Bonjour bonjour ! Un immense merci pour toutes vos reviews ! La fin arrive petit à petit. Le dernier chapitre arrivera la semaine prochaine. Merci à ma Beta Phika17, qui a corrigé toute ma fic !

twilight0507 : Voila la suite, j'espere qu'elle te plaira !

Lea : Merci beaucoup beaucoup ! Je suis contente que tu ai aimé le chapitre ! Voili voila la suite, j'espere qu'elle te plaira !

Justine : Bonne année également ! Je n'avais meme pas pensé à ça en écrivant, mais c'est vrai que ça pouvait faire penser à Carlisle... Bisous, merci mais mes vacances sont finis =(

aussidagility : J'ai pas compris ce que tu voulais dire...


Edward POV

Je ne pouvais plus parler. Je ne pouvais plus bouger. J'étais toujours abasourdi. Sacha… Sacha… Sacha… Ce prénom tournait en boucle dans ma tête. Je me souvenais de tout ce qu'il m'avait dit. A chacun de ses coups de poing : 'si vous ne payez pas, Bella va avoir du mal à te rouler une pelle, car il lui manquera un bout de sa langue'.

Sacha, mon oncle que tout le monde croyait mort. Tout le monde pensait qu'il avait fini sous un train. Et finalement, il est encore de ce monde.

Ma mère me porta dans sa voiture. En larmes. Elle m'allongea sur la banquette arrière. Je me souvenais de quand il avait sorti son scalpel pour me taillader la peau autour du nombril. Je me souvenais que mon père avait eu la même marque. L'auteur de tout notre malheur, c'était lui.

Elle roulait aussi vite que possible vers l'hôpital. Je recrachais le sang qui se logeait dans ma bouche. La douleur physique n'était rien comparée à ce que je ressentais. Il allait s'en prendre à Bella. Par ma faute, notre faute. Ma déesse allait souffrir. Alors qu'elle ne savait rien de ma vie.

- Accroche-toi Edward, nous y sommes presque. C'est bientôt fini, reste fort, reste fort…

Elle arriva en trombe sur le parking des urgences, et m'aida à sortir de la voiture. Nous franchîmes la porte des urgences et, directement, trois infirmières me foncèrent dessus. Elles m'allongèrent sur un lit et j'entendis qu'elle allait biper un docteur.

Carlisle POV

Le repas fut exquis. Ils se sont décarcassés cette année. Je vis passer des parts de gâteaux au chocolat. Mmmmh. Mais mon biper me sortit de ma transe. Un jeune homme frappé de partout, mâchoire déboitée.

- Ma chérie. Esmée se retourna. Une urgence. Désolé. Bella ma puce, si je ne suis pas revenu pour le discours du directeur, viens me chercher. Je serais au 10 L.

- Pas de souci papa.

Je courus jusqu'au lieu indiqué, et j'eus la surprise de ma vie en trouvant Edward allongé sur ce matelas. Maria à ses côtés, pleurant toutes les larmes de son corps.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

- Je ne sais pas, je suis rentrée et je l'ai trouvé comme ça, allongé sur le sol.

- Ok. Calme-toi, Maria. Ce sont des blessures superficielles. Sauf la mâchoire. Mademoiselle ? Passez-moi les ciseaux, je vais découper le pull. Je déchirais le tissu de mon instrument et, quand les deux pans se séparèrent, un triangle apparut autour de son nombril. Impossible. Je regardais Maria, choqué.

- Je t'expliquerais Carlisle, mais pas maintenant.

La dernière fois que j'ai vu cette marque, je finissais mon stage, un homme de 27 ans, accompagné de sa femme et de son fils de 7 ans.

- Allez, on l'emmène au scan, et vite !

Le scan ne révéla rien d'inquiétant. Les côtes avaient miraculeusement survécu. Aucune n'était cassée. Il avait dut contracter ses muscles pendant un moment. Nous immobilisâmes sa mâchoire dans un appareil complexe. Il pouvait parler, manger, respirer et boire, mais ses mouvements étaient limités. Je remis son nez en place et le bandais. J'allais recoudre sa lèvre, quand un hurlement retentit derrière nous.

