Réponses à toutes les reviews (anonymes ou pas)

Juishi : que celui qui n'a pas rêvé un jour de voir Byakuya Kuchiki se ridiculiser ou péter un câble nous jette la première pierre ! Il est tellement… lui, qu'on a envie de gratter la peau (et la toucher, et la caresser…) pour voir ce qu'il cache en-dessous. Trop droit pour être honnête, ce gars-là !

Anemone33 : je n'ai pas tout bouclé mais j'ai de la marge. Quoique, j'ai fait une grosse connerie en écrasant un fichier avec un autre. Résultat, il m'a fallu tout réécrire le chapitre entre ? et ?. Pas cool. Sinon, je n'ai pas bien compris où était situé ton os. Si tu manques de connaissances sur un perso, tu tapes son nom sur un moteur de recherche type Google et tu en auras une représentation et une description dans les grandes lignes. Je te l'accorde, ce n'est aussi efficace que de le découvrir dans l'histoire, mais c'est déjà mieux que rien. Tu peux aussi mâter les épisodes de l'anime. Tu les trouveras sur Internet du premier au dernier épisode de l'Arc des Fullbringers. Bon, certains sont en sous-titrage anglais, mais ça le fait. Sinon, je peux répondre à l'une de tes interrogations. Il n'y a pas 24 couples. D'une part parce qu'il y un prologue et un épilogue et que pour les besoins de l'histoire, j'ai fait 3 intermèdes. Voilà, voilà !


Dieu du ciel, tu as taché mon uniforme !


2 décembre - Karakura, sur le toit d'un immeuble, à la tombée de la nuit

- « Dis-moi, Ikkaku, elle te semble pas bizarre cette mission ? »

- « Pourquoi elle serait bizarre ? Une mission est une mission, Yumichika. Du moment qu'on peut taper de l'arrancar, moi ça me va. Le reste, je m'en fous ! »

- « Reconnais que rien dans cette mission ne semble normal ! »

- « Arrête de mettre son cerveau en fusion, ça sert à rien. On est des soldats et on doit obéir. L'honneur de la onzième est en jeu. »

Le brun aux longues plumes reste dubitatif. Déjà, l'énoncé de leur envoi dans le monde réel leur a été fait par Chôjirô Sasabike, en présence de leur capitaine. Une chose inhabituelle. Ensuite, il y a eu cette histoire de fiole. Rien que le fait d'avoir sur lui, un réceptacle avec une invention de Kurotsuchi est un signe de mauvaise augure. Yumichika, dont l'intelligence est plus aiguisée que la moyenne (en tout cas pour un membre de la onzième division), en est arrivé à la conclusion qu'ils sont le morceau de fromage qui est censé attirer la souris. Et cela ne lui plait pas d'être comparé même en image avec un vulgaire morceau de graisses saturées !

- « Bon, on se retrouve plus tard », lance Madarame avant de filer en shunpo.

Le cinquième siège reste sur le toit de son immeuble, seul comme un con. Parce que ça, c'est l'ultime bizarrerie de cette mission : les deux hommes ont reçus l'ordre de se séparer sitôt entré dans le monde des humains.

A peine a-t-il fini de pousser un soupir à fendre l'âme, qu'une énergie spirituelle écrasante éclate dans l'atmosphère. En moins de temps qu'il n'en faut pour dire 'hollow', Yumichika se retrouve face à un homme aux cheveux électrisants. Très grand et musclé finement, il se tient droit à quelques mètres de lui et arbore un air buté.

'Il n'a pas l'air d'être heureux d'être là, celui-là. On lui a sûrement confié une mission de merde, comme nous', songe Yumichika.

Le brun ne croit pas si bien dire. Si Grimmjow Jaggerjack, sexta espada de son état, était ravi de venir dans le monde réel bouffer du shinigami, de préférence avec des cheveux oranges sur le crâne, il a vite déchanté lorsqu'il lui a été stipulé de manière insistante de prendre une balle contenant un produit douteux, confectionné par le fou de service, Szayel le bien nommé.

Une mission pareille est un camouflet. Un félin avec une baballe est une insulte.

Sans attendre, et surtout plus pour se débarrasser du côté peu réjouissant de la mission, le bleuté balance sur le shinigami la balle qui explose sur son uniforme, au niveau du torse, tâchant son joli col orangé d'une fine poussière rose. Il fallait s'y attendre, Szayel a laissé sa marque.

