Le chasseur traqué

Pov Sam

Je fis ce que me dit Jacob, il avait pris la place qu'il lui était dûe. Je devais bien reconnaître que cette situation me frustrait un peu mais d'un autre côté j'allais pouvoir consacrer plus de temps à Émily. L'instinct de Jacob était bien plus puissant que le mien car il était né ainsi, c'était dans son sang qui lui venait de ses ancêtres contrairement à moi.

Je courais, j'étais en train de suivre une odeur particulière et désagréable qui me bûlait affreusement les narines. Je n'arrivais pas à l'identifier, je poursuivais pourtant cette odeur depuis bien une demi-heure. La "proie" essaiyais de me semer.

Soudain j'entendis des paroles dans ma tête qui n'étaient pas mes propres pensées, je reconnus la voix de Paul.

- Sam ! Attends-nous ! Il y a beaucoup de choses qui ont changé. Mais tout ça ce sera après, avant nous devons le ramener vivant, fît-il en désignant du museau la piste que je suivais. Jacob veut lui poser des questions. Sam, maintenant c'est officiellement, lui, le chef de la meute. Les anciens ont été avertis. Jared et moi sommes là pour t'aider.

- Et bien allons-y, répondis-je à la troupe qui m'accompagnait.

Le Chasseur et son odeur qui nous était insupportable n'était pas dure à suivre pourtant nous le poursuivions depuis déjà une heure. Nous finîmes par arriver devant une petit maison isolée dans les bois, tout était calme. Cete habitation semblait humaine, par précaution je pris forme humaine, mis mon short attaché à ma jambe et entrais finalement dans la maison. Ce que j'y vis me choqua. Ce n'était qu'un enfant, il ne devait avoir que sept ouhuit ans. Il n'y avait pas d'autre odeur que la sienne dans cette maison, il devait y vivre seul. Je pouvais voir sur tous les murs et sur tous les meubles des armes de tout genre, des fusils, des poignards, des arcs et des flèches. Que s'était-il passé pour qu'un enfant demeure seul avec tant d'armes ? Il avait l'air épuisé, sur le point de tomber de sommeil.

- Paul, Jared ! Venez !

- On arrive Sam.

Ils entrèrent dans la maison et affichèrent la même expression choquée que moi quelques instants plus tôt. Ils m'interrogèrent du regard.

- Prenez ses affaires et on le l'emmène avec nous.

Ils obéirent sans poser les questions qui devaient mabifestement leur brûler les lèvres.

Je pris le petit dans mes bras et ils ramassèrent deux trois choses disséminées dans la pièce et nous partîmes, laissant derrière nous comme une sensation de tristesse et de fatalité. Nous gardîmes forme humaine pour ne pas risquer de l'effrayer. Je regardais ce petit être qui semblait si fragile dans mes bras, il avait comme une drôle de marque dans le cou mais je ne la distinguais pas bien, ses cheveux brun doré mi-longs tout emêlés lui couvraient la nuque. Sa peau était cuivrée comme la mienne et pourtant ses cheveux si clairs attestaient qu'il n'appartenait pas à la Tribu. Son petit visage enfantin était de toute beauté.

Nous marchâmes pendant deux bonnes heures avant d'arriver sur nos terres ancestrâles, nous sommes bien moins rapides sous notre forme humaine. Lorsque nous arrivâmes enfin il faisait nuit, nos capacités de loup nous permettaient de voir malgré l'obscurité renforcée par le couvert des arbres, le petit ne s'était toujours pas réveillé. Jacob nous attendait, impatiemment sur le perron de sa maison. Il me regarda, interloqué, et prit la parole.

- Qui est-ce, Sam ?

- Le chasseur que nous avons traqué grâce à l'odeur qu'il avait laissé sur les lieux de l'accident, nous a mené à cet enfant dans une petit maison à moins d'une centaine de kilomètres, il y vivait seul il semblerait.

Il me regarda longuement sans dire un mot ou ne serait-ce qu'afficher autre chose que son habituel froncement de sourcils, je savais ce que cela signifiait. Il réfléchissait toutes les conséquences que pourrait entrainer la garde de l'enfant.

- La louve est guérie. Tu n'as pas trouvé d'autre odeur que la sienne ?

- Non pas d'autre odeur qui ait attiré mon attention.

- Entrez les gars et allons manger. Après nous aurons à parler de tout ça. Carlisle et sa femme sont ici, il y a beaucoup de nouvelles.»

- Bien. Et je le mets où le petit ?

- Dans l'ancienne chambre de Rachel.

