Coucou tout le monde, voila la suite ! Merci a toutes pour vos reviews, 200 dépassés je suis super contente =) Merci a toutes vos mises en alertes et vos Favories ! Un grand et énorme merci a Phika17 qui corrige tout mes chapitres, elle fait du super boulot !
Les persos sont a Stephenie M.
Edward POV
Les cours reprenaient (malheureusement) aujourd'hui. Bella avait passé la nuit à la maison, pour pouvoir m'emmener le lendemain à la piscine municipale, où nous allions commencer un cycle de natation. Bella alla directement rejoindre la prof pour lui donner sa dispense, et je rejoignis le vestiaire des garçons. Je me changeai rapidement, et partis vers les douches. Je croisais Emmett. Nous rejoignîmes la prof et elle nous mit par binôme, je tombais heureusement avec Emmett. Nous nous échauffâmes en faisant plusieurs longueurs.
- On va commencer par le groupe des garçons. Vous allez faire un relai nage libre, 2 fois 50 mètres, ce qui correspond à un aller-retour. On va commencer par Cullen-McCarthy face à Newton-Chenley. Cullen et Newton, en position.
J'avais toujours été fort en natation, ce qui faisait que j'allais prouver à Newton qui était le plus fort.
- Trois, deux, un... PARTEZ !
Je plongeai et nageai le plus possible en crawl, Mike faisant pareil. J'arrivais au bout de la première longueur, fit une roulade et repartit comme une fusée. Mike et moi étions à égalité, et je sentis brutalement une vive douleur au niveau du ventre. Mike venait de me donner un coup de pied en me regardant et en se foutant de moi. Il en profita pour prendre l'avantage et j'essayais tant bien que mal de finir ma course, je touchais le mur et Emmett sauta à l'eau, il avait une dizaine de mètres à rattraper. Je sortis.
- Monsieur Cullen ? Votre ventre ? Qu'est-ce qui s'est passé ? me demanda la prof. J'avais une grande marque rouge dessus.
- Mike m'a mis un coup de pied.
- Newton ? Ce coup de pied était volontaire ou pas ?
- Je t'ai mis un coup de pied ? Désolé, je ne m'en suis pas rendu compte. On pouvait sentir dans sa voix qu'il se foutait ouvertement de ma gueule.
Emmett rattrapa tout le retard accumulé. Nous avions fini notre course, nous pouvions aller sur les gradins pour le moment. Nous rejoignîmes Bella.
- Cullen ? On ne t'a jamais appris que rapporter c'était pas bien ? dit Mike en passant à côté de nous.
- Edward, ça va ? demanda Bella.
- Oui, j'ai connu pire.
- Fais voir ton ventre.
J'enlevais ma serviette et elle regarda la grande marque rouge qui s'était formée.
- Tu ne souffre pas trop ?
- Non, Bella, respire, tout va bien.
- Mouais.
Nous attendîmes la fin de l'heure et nous rejoignîmes les douches. Je me lavai rapidement le corps et les cheveux, les séchai avec ma serviette, me changeai et partis rejoindre Bella qui m'attendait sur le parking. Elle rigola en voyant que mes cheveux avaient perdu leur effet décoiffée, ils étaient tout raplapla, il fallait attendre quelques heures que ça reparte comme d'habitude.
- Tu ressembles à un élève sage avec tes cheveux comme ça… dit-elle en riant.
- Car d'habitude, avec mes cheveux décoiffés, je fais mauvais élève ?
- Oui.
- Bella, je peux te demander quelque chose ?
- Bien sûr, vas-y.
- Tu pourrais me prêter ta voiture à 15 heures ? Il faut que j'aille à Port Angeles, je viens d'y penser.
- Bien sûr mais, fais attention, elle ne dépasse pas les 100 km/h, et l'embrayage est un peu dur.
- Si tu y arrives, alors j'y arriverai.
Nous partîmes pour le lycée. Bella me laissa conduire pour que je me fasse la main. C'était vrai que l'embrayage n'était pas facile mais ça allait. Nous n'étions que début novembre, mais il faisait un froid polaire, comme si on était en janvier. Nous eûmes un contrôle surprise en littérature, le sujet était assez facile. Nous restâmes au self jusqu'à la reprise des cours, comme la plupart des élèves, ne voulant pas aller se geler dehors. En espagnol, nous eûmes de la chance, Alice et moi, nous regardions un film sur la vie de Che Guevara. Le cours se passa rapidement, et je partis avec la voiture de Bella à Port Angeles. J'allais au Wal-Mart, il fallait que je parle à ma mère, j'avais oublié hier soir et je ne pouvais pas attendre plus longtemps. Ce n'était pas d'une importance capitale, mais… Je trouvais ma mère rapidement en rayon. Je me glissais derrière elle sans un bruit, et mis mes mains sur ses yeux.
