Bonjour/bonsoir, bref salut à tous. J'ai enfin réussis à sortir ce chapitre qui clôture cette histoire.
Cependant il se peut que vous soyez déçu car je l'ai écrit bien longtemps après le premier. J'ai donc énormément évolué entre temps... ma vision des choses n'est plus tout à fait la même.
je sens que je vais encore m'étaler...
peu importe, bonne lecture
Note d'auteur : la réécriture de « Il faudrait tout se dire » est bien avancée, mais pas terminée. Et bientôt devraient paraître un chapitre pour « Vivre avec Tom » et « Le jeu de l'année »
« Bien, maintenant explique-moi tout ! » dit Harry
« Je développe ou je résume ? » demanda Malefoy.
« Résume d'abord. »
« Pour faire simple : Je ne veux pas être mangemort ! »
A suivre
Dire que Harry était stupéfait était un euphémisme. Il regardait le serpentard avec des yeux ronds rivalisant avec ceux de Dobby. Drago Malefoy, serpentard par excellence, digne héritier de son père … refusait de suivre la voie à laquelle tout le monde le prédestinait. Il faut avouer que la situation avait de quoi faire rire. Mais ce n'était sans doute pas l'opinion de Drago qui fixait toujours Harry droit dans les yeux. Il s'exaspérait de le voir ne pas réagir. Il poursuivit alors
« Potter... j'ai pas de temps à perdre avec ça. »
Le Survivant déglutit et se reprit
« Excuses-moi, c'est que c'est... »
« Ironique ? Paradoxale ? Complètement fou ? Oui je sais. »
« … inattendu. Mais si tu pouvais...expliquer plus clairement peut-être arriverais-je à comprendre. »
« Je doutes que ton petit cerveau de gryffondor stupide ne puis ne serait qu'entre-apercevoir la subtilité de ma condition. »
Un blanc s'installa entre eux. Harry fixait le serpentard avec une rage contenue. Une veine saillante pulsait contre sa tempes tandis que sa mâchoire se crispait pour ne pas répliquer.
« Je t'écoute » articula-t-il simplement.
« Qu'est-ce que tu n'as pas compris dans « je ne veux pas être mangemort », Potter ? » s'énerva Malefoy
Harry se leva et se tint prêt à partir
« Si c'est pour me parler ainsi, Malefoy, ce n'était pas la peine de venir envahir mon esprit. Par ailleurs je te serai gré de ne pas recommencer. Si tu n'as rien à ajouter, je ne vois pas en quoi je te serai utile. »
Il posa la main sur la poignée de la porte de la Salle sur Demande. Il appuya dessus mais Malefoy l'interpella
« Attends... Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? » demanda-t-il d'une voix sèche.
Harry fit volte-face et demanda brusquement.
« Pourquoi ? »
« ''Pourquoi'' quoi ? À ton tour de développer. »
« Pourquoi ne veux-tu pas être un mangemort. Tout t'y destine, Malefoy. Ton rang, ton sang, ton éducation, ta maison... tu as tout pour être mangemort... alors pourquoi non ? »
« Pour ces mêmes raisons que tu viens de citer. »
Harry le regarda d'un air incompris. Malefoy laissa un soupir exaspéré s'échapper et poursuivit.
« J'ai toujours détesté qu'on me dise ce que je dois faire. La façon dont je dois m'habiller, dont je dois me comporter... tout m'est dicté depuis ma plus tendre enfance. Mais au fur et à mesure que je grandissait, je prenais conscience du fait que ce n'était pas moi, mon vrai moi. Certes, quelques principes me sont resté, tel que ma réversion pour tout ce qui touche aux moldus, ou encore le fait d'être toujours d'une certaine élégance. Mais ce ne sont que des parties infimes de mon être. »
« Je ne comprends pas. » admit le Survivant
« Ça m'aurait étonné » maugréa Malefoy avant de poursuivre « Tu n'as jamais eu l'impression de n'être qu'un pantin, d'être manipulé contre ton grès ? Pourtant, je l'aurai pensé avec l'attention que te porte le directeur... »
« Dumbledore m'aide à me préparer à combattre Voldemort. »
Malefoy se tendit brusquement.
« Ne prononce pas son nom. » siffla-t-il
« ''La peur d'un nom ne fait qu'accroitre la terreur qu'elle inflige'' » répondit Harry en citant Hermione
« Je vois que Granger t'a bien appris la leçon. Cependant il faut être fou pour ne pas avoir peur du Seigneur des Ténèbres. »
« Dumbledore ne le craint pas, lui. »
« Dumbledore est un vieux fou défoncé au glucose. »
Harry était bouche bée. Il était tellement en colère qu'il ne savait pas quoi répondre. Il serra les poings à s'en blanchir les jointures.
