Quand Hawke arriva à la Basseville, Orsino et Mérédith étaient en plein milieu d'une énième dispute, mais celle-ci était différente, la rage dominatrice du chevalier-capitaine était palpable, tout autant que le désespoir du premier enchanteur à la raisonner.
Tous les compagnons du Héraut étaient également présents, Varric, Merrill, Fenris, Aveline et Sebastian, seul Anders manquait à l'appel.
« Vous allez trop loin Mérédith ! » Hurlait Orsino « Vos persécutions sont abusives ! »
« Je refuse de laisser des mages du sang se terrer tranquillement dans le cercle »
« Il n'y a pas de mages du sang ! Si votre paranoïa est si grande, alors fouillez le cercle, explorez chaque recoin, nous vous laisseront faire sans problème »
« Cessez de penser les choses si simples, Orsino ! »
« Il n'y a pas de solution facile » déclara une voix derrière le Héraut
Anders apparut à ses côtés, son bâton de mage à la main, l'air grave
« Mérédith ne cessera jamais de persécuter les mages, il n'y a pas de demi-mesure possible, vous devriez le savoir Orsino ! Cessez de vous cacher et de vous plier à ses exigences ! » Cria-t-il, accusant à la fois le templier et le mage
« Faites attention, mage, le Héraut est votre seule protection, et elle ne tient qu'à un fil » dit le chevalier-capitaine d'un ton menaçant, et même le premier enchanteur ne semblait pas bien prendre les propos de l'apostat
« Anders-» commença Hawke, mais il fut coupé par le guérisseur
« Il est temps de donner aux mages la force et la volonté de se battre, ce n'est que justice, et vengeance »
Sebastian observait le blond tout du long et il sentait son cœur battre de plus en plus fort, car il sentait venir le dénouement de l'œuvre de toute une vie, il savait que la fin approchait, Anders allait mettre son mystérieux plan à exécution
En effet, le mage brandit son bâton et frappa le sol d'un coup sec et solennel, les yeux sombres, décidés, il était prêt au combat
Soudainement, une lueur apparut à l'horizon. La Chantrie se mit à briller d'une lumière rouge qui émanait de toutes les fenêtres, s'intensifiant au point d'envelopper le bâtiment tout entier. Une deuxième vague de lumière, plus écarlate encore illumina un à un les étages de la Chantrie avant de les faire exploser. La lueur devint un rayon englobant toute la structure et s'élevant jusqu'au ciel, qui détruisit progressivement le bâtiment, emportant chaque pierre dans un tourbillon qui disparut entre les nuages. Quand le Chantrie fut totalement happée, une détonation retentit, faisant trembler la ville entière. Là où trônait le symbole de la foi à Kirkwall ne restait plus rien.
« Elthina ! Non ! » Hurla le prince, qui avait du mal à réaliser ce qui venait de se produire « Pourquoi ne pas m'avoir écouté ! Pourquoi n'êtes-vous pas allée vous mettre en sécurité ? » L'archer 'arrivait pas à croire qu'elle était morte, et par la main d4anders, qui plus est.
« Comment avez-vous pu oser ?! La grande prêtresse ! » Cria Mérédith, mais le mage semblait n'avoir cure de ce qu'elle disait
« Comme je vous l'ai dit, il n'y a pas de demi-mesure possible, voilà la chance qu'attendaient les mages pour se rebeller »
« Très bien ! Puisque la Grande prêtresse est morte aux mains d'un mage, j'invoque le droit d'oblitération, nous allons raser le cercle et le purifier de tous ses démons ! »
« Mérédith, vous-» tenta Orsino
« Taisez-vous ! Alors, Héraut, où vous tenez-vous ? » Demanda-t-elle à Hawke qui était resté silencieux
« Mes opinions n'ont pas changé, je me battrai pour les mages » Répondit-il simplement, recevant un faible remerciement de la part du premier enchanteur
« Quoi ?! » Hurla Sebastian « Comment pouvez-vous dire ça après ce qu'à fait Anders ? » Le guerrier lui fit signe de se taire, et bien que l'archer lui obéisse, sa colère et indignation étaient visibles
« Très bien, Héraut, rassemblez vos forces, je vous retrouverait à la Potence » Et sur ces mots, Mérédith partit, mais s'arrêta le temps de lui lancer « Et je vous laisse vous occuper de ces apostat » puis elle disparut
Le Féreldien se tourna vers le mage, qui s'était assis sur une caisse, la tête baissée. Quand il s'approcha de lui, le blond leva les yeux
« Il n'y a rien que vous puissiez dire que je ne me sois déjà dit avant »
« Anders, vous-» mais Hawke fut coupé par Sebastian qui le poussa sur le côté. Le prince saisit le col de l'apostat, le forçant à se lever, et le tira vers lui
« Comment avez-vous pu ?! » l'interrogea le chantriste « Elthina ne vous avait jamais rien fait -»
« Précisément. Elle était prête à laisser les mage être persécutés à jamais »
« Cela ne vous excuse pas ! » La rage était palpable dans ses mots, le brun sentait les larmes s'accumuler dans ses yeux tant il était furieux « Vous m'avez déjà tant pris, et maintenant, vous m'ôtez celle qui était une mère pour moi ! »
La confusion était lisible sur le visage des autres, qui ne comprenaient pas de quoi parlait l'archer
« Je sais » lui répondit tristement le mage « Je n'avais pas le choix, pas pour accomplir ce que je me devais de faire » Sebastian brandit alors une dague, qu'il plaça sous le cou du blond.