Il se décala de l'embrasure de la porte pour me laisse était tendu, je pouvais le sentir à l'électricté qui semblait presque sortir des pores de sa peau. Malgré tout je le plaignais, tant de choses à assumer et à prendre en main et si peu de temps pour ne serait-ce qu'y penser. Je déposais le petit sur le lit qui n'avait plus été utilisé depuis des années et entrais dans le salon, un peu petit pour tant de monde. Ca empestait le vampire et une autre odeur que j'aurais été incapable d'identifier. La femme du vampire était en train de préparer le repas avec Embry. Surpris, j'étais forcé de constater que ça sentait drôlement bon. Impressionnant, un vampire qui fait la cuisine pour des loups. On aura tout vu.

Pov Jacob

Ils sont enfin revenus, et avec un enfant dont l'odeur me brûle le nez comme celle des vampires mais pourtant il nous ressemble énormément physiquement, mis à part ses étranges cheveux un peu sombres aux reflets d'or. C'était très déroutant. Dans tout ça je ne savais plus où donner de la tête, ma louve était toujours dans la chambre dont mon père m'interdisait l'accès. A force de le cotoyer, je pouvais deviner qu'il ne voulait pas que je sache ce qui allait se passer dans cette chambre ni pourquoi. Un vrai cerbère. Il sortit finalement de la chambre, parla quelques instants avec Esmée à demi-mots pour qu'on ne puisse vraiment saisir ce qu'il disait et vint ensuite me voir.

- Jacob, viens avec moi s'il-te-plaît.

Je le suivis dans sa chambre où je m'assis sur le lit dans un concert de grincements. Je le fixais alors en silence, il avait l'air de chercher ses mots.

- Fils, la louve est guérie mais en contre parti il nous a fallu lier les Cullen à nous pour l'éternité. Je ne voulais pas te perdre encore une fois, sa mort t'aurait torturé plus que tu ne pourras jamais l'imaginer. Et tu serais finalement mort de tristesse. Pourras-tu un jour me pardonner cet acte pûrement égoïste enver la Tribu, pour avoir voulu te garder près de moi au prix d'un pacte avec notre ennemi ?

Il baissait la tête, je ne voyais plus son visage comme si il avait honte. Mais je comprenais son geste, je pouvais lui pardonner sans difficulté. Ce qu'il avait fait pour moi me rendait heureux, il avait fait ce geste par amour pour moi, pour mon bonheur. A cette pensée je souris tendrement. J'estimais qu'il était de mon devoir de le rassurer.

- Papa je ne t'en voudrai jamais pour ce geste. Tu as autant conscience de ce qu'entrainera ton choix, je ne peux te blâmer d'avoir chercher à la sauver. Je n'ai que le droit de te remercier. Je suis touché que... tu ais voulu me protéger. Reste à le faire accepter à la meute, Sam comprendra j'en suis certain. Cela annonce de grands changements dans nos vies à tous, notre meute, non notre famille s'est agrandie... Je crois que nous ferions bien d'y aller afin d'expliquer certaines choses aux autres.

Il me regarda comme un poisson hors de l'eau. Beaucoup de choses allaient devoir changer. Comment allais-je dire tout ça à la meute ? Comment allais-je expliquer que les Cullen n'étaient sont plus nos ennemis mais nos alliés ? Et moi ? Qu'allais-je devenir au milieu de tout ça. Mon destin était en train de se tracer sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Je n'avais que seize ans, je commencais à peine ma vie et déjà tant de choses me sont tombaient sur les épaules.

Ce gamin ce n'était pas lui qui avait fait feu, il était beaucoup trop jeune. Cela signifiait que le tireur courait toujours. Comment pouvait-on abandonner un enfant si jeune ?

- Papa, j'ai bien réfléchi, tu vas annoncer à tout le monde ce que tu as fait et les nouveaux changements qui auront lieu. Tu es un peu comme le chef des Quileutes par notre sang, personne ne remettra en cause tes décisions. Tu es en droit de faire ces choix, le traité devra être modifié. Je ne pense pas que la louve voudra être séparée d'Esmée et elle aura besoin d'une présence féminine au près d'elle. Et j'ai remarqué ses muscles, ils sont étranges, elle aura sûrement besoin du doc. Et d'après certaines choses qu'elle nous a transmises parmi ses pensé, elle n'a jamais pris forme et maintenant à toi de jouer, vieux loup !

Je le regardais du coin de l'oeil et souris. Je m'étais débarrassé de cette corvée, quel soulagement.

