'un frappa à sa porte et entra sans attendre la réponse. Gin se releva d'un seul coup, comme si on l'avait piqué. C'était Byakuya. Le jeune homme était si surpris de le voir qu'il en oublia d'afficher son sourire moqueur.
- Byakuya?
- Je t'ai fait ramener quelques vêtements comme tu peux le voir, annonça le noble. Trouve un kimono dans ta collection qui soit acceptable, tu dînes avec nous ce soir.
Gin ouvrit la bouche mais fut incapable de prononcer le moindre mot pendant un instant. Il dînait avec eux? Mais pourquoi? Byakuya avait dit qu'il ne voulait pas le voir à sa table.
- J'accueille un nouvel invité, fit Byakuya devant le mutisme de Gin. Je compte sur toi pour ne pas me faire honte.
Gin était trop surpris pour se fâcher à cette remarque même si elle lui fit mal.
- Je ... Je ferai tout mon possible, assura-t-il.
Byakuya répondit d'un signe de tête avant de sortir, laissant Gin seul.
Gin ne comprenait pas ce qui se passait mais il était certain d'une chose. Ce soir, il montrerait à Byakuya qu'il pouvait être un invité tout à fait remarquable, contrairement à ce qu'il semblait penser. Il savait exactement quel kimono porter pour ce dîner et ça tombait bien, Byakuya venait de le lui rapporter. Il mit la boite de coté avant de ranger les autres avec celles qu'il avait déjà. Il sortit du placard des sous-vêtements propres puis il se rendit à la salle d'eau des domestiques, son carton sous le bras.
Il s'installa dans le coin douche où il fit sa toilette et lava ses cheveux. Il les essora soigneusement avant de les essuyer et de les enrouler dans une pièce de tissus. Lorsqu'il entra dans l'eau chaude de la baignoire il poussa un soupir de contentement. Il prit son temps à barboter et à se délasser en se demandant qui pouvait être le fameux invité de Byakuya. Ce devait certainement être un autre chef de clan venu pour parler de choses totalement ennuyeuses. Gin s'en fichait, ça lui permettait de sortir de sa routine et d'éviter une nouvelle soirée seul dans sa chambre.
Il sortit de la baignoire et s'essuya à l'aide d'un drap prévu à cet effet. Lorsque son corps fut sec, il dénoua ses cheveux et retira le tissus qui les couvrait encore avant de les laisser tomber sur ses épaules. Il passa ses sous-vêtements avant de sortir de sa boite le kimono qu'il avait choisit. Il s'agissait d'un vêtement de belle soie gris argenté et bleu clair ne portant aucune décoration. Il se portait avec un hakama de soie assorti. Gin s'habilla avec soin avant de se tourner vers le miroir de la salle de bain. Le kimono qui lui allait autrefois comme un gant était à présent trop grand pour lui. Pas de grand chose mais ça se voyait quand même. Gin avait repris un peu de poids au cours des dernières semaines, mais pas encore suffisamment. Il soupira en se disant que ça n'avait pas d'importance, personne ne ferait attention à lui de toutes façons.
Il prit une brosse dans ses affaires de toilette posées sur le rayon de l'étagère qui lui était réservé et entreprit de brosser ses cheveux qui tombaient en vague soyeuses sur ses épaules. Il délaissa le cordon de cuir qu'il utilisait habituellement pour attacher ses cheveux sur sa nuque et le remplaça par un ruban bleu clair que Yukiko lui avait ramené, à sa demande, de ses excursions en ville.
Satisfait, il quitta la salle de bain et revint à sa chambre pour y ranger le kimono qu'il venait de retirer avant de se lancer à la recherche de Yukiko. Elle saurait certainement lui dire qui était leur invité et ce qu'il fallait éviter de faire ou de dire en sa présence. Le branle-bas des domestiques semblait s'être clamé signe que tout était prêt pour accueillir le nouvel invité de Byakuya. Gin ne trouvait rien de particulièrement changé autour de lui. Visiblement on avait pas vraiment fait de frais pour cette soirée. Il haussa un sourcil argenté avant de reprendre sa recherche.
Il se dirigeait vers la cuisine pour y trouver Yukiko lorsqu'une porte s'ouvrit juste devant lui. Il faillit entrer en collision avec la personne qui sortait de la salle adjacente. Lorsque son regard tomba sur la tignasse rousse du nouvel arrivant, les yeux de Gin s'écarquillèrent de stupéfaction et il resta figé. L'autre sembla aussi stupéfait que lui. L'espace d'un instant aucun d'eux ne bougea.
- Kurosaki? Fit Gin, les yeux grands ouverts.