« Au fond nous ne sommes pas si différents, toi et moi. Tout deux manipulés par un sorcier aux pouvoirs démentiels se battant l'un contre l'autre... Je suis ton égal Potter. Et à ce titre, j'ai le droit à ton aide, et toi à la mienne. »
« Ton aide ? » ria Harry cruellement « Et qu'est-ce que tu pourrais bien m'apporter ? Tu n'as rien... tu n'es rien. Je te plains mon pauvre Drago... tu es seul, tellement seul. Tu es obligé de ramper dans la boue pour t'en sortir. Mais dis-moi pourquoi je devrais t'aider ? Je ne suis pas ton égal, tu ne sais rien de moi. »
Drago défaillit. Il ne s'attendait pas à ce qu'il réagisse de façon aussi virulente. La rage lui donnait envie de vomir, des larmes de colère lui piquaient les yeux. Mais par dessus tout, c'était le désespoir qui le troublait... Il était seul et Potter, le héros, le sauveur du monde Magique, Potter -juste Potter- ne voulait pas l'aider. Le gryffondor lui jeta un dernier regard et ouvrit la porte et fit un pas pour sortir de la salle, sans un seul regard pour Drago.
« Ils me battent... »
La voix du blond était noyée dans le chagrin et la souffrance, trop longtemps retenue. Une boule s'était formée au fond de sa gorge et ne voulait plus le quitter. Harry s'arrêta et se retourna pour voir le Serpentard essuyer des larmes.
« Pardon ? » demanda-t-il, surpris, s'attendant à un autre mensonge en vue de se faire apitoyer.
« Mon père, les autres, tous. Ils me battent et... ils « jouent » avec moi. »
« Malefoy... » murmura Harry, dont la voix transperçait le trouble. Entre mensonge et vérité, il ne savait plus où placer les paroles du serpentard.
Celui-ci releva la tête et planta son regard d'acier trempé dans les émeraudes du gryffondor. Comme une violente claque, l'esprit du serpentard s'immisça dans celui de Harry. Un flots de souvenir qui lui étaient étrangers vint alors l'assaillir. Des cris, des coups, du sang, de la douleur, beaucoup de douleur. Pleins d'odeur et de sensations se battaient en lui. Puis il y eu des images d'hommes menaçant, une odeur de sueur et de sang mélangées à une odeur plus faible et à la fois très puissante. Une odeur sauvage et primitive, une effluve violente et douloureuse, l'odeur du sexe.
Harry fut prit d'une violente nausée qu'il réprima tant bien que mal. Quand l'esprit du serpentard le quitta, il retrouva en face de lui, non plus le jeune homme froid et arrogant, mais le fruit d'une enfance volée et détruite. Drago Malefoy n'était pas celui qu'il prétendait être. Il souffrait, il haïssait Voldemort et ses comparses et par dessus tout, il avait peur.
« Potter... aide-moi ! » pleurait-il. « AIDE-MOI ! »
Il se savait ridicule. Il n'aurait jamais du fuir comme ça. C'était lui le courageux dans l'histoire... et c'était lui qui s'était enfui comme un enfant. Il refusait d'y croire. Il refusait de penser que de telles choses pouvaient arriver à une personne. Et pourtant c'était le cas. Malefoy... une victime de sa propre cause. Il y aurait de quoi rire si cet abruti ne lui avait pas montré en détail tout ce qu'il avait subis. Il pouvait toujours courir pour s'infiltrer dans ses rêves ce con. Avec ces images il n'allait pas pouvoir fermer l'œil de la nuit, voire de toute les nuits.
Des boutons qui sautent, des coups qui partent. Ce fluide vermillon qui salissait le sol. Il allait encore se faire punir. Il allait encore le frapper. Il ne savait plus comment il était arrivé là, mais la peur le tenait au ventre. Il voulait vomir. Et pourtant rien ne sortait. Le goût acide et répugnant du liquide gastrique engourdissait sa gorge mais il ne voulait pas sortir, comme emprisonné. Dans un éclair il vit la silhouette tant redoutée s'approcher. Elle tenait quelque chose de long et fin. Le reflet de la Lune vint alors l'illuminer. C'était une canne noire lustrée, La canne. La sienne. Il la leva au dessus de lui et persiffla.