Pov Billy

Je regardais bouche bée mon garçon. Il n'y pensais pas vraiment, si ? Mais en y réfléchissant attentivement, il n'avait pas tord. Je pouvais refaire le traité comme bon me semble, il avait bien préparé son discours et avec réflexion. Mais je le soupçonnais d'avoir dit ça pour s'en débarrasser. Je ne devais pas être bien loin de la vérité, connaissant mon fils.

- C'est d'accord. Allons-y alors. Dit à tout le monde de se réunir dans la cour. Ils ne tiendront jamais tous dans la maison, lui répondis-je finalement.

- J'y vais tout de suite !

Et il s'en alla, courant presque. Les jeunes étaient si pressés de nos jours. Je l'entendis dire à tous de se rassembler, je dus parler de certaines légendes qui auraient pourtant gagné à être oubliées. J'espèrais vraiment que Carlisle comprendrait qu'ils leur faudraient garder le silence sauf en cas de nécessité extrême. Malheureusement d'autres ont été perdues alors qu'il aurait fallu toujours les garder en mémoire et nous n'en gardions qu'une vague idée, certains de nos plus brillants conteurs essayaient de les reconstituer, tissant de nouvelles histoires mais nous étions incapables de savoir à quel point elles se rapprochaient de l'histoire originale. Mais peut-être qu'Elle les connaissais.

Bon, il était temps de se lancer. Je sortis de ma chambre et me dirigeais vers la cour où tout le monde m'attendait avec plus ou moins de patience.

- Aujourd'hui comme vous le savez tous, une nouvelle louve a fait son apparition, une louve très ancienne dont mon fils s'est imprégné. Pour sauver mon filsn elle s'est fait tirée dessus et la balle était empoisonnée, le poison ne tue pas les loups au début mais il empêche la guérison et favorise les infections et pour la sauver mon fils a appelé hum... ils ne sont plus vraiment nos ennemis de par le régime alimentaire qu'ils ont choisi pour pouvoir être le plus humain possible. Oui ce sont des vampires mais n'oublions pas qu'ils ne boivent pas de sang humain et que nous avons un traité avec eux qu'ils ont toujours respecter. Qui devra d'ailleurs être modifié pour pouvoir aider la louve. Le docteur Cullen a fait une chose qui n'a été faite qu'une seule fois jusque là, je ne sais pas qui l'a fait auparavant ni pourquoi mais pour guérir la louve le docteur Cullen a du boire un peu de son sang et ensuite me donner un peu du sien pour le mélanger à des herbes quileutes très rares et les faire ingérer à la louve et à lui-même. De ce fait ils de sont liés l'un à l'autre comme s'ils partageaient le même sang, ce qui en un sens est vrai. Le docteur Cullen va subir quelques changements, son corps va revenir à la vie mais il sera ne jamais totalement humain. J'ai lié cet être à nous d'une façon permanente et indéffectible pour ne pas perdre aussi mon fils et pour les futurs loups qui viendront car après ma mort plus personne ne saura aider les jeunes loups. J'apprendrai au Docteur Cullen nos légendes, nos rites et nos traditions car, lui, restera en vie l'éternellement. Je sais que ce sera dur pour vous, de les accepter parce qu'à cause de leur présence vous êtes devenus des loups mais ne voyez pas leur présence comme une malédiction mais comme une chance, eux font le bien mais ce n'est pas le cas de tous les vampires, certains sont bien plus dangereux et destructeurs.

- Billy, pourquoi ne pouvez-vous pas former un Quileute sur ce qui est à apprendre, m'interrogea Sam.

- Bonne question Sam. Et bien parce, qu'avec le temps, la mémoire des hommes devient faillible, elle laisse de côté beaucoup de choses qui peuvent être d'une importance capitale. La mémoire des vampires est différente, ils n'oublient jamais rien, tout est comme gravé dans le marbre, rien ne se déforme avec le temps, Sam. Avez-vous tous compris?

- Oui chef, répondirent-ils d'une seule voix.

- Bon une chose de faite, passons à la deuxième. Pour le Traité nous devons modifier quelques clauses, j'autorise le Docteur Cullen et sa famille à se construire une résidence sur nos terre dans la vielle forêt où sa famille et lui pourront vivre à l'abri des regards. Ils sont tous en "paire" sauf Edward, s'il se trouve une compagne vampire cette femelle devra se nourrir d'animaux comme les Cullen mais si elle est humaine il pourra la transformer mais seulement si elle est totalement consentante et il devra la présenter à la meute et elle devra avoir le même régime que les Cullen. Cependant cela sera la seule et unique fois où nous permettrons un écart dans le Traité sinon nous l'appliquerons comme nous l'avons toujours fait. J'expliquerai le tout au Docteur Cullen quand il ira mieux, en contre parti il sera le seul docteur pour les Quileutes et sa famille devra toujours se battre à nos coté comme nous le ferons pour eux. Maintenant mangeons le repas que Madame Cullen nous a préparé et fêtons une nouvelle ère de paix.

