Chapitre 7
Il faisait nuit. Deux ombres filaient silencieusement sur les murs des couloirs de l'Académie Gray. Une petite et une grande. Elles glissaient sur le sol sans laisser aucune trace puis, d'un seul coup, elles disparurent derrière une porte. Quelques minutes, tout au plus. Mais voilà qu'arrive le directeur de l'Académie. Il se dirige vers la porte suspecte.
À l'intérieur :
-Allez Lavi, dépêche toi, j'entends des pas ! chuchota frénétiquement Allen, les nerfs à vif.
Lavi farfouillait dans les dossiers à la recherche d'un indice.
-Attends j'arrive, j'ai presque fini de tout inspecter ! S'énerva le roux.
-On a pas le temps ! Paniqua Allen en entendant les pas qui se rapprochaient. Hé, mais qu'est ce que...
Les deux adolescents entendirent quelqu'un mettre la main sur la poignée et ils coururent se cacher derrière une armoire, dans un coin d'ombre.
-Mince ! Chuchota Lavi, regardes le foutoir que j'ai mis ! Il va s'en rendre compte tout de suite !
-Non, répondit Allen, je ne pense pas. Écoutes...
Ils entendirent nettement le gloussement d'une femme. Elle devait être très jeune pour avoir un rire pareil. Allen risqua un oeil.
-Oh mince ! Luberrier est avec une élève !
-Quoi ?!
Lavi regarda à son tour.
-Mais quel vieux pervers ! Chuchota t-il.
-Chut !
-Monsieur, je pourrais passer en classe supérieure si je fais ce que vous voulez n'est-ce pas ?
-Oui c'est ça. Exactement ça.
Les voix leur parvenaient très clairement et Allen eut envie de vomir. Exploiter les élèves de la sorte. Mais quel genre de monstre pouvait faire ça ?
-Alors... que voulez vous que je fasse ? Dit la jeune étudiante d'un air langoureux.
-Tu le sais bien, répondit Luberrier en s'asseyant sur son fauteuil, à quelques mètres seulement des invités clandestins qui voyaient tout de la scène de leur cachette.
La jeune fille s'approcha de lui, défit la braguette de son pantalon et sortit le membre de son directeur. Lavi cacha instantanément les yeux de Allen et détourna les yeux, de sorte que nous n'aurons pas la suite de cet événement pour éviter de choquer les plus sensibles. (NDA J'ai les yeux qui saignent et le cerveau aussi rien que d'imaginer mais c'est pour le bien de l'histoire !)
Une fois sur que c'était bien fini, Lavi ouvrit un oeil, puis l'autre et lâcha Allen.
La jeune fille s'essuya la bouche et Luberrier remit son pantalon en place.
-Professeur, vous n'en voulez jamais plus, pourquoi ? Demanda la jeune fille.
-Je ne tiens pas à être souillé par une personne comme toi, répondit-il. Bon, une fois ceci fini, j'ai une autre chose que j'aimerai que tu fasse pour moi.
-Bien sur, qu'est-ce ?
-Je veux que tu espionnes deux élèves de ce lycée. Allen Walker et Lavi Bookman. Il m'est impossible de les approcher mais toi tu peux le faire. Essaie de séduire le Bookman par exemple.
-Bien, je ferai tout ce que vous voudrez.
-Bien, pars maintenant.
La jeune étudiante sortit après s'être inclinée. Luberrier se laissa aller sur son fauteuil en soupirant d'aise. Lavi réprima une grimace de dégout. Cet homme le répugnait.
Un ronflement sonore le fit sursauter. Ce gros porc de Luberrier s'était endormi, la main sur des dossiers.
Lavi poussa Allen doucelent et se dirigea vers l'homme endormi. Il déplaça la main qui occupaient les dossiers, fit quelque pas en réprimant une exclamation de dégout quand il marcha sur la semence du directeur, et réussi à apercevoir une pile de dossier qu'il n'avait pas eu le temps d'examiner.
Le silence était plombant et Allen sortit lui aussi de la cachette. Il frola le directeur en voulant passer derrière lui et entendit un cliquètement. Il sursauta. C'était un bruit caractéristique de clés.
-Lavi, chuchota t-il, il a des clés dur lui ! Je pense qu'il y a un coffre dans cette pièce.
Lavi acquiesça et entreprit de prendre les clés dans la poche de l'homme. Pendant ce temps, Allen cherchait un coffre.
-Je ne trouve rien... murmura t-il.
C'est bizarre, pensa t-il, je suis persuadé qu'il y a un coffre ici.
Il balaya la pièce du regard. Il effleura chaque objet avant de revenir sur ses pas. Quelque chose clochait.
Il se dirigea vers la porte et porta un regard d'ensemble sur la pièce. Du pur Luberrier, des objets personnels, des dossiers scolaires, mais surtout une masse importante de trophées qui trônaient sur les hauts des étagères. C'était aussi très poussiéreux. Luberrier ne laissait jamais les femmes de ménage nettoyer cet endroit.
-Allen ! Regardes, c'est joli ça non ?
Allen tourna ses yeux vers l'objet que Lavi désignait. C'était une magnifique statue d'ange blanche qui trônait contre un mur, sur une petite commode. Mais surtout, elle brillait tellement elle était blanche. Et propre.
Allen eut un déclic et se dirigea à grands pas vers la statue avant de la soulever. Elle était étonnamment légère et quand il la retourna, il vit une serrure.
Les deux garçons se regardèrent d'un air entendu et Lavi sortit la clé qu'il venait de subtiliser. Il l'enfonça dans la serrure et tourna. La serrure émit un claquement quand elle se devérouilla et ils s'empressèrent de regarder à l'intérieur. Ils virent une petite liasse de papier.
Lavi s'en empara et commença à lire attentivement.
-Qu'est ce que c'est ? Demanda Allen.
-La liste de toute les personnes de l'organisation. La carte est à la fin, répondit Lavi, absorbé par sa lecture.
Il finit par la carte qu'il mémorisa rapidement.
-Je sais maintenant pourquoi Luberrier a aussi peur de ton oncle. Regardes.
Il donna le papier à Allen qui lut lui aussi. Ses yeux s'écarquillèrent.
-Alors... mon oncle aussi fait parti de la Congrégation de l'Ombre ?!
-Oui, répondit Lavi. Il en est même l'un des plus hauts placé.
FIN DU CHAPITRE
Haaaa ! Merci à tous et à toutes de vos si gentilles et constructives reviews qui m'ont bien aidé et je m'excuse encore d'avoir mis autant de tant avant de publier la suite, c'est à dire les chapitre 6 et 7 de cette fic.
Alors... la petite scène entre Luberrier et l'étudiante est une aberration, j'en ai conscience, et vous pouvez me maudire si vous voulez, mais il fallait vraiment que Luberrier soit un monstre pour la suite de mon histoire, même si il l'est déjà dans l'histoire originale !
Bon ben, c'est tout je crois et euh... à bientôt pour la suite !