« Fils Incompétent ! »
…
Il se redressa brusquement en hurlant. Dans sa panique il envoya valser tout ce qui se trouvait sur sa table. Un silence gênant s'était installé dans la salle de classe. Hermione le regardait avec un air d'incompréhension et de reproche. La voix lancinante du professeur Binns lui dit alors
« Mr Potter, si mon cours vous ennui tant, pourquoi prenez-vous la peine de venir ? »
« Euh... »
« Bien, si vous le permettez je vais poursuivre mon cours. La prochaine fois c'est la porte. »
« Bien monsieur »
Le fantôme reprit alors là où il en était et tous les élèves repartirent à leurs occupations diverses, n'ayant pour la plupart aucun rapport avec ce que baratinait le professeur d'histoire de la magie. Harry sentit le regard d'Hermione sur lui. Il se tourna vers elle, rencontrant ses yeux noisettes toujours aussi inquiets.
« ça va, Harry ? » demanda-t-elle à voix basse.
« Oui, oui. Juste un mauvais rêve. »
« Ah. Et bien ça t'apprendras à dormir en cours. »
Harry grimaça. Comment pouvait-elle suivre ce cours ? Binns était d'un ennui. N'ayant pas grand chose d'autre à faire, Harry prit sa plume pour griffonner des bribes de mots piochés au hasard dans le baratin du professeur fantôme. Cependant il se rendit compte qu'il était bien incapable d'écrire quoique ce soit de lisible. Il tremblait comme une feuille, encore sous le choc du rêve. En redressant la tête il croisa furtivement le regard du serpentard. Il lui jeta un regard noir accompagné d'un geste fort peu élégant. Hermione qui avait remarqué l'échange donna un coup de coude à Harry joint par un regard empli de fureur.
« Mais quoi ? » gémit Harry, un peu trop fort.
« Potter, dehors ! »
Il s'était enfui. Sans un mot il avait quitté la pièce en détalant. Drago s'était retrouvé seul comme un con, en larmes au milieu de la Salle sur Demande. Il était désespéré. Des mois à s'entrainer à percer les esprits, des semaines à forcer l'entrée de la tête de Potter, des journées à lui faire comprendre, des heures pour lui expliquer, des minutes pour paniquer, des secondes pour tout foirer. Il s'effondra à genoux sur le sol et se mit à pleurer de plus belle. De temps à autre il gémissait des insultes. Pour Potter, pour son père, pour les autres.. pour lui. Lui qui y avait cru, qui avait tout donner pour être aider... Mais rien. Potter n'était aussi brave qu'on voulait bien le dire. C'était un chochotte. C'est sûr qu'a sa place il se serait suicider il y a longtemps. Au final c'est lui, l'Âme détruite qui avait plus de force que Môssieur le Survivant. Il n'était qu'un pion sur un jeu d'échec. Pas assez cinglé pour être le Fou. Pas assez intrépide pour le Cavalier. Pas assez solide pour la Tour. Même la Reine avait plus de prestance que lui. Il n'était que le pion. Ceux qu'on manipulent, ceux qu'on envoi aux premières lignes. Il s'était résigner à mourir. Son père avait finalement gagné. Il était devenu de la chaire à canon.
La nuit l'avait prit et Morphée l'avait bercé avant même qu'il n'ait pu dire quoique ce soit. Quand les premiers rayons du soleil vinrent renvoyé la Dame Sommeil, Drago ne se sentit pas mieux. Il ne sentit pas délivré. La nuit avait gagné sa vie et était partie avec elle. La journée avait défilé sous ses yeux mais il ne l'avait pas vu. Il avait pourtant eu l'impression de pouvoir revivre quand il eut croisé les yeux du Sauveur. Mais il avait brisé ses espoirs avant même qu'ils ne puissent vivre.
Histoire condamnée, Victoire avortée.
Ses pas l'avait guidé sans qu'il n'ait eu à y réfléchir. L'habitude du corps avait enfermé sa liberté de penser. Il était retourné dans sa salle commune, ses devoirs machinalement fait, ses affaires mécaniquement rangées. Drago Malefoy était une pâle illusion du Vivant. Un hibou Grand-Duc vint frapper à la fenêtre du dortoir et Flint alla lui ouvrir. Il prit l'enveloppe qu'il tenait dans sa serre et lut le nom écrit dessus.
« Malefoy, c'est pour toi. »
Il tendit la main et saisit l'enveloppe. Elle n'était pas très lourde, ce n'était donc pas les nouvelles quotidiennes de sa mère. L'écriture le fit sursauter. Son père ne lui écrivait jamais. Il déchira l'enveloppe et en extirpa le parchemin. Son corps tremblait de façon incontrôlable. Ses yeux lisait la lettre. Son esprit en veille imprimait le message. Il devait...;
« Ta première mission ? » demanda alors Flint.
