Réponses à toutes les reviews (anonymes ou pas)
Anemone33 : eh bien, ça me fait rudement plaisir d'être un rayon de soleil à un moment où il fait si froid ! Tu as bien compté, il y en aura bien 19 et je te rassure, pas de Yamamoto. Franchement, tu imagines la scène « il passa sa main sur la peau ridée et flasque de ses cuisses, rejoignant vers le sexe qui malgré son grand âge, était presque dressé… » Brrr, ça fait froid dans le dos !
Merci à tous ceux qui mettent cette fiction en favorite ou en follower, mais un petit mot pour dire si vous avez été amusé ou touché, c'est bien aussi ! Et puis, ça encourage l'auteur à écrire encore plus !
Chico et Chica dansent le tango
Ce soir, en l'absence d'Ichigo, parti visiter un parent éloigné avec toute sa famille, Chad et Uryû sont de corvée de surveillance de la ville de Karakura, en compagnie des vieux briscards, Urahara et Yoruichi. Avec les derniers raids des espadas, concomitant avec la présence de shinigamis dans le monde réel, parcourir la ville de long en large pour parer à d'éventuelles attaques de la garde d'Aizen est devenu une tâche quasi quotidienne. Cela ne les inquiète pas outre mesure, et ils le font s'en rechigner. De toute façon, quand on a affronté la rudesse du Hueco Mundo, une ville japonaise, même envahie de temps à autre par quelques arrancars, s'apparenterait presque à des vacances.
La nuit commence à tomber et ils patrouillent à travers la ville, chacun prenant à sa charge plusieurs quartiers. La soirée est calme, aucun incident n'étant venu interrompre la quiétude des lieux. Alors que Chad s'apprête à rentrer dans son petit appartement, deux fortes énergies spirituelles se font sentir. Il a repéré l'une d'entre elles à proximité, à deux pâtés de maisons, tout au plus. Sans perdre de temps, il se met à courir, sans jamais s'arrêter, même lorsque l'énergie en question diminue considérablement. Contrairement à Uryû et Ichigo qui disposent d'une technique de déplacement rapide, lui doit se contenter de ses jambes. Et malgré sa force physique hors du commun, ça lui fait quand même perdre du temps.
Conclusion : il lui a fallu vingt minutes pour parvenir au pied d'un immeuble, pile à l'instant où le reiatsu disparait totalement. Il lève les yeux en direction du sommet, se demandant s'il est bien utile de monter tous ces étages. Il y en a cinq au bas mot.
Les yeux toujours levés vers le haut du bâtiment, il continue de réfléchir au choix qu'il convient de faire, lorsque son regard se focalise sur un objet qui arrive droit sur lui. Il n'a que le temps de s'écarter qu'une fiole en verre se brise à ses pieds. Il se penche pour voir de plus près et se redresse aussitôt, constatant que la petite bouteille est vide. A cet instant, Yoruichi arrive en shunpo.
- « C'était quoi ? »
Le dos bien droit, Chad observe d'un air appréciateur la jeune femme qui vient d'arriver. Il s'extasie un instant sur les yeux couleur or et les pommettes hautes. Il suit la courbe généreuse de ses seins, la taille fine, les fesses rebondies et les cuisses rondes et élancées. Tous ces détails sont enregistrés en un éclair et un désir inextinguible pour cette femme de caractère est en train de le prendre aux tripes.
- « Oh oh Chad, je t'ai posé une question ? », insiste la jeune femme en passant une main devant ses yeux.
- « Il n'y a plus rien, chica. »
Sans relever l'utilisation du surnom, Yoruichi regarde à droite et à gauche, paraissant chercher des indices et surtout sans réaliser qu'elle fait l'objet d'un examen minutieux.
- « D'où venait l'énergie ? »
- « Du sommet de cet immeuble, bella. »
- « Bella ? » L'ahurissement de Yoruichi fait rapidement place à un sourire espiègle. « J'aime bien », finit-elle par décréter en éclatant de rire. « Bon, si on revenait à nos arrancars. On devrait fouiller l'immeuble. C'est ce que tu allais faire ? Je peux y aller seule si tu préfères rentrer ? »
- « Pas question que je te laisse y aller seule ! »
- « Oh, serais-tu devenu chevaleresque mon petit Chad ? »
Yoruichi n'attend pas la réponse. Elle franchit l'entrée, suivie par le grand brun qui arbore un sourire charmeur, les yeux attirés comme des aimants par les fesses moulées de noir. Ils ne mettent pas longtemps à monter sur le toit. Pendant que la jeune femme furète, Chad continue de l'observer sous toutes les coutures.