- Billy, appelez-moi Esmée et je serais ravie de venir habiter près de vous mais dîtes-moi, où est cette vielle forêt ?

- Bien Esmée, merci pour le repas. Je vous dirai tout ce que vous avez besoin de savoir sur cette forêt plus tard et j'aurai une demande un peu particulière à vous faire de la part de mon fils, il a remarqué un intérêt de la part de la louve pour vous et il aimerait que vous aidiez sa compagne à entrer dans le monde des humains. Elle a toujours vécu en tant que louve et ne connaî rien à nos coutumes.

- J'en serai très honorée Billy. Avoir une nouvelle fille et de nombreux nouveaux fils est, pour moi et Carlisle, un réel bonheur. Nous aurons tellement de choses à faire pour mieux nous comprendre. Je ferai tout ce qui en mon pouvoir pour ma nouvelle famille.

Ces yeux brulaient de mille feux comme des pierres précieuses. Cette femme était née pour être mère. Je me demandais ce qui avait bien pu lui arriver, le simple fait d'avoir de nouveaux membres dans sa famille la remplissait d'une telle joie, c'en était inconcevable. Toute la meute était abasourdie par cette révélation, ils lisaient toute la vérité: la douceur qui se dégageait d'elle. Ce qui me surprit le plus ce fut mon fils, il alla la voir et la prit tendrement dans ses bras, la serrant contre lui. Il avait perdu sa mère si jeune et toute la meute fit de même. Les yeux de la vampire se voilaient de larmes qui ne couleraient jamais, des larmes de bonheur.

Le souper se fit dans la joie.

Pov Esmée

J'écoutais Billy faire le récit de tous les changement qui aurait lieu dans peu de temps. Il expliqua que nous étions plus des ennemis

mais des alliés et que nous serions une seule et même famille.

Il me demanda de m'occuper de la jeune fille louve car apparemment elle n'avait jamais pris forme humaine. La pauvre chérie avait été une vie dure, très dure pour avoir gardé cette forme de loup si longtemps. Je devrai lui apprendre à parler et tout le reste. Il dit aussi que mon mari serait comme son père parce qu'ils partageaient le même sang maintenant. Il lui apprendrait à renforcer son corps humain. Beaucoup de choses seront à faire. Nous aurons une grande et belle famille, une nouvelle fille et plein de nouveaux fils, j'en étais tellement heureuse. Je sentais deux bras brûlants m'étreindre, j'avais du parler à voix haute. Je regardais le jeune homme qui me tenait serrée contre lui, c'était Jacob, le fils de Billy. Il me remercia et me dit qu'il était heureux d'avoir de nouveau une mère à serrer dans ses bras. Je lui rendais son étreinte en tachant de ne pas lui briser un os. Puis il se recula. Les autres garçons firent de même, ils me serrèrent tous contre eux en me remerciant parce que leur vraie mère ne pouvait pas savoir ce qui leur était véritablement arrivé. Je les embrassais doucement sur la joues et leur sourais. Il allait falloir une maison énorme pour tout ce beau monde. Je décidais d'appeler Alice et Rosalie pour savoir si elles accepteraient de me donner un coup de main pour la jeune fille et les garçons pour qu'ils commencent à construire la maison. J'étais tellement heureuse que j'en aurais sauté partout.

- Billy, quand pourrons-nous construire la nouvelle maison? Je vais appeler ma famille, les garçons pourront venir la construire et mes filles m'aideront pour ma nouvelle fille. Ils nous faut une très grande maison pour qu'il y ait assez de place nécessaire pour tous mes nouveaux fils.

- Esmée, quand votre mari sera réveillé je vous dirai où la construire et je suis sûr que vos nouveaux fils seront heureux de vous aider aussi mais n'oubliez pas qu'eux ont besoin de dormir et manger, me fît-il dans un rire.

- D'accord, répondis-je en souriant.

Les loups avaient tous accepté. Maintenant il était temps que j'appelle mes filles, je m'éloignais un peu de tout ce monde pour leur parler, bien que je sache qu'avec leur ouïe ils m'entendraient malgré tout. Je pris mon téléphone et composais le numéro Alice, elle décrocha avant la fin de la première sonnerie.

