Bonjour. ^^
Un nouveau chapitre, rien que pour vous.
Je tenais à vous présenter mes excuses. En relisant Dernière Chance, je me suis aperçue que les deux tirets que j'utilisais pour séparer les différentes parties de mes chapitres avaient tous disparu, rendant lesdits chapitres plus difficile à lire et à comprendre. Je ne peux malheureusement pas remplacer les chapitres ainsi corrompus. Un grand merci à pour cette géniale nouveauté qui ruine mes fics. -_-'
Autre chose, maintenant. Comme je me suis récemment libérée d'une activité qui me prenait beaucoup de temps, je vais pouvoir à nouveau me consacrer à mes fics et vous aurez certainement les nouveaux chapitres plus rapidement. ^^
Pour celui-ci, je n'ai qu'une seule chose à dire: ne me frappez pas tout de suite, sinon vous n'aurez jamais la suite. XD
Bonne lecture.
Chapitre 24:
COLÈRE.
Lorsque Gin se réveilla, le lendemain, il mit plusieurs minutes à émerger du merveilleux rêve qu'il venait de faire. Il se frotta longuement les yeux avant de regarder autour de lui. Son coeur sembla s'arrêter dans sa poitrine quand il se rendit compte qu'il ne connaissait pas l'endroit où il se trouvait. Il se redressa sur le futon et une douleur dans son dos le fit grimacer. Les souvenirs de la soirée lui revinrent alors en mémoire. Ce n'était pas un rêve! Byakuya lui avait réellement fait l'amour, ici même dans sa propre chambre.
Un sourire aux lèvres, le jeune homme s'extirpa du futon et se rhabilla tranquillement tandis que de délicieux souvenirs remontaient à la surface de sa mémoire qui se réveillait. Il n'avait jamais connu une expérience si délicieuse. Elle effaçait sans peine, les cinquante ans d'esclavage sexuel auquel Aizen l'avait soumis.
C'est de très bonne humeur qu'il quitta précautionneusement la chambre du noble et regagna furtivement la sienne afin que personne ne le voit. Il rassembla ses vêtements et se dirigea vers la salle d'eau des domestiques. Il fit tranquillement sa toilette et s'attarda longuement dans le bain, malgré les douleurs qui remontaient dans son dos. Il se rendit ensuite à la salle à manger pour le petit déjeuner, en se retenant à grand peine de chantonner en marchant. Sa bonne humeur s'assombrit soudain quand il découvrit que Byakuya n'était pas présent. Il s'installa à sa place habituelle et laissa la servante le servir avant de demander:
- Byakuya n'est pas là ce matin?
- Il avait des choses urgentes à faire à la division, répondit Yukiko avec un sourire. Il est parti très tôt.
Gin sentit son coeur s'alourdir et tomber comme une pierre dans sa poitrine. Le noble voulait-il l'éviter? ... Non, pas après ce qu'il lui avait dit la veille. Il lui avait promis qu'il ne jouerai pas avec lui. Il essaya de s'accrocher à cet espoir, pourtant, une ombre s'étendait inexorablement sur lui.
- J'irai le voir alors.
- Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, intervint Yukiko. Il a demandé à ce que personne ne le dérange, surtout vous.
Gin fronça les sourcils.
Sa bonne humeur douchée par cette nouvelle, ce qui n'échappa pas à Yukiko, Gin acheva son petit déjeuner dans le silence et s'excusa avant de quitter la table, laissant les trois autres en tête à tête. Il les entendit commencer à chuchoter entre eux dès sa sortie mais les ignora.
Sans tenir compte des paroles de Yukiko, Gin se dirigea vers sa chambre et s'enroula d'un haori d'hiver et d'une écharpe afin de lutter contre le froid puis il quitta la maison. A pèsent qu'il était autorisé à circuler librement dans les rues du Seireitei, il n'avait plus besoin de l'avis de Byakuya pour quitter le domaine.
Il traversa les rues de la ville à pas vifs, se dirigeant directement vers la caserne de la sixième division. Terminée la bonne humeur du réveil, il était agacé et sentait la colère monter en lui. Une fois à la caserne, il se dirigea directement vers le bureau de Byakuya, sans faire attention aux shinigami qu'il croisait sur son chemin et qui le regardaient comme s'ils avaient vu un fantôme. Il entra dans le bureau du noble sans même prendre la peine de frapper.
- Dis moi la vérité, tu as décidé de me fuir c'est ça? Attaqua-t-il sans même laisser à Byakuya le temps de se remettre de sa surprise.
