Chapitre 17:

PRISE DE CONSCIENCE.

Gin fut le premier à réagir. Il secoua la tête comme quelqu'un sortant d'un rêve puis remarqua le départ de Byakuya et de Orihime. Un instant, il regarda autour de lui, au cas où ils se seraient reculés dans un coin puis reporta son attention sur Rukia qui lui lançait à présent un regard étrange, entre dégoût et remords. Gin se demanda un instant ce qu'il pouvait faire ou dire pour mettre fin à cette situation étrange. Finalement, avisant une chaise, il la désigna d'un geste de la main.

- Assieds-toi, Rukia-chan.
Mais la jeune fille resta debout, plantée au pied de son lit, sans bouger. Gin songea que les trois prochains mois risquaient d'être longs et fastidieux. Il n'avait pas besoin d'avoir quelqu'un à son service, surtout si ce quelqu'un était Rukia. Il savait parfaitement qu'elle le détestait et voulait se débarrasser de lui à tout prix. Son petit complot suffisait à le prouver.

La jeune fille le regarda pendant un long moment sans bouger, se demandant ce qu'elle faisait là et pourquoi il ne profitait pas de la situation pour l'enfoncer d'avantage. Au lieu de ça, il restait muet et la regardait comme s'il était gêné de la voir. Elle ne comprenait pas. Il aurait dû être en colère contre elle, comme son frère. Pourquoi ne l'était-il pas? C'était invraisemblable. Décidément, elle ne le comprendrait jamais. Ce type était un mystère pour elle.

Elle serra les lèvres en un rictus dégoûté quand elle se souvint que son frère lui avait ordonné de présenter ses excuses à Gin. Elle savait qu'elle lui devait au moins ça, mais cette idée lui était insupportable. Cependant, elle préférait ne pas imaginer la réaction de Byakuya si elle ne le faisait pas. Les poings serrés, Rukia s'inclina de mauvaise grâce devant lui.

- Je vous présente toutes mes excuses pour ce que j'ai fait, Ichimaru-san, récita-t-elle. Je ne voulais pas vous faire de mal.
Il ne répondit pas tout de suite. Rukia l'imagina en train de la regarder, son horrible sourire aux lèvres, mais quand elle se redressa, elle fut surprise de constater que, si effectivement il la regardait, il ne souriait pas du tout. Au contraire, son visage portait une expression sérieuse et triste qui était réellement sincère. Rukia déglutit difficilement. Un sourire triste se dessina sur les lèvres de Gin.

- Je t'en veux pas, Rukia-chan, annonça-t-il alors d'une voix douce.
Elle le regarda avec des yeux ronds.

- Je sais que tu me détestes mais quelque part c'est de ma faute. J'ai jamais rien fait pour me faire apprécier. Au contraire, je crois que j'ai tout fait pour me faire détester d'avantage, mais tu comprends j'en avais besoin.

- Besoin! S'écria la jeune fille indignée.

- Oui. T'avais si peur de moi, je trouvais ça génial. C'était comme une libération pour moi.
Rukia lui lança un regard hargneux et serra les poings si fort que ses articulations en devinrent blanches. Comment pouvait-il oser dire ça?

- Je sais que ça te choc et je te présente mes excuses pour ça. Tu vois, j'avais tellement peur d'Aizen et de ce qu'il pouvait me faire que voir que quelqu'un pouvait avoir peur de moi comme moi j'avais peur de lui, ça me faisait du bien. Je sais que c'est tordu mais c'est la vérité. Aizen me torturait physiquement et moi j'essayais d'oublier cette douleur en te torturant mentalement. Tu peux dire que je suis un fou et un salaud, tout ce que tu veux, c'est certainement vrai.
Rukia le regardait bouche bée, incapable de prononcer le moindre mot.

- J'étais complètement prisonnier de ce cercle vicieux et je t'ai entraîner dans cette souffrance alors que t'avais rien fait. Je sais que c'est impardonnable.
La jeune fille se sentit soudain mal à l'aise d'entendre ça.

