Cette histoire appartient a « Piers13 » je ne suis que la traductrice. Merci a Angie pour m'avoir autorisé à la traduire.
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Tous les personnages (ou presque) appartiennent à Stephenie Meyer.
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NT/ Merci a Emy299 pour sa correction :) ...
THE FAN CHAPITRE 31
24 JUILLET – 12 AOUT 2009
Il était un peu plus de dix heures du matin ce samedi et Bella était installée dans son siège, regardant les Cubs en finir avec leur entrainement à la batte pendant que Emmett et Fred se taquinaient. Rosalie parlait avec Sue, ainsi Bella se laissa aller en repensant aux dernières 48 heures. Elle était passée de dépression à béate dans un tel court laps de temps, mais elle continuait d'avoir mal pour Alice.
Les amis avaient fait une sorte de réconciliation et Alice avait présenté ses excuses à Edward, même si elle s'était un peu étranglée et que l'air était resté tendu entre eux par la suite. Bella pouvait comprendre, même si Alice savait que ce n'était pas la faute d'Edward ou de Jazz, qu'elle puisse avoir de la rancune envers chacun d'eux. Ensemble, elles travailleraient sur ce point, c'est ce qu'elle avait dit à Alice. Tous les quatre avaient vraiment besoin de passer à travers tous ça ensemble, être là les uns pour les autres, et c'est ce que Bella avait prévu de faire.
Tôt lundi matin, tous les quatre avaient planifié d'aller chez le médecin pour se faire tester. Edward et Bella y allaient ensemble dans un même bureau et Alice et Jazz dans un autre pour ne pas trop attirer l'attention sur eux. Jazz avait également rendez-vous pour obtenir un frottis buccal pour faire le test de paternité et Jane devait se rendre pour une procédure appelée CVS (Prélèvement des villosités choriales).
Tous ces tests auraient lieu au début de la semaine à venir et cela rendait les amis tous impatient autour des autres. Bella était assise dans son siège au jeu et regardait Edward parler à un journaliste. Il était si détendu et confortable, comme s'il n'avait pas de soucis dans le monde, mais Bella savait comme personne, elle connaissait son inquiétude au sujet de Jane, elle savait qu'il se reprochait tout ce qui se passait pour la meilleure amie de Bella, Alice, tout ce qui allait de travers.
Les joueurs des Cubs ont finalement quitté le terrain pour donner de temps aux Cincinnati Reds de s'entrainer à la batte et Bella s'est reposée et ferma les yeux. Les Cubs étaient maintenant à un jeu et demi pour leur première place dans leur division, les Cardinals de Saint Louis prenant la première place. Normalement les Cubs faisait les plus mauvais jeux après les All Star Games, chaque année, mais Bella ne pouvait pas comprendre parce qu'elle n'avait pas beaucoup suivi avant. Elle ne pouvait qu'espérer, comme des milliers d'autres fans des Cubs, qu'ils continueraient autour de ce modèle et continueraient à bien faire pour le reste de la saison régulière.
Le son du téléphone de Bella l'a finalement sorti de ses pensées et elle à répondu sans chercher à voir qui c'était.
« Bonjour ? »
« Bella ? » Demanda une voix familière de femme.
« Oui ? »
« C'est Alicia » a dit la femme nerveusement. « S'il te plait ne raccroches pas. Je veux juste te parler. »
« Je … Alicia ? »
« Bella je te promets, si tu m'écoutes maintenant, je ne te rappellerais jamais ou ne te dérangerais à nouveau, seulement s'il te plait écoutes moi ? »
« Peux-tu attendre une minute ? » a demandé Bella en regardant du côté de Rosalie et d'Emmett qui étaient tous deux encore dans leur conversation profonde. « Emmett » sifflait-elle en essayant d'attirer son attention. Quand il regarda par-dessus elle, elle fit signe vers son téléphone « J'ai besoin de prendre cet appel, je reviendrais plus tard. »
« Désolée Alicia » souffla Bella quand elle gravit les marches vers la zone de stand. « Je ne suis pas exactement au bon endroit pour parler en ce moment. »
« Préfères-tu me rappeler plus tard ? »
« Non » soupira Bella « faisons le maintenant. Je suis juste à la recherche d'un endroit tranquille et privé. »
« Où es tu ? »
« Wrigley Field » a dit Bella avec sarcasme. La seule pensée qu'elle était dans cette conversation notamment en raison d'un joueur de base-ball idiot et le fait qu'elle soit à un match de baseball était effectivement assez amusant, mais pas dans le bon sens.
« Je sais que d'avoir eu contact avec toi a été un choc, mais j'ai su pour toi la veille de la fête des pères et je voulais vraiment apprendre à te connaitre. »
« Alicia, j'ai grandis en croyant que mon père était mon père réel. Pour que tout soit jeté dans mon visage maintenant, c'est juste … écœurant vraiment. Ça fait tellement de choses dans ma vie à coté -»
« Qu'as-tu dis ? »
« Que ça faisait trop de choses ! »
« Non, tu as dis que tu pensais que l'homme qui t'avait élevé était ton vrai père ? »
« Que croirais-je ? Phil a abandonné ma mère et mon père l'a reprise. Je n'en savais rien jusqu'à ce que je sois à l'université. »
« Ta mère était mariée ? Tu ne savais pas ? Que t'ont dit tes parents ? » Les questions d'Alicia sont sorties rapidement, l'une après l'autre pendant que son esprit essayait de traiter tout ce que Bella disait.
