Surprise! XD

Bonjour à tous.
Non, vous ne rêvez pas, ceci est vraiment un nouveau chapitre de Après la pluie. ^^
Je tiens à vous présenter mes excuses pour ce long silence dû à un emploie du temps vraiment chargé. Mes examens étant presque terminés, je ne vais pas tarder à avoir plus de temps à consacrer à mes fics, mais je risque de mettre un peu de temps à retrouver mes habitudes et à me remettre dans l'ambiance de mes histoires.
En tous cas, je vous assure que je n'ai pas du tout l'intention d'abandonner mes fics, même si je mets du temps à les publier.
Merci pour vos commentaires et vos encouragement, ça m'ennuyait vraiment de n'avoir pas le temps de vous répondre. En tout cas me revoilà, avec une bonne surprise pour vous je pense. ^^

Bisous à toutes et à tous et bonne lecture.

Chapitre 23:

NOUVELLE CHANCE.

La réponse du Conseil de 46 se faisait attendre, comme si les vieux croûtons étaient décidés à ennuyer Gin le plus longtemps possible. Ukitake restait confiant cependant. Quatre jours s'étaient écoulés depuis que Gin avait passé l'examen et il n'avait toujours aucune nouvelle. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, il refusait de se laisser abattre. Byakuya lui avait accordé un repos de quelques jours avant de reprendre son entraînement, s'il en avait encore besoin. Il avait même reçu la visite de Rangiku et de Kira, venus le féliciter pour sa prestation et râler contre le Central 46. Ils n'avaient pas avalé de n'avoir pas eu le droit d'assister à l'examen pratique alors que des shinigami ouvertement hostiles à Gin, comme Hinamori et Hitsugaya, y avaient été convié. Sans parler du retard dans leur réponse. Rangiku passa près d'une heure à pester contre les 46 tandis que Kira et Gin prenaient le thé sans vraiment faire attention à elle.

Le cinquième jour, en se levant, Gin décida que si rien n'arrivait aujourd'hui, il retournerait s'entraîner dans la grotte avec Ichigo dès le lendemain. Byakuya approuva sa décision d'un hochement de tête au cours du petit déjeuner. A midi, rien n'était encore arrivé et Gin commençait à trouver le temps long. Il leur fallait vraiment cinq jours pour se rendre compte de ses résultats? Pas étonnant que les réformes de Ukitake n'avancent qu'à reculons!

Agacé, il décida de faire quelque chose qui l'occuperait toute l'après midi: refaire les dessins préparatoires pour le bureau de Byakuya. Après avoir vu Nitta et ses jolis paysages de montagne, il avait des idées plein la tête. L'une d'elle plairait bien à Byakuya. Cependant, il neigeait tellement dehors qu'il fut obligé de s'installer dans la salle à manger, sa chambre étant trop sombre pour sa tâche. Il plaça sa boite de fusains devant lui et se mit au travail en observant de temps à autres les esquisses qu'il avait fait quand il était à Nitta. A sa grande surprise, Rukia se joignit à lui peu de temps après son installation. Elle s'assit en face de lui sans un mot et se mit à dessiner avec ses feutres ramenés du monde des humains. Gin l'observa un instant avant de reprendre sa tâche. Environ une heure plus tard la porte s'ouvrit à nouveau.

- Je peux me joindre à vous? Demanda Yukiko en passant la tête par l'entrebâillement.

- Bien sûr.
Rukia hocha simplement la tête très concentrée sur ce qu'elle faisait. Yukiko entra et s'installa près de Gin, posant sur la table un boite à couture dont elle tira le obi qu'elle brodait depuis des semaines. Elle se mit à l'oeuvre. Un quart d'heure plus tard, la porte s'ouvrit à nouveau.

- Ah vous êtes là! Bon sang ça fait vingt minutes que je vous cherche partout.
Ichigo entra dans la pièce et les regarda un instant.

- Vous faites quoi?

- Je passe le temps comme je peux, fit Gin avec un sourire morne.

- Je lui teins compagnie, firent Rukia et Yukiko d'une même voix.
Ichigo s'assit à coté de Rukia:

- Toujours rien?