Drago lui jeta un regard d'incompréhension. Le capitaine de quidditch regarda autours de lui pour s'assurer qu'ils étaient hors de vue du reste des autres avant de relever sa manche gauche. L'hideux tatouage des serviteurs du Seigneur des Ténèbres était incrusté dans sa peau. Il sentit la bile monter en lui. Portant un main à sa bouche il alla rendre son maigre repas dans la salle de bain. La voix suspicieuse de Flint résonna derrière lui.
« Qu'est-ce que t'as, Malefoy ? Sa vue te révulse ? »
Le plus jeune des deux se redressa et le doubla sans un mot. Il récupéra la lettre et alla la bruler dans la cheminée. Puis il sortit à pas précipités. Dans les couloirs le bruit de ses chaussures était répercuté derrière lui. Seulement, il lui semblait qu'il n'y avait pas que l'écho. Jetant un coup d'œil par dessus son épaule il vit Flint qui le suivait. Il accéléra alors la cadence. La pression montait en lui. La peur lui tenaillait le ventre. Il avait vécu cette situation de trop nombreuses fois. Il se devait de trouvait une issue ou il allait encore devoir subir ça.
« Malefoy ! Arrête-toi ! » criait Flint
Non...
« Malefoy... »
Le ton employé sonnait dangereusement aux oreilles de Drago. Il eut juste le temps de se retourner pour voir le sort fuser vers lui. L'éclair le frappa et ce fut le noir complet.
« ...Malefoy, Malefoy, Malefoy... Pourquoi courais-tu ainsi ? Tu fuyais ? Tu ne voulais pas nous rejoindre ? Mais tu n'as pas le choix, mon petit Drago. Tu es avec nous depuis le début, c'est ta destinée. Diffindo. N'essaye pas de résister à l'appel de la Marque. Tu es fait... tu as été fait pour la recevoir. Tu ne veux pas me décevoir n'est-ce pas ? Non loin de toi l'idée de tromper ton capitaine, ton préfet... »
Il ne savait pas depuis combien de temps il était là. Il avait mal partout. Il sentait des coupures sur la majeur partie de son torse. L'odeur du sang flottait encore autours de lui. Potter était vraiment un incapable. Il pouvait sauver le monde sorcier, mais pas un cas isolé... C'est pour ça qu'il avait fui. Potter... n'était pas si bête finalement. Drago avait toujours pensé qu'il était du genre à vouloir sauver toute l'humanité au cas par cas, qu'il ne se rendait pas compte que des sacrifices étaient inévitables... Potter était...
« FLINT ! EXPULSO »
..là
Harry voulait s'expliquer auprès de Malefoy. Il se savait idiot mais le regard qu'il lui avait lancé en cours d'histoire l'avait perturbé. Il y avait pensé toute la soirée et il s'était dit qu'il devait allait lui parler. Même si ce « connard l'emmerdait bien avec ces putains de visions de merde ». Il était à sa recherche quand il vit sur la carte du maraudeurs le point de Flint se rapprocher dangereusement du point « Drago Malefoy ». Ils étaient à la sortie des cachots. Harry accéléra le pas. Un mauvais pressentiment lui saisissait les entrailles. Malheureusement il avait eu raison. Il entendait Flint murmurait des choses à Drago, balançant un sort de temps à autres. Le sang bouillonnait en Harry. Il rangea sa carte et dégaina sa baguette. Il s'avança alors vers les deux serpentards. Il vit Drago mal en point, du sang tâchait sa chemise. Il avait l'impression d'être de retour dans la tour. Sauf que Flint n'était pas lui et qu'il n'allait pas le soigner... loin de là. Il leva sa baguette et hurla.
« FLINT ! »
Marcus Flint leva la tête vers lui et il poursuivit
« EXPULSO ! »
Le sort le frappa en pleine poitrine, l'envoyant valser plus loin. Harry le désarma d'un Expelliarmus. Puis il se tourna vers Drago.
« Imbécile... » souffla celui-ci, clairement épuisé.
« Viens... c'est fini, Malefoy. Je vais t'aider. »
Drago lui jeta un regard méfiant. Harry se contenta d'un petit sourire rassurant et lui tendit la main pour la saisisse.
Une poignée de main et le monde repartait.
FIN
Voilà. J'espère que vous avez aimé. Et même si ce n'est pas le cas je vous invite à me le dire. Les reviews sont là pour ça. À bientôt peut être pour un autre chapitre. (je suis reparti dans l'écriture de masse :D)
Votre dévoué,
Elwaen
