Bientot la fin ...
Bonne lecture
Et comme toujours
Disclaimers : Les personnages fascinants de Twilight appartiennent à Stephanie Meyer je ne fais que le lui emprunter pour la journée...
Acte 8 - 21 h - Parce que je t'aime
« Tu seras aimé le jour où tu pourras montrer tes faiblesses sans que l'autre s'en serve pour augmenter sa force » Cesare Pavese
Il était presque vingt et une heures. Bella savait qu'il allait venir. Edward le lui avait promis. Depuis trois semaines ils se rencontraient tous les jours, le soir ou même la journée dès que leur emploi du temps le leur permettait. Du coté de Bella Swan, la révélation de son identité avait provoqué des tempêtes et il lui avait fallu tout le courage et la force qu'elle puisait en elle et dans la confiance qu'Edward, pour faire face. Les articles dithyrambiques émaillaient la presse écrite et télévisée en Angleterre mais aussi aux U.S.A.
La couverture imprévue de Vanity Fair avait été le point de départ de cette folie que Bella gérait au jour le jour en assurant pour la première fois en personne la promotion de son dernier roman, « L.A. la ville de tous les rêves ».
Chrys Masen, son éditrice et agent ne se tenait plus de joie. Il était amusant de voir cette femme d'une cinquantaine d'année, d'allure respectable, danser de joie en voyant les retombées de cette interview. Chrys avait sauté au cou d'Edward quand Bella le lui avait présenté. Pour elle, il était le Dieu, le miracle qui avait dessillé les yeux de son timide poulain. Edward avait gardé son éternel sourire craquant et son allure nonchalante avec elle jusqu'à ce qu'elle se calme et ils avaient eu ensuite tous les deux une vraie conversation professionnelle.
Ils avaient planifié ensemble l'avenir d'écrivain de Bella Swan Long. Celle-ci s'étonnait encore de ne pas s'être indignée de cela : elle se souvenait de ce qui était important : Edward était assis en face d'elle, le soleil jouait dans ses cheveux cuivrés et elle caressait machinalement une de ses mains sur la table, en l'écoutant, tandis qu'elle sentait son autre main posée sagement, un peu trop sagement, sur son genou.
Il n'avait pas fait beaucoup plus que cela depuis ce jour-là. À son grand regret.
Les deux jeunes gens apprenaient à se connaitre et tentaient de ne pas brûler les étapes. Dès le premier soir, après l'interview, Edward était venu la retrouver chez elle, lui tendant en souriant, un sac contenant le survêtement de son père, et en gardant dans l'autre main le repas chinois qu'il avait commandé pour eux. Ce fut la première de leurs soirées. Intime, prudente et tendre.
Ils avaient commencé par mettre cartes sur table : Bella n'était pas prête à une relation…enfin pas tout de suite, et Edward avait avoué la fascination que les livres de Long exerçait sur lui depuis des années, ainsi que l'auteur «virtuel » que son imagination avait créé.
Ils avaient besoin de temps et de se connaitre réellement. Il leur fallait passer outre la frontière du désir et des rêves, pour voir ce qui pouvait résulter de leur histoire.
Mais ce soir-là, en attendant son ami, Bella savait qu'elle était prête à agir. À force de le voir et de le toucher, à force de jouer avec le feu de son désir, elle avait atteint une limite. Edward Cullen devrait être prêt lui aussi à subir les conséquences de ses regards sombres, de ses légers attouchements, tièdes et brulants à la fois, de ses sourires troublants.
Elle vérifia son allure dans le miroir. Elle avait réussi à discipliner ses longs cheveux bruns qui, pour l'instant, encadraient son visage en de belles vagues souples. Il lui sembla que ses yeux brillaient trop et que ses joues avaient déjà une couleur rose qu'elle déplorait. Cependant la robe bleue qu'elle avait choisie lui serait flatteuse. Légère et assez près du corps, dévoilant ses jambes, elle pensa qu'Edward aimerait assez.
Comme surgi par la force de ses pensées, il frappa à la porte. Edward dédaignait l'interphone, elle lui en avait donné le code, mais il n'entrait jamais sans au-préalable signaler son arrivée. Le cœur de Bella battit plus fort dans sa poitrine et elle sentit sa peau frissonner d'anticipation. Elle respira profondément et descendit l'escalier au moment où Edward entrait. Comme à chaque fois qu'il apparaissait devant elle, elle dut retenir l'élan qui la poussait dans ses bras, elle se mordit la lèvre à mi-chemin de l'escalier se tenant à la rampe. Savoir ce qu'elle avait décidé pour leur soirée le rendait encore plus sexy à ses yeux. Comme s'il avait besoin de cela.