Il y eut un instant de silence. Byakuya se sentait soudain mal à l'aise sous l'ardent regard posé sur lui. Il était rare de voir les yeux de Gin, et il était encore plus rare d'y voir une telle colère et une telle blessure.
- Ichimaru, commença les noble.
Il vit aussitôt le jeune homme se raidir et serrer les poings à l'usage de son nom.
- C'était une erreur, oublie ce qui c'est passé cette nuit.
Ca lui faisait mal de dire ces mot, et la haine qui flamboya dans les yeux de Gin à cet instant lui fit plus mal que n'importe quelle blessure qu'il avait subi dans sa vie.
- Une erreur? Moi? ... Tu m'avais pourtant dit que tu ne jouerais pas avec moi, Byakuya Kuchiki! Mais tu es un menteur, tu ne vaux pas mieux qu'Aizen.
Le noble allait répliquer mais Gin ne lui en laissa pas le temps.
- Ne t'inquiètes pas, ton erreur te laisse en paix, Kuchiki-sama!
Il accentua le titre avec un tel mépris que s'en était insultant, toutefois Byakuya ne releva pas. Il regarda Gin faire demi tour et quitter le bureau avec une telle rage qu'il en arracha presque la porte coulissante de son rail. Byakuya ne fit rien pour le retenir.
Si le noble avait pensé que Gin se calmerai au bout de quelques jours, il en fut pour ses frais. La colère du jeune homme ne se calma pas plus qu'il ne se montra. Comme au début de son séjour, il restait enfermé dans sa chambre à longueur de temps, dessinant ou écrivant dans son journal, passant sa colère durant l'après midi en s'entraînant avec Shinsô dans le jardin. Il s'était complètement isolé et ne laissait plus personne l'approcher, ni même lui parler. Yukiko s'inquiétait vraiment pour lui mais Gin refusait de lui parler, comme il refusait de parler à Ichigo et à Rukia qui allaient régulièrement frapper à sa porte pour essayer de le faire sortir.
Byakuya n'avait jamais pensé que Gin était quelqu'un de si obstiné dans sa colère et sa bouderie. Il était si agréable et riant habituellement. La métamorphose était déroutante, c'était comme si quelqu'un d'autre avait pris la place de Gin dans son corps. Il ne le reconnaissait plus. Le pire, c'est qu'il savait que c'était de sa faute. Son coeur le tourmentait à longueur de temps et il avait du mal à se concentrer sur son travail. Le regard haineux que Gin lui avait jeté ne cessait de le hanter. Il ne l'avait jamais vu comme ça, pas même quand il était censé être un traître.
Parfois Byakuya se rendait à la chambre de Gin après avoir camouflé son reiatsu mais il n'avait jamais trouvé le courage de frapper, ni d'entrer. Revoir ce regard haineux braqué sur lui était au dessus de ses forces. Un soir, cependant, il surprit une conversation entre Gin et Shinsô et fut surpris d'entendre le zanpakutô répondre à son maître. La curiosité de voir l'esprit du wakisashi s'empara de lui, mais il ne bougea pas, figé par la souffrance qu'il décelait dans les mots de Gin. La culpabilité s'empara de lui et il se détourna de la porte pour regagner sa propre chambre, tête basse.
Byakuya pensa naïvement que le retour à la vie active suffirait pour apaiser la colère de Gin. Encore une fois, il se trompait lourdement. Bien que Gin eut un bureau installé dans celui de Byakuya, il faisait comme si son supérieur n'existait pas, à la plus grande perplexité de Renji Abarai, qui assistait au duel silencieux sans en comprendre les raisons. Gin ne parlait jamais, uniquement lorsque la situation l'exigeait, et il travaillait sans prêter la moindre attention aux deux autres occupants de la pièce. Lors de la pause déjeuner, il disparaissait purement et simplement de la caserne et Byakuya le soupçonnait d'aller retrouver Kira, où Rangiku, certainement les deux d'ailleurs, à la troisième division, Hitsugaya n'aurait certainement jamais voulu voir Gin dans sa caserne.
Mis à part son mutisme obstiné et sa perpétuelle mauvaise humeur, Gin s'acquittait de ses tâches avec efficacité, rappelant à qui l'aurait oublié qu'il avait été capitaine. Byakuya n'avait pas à se plaindre sur ce point, Gin était même plus efficace que Abarai qui cherchait constamment à esquiver la paperasserie. Un jour où Renji lui demandait justement pourquoi il s'adonnait à ses taches administratives avec autant d'enthousiasme, Gin répondit simplement:
- Ca m'empêche de penser.
