Vous êtes pas fachées ?
Vous voulez la suite ?
Bonne lecture
(Chapitre uploadé après correction par LifeChrys)
Et comme toujours
Disclaimers : Les personnages fascinants de Twilight appartiennent à Stephanie Meyer je ne fais que le lui emprunter pour la journée...
Acte 2 - 12 h- Demain
«Vis pour aujourd'hui. Pas hier. Pas demain. Seulement aujourd'hui» – Jerry Spinelli
Dans l'avion qui l'emmenait vers Londres, il n'arrivait pas à dormir. Trop fatigué, trop intrigué aussi, impatient de vivre la suite de cette nouvelle vie. Il quitta l'aéroport sous une fine pluie et curieusement cela lui parut un bon présage. Il se glissa rapidement dans un taxi et donna l'adresse du rédactrice, Rosalie Hale, lui avait demandé de passer la voir dès son arrivée. Elle avait dit s'être occupée, avec Alice Brandon, de tous les détails de son installation et Edward n'avait eu aucun scrupule à les laisser régler les conditions matérielles. Cela ne l'intéressait pas. Il savait pourquoi il était venu à Londres. Peu lui importait de vivre dans une maison ou un minuscule appartement. Son unique demande avait été le quartier. Un seul quartier de Londres lui plaisait. Dans le taxi qui le conduisait au siège du journal, il se demanda si toute sa vie n'était pas orientée vers ce lieu. Vers Londres.
Lorsqu'il arriva dans la salle de rédaction une légère sourdine se fit avant que chacun ne retourne poliment à son travail. Edward était un très bel homme, un corps fin que l'on devinait musclé sous la chemise à carreaux bleus. Sa démarche souple rappelait inévitablement les félins que certains mannequins cherchaient vainement à imiter sur les podiums. Son visage restait le plus intéressant de sa personne, pâle, bien dessiné et porteur d'un charme qui lui était utile dans ce métier de journaliste d'investigation. Il était intelligent, son C.V. brillant le démontrait mais cela se voyait aussi dans le regard vert qu'il posait sur le monde autour de lui. Il était calme, en apparence. Il cherchait le bureau de Rosalie Hale lorsqu'elle s'avançapour venir à sa rencontre.
Rosalie Hale ressemblait à l'image qu'il s'était fait d'elle : une femme de tête, avec une énergie à revendre et des capacités d'organisation et de commandement très bien utilisées. Il n'avait pas prévu qu'elle soit aussi belle et jeune. C'était une jeune femme blonde de son âge, entre 25 et 30 ans, qui aurait pu figurer dans les pages mode de son magazine, avec les top-modèles, en les rendant malades de jalousie par sa plastique parfaite. Edward la salua d'une poignée de main distante. Il était heureux de faire partie de cette équipe mais ne souhaitait pas immédiatement pour autant se lier avec tous. Rosalie sembla comprendre cette attitude distante, Alice l'avait sûrement prévenue qu'Edward était un...solitaire, dans un premier temps. Il vit que Rosalie l'examinait discrètement.
Il rit avec elle quand elle lui avoua qu'elle se frottait presque les mains de plaisir de l'avoir soufflé aux magazines concurrents et qu'elle serait toujours reconnaissante à son amie Alice, qui avait reçu par ailleurs, une juste rémunération pour son travail. Sa franchise fut agréable à Edward qui ne lui avoua pourtant pas en retour qu'il aurait était prêt à travailler gratuitement pour ce magazine, pour venir vivre ici. Il préférait garder pour lui les informations le concernant dans l'immédiat.
Rosalie joua ensuite son rôle de mentor et le présenta aux autres membres du staff de la rédaction qu'il salua en retour. Victoria, une jolie femme au sourire inquiet et fuyant, James son mari qui, malgré son look jeune et branché dégageait une impression de brutalité et de danger qui mit Edward sur ses gardes. Jacob Black arriva ensuite, avec un peu de retard. C'était le plus ancien de l'équipe, il semblait être le bras droit de Rosalie, elle le présenta comme l'autre américain de l'équipe. Jacob s'avança et avec une poignée de main franche, avoua immédiatement à Edward que malgré sa naissance aux States, il connaissait peu, voire pas du tout, le pays, ayant été élevé à Londres par son père.
Edward était intrigué par la personnalité de Black. Sa franchise et son naturel avenant semblaient opposés à la prudence que lui-même mettait dans ces relations et il était impossible de résister au charme de l'homme à la peau mate.
- Qui peut dire qu'il connait ce pays ? répondit Edward, tu es de la côte Est ?
- Non Ouest… Un petit bled. Près de Seattle.
Edward le regarda, ébahi.
- Hum… le monde est petit. Je viens de Seattle ou presque.
Jacob éclata de rire et tapa amicalement dans le dos d'Edward.
- Le hasard, le hasard...mais si tu me dis que tu connais La réserve Quilleute…je te donne ma place pour la prochaine interview. Cadeau ! Eh Rosalie ? Tu es d'accord ? demanda-t-il toujours rieur à leur chef qui contemplait les deux spécimens américains qui l'entourait en ce demandant pourquoi le nouveau continent produisait des mâles plus intéressants que l'ancien. Elle soupira…
- Tu prends des risques s'il te souffle ta prochaine ne sais pas qui je t'ai réservé.