- !

- Bella, ma puce, calme-toi ! Mais, évidemment, elle ne m'écoutait pas.

- Bébé, détends-toi… je… je n'ai rien… prononça Edward, difficilement.

- Viens. Maria mit un bras autour de son ventre et la sortit. Elle l'emmena dehors.

Bella POV

Je ne pouvais m'empêcher de crier. Ce n'est pas possible ! Ce n'est pas possible ! Mon cœur me répétait cela sans cesse. Mais mon cerveau le revoyait. Un œil enflé. Le nez entouré de blanc. Le visage bloqué dans un étau de fer, pour sa mâchoire probablement. Mon père recousant sa lèvre. L'air frais me frappa de plein fouet, et je réalisais que Maria m'avait trainé à travers tout le service.

- Ce n'est pas lui, c'est impossible, ce n'est pas lui… répétai-je.

- Si.

- NON ! Je frappais les épaules de Maria, mais elle ne broncha pas. Elle attendit que ma crise d'hystérie passe. Une fois calmée, une infirmière m'apporta un verre d'eau. Je recouvris mes esprits légèrement.

- Qu'est… Que s'est-il passé ?

- Il te racontera tout demain.

- Je veux aller le voir !

- Il se repose, et, toi aussi, tu devrais t'allonger.

- J'ai besoin de le voir, de savoir comment il va, de tenir sa main dans la mienne…

- Fais comme tu veux, mais je dois aller voir la police.

Je courus à l'intérieur des urgences, pour rejoindre la salle où il était. Mon père nettoyait et jetait les compresses.

- Où il est ?

- Bella, il dort.

- Où il est ? Répétai-je.

- Chambre 126.

- Merci.

Je montais à la hâte les escaliers et le trouvais dans son lit. Paisible. Il semblait moins torturé que tout à l'heure. Son œil commençait à dégonfler, mais le même appareil en fer bloquait sa tête. J'amenais jusqu'au lit le fauteuil se transformant en lit, le dépliais, pris une couverture dans l'armoire et attrapais sa main. Je l'emprisonnais avec la mienne, et m'endormis. Les émotions avaient été trop fortes en une soirée pour que je reste éveillée.

POV Edward.

Je me réveillais en espérant que tout ce qui s'était passé hier soit un rêve. Que je me réveille dans mon lit, Bella à mes côtés. Je sentais sa main dans la mienne.

Mais les désinfectants utilisés dans les hôpitaux me piquèrent les yeux à mon réveil. Et, non, ce n'était pas un rêve.

Je distinguais Bella recroquevillée sur un siège, à côté de moi. Ma mère, dans un coin, un peu plus loin.

- Elle dort profondément. Nous pouvons parler. J'ai prévenu la police. Il cherche une solution, quelque chose. Des flics en civils sont dehors.

- Ok. Et Bella ? Je lui dis quoi ? Elle respira profondément.

- J'ai déjà tout dit à son père. Notre passé, notre histoire… Je vais le dire à Charlie, et toi, dis-le lui. Nous avons trop menti.

- Et la police ?

- On s'en fout. Il s'agit de nos amis, des personnes que nous aimons. La police n'a rien à faire dans nos sentiments.

- Ok. Bella s'agita dans son sommeil.

- Je vais vous laisser en tête à tête.

Elle sortit et la main de Bella serra mes doigts encore plus fort.

- Bébé, articulai-je.

- Edward ! Mon champ de vision était réduit à cause de mon œil enflé.

- Ca va ? Demandai-je.

- Je devrais plutôt te retourner la question.

- La douleur est partie, car tu es à côté de moi. Elle rougit légèrement.

- Maintenant, je pourrais savoir ce qui s'est passé ?

- Viens dans mon lit. C'est une longue histoire, qui ne date pas que d'hier soir. Cette histoire dure depuis une dizaine d'années.

Elle hésita et me rejoignit dans le lit. Je tournais la tête le plus possible, bien que l'appareil m'en empêche un peu.