« Restes en ligne » a dit Bella en trouvant un petit coin près d'un stand de concession. Il n'y avait pas trop de personnes près de là et elle pouvait voir l'extérieur du stade de Base-ball, la réception était donc un peu mieux, parce qu'elle était mauvaise depuis le début. « Qu'est ce que tu veux savoir ? »
« Le début à partir du commencement Bella. Je veux tout savoir. »
« Pourquoi ? Pourquoi ma petite vie misérable est si importante pour toi ? Tu as vécu longtemps sans savoir que j'existais, pourquoi me contacter maintenant ? Pourquoi aborder de mauvais souvenirs ? »
« Je ne savais sérieusement pas à ton sujet. Ce n'est que récemment. Écoutes je sais que Phil est un âne, je le pense vraiment. Il a couché avec tant de femmes qu'honnêtement, il pourrait y avoir beaucoup plus de frères et de sœur flottant autour de nous. Je ne vais pas le défendre de tout ce qu'il a fait, car pour être honnête, ce n'est pas un homme respectable. Malheureusement c'est mon père – notre père – et je suis coincée avec lui. »
« Et bien moi je ne le suis pas et je n'ai pas l'intention de l'être. »
« Je peux comprendre Bella, mais s'il te plait ne me tourne pas le dos aussi. Indépendamment de toutes les mauvaises décisions que nos parents ont faites, aucun de nous ne voulait que les choses soient comme ça. Je ne veux pas que ma sœur qui vient de rentrer dans ma vie ne sache pas qui est son vrai père et ne pas me connaitre. J'aurais voulu le savoir quand nous étions enfants. »
Bella tourna le dos à la foule qui passait et regarda le mur en béton. Les paroles que venait de dire Alicia l'avait frappé brutalement en plein cœur. Grandir comme une enfant unique si solitaire et en plus de cela avoir un père qui travaillait beaucoup et une mère très volage. C'était Bella qui s'était occupée des factures quand elle fut assez vieille, recevant tout pour que son père signe les chèques. Elle mettait tout dans les enveloppes et les mettait dans la boite aux lettres. C'était Bella qui planifiait les repas et faisait les courses pour sa mère. Elle ne s'était jamais questionnée avant, n'avait jamais cru que n'importe quoi était incorrect avec la façon dont leur famille avait fonctionné, c'était que les choses étaient comme ça. Mais quand elle est devenue plus vieille, elle s'est rendue compte que la façon dont elle avait grandi n'était pas dans la norme et elle commençait à avoir très envie de la normalité.
Un père, une mère avec des frères et des sœurs – elle pouvait seulement imaginer une telle chose. Elle avait l'habitude d'imaginer une sœur dans sa tête et faire semblant de jouer avec elle dans son arrière cour. Savoir maintenant qu'elle avait une sœur depuis tout ce temps l'a affaiblie. Elle aurait aimé l'avoir connue, même si elles ne s'étaient pas vues depuis toutes ces années. Il serait toujours agréable de l'avoir.
« Bella ? » demanda Alicia « Es tu toujours là ? »
« Oui » a dit Bella en ravalant ses larmes. « Dis-moi, que veux tu savoir de moi ? »
« Je veux juste avoir l'opportunité de faire connaissance avec toi. Peux-tu me la donner ? »
« Je ne sais pas » a chuchoté Bella dans le récepteur.
« Qu'est ce que tu as dis ? Je peux à peine t'entendre. »
Regardant fixement le béton gris devant elle, Bella a respiré profondément et a plongé. « Tu m'as demandé plusieurs questions plus tôt » a-t-elle commencé. « Oui ma mère s'est mariée. Elle a eu une liaison avec ton père. J'ai appris plus tard qu'elle avait quitté mon père et qu'elle avait fait en sorte que Phil quitte ta mère, mais il ne voulait pas. » Elle savait que c'était trop brutal, mais tout en notant que ce fut facile pour elle, elle a permis de séparer les mots de son émotion.
« Je n'ai jamais su que Phil était mon père. Même quand j'ai découvert l'affaire avec ma mère, j'ai toujours pensé que Charlie était mon père. Je n'ai su qu'en Juin, quand il s'est présenté ici à Chicago. »
« Tu ne savais pas ? Il pensait que tu savais Bella ! Ta mère lui a envoyé des photos de toi et des dessins en couleur que tu avais fait pour lui. »
« Je n'ai jamais rien colorié pour lui » a craché Bella.
« Même si tu ne l'as pas fait, ta mère lui a envoyé. Il a toujours gardé les yeux sur toi, tu sais. Autant cet homme me contrarie, il se soucie de nous – de toi. »
« J'ai lu les lettres qu'il a écrit à ma mère, Alicia. Il ne voulait rien avoir avec elle ou avec moi. C'est probablement pourquoi mes parents ne m'ont jamais parlé de lui. »
« Autant que je ne le respecte pas, Phil a vraiment cru que tu savais qu'il était ton père. »
« Et comment sait-il que je le suis ? Parce que je ressemble à sa mère et sa grand-mère ? Parce que toi et moi semblons très identiques ? Charlie avait les cheveux frisés marron foncés avec les yeux marron aussi ! »
« Avait-il du roux dans ses cheveux Bella ? Ou la peau pale, jamais bronzée ? »
« Non » a ronchonné Bella dans le téléphone. « Mais cela ne prouve rien. »
« Veux-tu faire une preuve de paternité ? Je sais que papa paierait pour cela. »
« Non, ce serait inutile en ce moment. »
« Non ce ne le serait pas » l'a disputé Alicia « Tu ne veux pas savoir à coup sûr ? »
« Je me suis déjà renseigné. Ils ont dit qu'ils ne pouvaient faire les preuves sans l'ADN de ma mère, ce ne serait pas exact. Ils ont besoin de l'ADN de ma mère pour isoler l'ADN que j'ai reçu d'elle et pour comparer l'ADN de n'importe quel père potentiel qui correspond avec moi. Je ne sais pas, mais il semble juste qu'un test ne me prouve rien en ce moment. »
« Je ne savais pas cela. »
« Je ne le savais pas non plus jusqu'à … Écoutes tu sembles être une personne agréable et nous sommes assises depuis environs une demi heure à avoir une bonne conversation, mais je ne sais pas vraiment si je suis à la hauteur d'avoir une relation avec toi. »
« Je comprends » a dit Alicia « Est-ce que cela veut dire que tu ne veux plus jamais que je te rappelle ? »
« Je ne sais pas. »
« Que dirais tu si nous planifions une journée où je peux t'appeler et où nous pourrons parler un peu plus ? »
« Puis je te demander quelque chose ? » Bien que Bella ne fût pas sûre de ce qu'elle voulait, elle était curieuse de son frère et son autre sœur.