- C'est qui ?
- A ton avis ?
- Edward ? Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- Dis tout de suite que tu n'as pas envie de me voir, ça ira plus vite.
- Non, mais je te croyais en cours, et comment tu es venu jusqu' ici ?
- Isabella m'a prêté sa voiture.
- Qu'est-ce que tu me veux ?
- Te demander quelque chose, il me faut ton accord.
- Je t'écoute.
- Toi, quand tu as eu ton bac, avec papa vous avez fait un voyage ?
- Oui, ton père m'a emmené en Irlande. Pourquoi ?
- Ben je voulais te demander si… au lieu de me payer une partie de ma voiture, l'argent que je gagnais au restau pourrait servir à autre chose ?
- Tu veux l'emmener en voyage cet été ?
- Oui, j'avais pensé à ce pays en particulier. Je lui tendis une photo.
- Oui, mais il faut que tu es l'accord de ses parents.
- Bien sûr. Alors ?
- Oui, si tu veux, mais tu n'auras pas de voiture alors.
- Ce n'est pas un problème, au pire je t'emprunte la tienne.
- Ok. Maintenant, économise et organise.
- Oui, promis. Motus et bouche cousue, tu n'es au courant de rien.
- Oui. On se voit à la maison.
Je repartis en direction de Forks et vis que la patinoire en plein air de Port Angeles allait ouvrir vendredi, beaucoup plus tôt que les années précédentes. Je changeai mes plans et me dirigeai vers l'hôpital, pour parler à son père de mon projet, il fallait que j'ai l'accord le plus vite possible, que je n'économise pas pour des prunes, je parlerai à sa mère ce soir. Je trouvais son père dans le hall.
- Edward ?
- Bonjour Carlisle, je peux vous parler deux minutes ?
- Oui, bien sûr. Tu as de la chance, tu arrives au moment où je prends ma pause.
- Ouais. Vous vous rappelez quand vous avez eu votre bac ?
- Oui bien sûr. Pour fêter ça, j'étais parti sur la côte avec mes amis pendent trois semaines. Pourquoi ?
- Ben voilà, je voulais faire quelque chose de spécial pour notre bac, à Bella et moi, donc j'avais pensé à un voyage…
- Pourquoi pas ! Où ? Je lui tendis la même photo que celle que j'avais montré à ma mère
- Ici. Vous seriez d'accord ?
- Je ne pense pas que ça pose de souci majeur, elle a toujours rêvé d'aller là-bas, avec Esmée on avait pensé y aller avec toute la famille cet été, mais si tu veux l'emmener.
- Super merci, je parlerai à votre femme ce soir au restaurant pour avoir son accord.
- Laisse, je l'appelle maintenant, tu peux attendre une dizaine de minutes ?
- Bien sûr.
Je n'attendis pas cinq minutes, il était déjà revenu.
- Esmée est d'accord, elle est même extrêmement contente.
- Super, mais vous n'êtes au courant de rien, d'accord ?
- Evidemment.
Je repartis vers le lycée. A la surprise générale, Bella m'attendait déjà.
- Tu ne devrais pas être en cours ?
- Non, prof de philo malade, je peux rentrer.
- Génial.
Je l'embrassais doucement, elle m'avait manqué.
- On rentre chez moi ?
- Oui, car on se les gèle sévère.
Bella reprit le volant.
Bella POV
Nous rentrions chez lui, j'étais super contente que mon prof soit malade, nous allions pouvoir passer beaucoup plus de temps ensemble. Nous montions directement dans sa chambre.
- Tu m'attends deux minutes ? Je vais mettre quelque chose sur mon ventre pour éviter que ce soit douloureux.
- Tu veux que je le fasse ? Tu es un pauvre infirme qui a besoin d'aide, tu crois pas ?
- Pourquoi pas ! Le tube est dans mon armoire à pharmacie, au deuxième étage, je crois.
- Ok !
Je partis dans sa salle de bain, trouvai le tube rapidement et repartis dans sa chambre.
- Newton t'a sévèrement amoché. Dis-je en remontant son pull pour voir la belle marque rouge qui commençait à bleuir.
- Ouais, il doit être jaloux, je ne sais pas... je t'en voudrais toujours d'être sortie avec lui.
- Répète ?
- Je t'en veux d'être sortie avec lui.
- Et pourquoi ?
- Il n'arrête pas de nous faire des coups en douce, c'est chiant.
- Ouais, t'as raison.
- Aie ! s'exclama-t-il brusquement.
- Quoi ?
- Vas-y mollo Bella, ça fait mal.
- Désolée, vous pouvez être douillet les garçons...