- Avant de commencer, je veux te dire que je ne t'ai jamais menti à propos de mes sentiments pour toi, quand je te disais je t'aime, j'étais sincère. Quand je t'ai dit vouloir de l'avenir, des enfants, un appartement avec toi, j'étais sincère. Je voulais qu'elle le sache, car j'allais lâcher une bombe dans son univers.

- D'accord. Mais tu m'as menti par rapport à quoi alors ?

- Je vais te raconter une histoire. L'histoire de deux personnes. Maria et Peter se sont rencontrés au bal de Forks, quand ils avaient 17 ans. Ils tombèrent amoureux l'un de l'autre. Ils firent des études, pendant deux ans. Peter demanda Maria en mariage. Elle accepta, et, à 20 ans, elle épousa Peter à Forks. Ils partirent en lune de miel, et ils oublièrent le préservatif. Maria ne prenait pas la pilule et tomba enceinte. Peter couvrit sa femme d'attention. Elle accoucha d'un petit garçon. Ils le nommèrent Anthony. Ses yeux s'éclairèrent. Maria arrêta son emploi pour s'occuper de son fils. Peter amenait suffisamment d'argent pour les nourrir correctement, acheter des vêtements et des jouets à Anthony. Mais Peter se mit à jouer. Maria ne disait rien. Mais il perdait tout leur argent. Commencèrent les crédits. Maria reprit le travail, enfin, elle avait trois jobs. Elle arrivait à peine à nourrir Anthony à l'époque. Mes yeux commencèrent à se remplir de larmes aux souvenirs de cette époque. Elle allait à l'église pour vêtir son fils, et son mari accumulait les dettes de jeu. Un jour, il rentra dans leur maison le visage en sang, un œil au beurre noir, le nez cassé, la mâchoire déboitée et un triangle autour de son nombril. La police les aida, et ils durent partir, pour tendre un coup et arrêter les malfrats, car les menaces venaient de commencer chez Maria et Peter. Ils partirent à Chicago. Maria garda son prénom, Peter se transforma en Porter. Et Anthony se transforma en Edward. Le nom de famille changea aussi. Ils vécurent là-bas 10 ans. Maria divorça de Porter alias Peter, car il avait recommencé à attirer des ennuis au logis. Maria et Edward décidèrent de revivre à Forks, mais en changeant une nouvelle fois de nom de famille et de passé. Ils devaient dire qu'ils avaient toujours vécu à Chicago, et que Maria était veuve depuis quelques semaines.

- Tu es Anthony Masen ? Demanda-t-elle directement. Après tout ce qu'elle avait vécu depuis hier soir, elle n'était pas choquée ou abasourdie.

- Je me suis appelé Anthony Masen. A Chicago, c'était Edward Monsen. Et ici, c'est Edward Cullen. Ma mère et moi, on est obligés de vous mentir, depuis septembre. M'en veux-tu ? Demandai-je.

Elle me serra dans ses bras fortement.

- Je dois t'en vouloir de m'avoir menti pour protéger ta vie et celle de ta mère ? Elle déposa un micro baiser sur mes lèvres pour ne pas me blesser jusqu'à ce que ma mère entre dans la chambre, suivie de toute la famille Swan et de Charlie qui prit ma mère dans ses bras.

Bella se leva et serra ma mère dans ses bras. Elle s'excusa car elle avait, vraisemblablement, frappé ma mère hier soir. Carlisle vérifia mes pansements et m'emmena au scan une nouvelle fois pour vérifier l'état de ma mâchoire et de mon nez. Je repartis dans ma chambre et Bella vint jusqu'à moi. Elle ne m'avait rien dit par rapport à mon mensonge. Elle avait tout compris. Je l'aimerais pour l'éternité.

Denali entra dans la chambre.

- Nous avons mis votre maison sous scellé, nous vous cherchons une chambre d'hôtel dans les environs, et...

- Nous accueillons les Cullen-Masen chez nous, dit directement Esmée. Denali fit une tête de six pieds de long.

- Comment vous savez…?