« Bien sûr »
« Comment sont ton frère et ta sœur ? »
« Et bien Kevin est le plus âgé et a pris l'infidélité de papa le plus durement. Phil a divorcé de ma mère lorsque nous étions encore jeunes – tu devais avoir cinq ans je crois. Quand il s'est remarié, Kevin, et bien il ne s'en est jamais remis. Il s'est senti comme si notre père nous avait abandonné et il à des rapports très tendu avec lui, ils ne se voient presque jamais. Beth est la fille de papa de sa deuxième femme, Emily. Elle va avoir 18 ans cette année et c'est une personne en avance à l'école secondaire à partir de cet automne. Elle est douce et agréable, mais beaucoup plus jeune. Nous n'avons pas beaucoup de points communs, mais nous parlons de temps en temps. »
« Vivez vous tous à proximité les uns des autres ? »
« Beth vit dans le Massachusetts dans l'un des faubourgs de Boston et Kevin et moi vivons prés de notre mère à Phoenix – c'est là où nous avons grandi pendant la morte-saison. » Alicia eu un petit rire, se souvenant de sa vie de petite fille, passant ses étés à New-York et ses hivers en Arizona.
« Uh uh »
« Quel est le problème ? »
« Ma mère avait l'habitude de menacer mon père qu'elle prendrait tout et me prendrait avec elle à Phœnix. Je ne peux pas le croire ! A l'époque je me demandais toujours ce qu'il y avait à Phœnix parce que mon père devenait fou quand il entendait cela. Maintenant je sais. »
« Je suis désolée Bella »
« Non, ce n'est pas ta faute. Es tu avec ton frère et ta sœur ? Je veux dire, le Base-ball Hall of Fame fait une cérémonie d'intronisation demain. Êtes-vous tous à New-York pour vous préparer à cela ? »
« Oui nous sommes tous ici. C'est pourquoi je t'ai appelé, j'étais désireuse que tu sois ici avec nous. »
« Aucune chance » a dit Bella d'un ton sarcastique « Aucune offense, mais Phil n'a rien fait pour mériter mon soutien. »
« Kevin ressent la même chose. Il a essayé de s'en sortir, mais sa femme à exigé qu'ils viennent. Oh ! Tu es une tante ! Kevin a une fille, un bébé appelée Cassandra ! Elle a sept mois, je pense. Je ne suis pas très bonne pour ces choses. » A rit Alicia et les larmes ont commencé à se former dans les yeux de Bella de nouveau. Cette fois c'était parce qu'elle était heureuse – elle était tante. « Tu t'opposerais à ce que je t'envoie des e-mails avec des photos d'elle ? »
« Non » c'est étouffée Bella « j'aimerais la voir. Peux tu aussi m'en envoyer d'autres de vous et de ton fiancé ? »
« Évidemment. Je t'enverrais des photos de nous tous – sauf de papa- pour que tu puisses voir comment nous sommes tous. »
« Je t'enverrais des photos aussi si tu veux » a dit Bella nerveusement.
« J'aimerais ! As-tu un petit ami ou autre ? »
« Um, et bien oui je suppose que c'est ce qu'on peut dire. »
« Envois moi une photo de lui alors ! »
« Je le ferais. »
« Bella ? »
« Oui ? » renifla t'elle.
« Je veux … je tiens à te remercier de me donner l'occasion de te connaitre, enfin, j'apprécie. »
« Je te remercie d'avoir pris la chance de me contacter. » elle était sincère. Même si elle n'était pas sûre de ce qu'elle voulait, elle savait qu'elle aimait discuter avec Alicia. Si rien d'autre, peut être pourrait-elles devenir amies. « Écoutes, je n'aime pas couper court parce que je viens vraiment d'avoir du grand temps, mais le jeu va bientôt commencer. »
« Alors tu es une fan des Cubs ? »
« Euh, pas vraiment. Je suis une fan des Mariners, mais mon meilleur ami est un fan des Cubs, donc nous avons des billets de saison. » Bella était gênée de parler d'Edward à Alicia parce qu'elle ne voulait pas qu'elle pense qu'elle était comme sa mère – être après des joueurs de balle. »
« Tu aimes le base ball aussi ? » cria Alicia.
« Euh je crois qu'on peut dire ça. »
« Je suis folle de ça. J'ai toujours pensé que c'était parce que mon père était un joueur de balle, mais je suis entièrement dedans au point d'entrer les stats et tout ça. Je ne peux pas jouer j'ai la valeur d'un haricot, mais j'aime regarder et supporter depuis les gradins ! » A ri Alicia sottement.
« Wow, je dirais que nous avons beaucoup en commun. »
« Je ne peux plus attendre pour te rencontrer !»
Avec ce commentaire Bella a éclaté dans sueur froide et tout autour d'elle est devenu flou, les choses ont commencé à virer au noir autour d'elle. En tournant sa tête pou tenir le vertige à distance, Bella a respiré profondément avant de répondre. « Um, on parlera plus tard, okay ? »
« Bien sûr Bella. Je ne peux plus attendre de te parler à nouveau. »
« Moi aussi »
« Texte moi ton adresse mail et je t'enverrais des photos de Cassie ! »
« Okay, Bye Alicia. »
~GO CUBS~
Une balle dans la paume de sa main, Edward montait dans l'ascenseur de son immeuble. A l'origine, il était censé retrouver Bella dehors pour diner avec leurs amis, mais elle l'avait texté pour lui dire qu'elle ne se sentait pas très bien et qu'elle voulait rester à la maison et ne rien faire. Cela ne l'a pas dérangé, il voulait se reposer à la maison et ne rien faire. La semaine et demi passée avait été agitée et chaotique et tout ce qu'il avait envie de faire était de s'allonger avec Bella dans ses bras.