- Prisonnier? Vous n'avez jamais essayé de résister?

- Oh, si! Mais c'est impossible de résister à Aizen. Tout ce qu'il voulait il l'obtenait, par la ruse ou par la force.
Rukia frissonna d'horreur.

- Au Hueco Mundo, comme j'étais prisonnier de Las Noches et que je risquais plus de lui échapper et de me plaindre à qui que ce soit, sa domination s'est affaiblie, suffisamment pour me permettre de reprendre mes esprits et de retrouver ma volonté. J'ai essayé de lui résister quand il est venu pour moi, la première fois ...
La voix de Gin s'étrangla et une larme perla au coin de son oeil gauche. Rukia ne savait plus où se mettre.

- Il m'a battu comme un chien, ce soir là. Il m'a cassé plusieurs cotes et le bras et m'a aussi disloqué la hanche. Et pendant que me noyais dans mon propre sang, il m'a violé, jusqu'à ce que je m'évanouisse. Je me suis réveillé que plusieurs heures plus tard, alors que Orihime-chan achevait de soigner mes blessures.
Il laissa passer un instant et jeta un coup d'oeil à Rukia qui regardait le sol, tête basse.

- Quand j'ai compris quels étaient les pouvoirs de Orihime, j'ai eu vraiment peur, continuait Gin. J'ai réalisé que Aizen pouvait me faire ce qu'il voulait, n'importe quoi, me battre à mort, me transpercer de son sabre, me couper un bras où une jambe et ensuite simplement claquer des doigts pour que Orihime me soigne et qu'il puisse recommencer à me torturer. J'ai eu tellement peur. J'ai chercher à m'échapper de cet enfer, de la seule façon qu'il me restait.
Il souleva l'une des manches de son kimono et dévoila l'intérieur de son poignet barré d'une cicatrice rougeâtre.

- J'ai essayé de mettre fin à ma vie... Mais comme tu le vois, j'ai raté ma chance.
Il soupira, baisa à nouveau la manche de son kimono sur ses mains et regarda Rukia.

- Je l'ignorais, murmura-t-elle secouée.

- Tout le monde l'ignore. Je l'ai jamais dis à personne, même pas à Unohana.
Rukia leva les yeux.

- Pourquoi me le dire à moi?

- Je voulais que tu comprennes pourquoi j'ai été aussi cruel avec toi. Pardonne moi.
Rukia hocha la tête sans le quitter des yeux. Un petit sourire timide naquit sur ses lèvres.

--

Byakuya sentait son coeur battre à tout rompre dans sa poitrine. Près de lui, Orihime serrait les mains contre sa poitrine, une expression d'horreur sur le visage. Tous les deux écoutaient ce qui se passait dans la chambre prêts à intervenir au moindre problème. Toutefois, ils ne s'attendaient pas à la confession de Gin et l'horreur de ces mots prononcés d'une voix douce, les cloua sur place. Ils furent incapable de faire quoique ce soit pour s'empêcher d'écouter ni pour entrer dans la chambre et prouver leur soutient à Gin.

Il y eut un long silence à la fois dans la chambre et dans le couloir. Byakuya avait l'impression d'assister à un cauchemar éveillé. Quand il avait appris que Gin était victime des délires pervers d'Aizen, il n'y avait d'abord pas cru. Comment croire qu'un chose pareille pouvait se produire sous le nez du Gotei sans que personne ne s'en rende compte. Il avait cependant été obligé de réviser son opinion quand les preuves furent apportées par Urahara. Mais jamais il n'avait songé à pareil horreur. Jamais il n'aurait pu imaginer que Gin avait été torturé à ce point. C'était ... inqualifiable. Il ne connaissait pas de mots suffisamment forts pour décrire le déluge de sentiments qui fit rage en lui lorsqu'il comprit toute l'horreur des tortures subies par Gin.

Si Aizen n'était pas déjà mort, Byakuya se serait fait une joie de le tuer de ses propres mains.