- Rien du tout, soupira Gin.
Il se passa un instant de silence puis le rouquin se fit entendre à nouveau:

- C'est quoi ce truc hideux?
Rukia passa au rouge écarlate et lui flanqua son cahier sur la figure.

- C'est Chappy, idiot!
Ichigo attrapa le cahier.

- C'est Chappy, ça? Vous trouvez que ça y ressemble vous.
Il retourna le cahier pour dévoiler aux deux autres les gribouillis enfantins de Rukia.

- Euh! Fit simplement Yukiko.

- Ca ressemble à ces trucs ridicules que Wonderweiss aimait gribouiller sur les fringues de Tôsen, fit Gin avec un froncement de sourcils.
Rukia sembla se gonfler de colère.

- Vous n'êtes que des imbéciles!
Elle cola son coude dans les cotes de Ichigo et récupéra son cahier avant de se remettre à l'oeuvre. Avec un petit sourire moqueur Gin posa son dessin à moitié fini sur le coté et prit une page blanche qu'il posa devant lui. En quelques minutes, et quelques traits, il dessina un Chappy parfait qu'il tendit à Rukia.

- Pour me faire pardonner.
La jeune fille prit le dessin et le regarda en ne parvenant pas à camoufler l'éclat admiratif dans son regard. Un instant, ses yeux voyagèrent de son dessin à celui de Gin puis elle soupira.

- Je peux t'apprendre à dessiner si tu veux, proposa Gin en voyant sa réaction.
Pendant un instant, elle hésita puis compara encore une fois les deux dessins.

- Je veux bien, fit-elle avec un sourire sincère.

- Ce ne sera pas pour tout de suite alors, fit Byakuya en entrant.
Il portait son uniforme de shinigami et ses cheveux étaient couverts de neige. Le bas de son hakama et ses tabi aussi étaient humides.

- Byakuya-kun? Fit Yukiko surprise. Que fais-tu ici à cette heure ci.
Le noble s'avança dans la salle.

- Ukitake a reçu ça tout à l'heure. Ces idiots de Central 46 ne semblaient pas décidés à te l'envoyer à toi.
Il tira de son kimono une lettre soigneusement pliée et la tendit à Gin. Celui-ci la prit, un peu surpris, et la lu rapidement. Ses mains se mirent à trembler.

- Alors? fit Ichigo.
Un petit rire se fit entendre. Gin serra la main sur la lettre et releva la tête.

- Je suis accepté!

- C'est génial, s'écria le rouquin.

- Félicitations, fit Rukia.

- Ca mérite bien une petite fête! Proposa Yukiko.
Tout le monde se tourna vers Byakuya qui hocha silencieusement la tête en signe de consentement. Des cris de joie se firent entendre mais seul Gin remarqua le petit sourire sur les lèvres du noble.

La nouvelle se répandit dans la ville comme une traînée de poudre et le lendemain à la même heure, tout le Seireitei était au courant de la réintégration de Gin. La majorité des shinigami s'en moquaient mais quelques agitateurs menés par Hinamori prirent d'assaut le bureau de Ukitake pour protester. Ils furent reçus comme ils le méritaient et Ukitake ne leur accorda pas la moindre attention. Ce même jour, Gin reçu finalement la réponse officielle du Central 46 et découvrit à sa stupéfaction qu'il allait être intégré à la sixième division le temps de faire ses preuves. Il commençait au début de la semaine suivante. Il recevait également la permission de porter son zanpakutô et de se promener librement en ville et d'approcher les casernes dans lesquelles sont capitaine jugerait bon de l'envoyer.

La fête pour laquelle Byakuya avait donné son accord se trouva devenir un dîner, qui serait certainement bien arrosé, auquel étaient invités Kira, Rangiku, Ukitake et Unohana. Il devait avoir lieux deux jours plus tard. Il y avait un moment que la maison n'avait pas organisé ce genre de réception ainsi l'effervescence ne tarda pas à s'emparer de tout le monde, hormis de Byakuya qui semblait aussi stoïque qu'à l'habitude.