Entrant dans son appartement, Edward a remarqué que Bella s'était pelotonnée sur le canapé et regardait un des films qu'il lui avait envoyé dans sa corbeille cadeau. – Le président Américain-
« Ma mère a un énorme béguin pour lui » a-t-il dit doucement en plaçant ses clés et son portefeuille sur le comptoir.
« Il est assez hot pour un gars plus vieux. » a dit Bella en tournant sa tête pour le regarder. « J'ai commandé une pizza, je n'avais pas envie de cuisiner. »
« C'est parfait. Tu veux une bière ? »
« Bien sûr. » Bella s'est assise quand Edward est entré dans le salon et s'est assis à coté d'elle après avoir placé sa bière sur la table de salon et il lui donna sa balle de base-ball. Mettant un bras autour de son épaule, il s'est appuyé sur elle et l'a embrassée chastement, puis il a déplacé ses lèvres à sa tempe.
« C'était pour notre rendez-vous de ce soir. » a-t-il chuchoté, indiquant la balle signée par un des lanceurs remplaçant, Connor Fitz « Mais je suis heureux de rester à la maison. » a-t-il respiré contre sa peau.
« Merci, je n'avais juste pas envie de sortir. » Bella a tourné sa tête et a donné à Edward un rapide baiser sur les lèvres avant de placer la balle sur la table et de saisir sa bière. « Maintenant je sais que tu ne veux pas regarder ça » a ri sottement Bella « Alors que devrions nous mettre ? »
« D'abord, parlons » a-t-il chuchoté en jouant avec les boucles brunes ondulés de ses cheveux. « Tu me sembles un peu triste. »
Soupirant lourdement, Bella a appuyé sa tête en arrière contre son bras qui entourait ses épaules. Elle avait peur qu'il remarque son humeur – il avait le don de connaitre ses sentiments, quelques fois avant qu'elle ne sache elle-même qu'elle les ressentait. « Une des filles de Phil m'a téléphoné. »
Le bras d'Edward s'est raidi autour d'elle et elle l'a regardé fixement, non sûre de comment il réagirait et non sûre de comment elle se sentait – elle était toujours troublée.
« Qu'a-t-elle dit ? »
Les dix minutes suivantes, Bella lui a exposé en détail ses deux conversations avec Alicia et il s'est accroché a elle, la laissant pleurer dans ses bras quand elle s'est laissée aller. Elle avait tellement tenu ces derniers temps et pour quelque raison, l'appel téléphonique d'Alicia cet après-midi avait été la goute d'eau, celle qui avait fait déborder le vase.
« Je ne sais pas quoi faire » gémit-elle dans sa poitrine « J'ai vraiment apprécié de lui parler, mais … j'aime Charlie, Edward. C'est mon père, pas Phil. »
« Je ne peux pas te dire quoi faire Bella » dit-il doucement.
« Attends-moi ici » a-t-elle dit précipitamment en sautant et courant dans sa chambre.
Quand elle revint, elle avait son pc portable en main « Je lui ai envoyé mon adresse mail et elle m'a envoyé un texto en retour pour me dire qu'elle avait envoyé quelques photos. »
Après la connexion au réseau sans fil d'Edward, Bella a ouvert son application de messagerie et regarda l'écran, ses doigts tremblants sur les touches. Elle avait un email d'Alicia. Le message de l'e-mail était court, mais quand elle le fit défiler vers le bas, elle a trouvé les pièces jointes à ouvrir.
« Qui est-ce ? » a demandé Edward sur son épaule en regardant une magnifique petite fille.
« Cassandra. C'est ma nièce » les yeux de Bella se sont gonflés de larmes, elle regarda la petite fille précieuse. Elle était pratiquement chauve, donc elle ne pouvait pas distinguer sa couleur de cheveux, mais ces yeux étaient d'un profond, gris ardoise et elle avait les plus jolies fossettes. « Je n'aurais jamais cru que j'aurais un jour des nièces ou des neveux. » la voix de Bella était extrêmement basse, dure à entendre. « Je n'ai jamais imaginé que je serais une tante. »
« Shh » l'a calmée Edward en frottant son dos doucement. La sonnerie du téléphone fixe d'Edward les a interrompus, la sonnerie leur indiquant que c'était le bureau du hall en bas – leur pizza était arrivée.
~GO CUBS~
« Nikki que lui as-tu dis ? » Jane demanda à nouveau, furieuse contre son amie déjantée.
« Je lui ai dis que je n'irais pas contre toi, mais il a une bande. Les filles dont je t'ai parlé. »
« Bella et la mère d'Edward ? » Jane avait été au delà de la crise de nerf quand Nikki avait appelé pour lui dire au sujet de leur fourberie. Et maintenant elle était bloquée parce qu'ils savaient tout sur les drogues dont Nikki leur avait parlé. Avec le recul, elle regrette de ne pas avoir gardé Nikki plus proche d'elle. Peut être que si elle n'avait pas laissé leur amitié se perdre quand elle était allée vivre chez Mila, Nikki n'aurait pas été disposée à jacasser avec sa large bouche au premier venu qui lui avait montré de l'attention.
« Je t'ai dis que j'avais utilisé de faux noms ! » a soufflé Nikki et Jane pouvait entendre son amie prendre une bouffée de cigarette par l'intermédiaire du téléphone.
« Faux ou pas, tu n'aurais du rien dire à quiconque sur mon plan. Maintenant, qu'est ce que tu as dit au détective privé ? »
« J'ai essayer de parler autour de la question, mais il m'a posé des questions d'une manière bizarre et je me suis embrouillée … je crois que je n'ai pas fait un bon travail. »
« Écoute Nikki, Jazz insiste pour que je donne le bébé en adoption. Il ne pousserait pas cette question s'il n'avait pas de bons arguments contre moi. Je sais que tu travailles avec eux ! Je sais que tu as accepté de témoigner ! » Jane éleva la voix, mais elle la garda aussi bas que possible, comme des sifflements dans son téléphone – elle était en compagnie mixte.