- Capitaine Kuchiki?
La voix inquiète de Orihime le tira de sa léthargie. Il ouvrit les yeux et vit qu'elle le regardait avec inquiétude et compassion.

- Vous allez bien, capitaine? Vous tremblez!
Byakuya remarqua seulement à ce moment que, effectivement, ses mains tremblaient, et que tout son corps était parcouru d'un frisson d'horreur qu'il ne parvint pas à maîtriser. Il serra les poings et les laissa tomber le long de ses flancs.

Il fit quelques pas dans le couloirs et Orihime le suivit en silence. Il ne semblait pas vouloir parler et Orihime comprenait ça. Elle aussi avait été choquée par ce qu'elle venait d'apprendre. Gin avait connu des heures vraiment horribles à cause d'elle et de ses capacités. Mais il ne lui en avait pas voulu. Au contraire, il avait sympathisé avec elle et l'avait aidé à mieux supporter son séjour à Las Noches. Et dire qu'elle avait eu peur de lui.

Ce n'est que lorsqu'ils furent revenus au rez-de-chaussée que Byakuya se décida enfin à desserrer les dents.

- Tu étais au courant de tout ça, Inoue-chan?

- Non, capitaine, je n'en savais rien. Enfin, je veux dire, que je ne savais pas que Gin-kun avait tellement peur à cause de moi. Au début Aizen me racontait que Gin était blessé dans des combats avec des arrancar où des shinigami mais je me suis rapidement rendu compte que c'était faux. Ce n'étaient pas des blessures comme celles que l'on a dans un combat. J'ai peut-être l'air d'une cruche mais je ne le suis pas.
Byakuya aurait presque sourit à cette affirmation si la situation avait été toute autre.

- J'ai compris que Aizen battait Gin, même si j'ignorais pourquoi. Mais je n'ai jamais imaginé qu'une telle chose puisse avoir lieu. J'étais écoeurée quand j'ai entendu le témoignage de Gin-kun lors de son procès.
Elle leva les yeux vers Byakuya mais il se contenta de hocher la tête l'air absent et Orihime se demanda s'il avait écouté ce qu'elle avait dit.

Ils sortaient à peine du bâtiment quand ils tombèrent nez à nez avec Unohana qui regagnait sa caserne. Elle adressa un sourire chaleureux à Byakuya et à Orihime avant de s'arrêter devant eux. Elle remarqua tout de suite l'expression soucieuse sur le visage de Byakuya.

- Que vous arrive-t-il, capitaine Kuchiki?
Le noble ne répondit pas et Orihime s'en chargea pour lui:

- On a entendu Gin-kun raconter à Kuchiki-san ce que Aizen lui faisait subir quand il était au Hueco Mundo.
Le sourire de Unohana s'effaça à son tour.

- Je vois, fit-elle. Il y a encore tant de choses qu'il garde encore pour lui. Il faudrait qu'il trouve quelqu'un avec qui il pourrait en parler en toute confiance, mais quand j'évoque ce sujet, il refuse d'écouter. Il ne nous fait pas encore assez confiance pour ça.
Byakuya hocha la tête.

- En parlant de Gin, reprit Unohana. Je suis satisfaite avec l'évaluation de son moral. Il ne semble pas déprimé, n'a pas d'idée suicidaire et mange correctement. Je vais pouvoir le laisser sortir sans craindre qu'il ne se fasse du mal.
Byakuya se contenta de hocher la tête en silence, toutefois, la femme capitaine ne rata pas l'éclat de satisfaction et de joie qui passa dans les yeux du noble.

- Capitaine Unohana, commença-t-il d'une voix lente, comme s'il réfléchissait à ce qu'il disait. Pensez vous que ce soit une bonne idée d'éloigner Gin du Seireitei pour quelque temps?
Unohana le regarda avec surprise.

- J'ai pensé que ça pouvait lui faire du bien de s'éloigner de tous ces shinigami qui ne lui veulent pas que du bien, essaya-t-il de se justifier. Sans compter que nous somme déjà presque en hiver. Les beaux jours sont comptés, il fait froid au manoir, l'hiver.
Unohana hocha lentement la tête.