- Esmée ?

- Oui Alice, c'est moi. Je voudrais savoir si tu as eu une vision de ce qui va se passerdans peu de temps ?

- Non je vois rien Esmée. Je n'aime pas ça du tout, j'ai l'impression d'être aveugle. Pourrais-tu me dire ce qu'il se passe ? Je n'en peux plus de ne pas savoir !

- Oui ma fille mais un peu de patience s'il te plaît. Appelle donc Rose pour qu'elle te rejoigne, j'ai quelque chose à vous demander.

- Pas de problème, elle est ici. Rose, vient ici. Esmée voudrais nous parler.

J'entendis tout le monde soupirer de soulagement, ils étaient heureux que nous ayons rien.

- Esmée ? Elle est là, que se passe-t-il ?

- Vous savez peut-être, mes chéries, qu'il y a un nouveau loup, une louve pour être précise, et qui n'a jamais pu prendre forme humaine avant aujourd'hui. Les Quileutes m'ont demandé de prendre soin d'elle parce que Jacob a remarqué qu'elle avait beaucoup d'intêret pour moi et j'ai accepté. Pour la sauver, Carlisle a fait quelque chose qui nous a tous liés aux Quileutes. Maintenant nous serons une grande très famille. Je sais que c'est beaucoup vous demander mais j'aimerais beaucoup avoir votre aide pour lui venir en aide.

- Mais Esmée ! Nous ne pouvons pas aller sur leur territoire à cause du Traité. Nous voulons bien t'aider mais... Attends ! Si j'ai bien compris ce que tu as dit, elle est notre soeur et nous avons plein de nouveaux frères. Mais alors il va falloir faire du shopping pour tout le monde! Il nous faut une nouvelle maison beaucoup plus grande que celle que nous avons !

Je souriais, Alice resterait toujours Alice, tellement pleine de vie et de joie.

- Oui, oui ma tempêtueuse Alice. Ne t'inquiète pas, le Traité a été modifié, vous pouvez venir sans risque. Et oui, il faut construire une nouvelle maison sur la terre des Quileutes. Ramenez vos frères et Carlisle pour qu'ils s'occupent du gros oeuvre. Et pouvez-vous me rapporter mes planches à dessin, mes crayons et du linge pour la jeune fille, je crois qu tu t'en feras un plaisir Alice. Rose, ma jolie Rose, dit-moi ce que tu en penses, je t'en prie ne me laisses pas dans l'angoisse.

- Si ça peut te rendre heureuse Esmée, alors je suis heureuse. Je le ferai avec plaisir !

Je pouvais entendre le tendre sourre qu'elle m'adressait dans sa voix.

- Merci ma chérie. Mais ne te force pas si tu n'en as pas envie...

- Esmée. Tu as le même besoin que moi, si ça peut te soulager j'en suis réellement très heureuse. Nous n'allons pas tarder à arriver, peux-tu les prévenir ?

- Bien sûr, à tout de suite.

Jacob était venu me rejoindre. Avec la discrétion coutumière à sa race, je ne l'avais pas remarqué. Il me regarda avec une lueur de tristesse dans les yeux, il avait du entendre ma conversation avec mes filles.

- Jacob que fais-tu là ?

- J'étais venu voir si tout allait bien et si tu n'avais besoin de rien et j'ai entendu la fin de ta conversation, sans savoir vraiment pourquoi cela m'a rendu tellement triste.

- Tu sais Jacob, ne te sens pas triste pour moi. C'est vrai qu'en tant que vampire je ne peux pas avoir d'enfant mais ous compensez très bien cette perte. Quand j'étais encore humaine, j'ai eu un fils mais il est mort alors qu'il n'avait que quelques mois, après sa mort j'ai tenté de me suicider. C'est à ce moment-là que Carlisle m'a trouvée juste après ma chute en bas d'une falaise et qu'il m'a transformée pour m'offrir une nouvelle chance. Il m'a aidée à surmonter le décès de mon enfant. Je ne pourrais jamais assez lui exprimer ma reconnaissance pour m'avoir offert une famille.

Il me prit dans ses bras où je mis à sangloter doucement sans larmes. Ces souvenirs étaient toujours aussi douloureux, ils me retournaient le coeur. Il me serra tendrement contre lui et me berça au rythme de sa respiration. Je lui chuchotais que le reste de ma famille aller arriver pour commencer les travaux.

Je sais c'est un petit chapitre mais vous aurez bientôt la suite avec un pov Carlisle.