« Je ne le suis pas ! Jane, je ne suis d'accord avec rien. Je lui ai dis d'aller en enfer, je lui ai dit -»
« Nikki ! Tu dois bien lui avoir dis quelque chose. As-tu donné le nom du fournisseur ? » Siffle Jane.
« Il ne sait même pas ton nom, à quoi ça leur servirait ? »
« Ils ont un témoin Nikki ! Je sais que c'est toi. Tu es la seule ! »
« Si c'est la façon dont tu me traites, peut être que je devrais donner à ce type Jenks un coup de fil. Après tout, tu es déjà en train de tout me reprocher. »
Assise dans la salle d'attente du bureau de son obstétricien – celui où Jazz lui avait dit d'aller à l'origine, Jane ferma le clapet de son téléphone cellulaire, regardant toutes les femmes heureuses dans différents états de leurs grossesse autour d'elle. Chacune d'elles avait un homme assis à leur coté, certain avait de jeunes enfants avec eux. Aucune de ses grossesses n'avaient été heureuse. Quand elle était enceinte de Bobby, Robert avait déjà rompu avec elle après l'avoir trouvé dans un lit avec quelqu'un d'autre. Elle était passée par cette grossesse, seule aussi.
« Jane », une infirmière l'a appelé et Jane s'est immédiatement levée et l'a suivi dans une salle d'examen.
Posant une main sur son ventre, Jane a sourit. Ça ce montrait déjà un peu. Elle n'avait pas d'apparition de Bobby jusqu'à ce qu'elle soit autour de quatorze semaines, mais avec celui-ci, on le voyait plus tôt. Les livres disaient que c'était normal, mais elle se sentait encore craintive de la ronde bosse dure sur le ventre.
Ce rendez vous n'était pas normal pour elle, pas celui qu'elle programmait mensuellement, mais l'infirmière prenait toujours son poids, évaluait ses urines pour la protéine et a pris sa tension. Après ça, elle lui a donné une couverture blanche en papier et a dit à Jane de se dévêtir de la taille jusqu'en bas.
Après que le docteur ait pris l'échantillon d'ADN pour l'envoyer au laboratoire pour le test de paternité, l'infirmière est revenue et a pris une fiole du sang de Jane. Elle ne comprenait pas pourquoi ils avaient besoin d'elle pour fournir le test ADN, mais à ce point là, elle ne posait pas de question. Elle avait Laurent qui renvoyait tout à Ed Masen. Quel cauchemar ! Le petit plan simple qu'elle avait conçu et qui avait semblé si facile, faisait maintenant redouter sa grossesse à Jane et lui faire souhaiter de ne jamais avoir rencontré Edward Masen.
Ce qui l'a reporté à la décision qu'elle devait faire l'adoption. Pourrait-elle vraiment le faire ? Attendre une famille pendant neuf mois et y renoncer par la suite ? Mais si elle ne le faisait pas, Jazz engagerait des poursuites contre elle pour l'avoir drogué et avoir ensuite eu du sexe avec lui contre sa volonté. Laurent était prêt à faire impliquer la presse pour l'aider dans son cas si elle décidait de lutter, mais jouer avec Jazz qui était une star du sport bien connue, ferait qu'on regarderait Jane comme une prostituée méchante, affamée d'argent. Elle n'avait aucune force d'appui.
Elle avait toujours le temps, se rappelait-elle en marchant vers son hôtel. En ce moment Laurent était censé rencontrer Ed pour terminer leur accord pour les frais de subsistance jusqu'à ce que l'épreuve de paternité ait été accomplie. Ce ne serait pas 5,000$ par mois comme Jazz lui avait envoyé à l'origine, mais il aurait besoin de lui fournir quelque chose pour se faire entretenir et s'occuper de son bébé qui n'était pas né. Tout cela ira au diable si ce n'est pas le sien ! « S'il vous plait, oh s'il vous plait, oh s'il vous plait » a murmuré Jane avec ses yeux regardant le ciel en priant un dieu auquel elle n'avait jamais cru. « Permettez-moi s'il vous plait que ce soit le bébé de Jazz ! »
~GO CUBS~
« Que voulez vous de moi ? » a chuchoté Mila, ses brulant de regarder l'écran d'ordinateur fixement depuis si longtemps.
Cela faisait quarante cinq minutes que l'homme appelé Jenks s'était manifesté à son seuil et au début elle avait crié, lui jetant des calomnies, faisant un grand remue-ménage pour que quelqu'un dans son voisinage appelle les flics. Jenks n'avait été que politesse, patient, attendant qu'elle finisse sa tirade jusqu'à ce qu'il lui parle de nouveau.
Avec des mots mous et un sourire adorablement alarmant, Jenks était entré dans sa maison. Ce n'était pas vraiment pour son sourire, mais plus la mention de menaces de Jane envers son bébé qu'elle lui avait offert d'entrer. Il n'entrerait pas dans les détails, avait-il dit, juste que le bébé de Jane étaient dans le pétrin et qu'il avait besoin de Mila pour l'aider. Qui ne se fierait pas à un homme avec un si beau sourire ? Il a adouci son visage durci, le transformant en petit garçon ou en chérubin. Vraiment, pensait Mila, il semblait angélique quand il souriait.
Ce que Jenks avait à dire fut une histoire totalement différente. Il n'a pas tourné autour de pot ou essayer de parler autour de la question, il a posé le pied sur la ligne, pas une seule fois n'a pris de pincettes pour Mila. Jane nuisait à son enfant à naître en consommant de la drogue et de l'alcool, sans parler de sa promiscuité avec les hommes.
Après avoir allumé son ordinateur portable qu'il avait emmené avec lui, Jenks a ouvert images après images de Jane se faisant des lignes d'héroïne, de boire ou de fumer de l'herbe, Jane suçant de nombreuses bites de nombreux gars. C'était dégoutant.