- Ça ne pourra pas lui faire de mal, ça lui changera certainement les idées. Mais il vous faut l'accord du Central 46 et du commandant Ukitake pour pouvoir faire sortir Ichimaru du Seireitei.
Byakuya hocha la tête.

- J'y vais de ce pas.
Il se tourna vers Orihime:

- Quand tu rentreras au manoir dit à Yukiko que je serai absent toute la journée.

- Oui, capitaine.
Avec ça, Byakuya s'en fut dans la direction de la treizième caserne, en utilisant le shunpô.

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Gin fut autorisé à quitter l'hôpital dès le lendemain. Rukia et Ichigo vinrent le chercher pour l'escorter jusqu'au manoir. Le jeune homme était en pleine forme et ne gardait aucune séquelles de son accident, grâce aux capacités de Orihime. Comme Unohana l'avait déjà remarqué son moral était excellent. L'innocence de Byakuya dans cette affaire lui avait fait du bien et l'avait tiré de ses idées noires. D'autant plus que Byakuya l'avait défendu face au Central 46. Ça avait été la meilleure nouvelle qu'il ait entendu depuis longtemps. Ça signifiait qu'il comptait pour Byakuya, même un petit peu, n'est-ce pas?

Arrivée au manoir, Gin eu la surprise de le trouver sans dessus dessous. Enfin tout du moins très agité. Les domestiques s'agitaient en tous sens dans les chambres et quand Gin gagna la sienne, il eut la surprise d'y trouver Yukiko occupée à ranger ses kimono dans des malles. Il se demanda ce qui se passait et soudain l'idée qu'on l'envoyait ailleurs, sous la garde d'un autre capitaine l'accabla.

- Que se passe-t-il, Matsuda-san?
Yukiko se redressa et lui adressa un sourire.

- Byakuya-kun a réussit à arracher au Central 46 l'autorisation de vous faire sortir du Seireitei. Nous partons en vacance.
Gin la regarda bouche bée.

- En vacances? Où?

- Le clan possède une petite maison dans le premier district de Rukongai, près d'un endroit appelé Nitta.

- J'en ai déjà entendu parler, fit Gin, pensif. Il y a des sources chaudes là bas, non?
Yukiko lui adressa un nouveau sourire.

- Oui, et la propriété des Kuchiki dispose de ses propres sources chaudes. Vous verrez c'est un endroit très agréable.
Gin la regarda achever de faire les malle, ne laissant à sa disposition qu'un yukata pour la nuit.

- Nous partons demain à l'aube.

- Qui, "nous"?

- Et bien, vous, Rukia, Kurosaki-kun, Inoue-chan et moi.
Gin sentit son coeur manquer un battement.

- Et Byakuya?
Il ne voulait pas s'en aller loin du Seireitei si le noble ne les accompagnait pas.

- Byakuya-kun devrait nous accompagner s'il obtient du commandant Ukitake quelques jours de repos. Entre nous, il les mérite bien. Il n'a pas pris un seul jour de repos depuis des années ... Depuis la mort de Dame Hisana, en fait.
Gin hocha la tête en sentant dans sa poitrine la petite pointe de glace qui lui piquait le coeur à chaque fois que quelqu'un parlait de la défunte épouse de Byakuya devant lui. Toutefois, il parvint à faire bonne figure et Yukiko ne remarqua rien.

- De toute façon on en saura plus quand Byakuya-kun rentrera ce soir, acheva Yukiko.
Gin hocha la tête avant de prendre ses carnets sur son bureau et de sortir pour la laisser finir tranquillement.