« Vous aviez le choix » Hurla-t-il plus fort que jamais « Vous haïssez la Chantrie autant que vous haïssez les templiers et c'est Elthina qui en a fait les frais » Le prince se sentait prêt à tuer et Hawke l'avait senti. Lentement, il s'approcha des deux hommes, voulant éviter de causer de gestes brusques.
« Sebastian » interpella-t-il calmement « Laissez-moi m'occuper de ceci. Je sais que cela vous affecte directement mais si vous me respectez autant que vous le prétendez, écartez-vous »
Le chantriste n'avait pas détaché ses yeux des iris sombres d'Anders. Il voulait tant lui trancher la gorge, mais quelque chose retenait son geste, et ce n'était pas le Héraut
« Hawke, il n'est pas ici question de respect, c'et bien plus personnel que vous pouvez l'imaginer » lui dit-il en contrôlant sa voix autant que possible
Le guerrier recula alors de quelques pas, à la grande surprise de Fenris
« Vous n'intervenez pas plus que ça ? » lui demanda-t-il
« Ce n'est pas à moi de rendre justice ici » déclara Hawke
« Vous savez ce que vous devez faire » lança soudainement l'apostat « Alors qu'attendez-vous ? »
Les mains du prince tremblaient, et les larmes étaient toujours dans ses yeux, mais pour une raison différente
« Ma famille m'a été arrachée, je n'ai plus de maison, et j'ai perdu celle qui m'a réellement élevé, et ce fait est de votre faute ! Alors pourquoi ? Pourquoi est-ce que je ne veux pas vous tuer ? »
Ces mots surprirent Anders qui sentait encore la lame contre sa peau. L'expression du chantriste avait changée, c'était la même que celle qu'il arborait le soir où il lui avait déclaré ses sentiments et le guérisseur ne put que se remémorer cette nuit. Il avait déjà ressenti du regret à faire exploser la Chantrie, mais là, c'était un regret plus fort encore qui le rongeait. Il fallait en finir.
« Sebastian » dit-il doucement, comme pour apaiser l'archer, tandis qu'il porta sa main à celle du prince qui tenait le couteau, pressant l'arme plus fort contre son cou « Quel autre choix avez-vous ? Je savais déjà que j'allais mourir aujourd'hui, et si quelqu'un doit m'exécuter, j'aime autant que ce soit vous »
Une larme coula le long de la joue du brun, rendant les autres encore plus confus. Pourquoi hésitait-il tant à tuer le mage alors qu'il ne devrait avoir aucun problème à le faire, et pourquoi Anders voulait-il mourir par la main du chantriste ?
« Vous m'avez tant pris » répéta-t-il « Et vous devriez mourir pour ce que vous avez fait, mais…je ne peux pas… » Il tremblait encore plus, et d'autres larmes avaient fait leur chemin jusqu'à son menton. Même Anders pleurait silencieusement « Je ne peux pas vous tuer…pas quand vous êtes tout ce qu'il me reste ! »
D'un geste brusque, l'archer jeta la dague, passa sa main derrière le cou du mage, le rapprochant plus encore de lui et l'embrassa
L'apostat était encore plus surpris que le reste du groupe, dont les yeux écarquillés traduisait à peine la confusion
Le guérisseur ne répondit pas tout de suite, peinant à enregistrer ce qui se passait. Quand il reprit enfin ses sens, il rendit au prince son baiser, redoublant de passion. Jamais les lèvres de Sebastian avaient été plus délicieuses, Anders en avait oublié le gout, et son cœur était prêt à lâcher. A ce moment, plus rien n'existait, il n'y avait plus qu'eux deux, au diable l'expression choquée de leurs compagnons, au diable les mages, au diable les templiers, cela n'importait plus à cet instant.