Coucher avec un gars drogué, avoir des relations sexuelles et de tomber enceinte de lui sans son consentement, aider l'enfant à naitre pour obtenir autant d'argent que possible de lui était tout ce que Mila hésitait à dire et ne voulait pas y penser. Heck, elle avait vraiment aidé Jane à faire toutes ces choses. Enfin, pas la partie sexuelle, elle n'avait pas était là pour ça. Mais elle l'avait aidé à planifier et conseiller Jane à propos de l'usage réel des drogues et elle l'avait aussi aidé dans son projet pour recevoir plus d'argent de Jazz. Mila avait été d'accord avec tout ce que Jane avait fait pour arriver là où elle en était maintenant.
Ce dont Mila n'était pas d'accord c'était qu'elle nuisait à l'enfant à naitre. Faire du mal à un autre adulte, aucun problème, mais faire du mal à un bébé ou un animal, Mila n'en était pas heureuse. En regardant les images fixement sur l'écran devant elle, le cœur de Mila a tourné froid et amer.
Comment Jane pouvait-elle faire ça à son enfant ? Surtout après avoir perdu un jumeau – si c'est ce qui était vraiment arrivé. Quoi qu'il en soit, Jane avait traversé ses peurs et maintenant elle se droguait et suçait des bites à des hommes étranges pour obtenir plus de choses ? C'est ce qu'elle faisait déjà quand elle n'était pas enceinte, mais tout de même, Jane avait quelqu'un d'autre pour prendre soins d'elle maintenant.
« Nous voulons que vous fassiez une déclaration et être prête à témoigner contre Jane si cela va devant la cour. »
« Si cela va jusqu'au tribunal ? Vous voulez dire qu'il est une chance qu'il ne porte pas plainte contre elle ? »
« Il y en a une. Mais cela ne sera tributaire que si quelqu'un est prêt à témoigner. »
« Que voulez vous ? »
« Mila » a dit lentement Jenks, un petit sourire se levant sur ses lèvres « Nous savons que vous avez aidé Jane. Si Mr Whitlock choisi de porter plainte, vous serez utilisé comme un accessoire. Il ne va pas s'arrêter avec elle »
« Que. Voulez. Vous. ? »
« Mr Whitlock est prêt à ne pas engager de poursuite contre Jane – ou vous – aussi longtemps que Jane accepte de renoncer à l'enfant pour l'adoption. »
« Pourquoi avez-vous besoin de moi alors ? »
« Dans le cas où elle ne le fera pas volontiers. Si elle ne veut pas renoncer à l'enfant et qu'il se révèle être son bébé, il fera tout pour que le bébé lui soit enlevé. »
« Pourquoi ? »
« Il estime que Jane n'est pas assez stable pour élever un enfant. Pouvez-vous honnêtement dire que c'est une bonne mère avec Bobby ? »
« Non » soupira Mila, sa main glissant sous ses cheveux à la base de son cou, se frottant le long de sa peau. « Bobby va mieux chez son père. »
« Et ce bébé sera mieux avec quelqu'un qui prendra soins de lui. Ne pensez vous pas que ce bébé mérite une chance d'avoir une bonne vie ? »
« Ouais » dit-elle tristement « Et moi ? Que faire si Jane n'accepte pas l'offre ? »
« Si vous nous donnez votre déclaration et témoignez contre elle – apportant l'aide à la justice la concernant- aucune accusation ne sera portée contre vous. Et vous aurez la satisfaction de savoir que vous aurez tout fait pour aider ce bébé. »
« Bon » dit-elle tremblante. « Quand pouvons nous commencer ? »
« Il y a mon bureau non loin d'ici où vous pourrez donner votre déclaration – la rendre officielle. A partir de là, c'est une question d'attente pour voir ce que fera Jane. Elle a déjà eu l'offre. Si elle la prend, nous n'aurons pas besoin d'autre chose de vous. Mais si elle choisit de se battre, les accusations seront portées contre elle et vous aurez besoin de témoigner. Pouvez-vous faire cela ? »
Prenant un dernier regard sur l'écran devant elle, Mila regarda l'image de Jane penché sur une table avec trois lignes d'une substance poudreuse sur elle. Son nez était couvert de poudre blanche, ses yeux étaient fermés, et il y avait un grand sourire sur son visage. Mila regarda la petite bosse inférieure sous son-t-shirt serré et grinça des dents. Ce pauvre Bébé. Elle ne pouvait pas permettre à Jane de ruiner la vie de ce bébé.
« Je le ferais. »
~GO CUBS~
« Ils l'ont fait ? » haleta Alice dans le téléphone, heureuse d'entendre les grandes nouvelles de Jazz.
Ces derniers jours, Jazz et Alice avaient anxieusement attendu des nouvelles d'Ed sur l'enquête en cours de Jenks. Ils savaient qu'ils avaient une chance de convaincre l'amie de Jane, Mila, d'accepter de témoigner contre Jane, donc ils avaient utilisé la menace de l'avocat contre Jane. Malheureusement, ils ne l'avaient pas vraiment avant-hier. Alice a exaltée avec les nouvelles.
« Elle a déjà donné sa déclaration. Elle l'a aidée, Alice. Elle est la preuve dont nous avions besoin, j'étais … je n'ai pas fait … »
« Je t'ai toujours cru Jazz » a grincé Alice. Oui, elle l'avait cru, mais elle l'avait aussi blâmé d'une certaine façon. Elle s'améliorait. Ils s'amélioraient. Elle avait pris beaucoup de temps et de patience avec Jazz, mais Alice l'avait finalement poussé à s'ouvrir un peu plus et elle commençait à se sentir encore plus proche de lui, commençant à sentir que sa colère envers lui s'évaporait.
« Je sais » chuchoté Jazz « Je ne te mérites pas. » Il avait raison, pensa Alice, il méritait mieux.