Le soir du dîner, Kira et Rangiku furent les premiers arriver au manoir, Rangiku n'ayant pas voulu attendre plus longtemps. Kira s'excusa platement devant Byakuya tandis que la blonde partait à la recherche de son ami dans les couloirs. Elle le trouva rapidement et lui sauta littéralement au cou.

-Giiiiiiin!
Le jeune homme la reçut dans ses bras et recula de quelques pas sous le choc.

- Je suis tellement contente pour toi.
Elle le serra contre elle.

- Kira est furieux par contre, chuchota-t-elle à son oreille.

- Comment ça, fit Gin, surpris.

- Oui, il voulait que tu reviennes à la troisième, comme avant, il t'avait même préparé une place dans son bureau.
Gin ne put retenir un sourire.

- Ca viendra.
Rangiku lui adressa un radieux sourire.

- Je sais.
Elle le regarda un instant en souriant.

- Ca fait vraiment bizarre de te voir en uniforme mais sans ton haori.
Gin eut un petit sourire amer.

- Oui, c'est ce que je me suis dit en me voyant dans un miroir tout à l'heure.
Rangiku lui ébouriffa les cheveux pour lui remonter le moral et Gin lui sourit.

- Eh, vous deux, fit Ichigo en s'approchant. Ukitake et Unohana viennent d'arriver. Le grand manitou vous attend dans la salle à manger.

- On arrive, répondit Rangiku avec sa joie habituelle.
Le rouquin tourna les talons et les deux autres le suivirent jusqu'à la salle à manger.

Les invités étaient déjà installés à table. Gin et Rangiku les saluèrent poliment et Gin remercia Ukitake pour l'aide qu'il lui avait apporté ces derniers jours. Le repas put commencer sans tarder plus longtemps. Ce fut une joyeuse et bruyante réunion, les convives s'amusèrent beaucoup et burent aussi beaucoup, d'ailleurs. Il y avait fort à parier que l'ancestrale demeure des Kuchiki n'avait pas vu un dîner si animé depuis sa création.

Après le repas, Byakuya invita tout le monde à se rendre au salon pour prendre un dernier thé ensemble. Ils avaient à peine quitté la salle à manger que les domestiques sur ruèrent pour débarrasser et faire le ménage avant de finir leur service. Lorsque les invités entrèrent dans le salon, la première chose qu'ils remarquèrent fut le piano. Kira ne put retenir un petit sourire et Rangiku ouvrit la bouche et se tourna vers Gin pour lui demander:

- C'est ton piano?
Le jeune homme hocha la tête à la surprise de Unohana et de Ukitake.

- C'est vrai? Fit le commandant. Je ne savais pas que tu étais musicien.

- Personne ne le sait, fit Gin à mi-voix.
Ukitake lui adressa un sourire chaleureux.

- Tu nous joues quelque chose?
Gin hocha lentement la tête et s'assit sur le tabouret avant de jouer la première mélodie qui lui vint à l'esprit. Les autres s'installèrent autour de piano et l'écoutèrent en silence. La musique était douce mais joyeuse et ils en furent tous ravis. Kira ne put retenir un sourire, heureux de pouvoir enfin voir son capitaine jouer. Il l'avait amplement mérité après tout, le déplacement du piano jusqu'ici n'avait pas été une promenade de santé!

Gin joua longtemps pour les autres, exécutant les morceaux qu'ils lui demandaient. Tous étaient ravis. Ni Unohana ni Ukitake ne se doutaient que Gin était si bon musicien. Ils se rendirent encore une fois compte à quel point ils en savaient peu à son sujet. Aizen avait vraiment fait du beau gâchis. Ils espéraient que le jeune homme reprenne confiance et accepte enfin de leur livrer qui il était réellement, sans masque ni mensonge.

La petite fête s'acheva tard dans la nuit mais les convives partirent la joie au coeur. Gin était content de voir ses amis heureux, riant et buvant, au lieu de se faire soucis pour lui. C'est donc dans un état de grande satisfaction qu'il souhaita le bonsoir à Byakuya, avec qui il avait accompagné les invités jusqu'à la porte du jardin.