L'archer se fichait bien du fait qu'il venait de prendre part à la rébellion et se retrouvait du côté des mages, il ne voulait pas perdre la dernière once de bonheur qu'il lui restait.
Quand l'apostat s'écarta, il contempla le brun et sentit un léger sourire orner son visage. Tout semblait surréaliste, comment le prince pouvait-il encore l'aimer ? Se rendant vite compte qu'il était inutile, il était temps de chérir ce qu'il avait, car lui aussi n'avait plus rien, et Sebastian était son once de bonheur à lui.
Il serra fortement l'archer contre lui et les bras du chantriste se cerclèrent autour de sa taille. Jamais il ne se senti plus réconforté qu'à cet instant, c'était une sérénité indescriptible, et il eut même un regain d'espoir pour sa cause, sachant le prince à ses côtés
« Vous êtes complètement fou » lui murmura-t-il à l'oreille
« Peut-être » répondit Sebastian avec un léger sourire « Mais quand j'ai dit que je vous aimais, je ne mentais pas, et nous savons tous qu'à être amoureux, on en oublie la raison. Je ne compte plus lâcher prise. » Il s'écarta « Nous avons un combat qui nous attends » déclara-t-il finalement avant de se tourner vers le reste des compagnons qui avaient toujours l'air abasourdis.
Aucun n'avait osé dire quoi que ce soit, mais les mots du chantriste les ramenèrent à la réalité, ils devaient rejoindre le cercle et se préparer à l'affrontement
« Bien dit, et nous allons sûrement rencontrer des problèmes en chemin, le temps nous manque, alors en route ! » commanda le Héraut, reprenant soudainement son rôle de leader.
Il commença à s'éloigner, mais se tourna d'un coup vers les deux hommes « Et je ne vous ai pas oubliés, tous les deux, vous me devez quand même quelques explications, mais tout de suite n'étant pas le moment propice, ce sera pour plus tard, ne pensez pas y échapper par contre » il y avait un certain humour dans sa façon de dire ça, les rassurant.
Ce n'est qu'après coup qu'ils prirent en compte le choc que cela avait du être pour leurs amis, et qui sait quelles allaient être leurs réactions
Se reconcentrant sur la situation actuelle, ils suivirent Hawke, et le groupe entama son chemin jusqu'à la potence, mais il leur fallait d'abord traverser la Basseville pour atteindre les docks, et leurs adversaires avaient déjà pris position dans le quartier.
Templiers, mais également certains mages se dressaient sur leur chemin. Il fallait faire vite, et passer en force était leur meilleure option. Peu importe qui leur tombait dessus, ils devaient tuer.
Les mages qui venaient à leur rencontre avaient succombé à la tentation de la magie du sang, pour la plupart, Anders ne parvenait pas cependant à comprendre pourquoi ils s'attaquaient à eux, alors qu'ils devraient être en train de s'en prendre aux templiers, eux aussi. A certains moments, l'apostat croisait le regard du prince, et ne pouvait pas s'empêcher de sourire un peu bêtement, sans pour autant briser sa concentration.
Plus le groupe avançait, plus leurs ennemis étaient nombreux, ce qui n'arrangeait pas leur affaire, ils perdaient trop de temps en combats futiles, et ils devaient en même temps économiser leurs forces, ce n'était que le commencement.
Ils attinrent enfin les docks, et après avoir éliminé les dernières abominations qui leur barraient la route et cordialement remercié les mages du sang responsables, ils embarquèrent sur un bateau pour enfin pouvoir rejoindre la potence, et le cercle.
Mérédith et un groupe de templiers les attendait dans la cour. Ils n'attaquèrent pas, et le chevalier-capitaine leur offrit une dernière chance de changer d'avis, mais c'était mal connaître Hawke. Il ne se fit pas prier pour l'envoyer balader et lui tourner le dos pour rentrer dans le cercle.