- « Non mais t'es malade ? », s'horrifie Yumichika. « Tu viens de salir mon bel uniforme. Tu sais que c'est fragile ce tissu. C'est quoi ton problème ? Je sais que les pouilleux de ton espèce se complaisent dans la souillure, mais ce n'est pas notre cas, à nous autres shinigamis ! »

Tandis que le shinigami s'époussète, oubliant au passage sa mission et la fameuse fiole, le visage de Grimmjow se tend. Ses yeux s'écarquillent, fixant d'un regard différent son adversaire.

- « T'es un chat ? »

Le brun redresse la tête pour faire face à un espada avec un drôle d'air sur le visage. Ses joues ont rosies et les yeux semblent voilés. Il cesse son observation, pour répondre à cet imbécile qui vient de le traiter de chat.

- « Bon écoute-moi mon brave, de deux choses l'une, soit t'es miro, soit t'es un grand malade. » L'autre ne réagissant pas, le brun poursuit : « Bon sang, c'est bien ma veine de tomber sur un arrancar complètement taré ! ».

Se faisant, il lève les bras au ciel, comme pour le prendre à témoin de sa malchance.

- « Espada. »

- « Quoi ? »

- « J'suis un espada, le sexta. Et toi, t'as des oreilles et une queue. »

- « Oui, comme n'importe quel homme », énonce lentement Yumichika, un peu à la façon dont il parlerait à un enfant ou à un débile léger.

- « Non, putain ! T'as des oreilles et une queue d'chat avec d'la fourrure ! », s'énerve l'autre.

- « Oui, oui, d'accord. T'es un drogué, c'est ça ? »

- « Nan et j'sais c'que j'vois ! T'as qu'à vérifier si j'mens. »

- « Parce que tu crois que je vais tomber dans un piège vieux comme Yamamoto ! C'est mal me connaitre. »

- « Touche-toi les cheveux et tu verras si j'dis des conneries. »

Une main à la taille, à proximité de son zanpakutô, et sans cesser de fixer son ennemi, Yumichika lève une main avec méfiance. Voyant que l'autre n'a pas l'intention de bouger, il s'exécute à contrecœur, allant toucher ses cheveux si parfaitement coiffés. Et bien sûr, il n'y trouve rien. Il s'est probablement juste décoiffé avec les conneries de l'autre. Car ce que Grimmjow ne va pas tarder à conclure, c'est qu'il est le seul à être touché par les effets du gaz, Yumichika semblant immunisé. C'est lui qui voit une version neko du shinigami.

- « Tu t'es bien foutu de moi ! », explose le brun.

- « Connard ! »

Vexé, Yumichika pose les mains sur ses hanches. « Eh ! Dis-donc, ce n'est pas parce que je ne suis pas tombé dans ton piège sans originalité qu'il faut être grossier pour autant. Je ne t'ai pas insulté moi ! »

- « La ferme, femelle ! J'parlais d'cet enculé d'scientifique à la gomme ! »

Le shinigami est ébahi par la renommée du capitaine de la douzième division. « Tu connais Kurotsuchi ? »

- « Hein ? Qui ça ? »

- « Kurotsuchi, le capitaine de la douzième division. Tu parles bien d'un scientifique ? »

- « J'parlais d'notre scientifique. C'connard de Szayel ! »

- « Ça t'arrives parfois d'aligner deux phrases sans prononcer un mot vulgaire ? », demande Yumichika les lèvres pincées, avant de froncer brusquement les sourcils au souvenir de leur échange et d'un mot en particulier. « Mais au fait, je n'ai pas rêvé, tu m'as bien traité de FEMELLE ! Je suis certes élégant, mais je suis un homme ! »

- « Oï, arrête d'crier comme une femelle », assène le bleuté avec un sourire carnassier.

- « Espèce de malotru ! »

Usant du sonido, Grimmjow est déjà collé au shinigami qu'il serre à étouffer dans ses bras, sans que l'autre ne puisse se libérer.

- « C'est toi qui va avoir mal au trou quand j'me serai occupé d'toi, chaton. »

Un sentiment de panique vient d'envahir Yumichika. Il a compris l'allusion et se demande comment il va pouvoir échapper à cette ventouse aux cheveux bleus, et éviter ainsi ce qu'il lui pend au nez, à savoir passer à la casserole.