- Nous leur avons dit. Se cacher ne sert plus à rien vu que Sacha Billon, mon frère que tout le monde croyait mort depuis que sa voiture a été retrouvée sur un passage à niveau, nous a retrouvé, débita ma mère.

- Nous avons trouvé une solution. Qui pourrait marcher. Un homme franchit la porte, entouré de policiers. Je crus défaillir en le reconnaissant. 5 ans que je ne l'avais pas vu. Ses yeux avaient la même teinte de vert que la mienne. Les mêmes cheveux que les miens.

- Papa ? Murmurai-je. Ma mère me sortit de ma transe en sortant des bras de Charlie.

- Que fait-il ici ? Demanda-t-elle.

- Nous l'avons cherché toute la nuit, pour qu'il nous aide. Nous commençons à monter quelque chose…

- Il est hors de question que mon ex mari participe à quelque chose dans notre vie. Et toi ! Elle montra mon père du doigt avant de le frapper de toutes ses forces.

- Regarde ce que tu as fait à MON fils. Regarde-le ! Regarde-le ! Tout est de TA faute !

- C'est aussi mon fils, je te rappelle !

- Non, tu ne t'es jamais occupé de lui. Quand il est tombé en vélo, qui est venu le soulever ? C'est moi ! Quand il était malheureux car personne ne l'écoutait ou ne voulait devenir son ami, qui venait le consoler ? C'est moi !

Elle comptait déballer tout notre linge sale en publique ? Bella me tenait la main.

- Quand il t'a trouvé en sang sur le perron, qui l'a rassuré ? C'est MOI, MOI, ET MOI ! Toujours ! Tu ne seras jamais son père. Tu seras juste son géniteur. Elle sortit pour prendre l'air. Esmée la suivit.

Carlisle, Charlie, Denali et mon père sortirent pour aller prendre un café, me laissant seul avec Bella, Alice et Rosalie.

- Edward ? M'apella Alice. Je… je voudrais vraiment m'excuser de ce que j'ai pu te dire en primaire. Je… Je savais pas que ta famille était dans une telle situation, et… je m'en veux. Elle commença à pleurer.

- Eh ! Non, ne pleure pas. Ce n'est pas grave, personne ne pouvait savoir. Ne pleure pas pour ça, c'est oublié. Hein ? Je la pris dans mes bras pour la consoler.

- Et moi ? Dit Bella les yeux ronds !

- Viens là.

- Et moi ? Fit Rosalie à son tour.

- Allez ! Je pris les trois dans mes bras.

- Et, Jaz, pointe-toi ! Edward pique nos meufs !

- Quoi ?

Les deux arrivèrent et prirent leurs compagnes dans leur bras.

- Ne profite pas de ta situation pour nous les voler ! Dit Emmett, pour rire.

Le reste de l'après-midi, nous parlâmes pour me changer les idées, vers 17 heures, les deux couples et ma chérie sortirent boire un café, me laissant seul dans mes pensées. Jusqu'à ce que la porte s'ouvre lentement. Mon cœur se mit à battre extrêmement vite, le bruit de la machine s'emballa… Jusqu'à ce que mon père passe l'encadrement de la porte.

- Edward

- Quoi ? Demandai-je assez brutalement.

- Je voulais m'excuser, que tu te retrouves… là, dit-il en montrant du doigt mon lit.

- Tout est de ta faute, répondis-je, en reprenant la phrase de maman.

- Je m'en veux ! Terriblement !

- Ne me fais pas le coup de la pitié, ok ? Il menace de s'en prendre aux gens que nous aimons maman et moi.

- La fille qui te tenait la main dans ton lit, c'est ma belle-fille.

- C'est ma petite-amie, et la belle-fille de maman.

- Tu es mon fils.

- NON ! Tu ne t'es jamais occupé de moi ! Tu n'as jamais pris dix minutes quand nous vivions encore tous les trois pour parler avec moi ! Tu ne m'as jamais emmené au parc manger une glace, tu ne m'as jamais emmené au cinéma ! Tu n'as jamais rien fait avec moi.