L'adolescent réagit en empoignant le zanpakutô qu'il portait dans le dos.
- Ichimaru, grogna-t-il. Que fais-tu ici.
Gin recula devant sa véhémence et son dos heurta le mur derrière lui. Il leva les main en signe d'apaisement.
- Je ... Je ne suis pas un danger pour toi, Kurosaki.
L'adolescent le regarda un instant avec méfiance puis sembla se rendre compte que Gin n'était pas en état de faire quoi que ce soit contre lui. Il remit son zanpakutô dans son dos.
- Qu'est-ce que tu fous là? Demanda-t-il d'une voix légèrement menaçante.
- Je ... Je suis pensionnaire, en quelque sorte, soupira Gin avec lassitude.
- La dernière fois que je t'ai vu, des membres des forces spéciales t'emmenaient en prison, fit remarquer le roux. Le verdict était plus lourd qu'un an il me semble.
Gin baissa la tête.
- Oui, approuva-t-il. Mais Unohana et Ukitake ont décidé qu'il fallait me faire sortir.
- Pourquoi?
- J'étais en train de mourir. La prison me tuait lentement. Ils ont réussit à négocier avec le Central 46 qui m'a accordé une sorte de grâce. Mais avant d'avoir à nouveau leur confiance, je dois prouver que j'en suis digne. Je fais ma réhabilitation ici.
Le rouquin le regarda avec insistance. Il était stupéfait par la métamorphose de Gin. Il n'avait plus rien à voir avec le type inquiétant qu'il avait rencontré lors de son arrivée au Soul Society. Ce qu'on disait était vrai, alors. Il avait agit contre son grès, il avait été l'esclave et le sex-toy d'Aizen Le rouquin frissonna.
- T'as pas l'air en forme, fit-il remarquer.
- Et encore, tu ne m'as pas vu quand je suis arrivé.
Gin tenta un sourire mais seul une grimace apparut sur son visage. Ichigo décida de ne pas pousser plus loin la conversation. Rukia lui dirait ce qu'il voulait savoir plus tard. Il se détourna et se dirigea vers la salle à manger, Gin sur ses talons. Quand ils entrèrent, un servante les installa à la table en leur disant que Byakuya n'allait pas tarder à arriver.
- Alors, ce n'est pas trop difficile de vivre sous le même toi que Byakuya? Demanda soudain Ichigo.
Gin lui lança un regard avant de soupirer:
- Tu n'as pas idée.
- Ouais, c'est ce que je pensais, ricana le rouquin. Parfois je plains Rukia. Ce ne doit pas être amusant de vivre en permanence sous le même toit que monsieur j'ai-un-balais-dans-le-cul-et-j'en-suis-fier.
Sa bêtise le fit rire et un petit sourire apparut sur le visage de Gin. Cependant le rire de Ichigo s'étrangla dans sa gorge lorsqu'une voix glaciale se fit entendre.
- Garde tes remarques idiotes pour toi Kurosaki.
Byakuya entra, fier et droit dans son uniforme de shinigami. Rukia le suivait en lançant un regard furieux vers Ichigo qui semblait sur le point de s'enfiler sous la table pour disparaître. Byakuya s'assit à sa place habituelle en tête de table, près de Gin. Rukia, quand à elle s'assit, ou plutôt se laissa tomber à la gauche de Ichigo qui était assis en face de Gin. Elle lança un regard hargneux vers l'ancien traître mais il fit comme s'il n'avait rien vu.
Le repas fut rapidement servit et Gin ne tarda pas à se rendre compte que les cuisinières s'étaient surpassées et que ce repas était un délice. Il mangea tranquillement en faisant attention à tout ce qu'il faisait, décidé à être un convive exemplaire. Près de lui, Byakuya mangeait avec des gestes d'une telle élégance que ça en devenait un spectacle envoûtant. Ichigo et Rukia discutaient entre eux du monde des humains et des amis du rouquins qui avaient survécu à la guerre. Byakuya ne prenait pas la peine de se mêler de leur conversation, comme si il s'agissait d'une sujet trivial qui ne méritait pas son attention. Gin écoutait ce qui se disait entre le rouquin et sa copine mais ne disait rien. Il resta silencieux durant tout le repas. Il n'aurait pas dit non à une conversation avec Byakuya mais le noble ne lui accordait pas plus d'attention qu'aux deux autres. Gin en était un peu peiné d'ailleurs, mais il essayait de n'en rien montrer.