- « Il y a eu un arrancar ici, il n'y a pas longtemps. Je sens encore un peu son énergie spirituelle, même si c'est infirme. Et je ressens aussi l'énergie d'un shinigami. C'est bizarre. »
Soucieuse, la brune réfléchit à toute vitesse. Sa nature féline a ressenti un reste de phéromones. Aussi étrange que cela paraisse, son instinct lui dicte que ce toit a été le témoin d'une scène inhabituelle.
- « Si je ne trouvais pas l'idée tellement saugrenue, je dirais qu'un arrancar s'est envoyé en l'air avec un shinigami. »
- « Pourquoi saugrenue ? »
- « Ça ne te gêne pas d'imaginer un arrancar et un shinigami en train de forniquer ? »
- « El amor n'a pas de frontière. Deux êtres qui s'aiment en l'exprimant à travers leurs corps, ne devrait pas être gênant. C'est la plus belle chose qui soit. »
La déclaration de Chad fait écarquiller les yeux dorés, avant que Yoruichi n'explose à nouveau de rire.
- « T'es sûr que ça va Chad ? Tu dis des trucs bizarres ce soir. »
- « Je ne me suis jamais senti aussi bien. »
- « Je veux bien te croire, mais reconnais que d'habitude tu ne dis pas grand-chose. Et t'entendre parler joliment d'amour, c'est surprenant. En plus, tu me dévores des yeux depuis que je suis arrivée. Tu sais, ce n'est pas parce que je te tourne le dos, que je ne m'en suis pas aperçue. »
- « Et tu aimes que je te dévorrrrre des yeux, chica ? »
- « Bah, je me demande surtout si tu n'as pas pris une drogue. Alors mon petit Chad, tu t'es shooté à quoi ? »
- « Je n'ai pris aucune drogue. Je suis heureux tout simplement et je me sens bien. »
- « Ouais, mais tu dis plein de mots que je ne comprends pas. Enfin, sauf amor et bella, ça c'est dans mes cordes », reconnait Yoruichi avec un sourire. « Bref, tout ça pour dire que ce n'est pas dans tes habitudes d'agir de manière bizarre. »
- « Cette langue me vient de mes ancêtres. J'aime la façon dont on roule les r quand on dit 'te quiero'. »
- « Et ça veut dire quoi ? »
- « Je t'aime. »
Des centaines d'années d'entrainement ne suffisent pas cacher l'émotion que peut engendrer ces quelques mots, prononcés par une voix chaude et envoutante.
- « Chad…, tu commences sérieusement à m'inquiéter… »
Le géant se rapproche, dominant de toute sa stature la jeune liane, qui pour se donner une contenance, croise ses bras sur sa poitrine. En conservant une distance d'un bon mètre, Chad tend son bras vers Yoruichi, qui ne bouge pas d'un millimètre. La main vient se poser sur la joue avec beaucoup de délicatesse. Une si grande main pour un si beau visage. La caresse est d'une douceur infinie, aussi légère qu'une plume. Yoruichi s'évertue à rester de marbre, ce qui est un exploit face à l'aura séductrice de Chad et qui s'est enveloppée autour d'elle.
- « Voudrais-tu… »
Une vague d'inquiétude vient de se répandre dans toutes les terminaisons nerveuses de la féline. Chad retire sa main et lève les deux bras qu'il courbe tout en les laissant à l'horizontale. Malgré toute son expérience, malgré toutes les connaissances qu'elle a acquises, l'ancienne barbouze est incapable d'interpréter la gestuelle du jeune homme.
« … danser un tango avec moi, chica ? », finit le brun en se cambrant à la manière du toréro dans l'arène.
Figée sur place, Yoruichi ne trouve pas tout de suite les mots pour expliquer, non, pour rationnaliser, le comportement de cet homme pourtant si paisible.
- « Chad, t'es sérieux ? »
- « Avec le tango, toujours ! », affirme-t-il avec force.