Je finis de lui mettre de la crème sur le ventre. Nous nous allongeâmes sur son lit, ma tête dans son cou. J'avais envie de savoir plein de choses sur lui, il ne m'avait jamais reparlé de Chicago depuis notre sortie ciné.
- Edward ?
- Mmmh ?
- Je sais que tu n'aimes pas parler de ça, mais tu ne m'as jamais raconté Chicago.
- Tu veux savoir quoi ?
- Tu vivais où à Chicago ?
- La banlieue, dans un appart miteux tout comme l'immeuble, où tous les drogués du coin venaient acheter leur dose. Ma mère a toujours eu peur que je tombe dans cet engrenage. Le matin, ils venaient me voir et me proposaient des choses genre coke, et je faisais toujours ce que ma mère me disait, je me barrais en courant, on savait jamais s'ils étaient armés ou autre. J'eus de la chance d'avoir de bons résultats scolaire et de décrocher une bourse pour que je puisse aller dans un lycée privé.
- Et c'est vrai que tu n'avais pas d'ami à Chicago ?
- Pas exactement, l'année dernière, y'a un nouveau qui a débarqué dans ma classe, on est devenu super pote, mais il a déménagé cet été…
- Il s'appelait comment ?
- Benjamin.
- Y'avait des fêtes dans ton lycée ? Des bals ?
- Ouais, mais j'étais timide et pas trop aimé dans le lycée, c'est moyen pour inviter des filles au bal. Ca désolait ma mère d'ailleurs.
- Pourquoi ?
- A chaque fois qu'il y avait un bal, le lycée envoyait une lettre aux parents, ils recherchaient des chaperons. Ouais ça fait vieux jeu, mais c'était un lycée très strict. A chaque fois ma mère me demandait si j'y allais. A chaque fois, j'ai dit non.
- Mais tu allais quand même à des fêtes en dehors du lycée, non ?
- Une fois j'y suis allé, l'année dernière, pour l'anniv' d'une fille. Personne ne m'invitait dans ce genre de fête, mais Benjamin était assez populaire, et il avait accepté de s'y rendre seulement si j'y allais avec lui.
- Et les fêtes à Chicago, c'est bien ? Il se tendit un peu.
- Disons que cette fête était… spéciale.
- Traduction ?
- Bon, on y est allés avec Benj, et on a un peu bu, normal. La fille qui fêtait son anniv' était très raide. Elle a demandé que tous les mecs...
- Edward ? Tu es là ? Intervint sa mère au rez-de chaussée.
- Oui, à l'étage.
- Descends, j'ai une surprise pour toi.
Edward et moi descendions, sa mère était surexcitée.
- Maman ? Ca va ?
- Très bien mon fils. Allez dehors sur la pelouse derrière la maison.
Nous fîmes ce que sa mère nous dit et trouvions une vieille Volkswagen bleue.
- Maman ? Tu m'expliques ?
- Surprise, par rapport à tout à l'heure. Il faut que tu changes quelques pièces, mais tu te débrouilles, c'est un gars du boulot qui me l'a vendue pour seulement 300 dollars.
- Merci maman ! Il prit sa mère dans ses bras.
- Edward, arrête, tu m'étouffes. Elle rigolait en même temps, elle rentra à l'intérieur et Edward et moi regardions dedans. Elle était assez spacieuse.
- Bon, maintenant, j'ai plus qu'à l'emmener chez le garagiste.
- Mais ça va te couter une fortune !
- Oui, mais moi et la mécanique… une idée me vint en tête.
- Edward, je connais un mécano qui pourra t'aider et il ne te prendra pas cher du tout.
- Qui ? Il semblait vraiment intéressé.
- Jacob ! Il fait un CAP ou BEP pour devenir garagiste, je sais plus, c'est lui qui a refait toute ma Chevrolet. T'en dis quoi ?
- Pourquoi pas. Il semblait un peu sceptique.
- Je l'appelle et je lui demande si ça l'intéresse.
- Vas-y.
Je pris mon portable et l'appelai.
- Hey Bella ! Ca fait un moment que tu ne m'as pas appelé ! Que me vaut l'honneur d'entendre ta douce voix ?
- T'es bourré ou quoi ?
- Je plaisante. Alors ?
- Tu fais toujours de la mécanique ?
- Bien sûr quelle question ! Ta Chevrolet a un blem ?
- Non t'inquiète, elle roule comme au premier jour. Je te demande un service, c'est pour Edward.
- Vas-y, je t'écoute.
- Sa mère lui a acheté une vieille Volkswagen, elle dit qu'il faut changer des trucs et Edward et la mécanique… Il va l'emmener chez le garagiste et… il me coupa direct.
- Qu'il ne fasse surtout pas cette grande erreur ! J'arrive. Il habite où ?
- Tu te rappelles où se situe la maison de mamie Swan ?