A la fin du repas, Byakuya, Rukia et Ichigo se dirigèrent vers le bureau de Byakuya. Non convié, Gin regagna sa chambre, seul. Une fois chez lui, il se déshabilla et rangea soigneusement son kimono. Il passa son yukata de nuit avant de s'asseoir à sa petite table. Il ouvrit le livre qu'il lisait, et qui ne concernait pas les bonsaï celui-là. Une heure s'écoula en silence. Fatigué, Gin referma le livre et commença à préparer son futon pour la nuit. Il allait se coucher lorsque la porte de sa chambre s'ouvrit sur Byakuya.
- Ichimaru, commença-t-il. Comme tu l'as remarqué, Kurosaki va résider quelques temps parmi nous. Il est considéré comme un shinigami à part entière par le Central 46, ce qui implique que si tu provoques un quelconque incident avec lui, tu seras renvoyé en prison. Évite le autant que possible. Il n'est pas méchant de nature mais il fonce toujours sans réfléchir. Je ne veux pas avoir d'ennuis avec vous deux.
- Oui, je ferai attention.
Byakuya hocha la tête.
- Je suis content de voir que tu peux être un invité normal, quand tu fais attention. A partir de ce sir et jusqu'à ce que Kurosaki nous quitte, tu dîneras avec nous tous les soirs.
- D'accords... Mais après son départ.
Byakuya le fixa un instant d'un regard inquisiteur.
- Après son départ, je verrai si ton comportement m'a satisfait où non.
A ce moment le noble plongea la main dans sa veste de kimono et en tira un paquet de papiers liés par une cordelette.
- Tiens, c'est à toi.
Gin prit le paquet et Byakuya se retira et ferma la porte derrière lui. Gin s'installa sur son futon et dénoua la ficelle pour voir ce dont il s'agissait. Il découvrit des lettres et des mots échangés avec Rangiku au cours de leurs carrière qu'il avait soigneusement gardé. Il en relut plusieurs avec un sourire aux lèvres, jusqu'au moment où il trouva sous le tas de lettres, son petit carnet de croquis qu'il traînait toujours avec lui quand il était capitaine et qu'il n'avait pas eu le coeur d'emporter au Hueco Mundo. Il rougit instantanément en pensant que Byakuya l'avait certainement feuilleté. Qu'avait-il pensé en découvrant son portrait au milieux des nus représentant Rangiku? Il n'avait fait aucune remarque à ce sujet.
--
Gin avait repris sa lace sous le même arbre pour reprendre son dessin là où il s'était arrêter la veille. Rukia et Ichigo étaient en ville et Byakuya était très occupé avec une importante livraison qui était arrivée tôt dans la matinée. Visiblement elle n'était pas prévue et avait beaucoup fait parler les domestiques. Tout le monde se demandait de quoi il pouvait s'agir. Gin ne s'y était pas intéressé et avait laissé les domestiques bavarder entre eux. Il se remis à son dessins un sourire aux lèvres.
Il s'écoula un peu plus d'une heure avant Gin ne soit interrompu par une ombre qui s'étala sur son carnet à dessin. Agacé, il poussa u soupir et leva la tête vers son visiteur en se demandant s'il pourrait finir ce dessin un jour. Son coeur se mit à cogner dans sa poitrine lorsque son regard croisa celui de Byakuya. Qu'avait-il fait encore?
- Suis moi, ordonna le maître des lieux.
Préférant ne pas poser de questions, Gin referma son carnet et rangea ses fusains avant de se relever. Le noble se dirigea vers la maison. Gin l'y suivit. A l'intérieur du bâtiment, ils se dirigèrent vers une pièce vide proche de la salle principale.
- J'ai quelque chose pour toi, annonça Byakuya. Quelque chose qui a dû te manquer à en croire Kira Izuru.
Gin sursauta au nom de son ancien vice-capitaine. Il ne les avait pas revu Rangiku et lui depuis son procès. Il avait refusé qu'ils viennent le voir en prison. Il ne voulait pas qu'ils voient sa lente déchéance. Il ne voulait pas souffrir en les voyant devant lui.
- J'espère que tu nous en feras profiter, acheva Byakuya en ouvrant la porte coulissante.
Gin poussa une exclamation de surprise.
- Mon piano!
Il se précipita vers l'instrument et le caressa longuement de ses mains fines et tremblantes. Il s'assit sur le tabouret et ouvrit le couvercle. Ses doigts se baladèrent sur le clavier et quelques notes s'élevèrent. Il avait même était accordé.
- Merci Byakuya!
Le noble eut du mal à retenir un sourire en voyant l'air de bonheur qui éclairait le visage de Gin. Byakuya préférait nettement le voir comme ça que déprimé ou grimaçant. Un étrange sentiment de satisfaction s'empara de lui lorsqu'il vit le sourire béat sur le visage de Gin alors que les premières notes d'une mélodie raisonnaient dans la pièce.