- Pardonne-moi… Les larmes débordaient de ses yeux, mais je m'en foutais, il fallait que je dise ce que j'avais sur le cœur.

- Tu préférais jouer, ou sortir au bar avec tes potes. Mais ça ne t'a jamais torturé de laisser ta femme et ton fils tout seuls ? De les laisser toute une nuit sans nouvelle ? Il ne répondit pas.

- Ca ne t'a jamais rien fait que maman enchaine trois boulot d'affilé en une journée pour que nous ayons de l'argent ? Un putain d'argent avec lequel tu jouais au poker, alors qu'elle aurait peut-être voulu s'offrir des bijoux ? Non, car tu étais un égoïste, un égoïste qui nous a laissé dans le malheur maman et moi.

- Tu as vidé ton sac ? Demanda-t-il.

- Oui.

- Je voulais te dire que j'ai changé. Je ne suis plus le même homme. J'ai un travail stable, je me suis fait désintoxiquer du jeu. J'ai même eu une promotion. Quand toute cette histoire sera finie, je te promets que je donnerais à Maria l'argent qu'elle mérite.

Pendant une heure, il me parla un peu de sa vie. Je renouais avec ses 17 ans de manque. Peut-être avais-je envie de découvrir un peu mon père. Je ne sais pas. Il m'avait trop déçu par le passé.

Maria POV

Je prenais mes bagages, pour emménager chez les Swan, avec Charlie. Il ne voulait plus me laisser seule. Je déposais ma valise, et partis pour leur maison. J'avais aussi pris des fringues pour Edward.

Je me garais devant leur porte pendant que Carlisle m'aidait pour les valises. Puis je pris un thé avec Esmée. Elle m'avait été d'un grand réconfort tout à l'heure, après ma crise de nerf. Mon portable sonna. POLICE DE FORKS.

- Excuse-moi. Allo ?

- Mrs Cullen ? C'est Denali. Vous pouvez venir au poste. Tout de suite.

- Si vous voulez, j'arrive.

Je m'excusais auprès d'Esmée et partis au commissariat.

- Venez avec nous. Nous avons un plan. Je fus instantanément soulagée.

J'entrais dans une grande pièce où se trouvait plusieurs agents, notamment du FBI, et Monsieur Diego.

- Nous avons réuni les 20 000 dollars. Votre mari, enfin, ex-mari, corrigea-t-il, va l'apporter au lieu de rendez-vous qu'il vous a donné. Et nous le choperons.

- Vous deviez faire ça la dernière fois. Ça a vraiment marché, la preuve !

- Nous sommes mieux préparés, et mieux armés.

- Et pour mon fils et moi ? Mr Diego prit la parole.

- Vous allez devoir fuir, une nouvelle fois. En Angleterre.

- Pour combien de temps ? Mon cœur s'accélérait.

- Si tout se passe comme prévu, pour trois semaines. Sinon, pour toujours.

- Et pour Bella et Charlie ? Je savais que ça allait être le plus dur.

- Soit ils partent avec vous, soit ils seront sous protection policière. A vous de choisir. Edward m'en voudrait toute sa vie. Mais je n'ai pas le choix.

- Réservez uniquement deux billets.

POV Edward

Tout le monde était parti, me laissant seul avec ma déesse. Elle s'était glissée dans mon lit et je savourais le bonheur d'avoir son petit corps blotti contre le mien.

- Tout ira mieux, Edward. D'ailleurs, je dois t'appeler comment ? Edward ou Anthony ?

- Pour le moment, Edward. Elle prenait la chose avec tellement de légèreté, elle ne devait pas encore réaliser.

- Je peux te poser une question ? Demandai-je.

- Oui.

- Si j'étais resté ici... Sous mon vrai nom, tu serais sortie avec moi ou pas ?

- On ne le saura jamais…

- En tout cas, sans te mentir, je te trouvais extrêmement belle à l'école primaire. Elle rougit avant de m'embrasser.

- Je voulais aussi te dire, pour te changer les idées, même si ce n'est pas le moment, que j'ai pris rendez-vous avec un gynéco demain matin, pour me faire prescrire la pilule.