« Ne dis pas ça. » a-t-elle soupiré, coupable que de telles pensées aient inséré son esprit depuis que cette chose entière sur Jane avait explosé en plein dans leur visage. « Tu es la personne la plus étonnante que je connaisse, c'est moi qui ne te mérite pas. »
« Ed veut nous rencontrer tous les deux quand je serais de retour en ville. »
« Est-ce que tout va bien ? »
« Il espère avoir les résultats de paternité bientôt et nous aurons besoin … d'en discuter. »
« Tu sais quelque chose sur ça, si elle a pris l'offre ? » a demandé Alice pleine d'espoir.
« Pas encore. Dieu, j'espère qu'elle va la prendre. Je ne veux vraiment pas que tout cela soit mis à jour. »
« Et nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir ce bébé, Jazz. »
Son appel avec Jazz fut plus court que ce que Alice aurait aimé, mais il était à Miami pour une série contre les Marlins et il devait partir au stade Dolphin's. Puisque Bella dormait encore à poings fermés là haut, elle a décidé de cuisiner. La cuisine avait toujours été une issue pour Alice. Chaque fois qu'elle était indécise, triste ou déprimée, ou même heureuse, cuisiner lui fournissait une façon de bien réfléchir aux choses, ou de juste se reposer. Ce matin elle fit des muffins aux airelles qu'elle savait que Bella n'approcherait pas, puis elle fit quelques muffins banane, à la fois avec noix et sans noix que Bella pourrait avoir.
Une fois la dernière fournée de muffins refroidis, Alice a décidé de faire cuire des Brownies – sans- noix- pour que Bella et elle aient un petit quelque chose à grignoter pendant le match. Tout en mettant les Brownies dans le four, Bella arriva en coup de vent dans la cuisine, se frottant les yeux et en baillant et Alice la regarda avec un sourire. Il y a du avoir une autre série de sexe-phone entre Edward et Bella pensait-elle.
« Bonjour gloire ! » rayonna Alice vers Bella, un grand sourire sur le visage.
« Tu es de bonne humeur ce matin » a gémit Bella, se versant une tasse de café froid « Ce n'est pas chaud » Bella fronça les sourcils vers le bas de sa tasse puis a tourné la tête en direction de sa meilleure amie quand elle a entendu son rire. « Je ne t'ai pas entendu rire depuis … »
« Depuis Saint Louis ? » gazoulla Alice.
« Euh, ouais » a dit Bella avec hésitation. « Y a-t-il quelque chose que tu souhaites partager avec moi ? » Ses yeux se sont portés sur les muffins refroidis sur la grille du comptoir « Noisettes ? »
« Non, ils sont pour toi » bourdonnait Alice, saisissant un muffin aux airelles pour elle-même. « Et j'ai d'excellentes nouvelles à partager avec toi ! Ils ont un témoin ! » Alice rebondissait pratiquement et Bella a laissé tomber son muffin sur le comptoir avant d'envelopper ses bras autour d'Alice dans un grincement.
« C'est génial ! Elle a donc pris l'offre alors ? Y a-t-il plus ? »
« Non, ce n'est pas fini » a dit Alice en se retirant des bras de Bella. « Nous verrons les résultats du test de paternité au retour de Jazz et puis je crois que nous devrons attendre de voir ce qu'elle décide. »
« Je pense que c'est formidable que vous tentiez de l'amener à donner cet enfant en adoption -»
« Mais ? » l'a interrompue Alice, de peur d'entendre ce que Bella avait à dire.
« Jane devrait vraiment payer pour cela, Alice. Elle a fait quelque chose d'illégal -»
« Il ne veut pas que cela sorte en plein jour -»
« Mais -»
« Mais quoi ? Tu veux qu'il soit la tête d'affiche pour le viol d'un sexe masculin ? Il ne veut pas que ça sorte. »
Sachant que ça n'avait pas la place, Bella n'a pas continué avec ses réflexions sur ce qu'elle pensait que Jazz devait faire – ce n'était pas sa place de le dire et elle ne voulait pas ruiner la bonne humeur d'Alice soudainement présente. Elles ont passé la soirée à regarder les Cubs perdre contre les Marlins. Insistant pour regarder, Bella a apprécié de voir Edward, même si ce fut seulement à la TV, ça la faisait se sentir proche de lui en quelque sorte.
Ce jeu avait mis fin à une série de trois matches avec les Marlins et les Cubs seraient sur le chemin de Cincinnati pour trois matches et puis dans le Colorado pour quatre – il y avait encore un peu plus d'une semaine avant que les filles ne voient leurs hommes. Pour passer le temps, elles ont toutes les deux beaucoup travaillé, rentrant tard, mangeant ensemble avant de regarder les matches ensemble dans le salon. Heureusement tous les jeux de ce voyage sur la route étaient en soirée, Bella n'en manqua aucun pendant qu'elle travaillait.
Rosalie et Emmett vinrent quelques soirées et les filles allèrent chez eux à quelques reprises. Emmett se retrouva seul à regarder les jeux –sauf quand Bella venait s'assoir à coté de lui de temps en temps – pendant que Bella, Alice et Rosalie parlaient des plans du mariage. Rosalie et Emmett avaient choisi la date et avait choisi l'emplacement pour la cérémonie et la réception. Tout ce qu'ils attendaient maintenant était une confirmation de la date qu'ils avaient choisi pour l'accueil.
Si tout était bon, Emmett et Rosalie se marieraient le soir du 26 juin à la chapelle de l'université de Chicago Bond, puis aurait une réception en croisière autour du lac Michigan sur l'Odyssée Cruise Line. Tout semblait parfait et la croisière de partait pas avant 19H30, Emmett et Rosalie espéraient que si les Cubs avaient un match à domicile ce jour là, il serait au cours de la journée et qu'ils pourraient tous être avec eux pour la croisière. Le seul souci d'Emmett était que fin juin était normalement quand les Cubs et les White Sox jouaient une de leurs séries les uns contre les autres, il fallait espérer que ce ne serait pas le cas ce week-end là.
La semaine passa très lentement et le seul bonheur que Bella et Alice aient reçu c'est quand elles commençaient à parler à leurs hommes au téléphone. Il était normal pour les deux de se retirer dans leur chambres respectives quelques heures après avoir regardé le match et fermé leurs portes, ne parlant pas l'une à l'autre jusqu'au lendemain matin, le sujet étant leurs hommes et combien ils leur manquaient.