- Celle qui faisait des gâteaux en forme de bonhomme ?
- Oui, ben deux maisons plus loin.
- Ok, j'arrive dans 10 minutes !
- A toute.
Je raccrochais.
- Jacob arrive dans 10 minutes.
- Super, merci ! Je le paierai avec l'argent que j'économise depuis que je bosse au restaurant. Il me prit dans ses bras.
- T'as pas fini de me raconter la soirée.
- Ben, la fille était bien raide, elle a commencé à sortir plein de conneries, et elle a demandé à ce que tous les mecs présents montent sur la table et fassent ce qu'elle disait. On s'était mis au bout Benjamin et moi, on était vraiment raide, plus lui que moi, puis elle disait aux mecs plein de conneries genre ' fais le singe' ou 'bois la tête à l' envers' puis quand se fut notre tour...
Un klaxon retentit, et je reconnus immédiatement celui de Jacob.
- Viens, on est derrière ! criai-je.
- Hey Bella ! Il vint vers nous et Edward me lâcha. Il me fit la bise et serra la main d'Edward. Ce dernier me prit la main et je sentais qu'il était tendu.
- Je vais regarder, mais, à mon avis, y'a pas beaucoup de réparation, cette voiture est superbe, je pourrais bosser des heures dessus, la mécanique est d'époque, rien n'a été touché, commenta-t-il. Il regarda pendant plusieurs minutes sous le capot et conclut.
- Bon, il faut remplacer le bouchon du lave-glace, le filtre à huile, les freins: ce serait pas du luxe et faire une vidange.
- Et j'en aurais pour combien, pour les pièces ?
- Ca dépend, y'a des trucs ce n'est pas obligé d'acheter, je connais un bon endroit, mais comme ça... à l'arrache, je dirais facilement… dans les 400 $.
- Et la main d'œuvre ?
- Cadeau.
- Non, pas question, je te paye ! riposta-t-il.
- Non, tu es le mec de la meilleure amie, donc tu ne payes pas, sinon je me ferais laminer.
- 50$, ça t'irait ?
- Non, moi ce que je veux c'est 0$.
- Ok merci, je reviens, je vais voir ce que j'ai dans mes économies.
Edward monta dans sa chambre, me laissant seule avec Jacob.
- Bella ? Je peux te demander un truc ?
- Oui bien sûr.
- C'est moi ou Edward est… distant avec moi ?Je décidais de tout lui confier.
- Je lui ai raconté la fois où on était presque tous à poil et il est… jaloux. Je lui ai dit qu'il n'avait pas à s'inquiéter, que tout le monde était bourré mais…
- Tu veux que je lui en parle, quand je ferais ses réparations ?
- Tu pourrais ?
- Si tu veux. On éclaircit les choses une bonne fois pour toutes entre mecs et basta.
- Super, merci. Edward redescendit.
- J'aurais assez pour les pièces normalement, j'ai 650$.
- Super, on peut se voir quand ?
- Ben, demain je finis à midi, le prof de philo est malade.
- Je passe te prendre devant le lycée à 13h30 ?
- Aucun souci.
- A demain les tourtereaux !
- A demain Jacob, merci encore !
- A demain ! dit simplement Edward.
Il partit et nous rentrions chez lui, il faisait extrêmement froid en ce début novembre à Forks.
- C'était qui ? demanda sa mère.
- Jacob, mon meilleur ami, il est mécano et va réparer la voiture d'Edward.
- Super ! Euh les enfants, je ne veux pas vous chasser, mais… elle nous montra l'horloge et nous étions à labourre.
Nous arrivions pile à l'heure au restaurant. Edward partit vers les cuisines, et moi je me dirigeais vers l'accueil.
Edward POV
J'eus l'impression que ça faisait une éternité que je n'avais pas fait la plonge. Mon service passa rapidement et Bella me raccompagna. Je n'arrivais pas à la lâcher, mais je dus quand même m'y résoudre à contrecœur. Je rentrais chez moi me mettre au chaud dans mes couvertures, elle me manqua terriblement cette nuit, son odeur était partout sur mes draps. Je fus plus que content de la revoir le lendemain au lycée. La matinée fut assez longue, le contrôle de biologie était assez chiant. Nous partîmes sur le parking avec Bella pour attendre Jacob. Ce dernier arriva rapidement et je montais dans sa voiture, semblable à celle de Bella.
- Au fait Bella, on fait notre tradition ?
- Déjà ? La patinoire est ouverte ?
- Ouais.
- Je vois avec ma mère si je peux prendre mon week-end et je te dis quoi, ok ?
- Ok.
- Il sera chez lui vers 17 heures ? demanda-t-elle.
- Oui, promis.
J'embrassais Bella une dernière fois et nous nous mîmes en route.
- On va où ?