- Bella, ce n'est pas la peine.

- C'est plus pratique, pour toi comme pour moi.

- Espérons juste que tu ne l'oublieras pas…

- Aucun risque.

Je l'embrassais tendrement en faisant attention à ma lèvre. Elle demanda à l'infirmière si elle pouvait rester ici pour la nuit, avec moi. Elle soupira et lui passa une chemise de nuit de l'hôpital. Je sifflais tant bien que mal.

- Bien que je préfère la nuisette, tu es très sexy comme ça.

- Merci. Elle rougit avant de s'installer contre moi. Carlisle nous apporta un repas en cachette car la bouffe de l'hôpital était dégeu.

Je m'endormis avec son corps collé contre le mien. Le lendemain matin, nous jouâmes aux cartes. Ma mère se joignit à la partie. Ils m'enlevèrent l'étau de fer pour ma mâchoire, je la bougeai légèrement. Elle était encore fragile mais je pouvais m'en servir. Carlisle m'enleva les points sur la lèvre, pendant que Bella était à son rendez-vous. Mon œil avait désenflé, mais il était toujours bleu. J'avais encore mon énorme pansement sur le nez.

Bella m'aida pour empaqueter mes maigres affaires et nous partîmes dans la berline de son père. Nous pûmes enfin nous embrasser dignement. Elle me fit de la place dans sa chambre et nous fîmes une sieste bien méritée car les matelas dans les hôpitaux ne sont pas des plus confortables.

Nous descendîmes dans le salon où Esmée était toujours à mes soins.

- Edward, on pourrait aller marcher ? Tous les deux ? L'air frais te fera du bien, proposa ma mère vers 17 heures.

- Si tu veux.

Je m'habillais chaudement et nous partîmes dans la forêt, non loin de chez Bella. Nous ne fîmes que quelques pas.

- Edward, je dois te parler. Je me mis dos à l'arbre, l'arbre où nous avions pris la si belle photo, Bella et moi.

- Oui ?

- Nous partons. Dit-elle, directement.

- Où ? Demandai-je.

- Angleterre. Demain midi. Ils vont attraper Sacha. Avec la complicité de ton père.

- Ok. Je suppose que je dois faire mes bagages. Tu l'as annoncé à Bella et Charlie ? Ils ont préparé leurs valises ?

- Il n'y a que deux billets. Un pour moi, l'autre pour toi.

- Non, non, non, non, non. Il est hors de question que je la laisse ici. Elle part avec nous. Ou je reste ici.

- Tu n'as pas le choix. La police a déjà nos billets. C'est l'affaire de trois semaines s'ils arrêtent Sacha.

- Et sinon ? Elle déglutit difficilement.

- Sinon… Nous ne reviendrons jamais.

- Je ne partirais pas maman. Je ne veux pas la laisser ! Je ne peux pas la laisser. Je lui ais promis que nous prendrions un appartement l'an prochain, je lui ais promis que nous aurions des enfants ensemble. Encore quelques jours et je suis sûr que nous aurions parlé mariage. Je ne partirais pas. Je reste.

- Tu n'as pas le choix ! Répéta-t-elle. Elle emprisonna mon visage dans ses mains. Nous partons pour les protéger. Tu ne veux pas qu'elle souffre, qu'il s'en prenne à elle ? Alors laisse-la.

- Non. Tu crois qu'en étant loin d'elle je la protègerais ? Je vais la rendre malheureuse, donc vulnérable.

- Ne cherche pas à contester, c'est un ordre de toute façon. Nous devons partir de la villa à 5 heures du matin. J'ai négocié une nuit avec la police. Nous ferons nos bagages, et, à 9 heures, nous partirons. Une nuit Edward. Profites-en au maximum. Car tu ne l'a reverras peut-être jamais.


*Me cache derriere mon écran*. La fin est sadique, je sais... J'ai deja peur des reviews... Au prochain chapitre, du lemon, et d'autres choses...

Pour me faire pardonner Review = Teaser

A la semaine prochaine pour la fin de l'histoire bisous ^^