Gin regagna sa chambre et se changea pour revêtir un yukata de nuit gris clair. Il s'assit à sa table pour écrire le récit de sa journée dans son carnet. Au moment où il le rangeait, environ vingt minutes plus tard, il découvrit dans son tiroir les dessins préparatoires fait pour le bureau de Byakuya. Avec toute l'agitation qu'il y avait eu au manoir toute la journée, il n'avait pas eu le temps de les donner au noble. Songeant qu'il ne le verrait certainement pas le lendemain, Gin décida de les lui apporter sur le champ. Il quitta donc sa chambre, ses dessins sous le bras, et se dirigea vers l'autre aile de la maison, où se trouvaient les quartiers privés de Byakuya.

Il ne rencontra personne dans les couloirs, il était tard, les domestiques avaient regagnés leurs chambres, et Gin savait que personne ne vivait dans cette aile de la maison, à part le noble. Gin ne savait pas vraiment où se trouvait précisément la chambre de Byakuya ainsi il chercha à repérer le réiatsu du noble. Quand il l'eut trouvé, il frappa à la porte.

- Qui est là? Demanda Byakuya sans ouvrir le battant.

- C'est moi, Gin!
Le jeune homme entendit des pas de l'autre coté de la porte puis celle-ci s'ouvrit. Byakuya portait un beau yukata de nuit bleu décoré d'imprimés noir, au dessus duquel il avait ajouté un haori d'intérieur noir, et ses cheveux d'ébène tombaient librement sur ses épaules. Gin ne pu retenir un sourire en le voyant ainsi, aussi séduisant.

- Que veux-tu? demanda Byakuya.
Gin cru sentir une légère vibration dans sa voix habituellement égale.

- Je voulais te montrer ça. Ce sont mes dessins pour ton bureau. Je sais que ce n'est pas une heure pour parler de ça, mais demain, nous risquons de ne pas nous voir.
Byakuya hocha la tête et le fit entrer sans accorder d'attention aux dessin.

- J'allais me servir un thé, annonça le noble. Tu en veux un?

- Volontiers.
Byakuya lui fit signe de le suivre et s'assit à une petite table placé juste sous l'une de ses fenêtres. Gin l'imita en regardant autour de lui. La pièce était sombre mais il put remarquer un futon déroulé au centre. Le décors était minimal, ce qui étonna Gin, habitué à voir les nobles étaler le faste et la richesse de leur position. Pour couronner le tout, il faisait froid, pas étonnant que le noble ait besoin d'un thé pour se réchauffer. Byakuya servit deux tasses de thé en silence avant de tendre une main vers Gin.

- Voyons ça.
Gin lui tendit les dessins et Byakuya les plaça devant lui. Il passa un long moment à les inspecter tandis que Gin buvait son thé tout en se servant de la tasse chaude pour réchauffer ses mains. Il scrutait le visage de son vis-à-vis afin d'essayer d'y lire ce qu'il pensait de son travail mais Byakuya ne laissait rien paraître hormis un petit sourire. Gin avait déjà remarqué ce sourire sur les lèvres du noble quand il était avec lui et se demandait ce que ça pouvait bien signifier. Il n'osait plus se faire d'espoirs au sujet de Byakuya de peur d'être encore blessé.

- C'est très bien, fit le noble après un moment.
Ce qui, venant de lui, consistait un compliment extraordinaire.

- Tu veux bien me les laisser pour que je réfléchisse. J'aimerai les voir au grand jour.

- Bien sûr.
Byakuya hocha la tête et posa les dessins sur le coté avant de prendre une gorgée de thé. Il remarqua à ce moment que Gin frissonnait.

- Tu as froid?

- Euh ... Oui! Il fait frisquet chez toi.
Gin tenta de sourire mais Byakuya n'y fit pas attention. Il se leva et ôta son haori avant de s'agenouiller derrière Gin pour le lui poser sur les épaules. Gin en fut tellement surpris qu'il ne réagit pas et resta figé comme un idiot. Il sentit alors les mains de Byakuya se poser sur ses épaules.

- Ca va aller mieux avec ça, susurra le noble à son oreille.
Gin essaya de hocher la tête mais n'y parvint pas. Son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine et son corps refusait de lui obéir. Il sursauta quand l'une des mains de Byakuya se glissa dans son cou en caressant ses cheveux.