La plupart des matins Bella se réveillait très fatiguée, désespérée pour une tasse de café pour lancer sa journée. Elle était avide du temps qu'elle passait avec Edward au téléphone et ne le laissait pas raccrocher, généralement le faisant parler pour elle jusqu'à ce qu'elle s'endorme, ou parfois, il s'endormait sur elle. Quoi qu'il en soit, elle se sentait beaucoup plus proche de lui quand sa voix était la dernière chose qu'elle avait en cours d'exécution dans sa tête avant de passer la nuit.
Un autre week-end passa et Bella et Alice avaient choisi de rester tranquilles au lieu de sortir dans les bars avec Emmett et Rosalie ou Angéla et Ben. Bella avait en fait peur de se heurter à Jake et elle ne sentait pas que cela valait le risque. Au lieu de cela, les deux jeunes femmes avaient des discussions très profondes sur l'adoption. Toute la chose autour de Jane les menait toutes les deux à la réflexion sur cela d'une manière ou d'une autre, la discussion a dérivé sur Carlisle et Esmé Cullen et l'adoption de leur fille, Lian.
Après avoir parlé de la nouvelle famille Cullen pendant quelques temps, Bella avait demandé à Alice à propos du bébé de Jane, si Jazz voudrait savoir le résultat de l'adoption, avec qui le bébé se retrouverait. Ce n'était sans doute pas la question à poser, réalisa Bella après l'avoir échangé avec Alice, mais elle était toujours curieuse. Tout ce qu'Alicia lui avait dit sur Phil gardant les vielles chose sur elle l'affectait d'une certaine manière, comme s'il ne l'avait pas complètement abandonné – non pas qu'elle s'en souciait.
Mais Bella s'est demandé si une personne penserait à un enfant toute sa vie s'ils savaient qu'il existait … Jazz penserait-il à cet enfant s'il se révélait être le sien, même s'il serait apporté dans ce monde dans de telles circonstances horribles ? Enfin, ce n'était pas la faute du Bébé que Jane avait tout fait pour avoir. C'était une question légitime, même si Alice n'était pas prête pour cela.
Bien qu'Alice n'est pas voulu parler de toutes ces choses de l'avenir et de tout le désordre de Jane, elle a vraiment écouté ce que Bella a dit et avait permis au tout de s'installer dans sa tête, le digérant. Jazz penserait-il à cet enfant pour le reste de sa vie ? Sauraient-ils vraiment si les parents adoptifs en prendraient soins ? Et qu'est-ce qui arriverait quand Alice et Jazz auraient des enfants ? Seraient-ils assis se demandant si cet autre enfant, le bébé de Jane, ressemblait au leur ? Seraient-ils capable de reconnaitre l'enfant s'ils marchaient à côté de lui ou elle dans la rue un jour ?
Tout cela était des questions parcourant la tête d'Alice en marchant dans le bureau d'Ed Masen avec Jazz mercredi matin. Cela faisait deux semaines que Jazz était entré dans le cabinet de consultations pour faire la prise buccale pour le test de paternité et maintenant ils allaient découvrir les résultats. Tous deux étaient extrêmement nerveux, Jazz ne pouvait même pas garder ses jambes tranquilles pendant qu'ils étaient assis dans la zone de réception, son genou vibrant sous son coude appuyé.
Quand Ed est sorti pour les recevoir, la première chose qu'a remarquée Alice a été un grand sourire sur son visage et elle se sentait un tel espoir de ce seul regard. Une fois qu'ils furent tous assis dans le bureau de Ed, Ed a commencé à parler avec eux de la société qui avait fait les tests de paternité et de la précision du test, faisant noter que la société où ils avaient choisi d'aller, exposerait un résultat approchant les 99%, qui est le plus haut pourcentage accessible dans le test.
La main d'Alice a serrée celle moite et mouillée de Jazz, ses ongles se creusant dans sa peau en essayant d'écouter tout ce que Ed disait. Elle ne pouvait pas vraiment se concentrer beaucoup. Elle a entendu les mots et elle savait qu'il essayait d'être professionnel, mais elle pouvait voir les plis dans le coin de ses yeux, sous ses verres et elle savait que c'était personnel à lui. Elle et Jazz étaient personnels pour lui.
Comptant sur son droit, Alice s'est concentrée sur Jazz cette fois, regardant son visage pâle – pâle des nerfs – et ses larges yeux bleus pendant qu'il écoutait Ed parler. Sa jambe avait cessé de rebondir, mais au lieu de cela son cœur montait en flèche contre sa poitrine, avec un son alarmant et fort et Alice regrettait de ne pas savoir quoi faire, elle a donc serré la main de Jazz plus fort, lui permettant de savoir qu'elle était là.
L'éclat de quelque chose d'orange-jaune à travers le coin de l'œil d'Alice a attrapé son attention et sa tête s'est décochée à l'arrière du bureau d'Ed pour le voir tenir une enveloppe dans ses mains. Son cœur a battu en accéléré quand elle s'est rendu compte que c'était le moment de vérité, ils apprendraient de savoir si Jazz était effectivement le père du bébé de Jane ou non. Les larmes ont commencé à tomber goute à goute de ses yeux et elle les a vite essuyé avec sa main libre.
« Jazz, Alice » a dit Ed doucement en glissant les papiers de l'enveloppe. « Il y a beaucoup de renseignements sur ces morceaux de papier, mais je suis sûr que vous êtes juste concernés par le résultat général. Vous pouvez regarder ceux-ci après que je vous aurais dit les résultats, mais je voudrais garder la copie originale ici jusqu'à ce que tout soit réglé. »
« Bien » A grincé Jazz. Il avait une respiration difficile, son niveau d'anxiété était trop haut. Pourquoi ne peut-il pas juste lire ses résultats stupides ?
bisous a toutes ;)