Il avait revêtu ce soir, un jean noir moulant qui ne laissait aucune place à l'imagination et dévoilait les cuisses musclées et fermes du jeune américain.
Le polo noir assorti avait le même effet sur les sens de Bella. Et lorsque son regard remonta enfin sur le visage bien dessiné d'Edward, elle vit d'abord les lèvres entrouvertes du jeune homme qui étaient une invitation aux baisers et son souffle se raréfia. Bella croisa alors les prunelles assombries d'Edward Cullen. Elle se demanda alors, pourquoi ils avaient attendus aussi longtemps.
Comme dans un rêve, il monta, les quelques marches qui les séparaient encore.
- Bonsoir Bella, désolé pour le retard mais c'était un peu la folie à la rédaction, commença-t-il de sa voix sensuelle.
Bella n'écoutait pas vraiment, elle se contentait de regarder ses lèvres bouger. Elle avança sa main et la posa sur la nuque d'Edward. Debout devant lui, sur une marche au-dessus de lui, elle avait pour la première fois, les yeux au niveau des siens et lorsque ses doigts touchèrent la peau d'Edward juste à la lisière des cheveux, toujours légèrement trop longs, elle vit clairement le frisson qui le traversait et les prunelles s'assombrir davantage.
Il la saisit par la taille et la pressa légèrement contre lui.
- Bella ? Sais-tu que tu joues un jeu dangereux ?
Elle n'avait pas encore prononcé un mot, laissant courir ses doigts sur la nuque, savourant l'odeur masculine et enivrante qui émanait du creux de son cou où elle enfouit son visage pour la première fois.
- Je ne joue pas Edward. Je fais ce dont j'ai envie depuis un mois. Ce dont tu sembles avoir envie aussi, finit-elle par dire en se blottissant contre celui qui avait changé sa vie en un instant.
Il rit doucement, frottant sa joue sur la sienne avant de l'effleurer de ses lèvres puis, il la souleva en passant un bras sous ses genoux.
- Je crois qu'une petite discussion s'impose ma belle. Tu ne me séduiras pas comme cela. Je t'emmène où ? demanda-t-il taquin.
- Dans ma chambre. Je préfère discuter dans ma chambre si tu as vraiment envie de parler, répondit-elle sans hésiter, une légère rougeur couvrant néanmoins ses joues et sa gorge.
Edward s'exécuta sans rechigner. Il trouva aisément le chemin de sa chambre et la posa doucement sur le lit et sans la lâcher, s'allongea contre elle, replaçant naturellement son menton sur les cheveux de la jeune femme et ses mains sur sa taille fine.
Ils restèrent sans rien dire, savourant cet instant précieux ; sachant l'un et l'autre que cette attente serait la dernière. Le chemin parcouru ensemble avait été à la fois long et bref. Mais il ne faisait que commencer.
- Edward...souffla Bella, la joue posée sur le cœur de celui qui avait pris tant de place. Edward, tu te souviens de ce qu'on avait dit ce premier soir ?
- Je n'oublie rien…tu as dit : j'ai besoin de connaitre celui qui m'a dévoilée, et je t'ai répondu que je serais là dès que tu serais prête.
Sa mémoire était fidele.
- Bella, reprit-il après quelques secondes, l'auteur de « La Tour » était juste le lien qui m'a a mené vers toi. C'est toi, Isabella Swan, toi qui m'as pris par le bras pour me faire entrer chez toi, c'est …toi que j'aime. J'étais prêt à attendre longtemps… si c'était ce qui te convenait mais j'avoue que ce soir est... une date qui me va parfaitement et…
Il avait commencé à parler d'un ton grave et sérieux, sa voix résonnait contre l'oreille de Bella mais lorsqu'il devint soudain taquin sur les derniers mots, elle sentit le sourire se former sur ses lèvres avant de le voir.
Il commença à bouger lentement sa main le long de son ventre à travers le tissu fin de la robe bleue et la boule de désir qui s'était formée bien avant son arrivée, commença à irradier lentement dans le corps de Bella. Il parsema lentement quelques baisers sur le haut de son crane et sur son front.
- Bella si tu ne changes pas d'avis immédiatement, il sera trop tard dans quelques secondes...