- C'est moi qui ai froid maintenant, fit Byakuya.
Gin sentit ses mains glisser le long de ses flancs pour se rejoindre au niveau de son nombril. Il se retrouva dans les bras du noble qui se serra contre son dos et posa la tête sur son épaule. Gin n'osait plus bouger, ni respirer de peur de briser ce moment.

- Comment compte-tu me réchauffer?

- Bya... kuya! Chuchota Gin d'une voix rauque.

- Chut, ne dis rien.
Byakuya redressa légèrement la tête et ses lèvres frôlèrent la nuque de Gin qui frissonna de plus bel.

- Byakuya ... je t'en prie, ne joue pas avec moi.

- Je ne joue pas.
Gin sentait son coeur cogner douloureusement dans sa poitrine. Il sursauta lorsque les mains du nobles dénouèrent doucement son obi.

- Byakuya ...

- Chut, tout va bien.
Les main de Byakuya se promenèrent un instant sur le torse de Gin qui commençait à sentir l'excitation monter en lui.

- Si tu continue, je sens que je vais exploser, fit-il d'une voix à peine audible.

- Alors explose.
Gin se tourna à demi pour regarder Byakuya dans les yeux mais celui ci en profita aussitôt pour poser ses lèvres sur celles de Gin, faisant taire la réponse que celui-ci allait prononcer. D'abord, Gin fut incapable d'assimiler ce qui se passait. Ce n'est que quand il sentit la langue du noble caresser doucement ses lèvres qu'il se ressaisit. Il entrouvrit les lèvres et laissa le noble approfondir le baiser. Gin se retrouva bientôt sur les genoux de Byakuya tandis que le noble l'enlaçait et caressait son dos tout en faisant tomber son yukata de ses épaules. Gin frissonnait sous les caresses.

- On dirait que ça te plaît, remarqua Byakuya avec un sourire.
Gin ne put répondre, le noble le fit taire d'un nouveau baiser. Il ferma les yeux et se laissa emporter par la douce chaleur qui commençait à monter en lui.

- Viens! Fit alors Byakuya.
Il se leva et aida Gin à en faire autant avant de l'attirer vers le futon. Gin ne savait plus vraiment où il était, ni ce qu'il faisait. Il n'opposa aucune résistance quand le noble le débarrassa de ses vêtements. Il frissonna simplement dans le froid de la chambre. C'est avec des mains tremblantes, de froid et d'émotion, qu'il aida Byakuya à se dévêtir à son tour. Toutefois quand il se retrouva dans le futon, le noble dressé au dessus de lui, un flot de mauvais souvenirs assaillit Gin qui se raidit soudain. Les yeux exorbités, il laissa échapper un petit cri et protégea instinctivement sa tête de ses bras. Mais au lieu des coups qu'il avait l'habitude de recevoir, il sentit une main douce caresser ses cheveux.

- N'ai pas peur, souffla Byakuya à son oreille. Je ne te ferai pas de mal.
Sa voix était douce, chaleureuse, bien différente de celle qu'on lui connaissait habituellement. Gin commença à se détendre sous ses caresses. Les doigts du noble suivirent un instant les cicatrices sur le corps de Gin, puis, comme pour les lui faire oublier, il embrassa à nouveau le jeune homme. Il l'allongea sur le futon, l'une de ses mains caressant sensuellement sa hanche tandis que l'autre se perdait dans les cheveux d'argent. Gin avait l'habitude de se laisser faire, ainsi ce fut Byakuya qui prit bientôt les choses en mains.

Lorsque les lèvre du noble se refermèrent sur son membre, Gin cru qu'il allait défaillir. Il se mordit la lèvre quand Byakuya commença à faire des va-et-vient tout à fait délicieux. A croire que le noble avait fait ça toute sa vie. Gin glissa une main dans ses cheveux d'ébène et les caressa longuement tout en se mordant pour ne pas gémir trop fort. Byakuya eut un petit sourire en entendant Gin essayer de se retenir et accentua ses caresses tout en accélérant le rythme de ses va-et-vient autour du sexe de son amant. Gin trouvait de plus en plus difficile de rester silencieux tandis que le plaisir montait en lui. Un plaisir comme il n'en avait jamais connu auparavant. C'était violent, presque douloureux mais en même temps c'était tellement bon. Une délicieuse douleur pulsait entre ses reins, ne demandant qu'à exploser et à répandre en lui les vagues d'un plaisir inconnu.