Quand ils arrivèrent dans la salle où Orsino avait trouvé refuge avec quelques apprentis, celui-ci tournait en rond, l'air énervé, et il le fut plus encore quand il tourna les yeux vers les nouveaux arrivants et aperçut Anders.
« Vous le laissez vivre ?! » cria-t-il au Héraut « Alors qu'il est la cause de ce désastre ? Mérédith va tous nous massacrer, les mages du monde entier vont souffrir des conséquences de ses actes ! »
« Nous serions arrivés à ce point même sans l'intervention d'Anders, vous deviez bien le savoir, la paranoïa de Mérédith l'aurait menée à l'oblitération sans preuves de magie du sang, vu qu'elle imagine tous les mages capables d'en faire usage » répondit calmement le guerrier
« Et elle avait raison » dit l'elfe, qui sortit un couteau de sa poche et se trancha le poignet.
Le sang coula, tachant les vêtements du mage, puis le liquide sembla prendre vie, il enveloppa le premier enchanteur pour le transformer en abomination, mais celle-ci ne ressemblait à aucune autre qu'ils avaient pu croiser jusqu'à présent.
La créature monstrueuse était grande et boursoufflée, une immondice qui n'attendit pas pour attaquer, mais à chaque fois qu'ils crurent l'avoir vaincue, Orsino se divisait, et une autre bête s'échappait de son corps. A chaque fois qu'ils attaquaient le double, qui ressemblait plus à une grosse larve munie de deux pattes avant, squelettes et cadavres apparaissaient pour la défendre. Cela semblait interminable, à force de voir le monstre se reconstituer, le même manège recommençait, au point où ils crurent le premier enchanteur invincible.
Anders en voulait tant à Orsino n'avoir cédé à la tentation de la magie du sang. Il jeta un coup d'œil rapide en direction de Sebastian, qui descendait plusieurs squelettes alors que la « larve » avait encore disparu de leur champ de vision. Regarder l'archer combattre avait quelque chose de rassurant, ses gestes étaient précis, ses mains, stables, et s'il était inquiet, ou en difficulté, cela ne se voyait absolument pas.
Du coin de l'œil, l'apostat aperçut une forme se glisser sur la rambarde derrière le chantriste, qui lui n'avait pas vu la larve prête à lui sauter dessus.
La bestiole prit appui sur la rampe en métal et se prépara à bondir, mais Sebastian, trop occupé à tirer sur les morts-vivants qui s'approchaient de lui, ne remarqua toujours pas l'abomination.
Le guérisseur de réfléchit même pas, il se jeta sur le prince, le plaquant au sol alors que la créature avait sauté, et se tenait à l'emplacement qu'occupait l'archer quelques instants plus tôt.
Le brun, qui n'avait rien vu venir, hocha la tête pour remercier le mage qui s'était déjà relevé et offrait sa main à Sebastian. Il l'aida à se lever et l'apostat lui offrit un sourire.
« Je ne vais pas tout le temps vous surveiller, faites attention à vous » dit-il avec humour
Alors qu'il disait cela, en un éclair, l'archer banda son arc, et pendant un instant, l'archer crût que la flèche lui était destinée, mais quand le prince lâcha prise, le blond senti le projectile lui frôler la tête pour finir sa course entre les yeux vides du cadavre qui s'était glissé silencieusement derrière lui.
« Vous disiez ? » répondit le chantriste d'un air suffisant, un petit sourire faussement moqueur sur ses lèvres
« Oh, ça va » bouda le mage avant de reprendre le combat
Enfin, Hawke parvint à vaincre Orsino, avant qu'il ne puisse se diviser à nouveau, le guerrier se jeta sur lui, poignardant la larve et la détachant de force au reste du corps, puis il l'écrasa de sa botte, laissant une substance gélatineuse et plutôt dégoutante tapisser le sol. Aussi ardu que fut ce combat, ils savaient que ce n'était pas fini. Il restait encore Mérédith, et elle n'attendrait plus très longtemps.
Le Héraut voulut parler à chacun de ses compagnons avant l'affrontement, dans le cas où ce serait leur dernier. Sebastian fut le premier à qui il s'adressa, puis il continua, voulant remercier tous ses amis des années passées à ses côtés. Ils étaient tous conscients qu'ils pouvaient mourir ce soir-là, ils étaient après tout en infériorité numérique, mais ils ne comptaient pas se rendre pour autant.