Ce qui laissa le rouquin perplexe, mais qui atteignit Byakuya en plein coeur bien qu'il s'attacha à n'en rien montrer.
Une chose à laquelle Byakuya ne comprenait rien était pourquoi Gin n'en profitait pas pour révéler leur nuit à tout le monde. Ce serait une bonne vengeance pour lui, non? Mais il ne disait rien, laissant simplement les autres se poser des questions. Bien entendu, Yukiko, Rukia et Ichigo se doutaient tous que ça avait quelque chose à voir avec Byakuya, mais seule Yukiko semblait en deviner les réelles raisons. Un soir, alors qu'à peine rentré, Gin allait s'enfermer dans sa chambre, elle conseilla à Byakuya d'aller lui parler, de crever l'abcès une bonne fois pour toute, mais le noble fit la sourde oreille. Il n'admettrait jamais devant quiconque que le changement d'attitude et le renfermement soudain de Gin sur lui même était de sa faute. Même si c'était la vérité.
La première semaine de Gin à la sixième division s'écoula ainsi, dans le silence et la solitude. Il ne s'en plaignait pas, il ne cherchait pas à se faire d'amis ni même à se faire accepter. Il se fichait éperdument de ce qu'on disait de lui quand il passait dans les couloirs. Tout ce qui lui importait à présent était de bien faire son travail afin que Ukitake lui rende son haori de capitaine le plus rapidement possible. Ukitake, d'ailleurs, semblait satisfait de son travail. Il le convoquait régulièrement dans son bureau afin de s'enquérir de la progression de Gin et de lui faire part de l'évolution des desseins du Central 46 à son propos. Byakuya l'accompagnait mais restait dehors durant l'entretien entre Gin et le commandant. Ukitake le faisait entrer ensuite pour discuter avec lui. En général, Gin ne savait rien de ce qui se disait entre le noble et son supérieur. Un soir, pourtant, Gin profita de son entrevue avec Ukitake pour aborder un point qui tenait lui à coeur depuis sa dispute avec Byakuya.
- Commandant, maintenant que je suis redevenu un shinigami à part entière, est-il possible que je quitte le manoir des Kuchiki pour me trouver une habitation ailleurs?
Ukitake fut pris par surprise par la question, et ne répondit pas tout de suite. Il resta un instant bouche bée avant de prendre un air ennuyé.
- Je crains que ce ne soit impossible, Ichimaru. Les 46 ne te font pas confiance. Ils ne sont pas encore prêt à te laisser reprendre ton entière liberté.
Gin soupira.
- Je vois, merci commandant.
Il se leva et quitta le bureau sans accorder d'attention au regard compatissant que le commandant lui lançait. Il croisa Byakuya dans le couloir mais ne lui accorda pas le moindre regard quand il alla s'asseoir sur le parquet adossé à un mur à quelque pas de la porte. Byakuya laissa échapper un imperceptible soupir puis entra dans le bureau. Il discuta avec Ukitake, comme à son habitude, cependant, il fut stupéfait, et vraiment blessé, quand le commandant lui fit part du désir de Gin de quitter le manoir. Mais après tout, il ne pouvait pas lui en vouloir. Cette fois encore, ils retournèrent au manoir sans échanger le moindre mot.
Gin n'avait repris le travail que depuis quelques jours quand le Seireitei commença à se préparer pour la fête du Nouvel An. Profitant d'une course, Byakuya l'avait envoyé porter des documents à la première division, Gin passa un peu de temps à observer les préparatifs de la fête. Contrairement à l'habitude, ça ne lui apporta aucune joie et il s'en détourna en soupirant. Il revint sur ses pas sans se presser, malgré le froid sévissant depuis quelques temps sur la ville.
Il passa devant la caserne de la cinquième division sans y faire attention et continua son chemin vers la sixième, plongé dans ses mornes pensées. Il sentit soudain une série de reiatsu hostiles autour de lui. Relevant la tête, Gin croisa le regard chargé de haine de Hinamori. Une poignée d'autres shinigami l'encerclaient, des membres de la cinquième division, lui sembla-t-il. Il ne se laissa pas démonter, il se contenta d'avancer jusqu'à Hinamori.
- Excusez moi, vice-capitaine, je dois rentrer à ma division, fit-il d'une voix polie.
Aucune trace de son ancienne moquerie dans sa voix, la jeune femme en fut surprise mais elle se reprit rapidement.
- Nous ne voulons pas d'un traître parmi nous, Ichimaru.
- Ca tombe bien, je suis de la sixième division à présent.
- Silence, gronda l'un des types.