Edward sourit doucement.
- Je te laisse ton job... mais la réserve Quilleute est à deux pas de Forks où j'ai été élevé. Mes amis d'enfance étaient Sam et Seth, deux enfants de la réserve.
Jacob ouvrit à son tour la bouche et un air stupéfait pas très flatteur pour lui, s'afficha sur son visage. Il ne savait que dire. Le journaliste vedette du magazine séchait devant le nouveau venu. Puis il se reprit.
- Bien la peine de faire 5000 km pour trouver des types de chez toi, maugréa-t-il pour plaisanter.
- J'espère bien retrouver d'autres personnes, souffla alors Edward entre ses dents sans s'adresser à quelqu'un en particulier.
Quelques heures plus tard, Edward regardait par la fenêtre de son appartement. Il était enfin seul. Rosalie l'avait déposé en bas de l'immeuble. Son nouveau chez lui.
Il venait d'en faire le tour : un vaste appartement réparti sur deux derniers étages d'un vieux bâtiment du centre-ville sur St Katherine Way. L'ensemble avait été rénové et les habituels tons beige et taupe, très neutres, donnaient une ambiance impersonnelle à l'ensemble mais cosy et élégante. Edward était très loin de ses détails-là. L'appartement était pratique, spacieux mais surtout en centre-ville. Il répondait à merveille à ces vœux. Il se sentait comme un gosse le matin de Noël.
Par la baie vitrée du living, il voyait la Tamise couler calmement et apercevait la Tour de Londres de triste mémoire.
Il la fixa longuement. Il était là pour cela. Pour cette tour, pour le vieux Londres et son passé envoûtant. Pour l'écrivain londonien qui avait su le captiver et le ramener vers le présent et la vie au moment où elle s'effondrait. Il se promit de le retrouver enfin, il en avait le temps et les moyens.
Quelques années plus tôt lorsque le premier livre de Long « La Tour de Londres » l'avait interpellé, il avait été fasciné par l'ensemble de cette œuvre. Il lui semblait que quelque chose le liait à cette histoire. Il ne comprenait pas pourquoi, après un nombre inimaginable de lectures, ce livre lui paraissait à lui. Pour lui.
Ses parents venaient de décéder lorsqu'il avait paru et la diversion lui avait permis de surmonter l'épreuve. Puis il s'était posé des questions. Comme tout le monde. Un peu plus que tout le monde. Qui avait écrit ce livre ? Pourquoi l'auteur du best-seller ne se montrait pas ? Pourquoi il se cachait sous un pseudonyme ? Pourquoi cette sensibilité à fleur de peau lui donnait la sensation d'être en connexion avec l'auteur ?
Puis Edward avait essayé de reprendre sa vie en main. Il avait choisi le journaliste depuis un certain temps et s'était lancé dans les études à corps perdu et avait réussi brillamment. Les années suivantes, il voyagea pour son travail partout dans le monde, lisant et relisant avec le même choc à chaque fois les deux best-sellers de Long. Chaque livre, chaque mot l'émouvaient comme aucun autre livre ou film ou personne ne le faisait.
L'anonymat de l'auteur le rendait dingue. Edward esquissa machinalement son demi-sourire en repensant à la période où il cherchait à tout prix à le connaitre, à le retrouver. B. Long était secret et fuyant. Seul son nom et l'initiale de son prénom figurait dans sa biographie. Certains tabloïds imaginaient un fonctionnaire suédois à la retraite, d'autres prétendaient qu'il s'agissait une femme politique australienne. Personne ne savait qui il était, homme ou femme, jeune ou vieux. Seule sa ville avait filtrée indirectement lors d'une interview. À partir de là, Edward avait fouillé. Fait des recoupements. Extrapolé. Et remonté la piste avec les indices à sa disposition dans les deux livres de l'écrivain essentiellement. Usant et abusant des recherches sur le net, des réseaux sociaux et des bibliothèques, il avait trouvé une adresse. Il pensait avoir trouvé son adresse. Edward s'était arrêté là. Son métier de journaliste et ses méthodes lui avait permis ceci mais son éthique lui interdisait d'aller plus loin.
Il avait peur aussi.
Il avait tenté de s'éloigner en vain de ce lien incompréhensible. Puis s'étant aperçu que de toute façon, chaque pas semblait le conduire vers l'auteur de ces livres, il se laissa mener, arrêtant de lutter, de chercher des informations aussi.
Ce soir Edward habitait Londres, la ville de ces livres qui le menaient et le guidaient depuis près de six ans.
Il se retrouvait, par le hasard de la vie, journaliste au Vanity Fair où seules, les rares interviews autorisées de B. Long étaient publiées, par un journaliste anonyme.
Le destin peut-être… En tous cas, maintenant Edward Cullen n'avait plus vraiment le choix. Il savait qu'il rencontrerait enfin cet homme dont les écrits l'avaient guidés et aidés.
Edward ouvrit la baie vitrée et s'installa sur le sol du petit balcon, s'appuyant contre le mur, il ouvrit son livre et se plongea dans la lecture.
Lire ici avait une autre signification, un autre charme.
A tout à l'heure pour la suite ...
Kiss
Nic Cullen15000