- Haa! Bya ...
Au même moment, l'orgasme l'emporta et il se libéra dans la bouche du noble avec un râle rauque. Byakuya se redressa en essuyant d'un revers de main la substance qui coulait sur son menton. Gin le regarda faire avec un air d'excuse sur le visage. Sans un mot, Byakuya se pencha sur lui et l'embrassa à pleine bouche. Gin sentit son propre goût sur les lèvres du noble.

D'une main, Byakuya souleva l'une des jambes de Gin pour la pose sur son épaule et se positionna près de son entrée. Gin se mordit la lèvre, attendant la douleur qui allait suivre. Au lieux de ça, il sentit le noble introduire doucement un doit dans son intimité. Gin serra les dents tandis que Byakuya commençait des petits mouvements de va-et-vient afin de l'habituer à sa présence en lui. Le noble chercha inconsciemment le point sensible de son amant. Lorsqu'il entendit Gin gémir, il sut qu'il l'avait trouvé. Il continua ses mouvements de va-et-vient jusqu'à ce qu'il se rende compte que Gin s'était habitué à sa présence en lui. Il ajouta alors un deuxième doigt et reprit ses mouvements en faisant attention aux réactions de Gin. Celui-ci les yeux fermés semblait souffrir mais il ne se plaignait pas. Byakuya le récompensa en frappant son point sensible plusieurs fois du bout des doigts. Un petit sourire victorieux naquit sur ses lèvres quand il entendit Gin gémir. Il enchaîna quelque mouvements de ciseau avec ses doigts. Gin grogna mais il se détendit rapidement. Satisfait, Byakuya retira ses doigts et se positionna. Il vit Gin fermer les yeux et serrer les dents.

- Ca va aller, fit-il d'une voix rassurante. Tu es prêt?
Gin hocha lentement la tête. Byakuya le pénétra doucement, lui arrachant un cri de douleur. Le noble s'arrêta et attendit que son amant s'habitue à sa présence en lui avant de s'enfoncer plus profondément. Gin serrait le drap dans ses mains et se retenait de crier, pourtant des larmes perlaient sur ses joues, s'accrochant à ce cils. Il attendit que Gin s'habitue. Ce dernier haleta de douleur pendant un instant puis commença à se détendre. Byakuya considéra que c'était le signal. Il commença des mouvements de va-et-vient d'abord lents et doux puis de plus en plus rapide et fort. Gin haletait et geignait, sentant le plaisir l'électriser chaque fois que le noble frappait son point sensible. Il n'avait jamais connu ça. C'était incroyable.

Il sentit une main de Byakuya caresser son sexe en rythme avec ses coups de reins. Gin agrippa les draps en gémissant. Galvanisé, le noble accéléra ses mouvements, faisant gémir son amant plus fort. Tous les deux furent balayés par l'orgasme en même temps. Après quelques coups de reins supplémentaires, Byakuya s'effondra sur le corps chaud et tremblant de Gin. Ils restèrent un long moment ans cette position, sans parler, essayant de retrouver leur souffle. Byakuya bougea le premier. Il se retira doucement et s'étendit aux cotés de Gin après avoir remonté la couette sur leurs corps épuisés.

- Byakuya ... commença Gin.
Le noble posa un index sur les lèvres de son amant.

- Chut, on verra ça demain. Dors!
Gin hocha la tête et sentit Byakuya passer un bras autour de lui pour l'attirer contre son corps. Gin se cala contre le corps accueillant de son amant et ferma les yeux. Il ne s'était jamais senti aussi bien dans toute sa vie. Il poussa un soupire de contentement et ferma les yeux. Quand il s'endormit, un sourire heureux planait sur ses lèvres.