En même temps, d'un geste souple, il renversa leur position, l'allongea sur le dos et se plaça au-dessus d'elle, se soutenant sur ses coudes pour ne pas l'écraser de son poids. Elle se sentait délicieusement bien, envahie de sa présence, de son odeur et prisonnière, enfin, sous son corps.
Pour toute réponse elle avança son visage et après l'avoir regardé quelques secondes, elle posa ses lèvres sur les siennes.
Le reste du monde disparut lorsqu'il gémit et prit le contrôle de la situation, s'insinuant entre les lèvres offertes et possessives à la fois.
Après de longues minutes, il lâcha sa bouche à regret et recula un peu pour qu'ils reprennent leur souffle. Il posa son front sur le sien et effleura une fois encore, les lèvres rougies de Bella.
- Je t'aime, souffla-t-il alors tout contre sa peau.
Elle ferma les yeux une seconde, laissant le temps à son cœur de reprendre un rythme normal...puis frotta doucement sa joue contre la sienne, cherchant à apaiser les tremblements de son corps. Il vibrait encore de la caresse de ses lèvres. Elle se sentait brûler de désir mais aussi surtout, de cette émotion qui la submergeait et menaçait de la faire exploser.
L'amour et le désir se confondaient pour ne plus faire qu'un. Elle voulait se fondre en lui, le sentir en elle. Etre à lui.
Elle embrassa la peau tendre de son cou du bout de ses lèvres, remonta vers la joue rugueuse du jeune homme.
- Tu ne peux pas m'aimer autant que moi je t'aime, glissa-t-elle à sont tour, en reposant une fois encore ses lèvres sur les siennes, dont elle ne pouvait se passer.
Elle sentit Edward suspendre son souffle une seconde…
Ensuite ils perdirent tous les deux le fil de leur conversation.
Lentement et avec une tendresse qui dominait leur passion, ils s'enlevèrent un à un les vêtements qui séparaient encore leurs corps.
Les mains d'Edward errèrent longuement, trop longtemps sur les hanches, le ventre et la poitrine de Bella. Elle soupirait de désir, cherchant l'apaisement en arquant son corps brûlant contre celui d'Edward qu'elle parcourait fiévreusement. Soudain, il se glissa entre ses cuisses et la pénétra lentement, fermant les yeux sous le plaisir qui le submerger. Il s'immobilisa, se sentant au bord de l'abîme tant la pression de son corps tout autour de lui le ravissait. Il craignait de se laisser aller et de prendre rapidement, trop rapidement le plaisir qu'il sentait monter en lui.
Elle ondula son bassin sensuellement, réclamant plus, et Edward s'anima alors. De longs mouvements de bassins réguliers et profonds le poussait en elle tandis qu'elle haletait, joignant son souffle troublé au sien. Ils joignirent leurs bouches pour boire l'un à l'autre, pour chercher un réconfort, un apaisement que leurs corps n'avaient pas encore. Pour trouver en l'autre la preuve qu'ils ne rêvaient pas cet instant parfait.
Il referma ses mains sur son visage, de chaque coté de sa tête, emprisonnant Bella dans son regard, la suppliant silencieusement de lui accorder le refuge qu'il cherchait en vain depuis des années. Pour toute réponse elle crispa ses doigts sur sa nuque et répondit à sa prière criant presque dans son plaisir.
- Oui Edward... oui... Toujours !
Elle arqua son corps encore une fois vers le sien en le sentant trembler contre elle à ses mots, tandis qu'il poussait une dernière fois profondément en elle. Il souffla son nom en une litanie sans fin tandis que la fièvre de son plaisir le faisait exploser en même temps qu'elle se crispait autour de lui.
- Bella, ma Bella, Bella...
Le silence emplit la pièce, à peine troublé par le bruit de leurs respirations hachées.
Blottis l'un contre l'autre, les deux amants, qui s'étaient cherchés chacun à leur manière de chaque coté de l'océan, savouraient la première de leurs nombreuses nuits de plaisir en se chuchotant à l'oreille les secrets qu'ils leur restaient à découvrir.
Ils avaient toute la vie pour cela.
Eh Gagné Edward comme toujours...
Mais il reste encore un petit RV à 22 heures si vous le voulez bien
Kiss
Nic Cullen15000 fanfictionneuse légèrement barjot. (chapitre uploadé après correction par ma gentil béta LifeChrys)