Gin se tourna vers lui. Ces chiens ne lui faisaient absolument pas peur. Il était à nouveau en possession de toutes ses capacités, ce qui faisait de lui l'un des shinigami les plus puissant du Seireitei. Ces imbéciles ne pouvaient rien contre lui.
- Vous voulez quoi, me tabasser, peut-être?
Il y eut un silence, les shinigami ne semblaient plus aussi sûrs d'eux.
- Je ne veux pas me battre avec vous, reprit Gin, j'ai autre chose à faire et mon capitaine m'attend. Si vous voulez-bien m'excuser!
Il passa Hinamori et reprit sa route. Il n'avait pas fait trois pas qu'il entendit hurler:
- Ichimaru!
Hinamori se jeta sur lui, sabre brandit au dessus de sa tête. Gin se retourna à temps pour parer la lame de la folle de la sienne.
- Je t'ai dit que je voulais pas me battre, Hinamori. Cesse-ça tout de suite.
Mais elle attaqua à nouveau.
- Explose, Tobiume.
Des boules de feu fusèrent vers Gin qui utilisa le shunpô pour les esquiver.
- Si tu ne te calme pas maintenant, Hinamori, je serai obligé d'utiliser la force pour t'y contraindre.
- Tais-toi, hurla, la fille. Tu l'as tué, tu as tué le capitaine Aizen. Tu vas mourir.
- Pauvre folle!
Hinamori attaqua à nouveau, Gin esquiva encore une fois. Il pointa un doigt vers elle:
- Sai!
Hinamori tomba au sol, pieds et poings liés. Elle remua un instant pour essayer de se libérer puis se mit à hurler:
- Qu'est-ce que vous attendez?
La plupart des shinigami, effrayés s'enfuirent en courant. Quatre cependant tirèrent leur zanpakutô de leur fourreau. L'un d'eux attaqua Gin.
- Shinsô, appela celui-ci.
La lame s'allongea, transperçant l'épaule de son agresseur. Gin la rétracta et le type s'effondra. Les autres hésitèrent. Gin leur fit face mais il ne prit pas l'initiative d'une attaque. Quand les trois shinigami s'avancèrent vers lui, il se contenta de faire exploser son reiatsu et ils s'écroulèrent comme des masses, la bave aux lèvres.
- Pathétique!
Il allait quitter les lieux quand une voix l'appela:
- Gin!
Il se retourna et se retrouva face à face avec Byakuya. Ce dernier semblait inquiet, mais Gin n'y fit pas attention.
- Que c'est-il passé?
- Un petite vengeance stupide.
Gin tourna les talons pour retourner à la caserne mais Byakuya lui attrapa le bras.
- Tu n'as rien.
- Qu'est-ce que ça peut te faire, tu essais de te débarrasser de moi.
- J'étais inquiet de ne pas te voir revenir, et puis j'ai senti ton reiatsu!
Gin s'arracha à sa poigne d'un geste brusque.
- Je n'ai plus besoin de ta protection, capitaine Kuchiki.
Et il s'en alla sans se retourner, laissant un Byakuya désemparé derrière lui.
Le lendemain la nouvelle de l'incident avait déjà fait le tour du Seireitei. Hinamori et ses sbires étaient enfermés en cellule en attendant leur procès. Hitsugaya était furieux et fit le siège du bureau de Ukitake, réclamant le revoit en prison de Gin, un fauteur de trouble dangereux selon le gamin. Heureusement pour Gin de nombreux témoins de la scène vinrent affirmer devant Ukitake et devant le Conseil des 46 que Gin n'était pas le responsable de l'incident et qu'il avait essayé d'éviter la bagarre. Gin fut entendu, lui aussi. Il resta calme et posé face aux questions qui lui furent posées et son attitude joua en sa faveur, surtout après le passage désastreux de Hinamori. La pauvre gamine partit dans un discourt délirant à propos de Aizen auquel l'assemblée mit fin rapidement. La dévotion de Hinamori pour le traître était à présent perçue comme une menace pour le Seireitei et cet incident tombait à point nommé. Le Central 46 allait pouvoir utiliser ce prétexte pour se débarrasser d'elle sans avoir de compte à rendre.
Gin était un peu triste pour elle, mais une voix au fond de lui lui disait qu'elle méritait ce qui lui arrivait. Certes, elle aussi était une victime d'Aizen, mais contrairement à Gin elle n'avait jamais cherché à se libérer de l'emprise de traître et, comble de l'horreur, elle en redemandait. Gin ne comprenait pas son attitude, et se jura que jamais plus, il ne serait la victime de qui que ce soit.
Pas même de ce Kuchiki!