- Chez un ami, il a plusieurs pièces, et il me les vendra pour pas cher, pour ne pas dire gratuitement.
- Et, juste simple curiosité de ma part, c'est quoi votre tradition ?
- Toutes les années, depuis qu'on est mômes, le vendredi soir et le premier samedi où la patinoire de Port Angeles ouvre, on y va tous les deux, et ensuite elle dort chez moi à La Push. Puis le reste de la saison, nous nous arrangeons pour aller tous les samedi à la patinoire.
- La Push ? C'est quoi ? Je savais bien évidemment ce qu'était La Push, mais pour tout le monde je n'avais jamais vécu ici.
- La réserve Quileute de la région, à une vingtaine de minutes de route d'ici.
- Cool, elle est plus habile sur des patins que sur terre ou pas ?
- Bella patine super bien, j'ai du mal à la suivre.
- Ah ouais ?
- Ouais.
Nous étions arrivés chez son ami. Il trouva le bouchon pour le lave-glace, et d'autre truc dont il avait besoin. Nous partîmes pour la casse, mais il ne trouva pas ce qu'il cherchait. Il s'arrêta chez le garagiste, bien qu'il ne puisse pas l'encadrer pour acheter des plaquettes de frein, qui me coutèrent assez cher. Nous rentrâmes chez moi, et il se mit directement au travail.
- Tu as besoin d'aide ?
- Oui, passe-moi la clé bleue please.
- Tiens.
- Merci. Ecoute, Bella m'a demandé de te parler. Oula, ça sent pas bon là.
- De quoi ?
- Tu n'as aucune raison d'être jaloux de moi, je ne veux absolument pas te la piquer ta chérie. Ils avaient dû sentir ma froideur hier.
- Je sais, et je me rends compte qu'en agissant comme ça, je fais souffrir Bella.
- Tu ne l'as fait pas souffrir, je pense qu'elle doit juste être un peu malheureuse de voir que tu ne m'apprécies pas, et je pense qu'elle me fait réparer ta voiture pour que l'on se rapproche un peu, pas trop non plus mais, juste au moins que l'on s'entende bien.
- Je vais apprendre à te connaitre, je pense que je n'ai pas totalement oublié le coup du restaurant.
- Je pense aussi. Nous rigolâmes ensemble et il continua ses réparations. Jacob était en réalité très sympa, nous parlâmes (évidemment) sport et lui soutenait comme Emmett les Los Angeles Lakers. Puis Bella arriva chez moi. Elle se jeta à mon cou et je pus sentir que Jacob était mal à l'aise.
- Bon je vais y aller. Il me reste plus qu'à faire ta vidange. Je repasse demain dans l'après-midi, ça te va ?
- Ouais bien sûr, encore merci.
- Tu ne veux pas venir avec nous à la patinoire samedi ? proposa-t-il.
- Non.
- Pourquoi mon ange ? demanda Bella.
- Pour deux raisons : la première, je ne suis absolument pas stable sur des patins, j'ai essayé avec ma mère et on a fini aux urgences, et la deuxième, c'est votre tradition et je me sentirais de trop.
- Comme tu veux. A demain !
- A demain, merci encore.
Jacob partit, nous laissant seuls avec Bella sur la pelouse.
- Tu ne veux pas que l'on rentre ? J'ai super froid.
- Moi aussi. Tu veux un chocolat chaud ? C'est le seul truc que je réussis super bien.
- Ouais, pourquoi pas.
Nous rentrâmes dans la cuisine, et je fis chauffer du lait.
- Jacob t'a parlé ?
- Oui, et maintenant je l'apprécie un peu plus.
- C'est vrai ?
- Oui.
Elle se leva et m'embrassa durant cinq bonnes minutes, me plaquant par la même occasion sur la cuisinière.
- Edward ?
- Oui ?
- Le lait !
- MERDE !
Ca avait énormément débordé et il y en avait partout. Je servis le lait et entrepris de tout nettoyer. Heureusement, c'était que de la mousse. Nous montâmes dans ma chambre, nous installant sur mon lit et continuâmes ce que nous avions commencé avant que le lait ne déborde. Je ne me lasserai jamais de ses lèvres. Nous partîmes au travail et Bella me ramena comme la veille, et comme toujours nous ne pouvions pas nous séparer.
- Edward ? Je peux te parler ? demanda ma mère.
- Oui, de quoi ?
- Oncle Tom et tante Charlotte viennent pour le nouvel an et ils restent une semaine !
- Ah oui ? Super...
- Ecoute, je sais que cette nouvelle ne te réjouit pas, mais pourrais-tu s'il te plait les supporter ?
- Charlotte est super gentille, Tom…
- Il s'est assagi.
- Ah bon ?
- Oui.