- « J'vais t'faire miauler, chéri. »

- « Je ne suis PAS un chat, nom d'un chien ! »

- « Pour moi si. Même si c'est pas la réalité, j'vois tes oreilles et j'sens ta queue qui m'chatouille les couilles. »

- « Qu-quoi ? Non mais, on n'a pas gardé les Menos grande ensemble ! »

- « Nan, parce que moi j'l'ai butte les Menos ! »

- « C'était une image, crétin… »

La bouche du bleuté vient s'écraser sur celle du brun et comme ce dernier avait la sienne d'ouverte, le baiser devient vite passionné.

'Ça m'apprendra à tenir ma langue ! […] Bon sang, il embrasse bien ce con ! En plus, ses lèvres sont super douces. Et puis il a de très beaux yeux…, un corps parfait si l'on omet ce trou au milieu du ventre… mas qu'est-ce que je raconte, moi ! '

A bout de souffle, les bouches se séparent.

- « T'es comme j'l'imaginais. »

- « Com-comment ça comme tu l'imaginais ? »

- « Ton odeur… »

- « Quoi mon odeur ? Je sens le lilas, avec un soupçon d'orchidée. C'est l'huile que je mets sur mes cheveux, l'orchidée je veux dire... »

- « Putain, mais tu vas m'laisser en placer une ! Tu parles vraiment comme une gonzesse ! Ton odeur, elle m'attire. Elle est bourrée d'phéromones, elle m'dit qu't'es la femelle avec qui j'dois m'accoupler. »

On viendrait d'annoncer à Yumichika qu'il doit danser la lambada avec le vieux Yama au prochain bal de la Soul Society, qu'il n'aurait pas une mine plus navrée : celle de la carpe hors de l'eau qui cherche désespérément un peu d'air. Face à la mine lubrique de l'espada, il finit néanmoins par se reprendre.

- « Alors là non, ça ne va pas être possible. »

- « Pourquoi ? M'dis pas qu't'aime pas les femmes, j't'croirais pas mon tout beau. »

Yumichika rosit de plaisir sous le compliment. Ce n'est pas de sa faute, il est né narcissique. Il parvient à se ressaisir et avance de nouveaux arguments.

- « Certes non. Mais j'ai… j'ai déjà un petit ami. Voilà, c'est ça ! Un petit copain qui se trouve être l'amour de ma vie. » Le bleuté le regarde comme s'il s'en foutait royalement. Yumichika se sent obligé de s'abaisser à son niveau, histoire qu'il comprenne. « Un homme avec qui je me suis accouplé, tu comprends ? »

- « M'en fiche. J'irais pas lui dire ! »

- « Ah, c'est sympa ça… mais NON, qu'est-ce que je raconte ! Tu comprends, c'est quelqu'un… que j'aime et… »

L'hésitation du shinigami ne passe pas inaperçue auprès du bleuté, qui loin d'être le plus intelligent parmi les espadas, n'est pas non plus le plus abruti.

- « Dis-donc chaton, t'serais pas en train d'me raconter des cracs ? »

Tout penaud et tout rouge, le brun fait un petit sourire, semblant s'excuser d'avoir débité un mensonge aussi gros que lui.

- « T'vas y passer et tu sais pourquoi ? » Le brun fait non de la tête. « Parce que ta queue de chat m'fait déjà bander comme un bouc ! T'inquiètes, t'vas prendre du plaisir », ronronne Grimmjow tout près de son oreille qui lèche au passage.

L'espada n'a nul besoin de préciser ce fait. Yumichika a bien senti le sexe se dresser contre lui, faisant se réveiller son entrejambe à lui. Soudain, il geint sous l'effet de la langue râpant sa peau sensible. Il n'est plus temps de tergiverser : il est clairement sur le point de succomber aux attouchements qu'il subit. Et son plus gros problème, réside dans le fait qu'il est démuni face cet homme si séduisant. Car Grimmjow est indubitablement bel homme.

- « Oui, mais… »

Grimmjow le fait taire avec un autre baiser, auquel le brun participe pleinement. Malgré ça, lorsqu'ils le cassent, il est encore là à objecter au bleuté toutes les idées qui lui passent par la tête.

- « On ne peut pas faire ça, on est ennemi ! »

- « Ouais, d'habitude. Mais aujourd'hui, on l'est pas. Toi, t'es l'chaton que j'vais m'enfiler. »

- « Quelle délicatesse ! », se rembrunit Yumichika.

