Une petite suite ...
Bonne lecture
Et comme toujours
Disclaimers : Les personnages fascinants de Twilight appartiennent à Stephanie Meyer je ne fais que le lui emprunter pour la journée...
Acte 3 - 14h - Seras-tu là ?
« Le destin attend toujours au coin de la rue. Comme un voyou, une pute ou un vendeur de loterie : ses trois incarnations favorites. Mais il ne vient pas vous démarcher à domicile. Il faut aller à sa rencontre. » Carlos Ruiz Zafon
Edward était pressé, il dévala l'escalier, ne prenant pas la peine d'attendre l'ascenseur. Devant l'immeuble il regarda dans l'espoir qu'un taxi soit déjà là. Il aperçut son reflet dans la porte vitrée du journal et vérifia que son jean et sa chemise noire étaient présentables pour une interview. Il chercha à dompter d'un geste sa chevelure cuivrée sans se faire trop d'illusions, il aurait dû se rendre chez le coiffeur avant même de prendre l'avion. Cela faisait un mois qu'il était à Londres et il n'avait rien fait pour cela. Trop tard de toutefaçon pour changer quoique ce soit. Rosalie lui avait dit de se rendre au plus vite à l'adresse qu'elle avait griffonné sur un bout de papier : Jacob devait faire une interview exclusive mais elle n'avait aucune nouvelle de lui depuis la veille. Apparemment ce n'était pas de gaité de cœur qu'elle lui confiait le reportage, Edward n'avait jamais vu Rosalie Hale en fureur et il était heureux que cela ne soit pas contre lui. Elle était livide et il lui semblait que ses prunelles bleues pouvaient tuer.
Il ne demanda que le strict minimum : Qui,où et quand ?
- Jacob devait être au rendez-vous à 14 est 13h30 Je n'ai pas le temps de te donner le dossier mais je te l'enverrai sur ton mail au plus vite. C'est une interview exclusive. C'est toujours Jacob qui va là-bas d'ordinaire. Je ne sais pas comment tu seras accueilli. Fais de ton mieux… c'est important, avait-elle dit avant de relever la tête vers lui, comme surprise de le voir encore présent devant elle. - File, Edward !
Debout dans la rue, marchant de long en large sur le trottoir, il consultait ses mails sur son portable. Rien de Rosalie. Il l'appelait quand le taxi commandé s'arrêta devant lui et il donna le papier sur lequel l'adresse était inscrite à la jeune femme au volant et monta rapidement.
Aucune réponse. Le téléphone sonnait sans fin. Agacé il raccrocha. Ce coup s'annonçait mal il se rendait à une adresse, interviewer un type inconnu et il serait en retard en plus. En effet la voiture était bloquée dans les embouteillages. Il tapota nerveusement sur le siège de cuir devant lui et lechauffeur de taxi lui sourit gentiment dans le rétroviseur.
-Désolé, monsieur mais aujourd'hui, c'est un peu encombré. Il ne faut pas être pressé c'est tout.
Le flegme britannique était encore stressant pour le jeune américain.
- Je suis pressé. Répondit-il brièvement.
- Ah !…
La jeune femme brune regarda le bout de papier devant elle…et lui jeta un autre regard intrigué dans le rétroviseur.
- Vous savez que vous iriez plus vite à pied ? dit-elle soudain.
Edward releva la tête, interrogateur. Il était non seulement étonné par l'attitude de cette femme chauffeur de taxi mais très intéressé par ce qu'elle venait de dire.
- Expliquez-moi.
Le chauffeur se retourna sur son siège, la voiture étant arrêtée au feu rouge, et lui tendit sa petite feuille.
- Regardez, votre adresse c'est à un kilomètreà peine. Vous en avez pour 5 minutes à pied vous êtes jeune et en bonne santé apparemment. En voiture je vous y emmène en…une demi-heure minimum...avec les détours obligatoires et les embouteillages.
Edward était déjà sorti, ayant récupéré son bien, il se pencha par la fenêtre de la portière avant pour régler plus que la course à l'aimable chauffeur en la remerciant chaleureusement.
Puis il regarda l'adresse indiquée.
Il se statufia.
Merde !
Il la connaissait par cœur. Depuis 4 ans. Il savait qui il allait voir et où il allait.
Se repérant rapidement il partit en cœur battait à toute allure. Il allait enfin rencontrer celui qui le faisait vibrer de tout son être en écrivant. Le destin lui servait B. Long sur un plateau.
Légèrement essoufflé, Edward Cullen eut un temps d'arrêt devant la porte de la maison de style espagnole, qui détonnait un peu dans le quartier. Il vérifia l'adresse inutilement. Il avait déjà…visualisé ce portail sur Google Maps. Il savait qu'il était au bon endroit. Mais pas au bon moment. Il avait plus de quinze minutes de retard sur l'horaire imposé à Jacob Black. Et il n'était pas Jacob Black. Il soupira en se rappelant que toutes les interviews lues depuis cinq ans étaient du même auteur. « JTQ », Jacob The Quilleute.
Bonne blague. Edward sentait qu'il allait se faire jeter. C'était une chose de rêver de rencontrer son auteur préféré, mais devoir l'interviewer à l'improviste était autrement plus compliqué. De toute façon il ne pouvait envisager de se représenter devant Rosalie sans avoir au moins sonné à la porte.
Il appuya sur l'interphone et immédiatement la voix d'une jeune femme à la fois affolée et coléreuse lui répondit :
- Bon sang entrez ! Dépêchez-vous ça fait une éternité que je vous attends.
14 h déjà ! ... Faut que j'y aille . J'ai une urgence à la cuisine ...
A tout à l'heure
Kiss
Nic Cullen15000 (upload après correction)