- Je ferais un effort pour toi, mamounette.
- Merci ! Si tu veux, tu peux inviter Isabella à passer tout ce week-end à la maison.
- Elle ne peut pas.
- Pourquoi ?
- Elle va à la patinoire avec Jacob, et elle dort chez lui, c'est leur tradition et je me vois mal m'imposer.
- Ca va ?
- Oui bien sûr, pourquoi ?
- Tu as l'air triste.
- Non, ça va, je te rassure, Bella a bien le droit d'avoir une vie en dehors de moi, pas vrai ?
- Oui. Edward, c'est toi qui a pris la bouteille de lait dans le frigo tout à l'heure ?
- Oui, on a fait du chocolat chaud avec Bella, pourquoi ?
- Ce lait était périmé.
- QUOI ?
- Il était périmé, vous en avez bu beaucoup ?
- Bella une tasse et moi un grand bol.
- Bon, j'espère que tu ne seras pas malade…
- Merci de me rassurer, je vais me coucher, à demain.
- A demain.
Je montais dans ma chambre, absolument pas rassuré… et j'avais raison. A 3 heures du matin, j'étais dans les toilettes en train de vomir. Le bruit alerta ma mère. J'avais un peu de fièvre, et je n'arrêtais pas de trembler. Elle m'ordonna de retourner me coucher et de débrancher mon réveil.
Bella POV
Je me dirigeais comme tous les matins chez Edward, j'avais hâte de le retrouver. J'avais passé une assez mauvaise nuit, j'avais eu mal au ventre, mais cela avait cessé vers 4 heures du matin. A ma grande surprise, ce n'est pas Edward mais Maria qui m'attendait.
- Bonjour Maria, dis-je en descendant de ma voiture.
- Bonjour Isabella, je peux te demander quelque chose ?
- Oui, bien sûr ?
- Tu as été malade cette nuit ?
- J'ai eu mal au ventre, pourquoi ?
- Vous avez bu du lait hier, et… il était périmé. Edward dort encore, il a été malade toute la nuit, je venais te prévenir de ne pas l'emmener au lycée. J'ai voulu t'appeler sur ton portable, mais j'ai perdu ton numéro.
- Ce n'est pas grave, j'espère qu'il va bien ?
- Oui, je pense, je vais quand même aller au travail, mais je rentrerai à midi pour voir comment il va.
- Ne vous dérangez pas, je passerais.
- C'est vrai ? Merci beaucoup.
- Ce n'est rien, bon je vais devoir vous laisser, le lycée m'appelle.
- Oui c'est vrai, à plus tard.
- A bientôt !
Je partis pour le lycée, m'inquiétant pour Edward. A la pause de 10 heures, j'appelais Jacob pour le prévenir de ne pas passer cet après-midi chez Ed. Quand la sonnerie annonça la fin des cours, je me précipitais chez lui. Je sonnais à sa porte, et c'est un Edward vraiment pâle qui m'ouvrit.
- Bella ? Sa voix était vraiment éraillée.
- Bébé ? Ca va ?
- Excuse-moi.
Il courut vers les toilettes et je l'entendis vomir tripes et boyaux. J'entrais chez lui et essayais de faire cuire du riz, puis ouvris une bouteille de coca.
- Ca va mieux ? demandai-je quand il retourna dans la cuisine, il était encore plus pâle et tremblait comme une feuille.
- Sincèrement non.
- Assis-toi et bois du coca, ça ira mieux.
Je m'approchais de lui et mis ma main sur son front.
- Edward, tu es bouillant, tu as de la fièvre.
- Peut-être, je ne sais pas.
- C'est pas normal, une indigestion ne provoque pas de fièvre.
- J'ai vraiment ffffroiddddd.
- Je t'emmène chez le docteur.
- Ouais attend, vais m'habiller.
- Je vais t'aider.
Je montais avec lui dans sa chambre, il n'était vraiment pas bien, il nous fallut presque une demie heure pour l'habiller.
- Je vais prévenir ta mère, prends tout ce qu'il te faut pour le médecin.
- Ok.
Je descendis prendre son fixe et appelai.
- Edward ? Il y a un problème ?
- Ce n'est pas Edward, c'est Bella.
- Y'a un problème ?
- J'emmène Edward chez le médecin, il n'est vraiment pas bien, il est bouillant de fièvre.
- Emmène-le chez Docteur Bruner, je vous rejoins dans une heure maximum. Merci Bella.
- De rien.
Edward redescendit et je le conduisis le plus rapidement possible chez Bruner. J'avais monté le chauffage à fond, bien que ma voiture soit des années 60, le chauffage marchait du feu de dieu. J'arrivai rapidement au cabinet et, miracle, il n'y avait personne dans la salle d'attente. Nous n'avions pas attendu plus d'une dizaine de minutes quand il entra pour venir nous chercher.