« Sebastian… » entama la voix d'Anders derrière lui « C'est peut-être la dernière occasion que j'aurai de vous parler, alors… » il semblait hésiter tout d'un coup, c'était le seul moment calme qu'ils avaient pour discuter et l'apostat ne savait plus quoi dire « Je vous aime » dit-il simplement après un moment « Je sais que ce que j'ai fait est impardonnable, mais si je suis tout ce qu'il vous reste, il en va de même pour moi, et vous savoir à mes côtés -»
« Je sais » coupa l'archer « Ne revenons pas sur vos acte, nous arrivons au dénouement, et j'ai finit par voir la justesse de votre cause. Je n'ai pas peur d'affronter Mérédith, c'est une nécessité, et si je ne pourrais pas vous pardonner, je sais que je pourrais encore moins vivre sans vous. Je vous aime aussi Anders, et je prie le Créateur pour que nous soyons victorieux »
« Peut être le Créateur vous entendra-t-il, je l'espère » Il prit le visage du brun entre ses mains « Mais si je devais prier, je prierais plutôt pour qu'il ne vous arrive rien. Mais…vous savez que la corruption de l'engeance est toujours en moi, je ne vivrai pas aussi longtemps que vous, même si nous venions à gagner contre les templiers, alors -»
« Alors je dois profiter du temps qu'il me reste auprès de vous » finit Sebastian avant d'embrasser le guérisseur. Le baiser était tendre et réconfortant, comme un ultime mot d'amour avant de faire face à une mort certaine.
Les deux hommes se regardèrent dans les yeux en souriant, puis ils entendirent la voix de Hawke s'élever dans la pièce
« Si vous êtes tous prêts, il va falloir y aller. Mérédith nous attends, et il serait impoli de la faire patienter plus longtemps. Quoi qu'il arrive, je suis fier de vous avoir tous connus, et ce sont des gens d'exception qui vont se battre au nom des mages, et de ce qui est juste. Merci pour tout mes amis, et maintenant, allons apprendre une bonne leçon à cette peau de vache »
Ces mots furent suivis d'une clameur qui tonna dans les couloirs du cercle, envoyant une vague de courage dans le cœur des combattants sui marchèrent derrière le Héraut en direction de la cour de la Potence, où les attendait le chevalier-capitaine
Elle pouvait tenter de les intimider autant qu'elle le voulait, ils étaient inébranlables, puis elle dégaina son épée. La lame brillait d'un rouge sang, il était évident qu'il ne s'agissait pas d'une lame normale, et elle leur parla d'une étrange statuette en lyrium. Hawke savait qu'il était inutile de tenter de la raisonner, de lui expliquer que le dernier propriétaire de la statuette en était devenu fou, il était évident qu'elle avait déjà franchi ce cap.
Le groupe savait que le combat allait être plus rude que prévu, mais aucun n'hésita quand il fallut passer à l'attaque. Sentant qu'elle était en position de faiblesse, Mérédith donna vie aux immenses statues de la Potence pour la seconder, mais ses adversaires eurent eux aussi du renfort. Isabella, Nathaniel et Bethany, qui semblèrent être apparus de nulle part, ainsi que plusieurs mages rejoignirent leurs rangs, rééquilibrant les choses.
Le prince essayait, dès qu'il le pouvait, de regarder du côté d'Anders, et soupirait de soulagement quand il voyait que le blond était encore debout et lançait des sorts de plus en plus puissants, et de plus en plus acharnés.
Mais alors qu'il jetait un coup d'œil en direction du mage, une des statues l'envoya contre une des colonnes d'un revers de la main, et il sentis des os se briser tandis qu'il glissa vers le sol. Un gout de sang envahit sa bouche, mais il tenta désespérément d'ignorer la douleur et essaya de se relever en s'appuyant contre la pierre qu'il avait heurtée.
Quand il parvint enfin à se lever, grimaçant tout du long, un templier, qui voulait profiter de sa faiblesse, l'attaqua, laissant une longue et profonde entaille sur son abdomen que son armure ne pouvait protéger face à la force et la portée du coup.
Retombant à terre, Sebastian se senti devenir pâle, sa vision se troubla, il ne voyait plus que des formes vagues et des couleurs danser devant lui. Le sang coulait alors à flots, et l'armure blanche était peu à peu recouverte du liquide écarlate, la vie lui échappait, il le savait. Alors que les ténèbres envahirent sa vue, il eut juste le temps de voir Hawke asséner à Mérédith le coup de grâce avant de fermer les yeux, laissant le néant l'emporter.