- « Eh pleure pas, chaton ! J'peux être doux. Avec moi, tu vas voir des étoiles. »

- « Tu n'as l'impression de te vanter ? »

La tête de Grimmjow fait un mouvement de recul. Les yeux couleur turquoise le sondent au plus profond.

- « Quand j'en aurais fini avec toi, tu vas m'pleurer. Mais t'inquiètes, tu m'oublieras pas, tellement ton petit cul va morfler. »

Yumichika réalise seulement maintenant qu'il n'aurait pas dû provoquer cet homme, qui reste tout de même un arrancar. Ce d'autant plus qu'une main vient se glisser dans son hakama, prenant sans précaution son sexe déjà dur.

- « Tu fais ta chochotte, mais tu bandes aussi. Tu t'laisses désirer mon tout beau. »

Alors que Grimmjow a commencé à appliquer un coup de poignet rapide et efficace, Yumichika ne peut que se résoudre à le laisser faire. Il appuie son front contre l'épaule musclée et se contente de gémir, sous les caresses alternant rudesse et douceur. Sans crier gare, la main disparait et il se retrouve allongé à même le sol. Son hakama lui est arraché et un corps vêtu de blanc vient le surplomber. L'une de ses jambes est écartée et des doigts sont insérés en lui, le préparant sommairement, mais étonnamment avec délicatesse. Lui se contente de ressentir, la montée du plaisir en lui, les baisers que son amant parsème de temps à autre. Et cela l'amène à penser que les espadas ne sont pas que des bourrins.

Lorsque son corps s'arque dans un cri, Grimmjow a compris qu'il vient de toucher le nirvana. Il retire ses doigts, et se positionne pour pénétrer sans attendre le brun qui se mord les lèvres sous la douleur. Il sort puis entre à nouveau, tapant à chaque fois dans le mille. Un concert se déroule sur ce toit désert et sous ce ciel étoilé. Les cris de bonheur de Yumichika, la respiration rauque de Grimmjow se mélange à un bruit encore plus incongru en ce lieu : celui du claquement des hanches sur la peau des fesses. Le bleuté ne ménage pas sa peine et après plusieurs minutes à besogner dur, les deux hommes se libèrent dans un cri de pure extase. Allongés l'un sur l'autre, Yumichika se prend à apprécier le poids sur lui.

- « La vache, t'es un chaton chaud bouillant ! »

- « Oui. Et encore, tu m'as pris par surprise, et un peu forcé la main, disons-le. Imagine sous un bon jour ! »

- « Oh ouais putain ! J'me demande si j'devrais pas t'emmener avec moi au Hueco Mundo. »

Yumichika ne peut empêcher de se maudire intérieurement d'en avoir rajouté. Son cœur s'est mis à battre à cent à l'heure, paniquant à l'idée de devenir, dans le meilleur des cas, un esclave sexuel, dans le pire, le repas d'un ou deux Menos grande. A moins qu'Aizen ne se décide à le trucider.

- « T'biles pas ! Si j'fais ça, l'autre connard te prendra à moi, j'suis sûr. »

- « C'est clair que je refuse de devenir le jouet d'un scientifique. »

- « J'parlais pas d'ce connard-là. Non, j'pensais au roi des connards », rétorque Grimmjow avec un regard de haine.

- « Tu veux dire… Aizen ? »

Yumichika est surpris de découvrir que l'un des espadas d'Aizen le déteste. Et s'ils étaient tous comme lui ?

- « Ouais, mais j'oublie pas que l'idée d'être mon jouet t'rebute pas, mon beau chaton. » Le bleuté se relève et se rhabille. Il embrasse férocement Yumichika alors que celui-ci est encore allongé. « Garde bien ton petit cul au chaud pour moi », lance-t-il avant de se disparaitre aussi vite qu'il est apparu plus tôt.

Seul, Yumichika reste quelques secondes à évaluer la situation : il vient de coucher avec l'ennemi et doit reconnaitre qu'il a aimé à en hurler. Après un soupir, il peine à se relever, étouffant un juron du genre 'Il m'a bien baisé, ce con !'

Il y parvient après quelques mouvements précautionneux et, lorsqu'il est enfin debout, le souvenir du but de sa mission lui revient en pleine face. « Merde ! La fiole. J'ai complètement oublié cette putain de fiole. »

Il se saisit et, après un rapide coup d'œil à droite et à gauche, il la balance dans le vide.


Gaz numéro 2 : testé par Grimmjow et approuvé par Grimmjow et Yumichika.