- Bella ? Quelle surprise, comment tu vas ?
- Bien Peter, et toi ?
- Comme souvent. Qu'est-ce qui t'amène ?
- Edward. Je me décalais légèrement.
- Allez, entrez. Je crois que tu as attrapé cette gastro qui traine en ce moment. Je vais t'ausculter pour être sûr. Il ne mit pas 5 minutes pour tout confirmer.
- Oui, tu as bien chopé cette gastro. Tu devrais être bientôt sur pieds. Ca a commencé quand ?
- Cette nuit vers 3 heures du mat'.
- Demain matin ça ira mieux. En attendant, je vais te prescrire ceci, et tu n'approches absolument personne, elle est extrêmement contagieuse. Bois des choses sucrées et mange du riz en attendant.
- Merci docteur.
- De rien.
- Merci Peter !
- Mes amitiés à ton père.
- Je n'y manquerais pas. A bientôt !
Nous sortions du cabinet et nous rejoignîmes sa mère. Elle le ramena chez eux et me remercia. Ils me dirent aussi de ne pas m'approcher de la maison jusqu'à ce qu'Edward sois guéri. Je rentrais chez moi et trouvais mon père, exceptionnellement à la maison.
- Bella ? Je croyais que tu ne devais rentrer à la maison que ce soir.
- Edward a chopé la gastro qui traine.
- Avale ça alors.
- Pourquoi ?
- Si tu as été en contact avec lui, il se peut qu'il te l'ait transmis, donc prend ce cachet, ça contrera les effets. Je vais passer chez eux pour le donner aussi à Maria, on ne sait jamais.
- Ok.
Je montais dans ma chambre et étudiais jusqu'à ce que je doive partir au restaurant. J'envoyais des texto à Edward, sans jamais recevoir d'accusé de réception, ce qui signifiait qu'il avait coupé son portable. Il devait être extrêmement fatigué. Je ne pris même pas la peine de passer chez lui le lendemain, me doutant qu'il ne serait pas en état de suivre. A ma grande surprise, il m'appela à midi.
- Allo ?
- Mon ange, comment tu vas ?
- Bien, tu ne m'as pas transmis ta maladie, et toi ?
- Je n'ai plus de fièvre, ni de vomissement, Bruner est passé ce matin, j'ai plus rien, je peux retourner au restau ce soir et en cours demain matin.
- Super ! Je peux passer te voir alors tout à l'heure ?
- Si tu veux, un peu de compagnie ne me ferait pas de mal.
- A tout à l'heure mon amour, je t'aime.
- Moi aussi je t'aime, mon ange descendu du ciel pour moi. Il raccrocha et j'étais devenue rouge.
L'après-midi passa lentement, et j'attendis avec impatience la sonnerie libératrice. Quand cette dernière retentit, je courus jusqu'à ma voiture pour me rendre jusqu'à chez lui. J'arrivai rapidement et quand il ouvrit la porte, je me jetai à son cou sans ménagement.
- Bébé, tu m'as tellement manqué ! dis-je.
- Je croyais que Bébé ça faisait gangster ?
- Finalement non.
- Je t'aime tellement mon amour.
Nous entrâmes au chaud dans sa maison et montâmes dans sa chambre. Son lit n'était pas fait et je me glissais avec bonheur dans ses draps encore tout chauds.
- Je vois que tu as froid, dit-il quand je mis mes pieds froid sur ses mollets.
- Oui, allonge-toi, je vais te masser. Il se mit à plat ventre et je massais assez vigoureusement ses épaules et son dos, extrêmement tendus.
- Comment c'était les cours ?
- Ennuyeux à mourir, comme d'hab' !
- On fait un truc demain soir ?
- Désolé, j'ai pris mon week-end, pour notre tradition, elle commence demain soir, je dors chez lui, le lendemain on va à la patinoire et je redors chez lui. Ensuite tous les samedis on y retourne et on va à la nocturne du réveillon le 24, et je dors chez lui.
- Ok.
Edward POV
Dire que je n'étais pas triste aurait été un euphémisme. Je ne pouvais passer aucun samedi avec Bella jusqu'au 24. Mais elle avait Jacob, et elle le connaissait depuis plus longtemps que moi.
- Edward, tu es sûr que tu ne veux pas venir à la patinoire avec nous samedi ?
- Non, c'est votre tradition, je me sentirais vraiment de trop et je n'ai pas à m'incruster.
- Tu ne sauras pas de trop.
- Non Bella, ce n'est absolument pas contre toi, mais c'est à vous et je ne me vois pas venir, en plus tu ne vois jamais Jacob.
- Comme tu veux.
Elle termina de me masser puis nous partions pour le travail. J'eus l'impression que ces deux heures durèrent une éternité, et je fus plus que content que cela se termine rapidement.