Gin commença par se rendre dans le jardin pour s'installer à son endroit favori, près de l'étang. Les arbres n'avaient pratiquement plus de feuilles à présent et les belles couleurs commençaient à disparaître. Gin eut du mal à croire que huit jours d'hospitalisation avaient suffit pour que les jardins prennent leur couleurs ternes d'hiver. Il soupira, un peu déçu, et ouvrit son carnet de dessins. Il eut la surprise d'y trouver les esquisses préparatoires pour le bureau de Byakuya. Un sourire passa sur ses lèvres lorsqu'il les regarda. Il ne savait toujours pas ce que Byakuya en pensait.

Il n'eut pas le temps de faire quoique ce soit avant que Rukia ne débarque, en civil comme chaque jour depuis sa mise à pied. Elle se planta devant lui et lui lança un regard méfiant.

- Je suis à votre service, qu'est-ce que je fais pendant que vous gribouillez toute la journée?

- Sais pas ... ce que tu veux. T'es pas obligé de rester avec moi si tu le veux pas.
Elle le regarda un instant avant de s'asseoir sur l'herbe près de lui. Il commença à tracer des traits sur une feuille blanche.

- Pourquoi vous passez votre temps à dessiner?

- Parce que j'ai rien d'autre à faire?
Il lui lança un regard et comprit que ce n'était pas suffisant pour elle.

- Tu sais comment c'est au Rukongai, pour les enfants qui ont, comme nous, assez de réiatsu pour devenir shinigami.

- La faim! Soupira-t-elle.
Gin hocha la tête.

- Oui, la faim. J'ai connu ça, moi aussi.
Du bout des doigts, il estompa un trait de fusain pour en faire une ligne flou se reflétant dans l'étang.

- Pour ceux qui ont faim, et qui ont pas la chance d'avoir une famille aimante pour les protéger et s'occuper d'eux, deux choix s'imposent: la débrouille ou le vol ... Et moi, je suis pas un voleur. Et contrairement à ce qu'à prétendu une certaine binoclarde à mon procès, j'ai jamais vendu Rangiku au plus offrant. Quelle horreur! Pour pouvoir vivre et manger au Rukongai, je faisais ce que je savais faire de mieux: je dessinais. C'est pas la seule chose que je sais faire mais c'est la plus pratique et la plus simple.
Rukia serra ses genoux contre sa poitrine avec ses bras. Elle savait de quoi il parlait et malheureusement, Renji et elle n'avaient pas eu d'autres solutions que de voler leur subsistance aux commerçants de Rukongai. Elle n'en était pas fière, bien entendu.

- Je vois, dit-elle simplement.
Gin retourna à son nouveau dessin. Il se passa quelques minutes puis Rukia demanda:

- Pourquoi personne n'est au courant de ça? Le dessin, le piano, tout ce que vous faites.

- Aizen avait pas besoin d'un artiste, il avait besoin d'une marionnette.
Rukia hocha la tête. Elle se demandait combien de secrets cet homme pouvait encore cacher. Elle ne s'en rendait pas compte, mais elle se trouvait prise au piège. Elle ne pourrait pas résister longtemps à l'envie de découvrir les secrets encore cachés de Gin Ichimaru. Ça tombait bien, elle avait trois mois pour ça.

Byakuya revint plus tôt que d'habitude, surprenant toute la maisonnée. Tandis que les domestiques se bousculaient pour prendre leur place devant lui, Yukiko s'avança pour le débarrasser de son haori. Gin regarda la scène de loin, croquant une pomme qu'il venait de chiper à la cuisine.

- Il y avait longtemps que tu n'étais pas rentré aussi tôt, remarqua Yukiko.

- Tout est prêt? Demanda-t-il simplement.

- Oui tout, fit Yukiko. On peut partir demain matin comme tu le voulais.
Byakuya s'éloigna sans dire un mot.

- Où vas-tu? S'inquiéta Yukiko.

- Préparer mes malles, Ukitake a accepté de me laisser partir quelque temps.
Gin sentit une chaleur agréable monter dans sa poitrine. Il allait partir en vacance avec Byakuya. Il n'aurait jamais osé penser une chose pareille il y a encore quelques heures. Euphorique, il regagna sa chambre en chantonnant, à la surprise de Rukia qui le suivait en silence.