Bella me ramena, je l'embrassais mais ne m'éternisais pas sur ses lèvres, et rentrais directement, prétextant la fatigue.
- Edward, ça va ? Tu es tout pâle ? remarqua ma mère.
- C'est rien maman, la fatigue, je vais me coucher.
Je courus jusqu'à ma chambre et me couchai rapidement. Je fis quelque chose que je n'avais plus fait depuis des lustres, je pris ma vieille paire d'écouteurs, rapprochai ma chaine hifi de mon lit et écoutai Debussy. Je faisais cela uniquement quand j'étais triste. Je m'endormis assez rapidement, la nuit précédente avait été assez mauvaise, j'avais du sommeil à rattraper. Je me réveillais brusquement, sentant quelque chose effleurer ma joue.
- Désolée Edward, je ne voulais pas te réveiller, dit ma mère. Elle avait éteint ma chaine et enlevé les écouteurs.
- C'est rien mam'.
- Tu veux en parler ?
- De ?
- Vous vous êtes disputés ? Je sais, Edward, que, quand tu écoutes du piano, tu es malheureux.
- C'est rien, je viens juste d'apprendre que je ne pourrais plus passer de samedi avec Bella jusqu'à la fermeture de la patinoire. Elle a une vie en dehors de moi, je ne peux pas la priver de tout, mais… déjà, juste de ne pas la voir de demain soir jusqu'à dimanche me fait mal.
- Allez, ça va s'arranger, puis, tu sais, ce qu'il y a de mieux dans les séparations ce sont les retrouvailles.
- Ouais, merci. Bon je vais dormir, ce n'est pas contre toi mais…
- Oui désolée, à demain.
- A demain.
Ma mère pouvait vraiment être indiscrète parfois, mais elle m'écoutait quand j'avais besoin de parler, c'était ce que j'appréciais le plus chez elle. Je retrouvais rapidement le sommeil, rêvant de ma douce encore et encore.
Je me réveillais, le lendemain matin, encore plus triste qu'hier soir. Je m'habillais sans hâte, et j'avalais sans regarder ce que je mangeais. J'entendis le bruit de son moteur, attrapai mes affaires et fis comme si de rien n'était. Je l'embrassais comme toujours, mais il manquait cette joie de la revoir sur mes lèvres. Nous atteignîmes rapidement le lycée et je partis en cours d'histoire avec Rosalie. J'étais dans ma bulle, écoutant d'une oreille distraite le cours sur la résistance française durant la seconde guerre mondiale. Je rejoignis Bella à la pause, je la pris dans mes bras avec la même peine qui m'alourdissait le cœur. Le reste de la journée se passa presque identiquement, mais le soir fut le plus dur.
- On se voit dimanche au restau ?
- Comme d'hab'.
- Tu vas me manquer mon amour, je t'aime fort fort fort fort fort...
- Toi aussi mon ange, je t'aime.
Je descendis de sa camionnette et la vis repartir. Je rentrais chez moi et me mis à glander devant la télé, attendant désespérément que mon portable m'annonce un texto de sa part. Rien. Ma mère rentra du travail.
- Ed ? Ca va ?
- Oui, t'inquiète.
- Arrête de te morfondre. Allez, va te changer.
- On va où ? demandai-je.
- Au bowling de Port Angeles, je ne vais pas passer la soirée à te regarder déprimer sur place.
- Et le travail ?
- Esmée m'a appelée, elle a un contrôle sanitaire ce soir. Allez, lève-toi !
Je fis ce qu'elle me dit et nous partîmes tous les deux au bowling. C'était une chose que l'on faisait souvent à Chicago. La partie se déroula bien, je lui mis la raclée comme à chaque fois. C'est en sortant que les choses ont tourné, bizarrement. Nous rigolions avec ma mère en nous rappelant nos pires parties à Chicago en marchant pour aller jusqu'à la voiture. Et c'est là que je vis Bella, main dans la main avec Jacob en train de patiner. Elle riait aux éclats, patinant extrêmement bien. Une larme coula sans que je m'en rende compte, j'étais droit comme un piquet devant cette scène.
- Edward ? Ne reste pas là, tu te fais du mal. Elle se mit devant moi et essuya la traitresse qui venait de sortir de mes yeux.
Nous rentrâmes à Forks. Sur le court trajet, j'essayais de ne plus voir Bella main dans la main avec Jacob en train de rire, mais cette image me revenait toujours en tête. Je me couchais directement en écoutant du piano.
Voila ! Alors ? Vous en voulez a Bella ? Si vous avez une idée pour le pays, n'hésitez pas ! J'attend avec impatiences vos commentaires !
A samedi prochain, bises a tout les monde ^^