- « Mais… euh… pourquoi tu veux danser un tango ? »
- « Parce que le tango, c'est comme le sexe, chica. Tous deux s'expriment à travers le corps, tous deux symbolisent el amor. »
- « Ah ouais quand même ! Et tu veux que l'on danse un tango, là maintenant ? »
- « Oui, je veux ressentir l'excitation de tu corazón. »
La jeune fait des yeux ronds, ne sachant pas si elle doit s'inquiéter d'avoir un truc excité en elle. « Et c'est quoi ça ? »
Chad pose la paume de sa main sur son torse, à l'emplacement du cœur.
- « L'organe de vie. Le symbole del amor, chica. »
- « Bah oui, bien sûr, pourquoi je pose la question, moi ! », marmonne Yoruichi. « Le seul problème, Chad, c'est que je ne sais pas danser le tango. »
- « Peu importe. Le tango est avant tout de l'improvisation. Il n'existe pas de pas, de chorégraphie. Je te guiderai, chica, ton corps collé au mien, dans une symbiose parfaite. »
L'emphase avec laquelle parle Chad, commence à amuser la brune. Il lui apparait sous un autre jour. Il n'est pas dans son état normal, elle le sait bien mais cette nouvelle version de grand brun n'est pas pour lui déplaire. Quelque chose s'est passé ici, qui l'aura sans doute affecté. Il faudra qu'elle en parle à Kisuke.
En attendant, autant profiter de ce cours de danse improvisé, puisque l'ami d'Ichigo ne semble pas dangereux.
- « Comment fait-on sans musique ? »
- « Regarde-moi dans les yeux et suis mes pas. C'est tout ce dont tu as besoin Chica. La musique, elle est dans ta cabeza », fait-il en pointant la tête de Yoruichi.
Elle se positionne face à lui, accotant ses bras à ceux du brun et prenant ses mains dans les siennes. D'un seul mouvement, il la rapproche à lui, faisant cambrer son corps qui vient épouser avec grâce le sien. Le déplacement lui arrache au passage un petit cri de surprise qui fait sourire le géant.
Avec lenteur, le ballet commence. Il avance d'un pas dans sa direction, repoussant sa jambe et il fait tournoyer la jeune femme, en fléchissant son pied d'appui vers l'arrière. Yoruichi bascule vers l'avant, penchant son corps sur celui de Chad et devenant aussi rouge qu'une tomate bien mûre. Qu'on ne s'y trompe pas, ce n'est pas la position de leurs corps qui provoque son embarras, mais bien la verge dressée qu'elle a sentie à travers le tissu.
En toute honnêteté, elle est attirée par cette version macho de Chad. La peau mate sous ses doigts, les muscles qu'elle tâte au gré des mouvements lui envoient des frissons dans tout le corps, et après plusieurs minutes à danser et tournoyer, elle est probablement aussi excitée que lui.
Les pas s'enchainent un peu plus rapidement. Yoruichi apprend vite. Ça toujours été ainsi avec elle. Elle calque ses déplacements de jambes sur celles du brun, et n'hésite plus à s'abandonner contre le corps ferme. Il avait raison en disant que c'était facile. Il suffit de se laisser aller, de suivre l'autre, sans rien anticiper, sans chercher à programmer quoi que ce soit.
D'ailleurs, il la rejette brusquement vers le sol, la retenant par la taille au dernier moment. Le haut de son corps planant au-dessus du sol, elle le fixe un instant avant de prendre son visage en coupe et de l'embrasser avec voracité. Il resserre son étreinte et la relève, l'emprisonnant dans ses bras. Le baiser s'intensifie, chacun cherchant à dominer l'autre. Et le combat ne s'achève que lorsqu'ils sont contraints de se séparer, sur une parfaite égalité. Un sourire mutin se dessine sur les lèvres gonflées de Yoruichi.
- « Et si passait à une autre danse, chico ? »
Elle passe ses bras autour de son cou et, d'une impulsion, enroule ses jambes autour de la taille de Chad. En réponse, il pose ses mains sur les fesses qu'il pétrit, puis remonte sur le bas des reins tandis que Yoruichi se frotte avec indécence contre lui. Ils s'embrassent, comme si leur vie en dépendait, et embrasent un peu plus leurs corps.
Les mains du brun dénouent le cache cœur de la brune. Elle finit d'ôter le vêtement tout en restant callé contre lui. Les épaules dénudées et les seins retenus par le dos nu apparaissent aux yeux de Chad, faisant augmenter son désir. Pourtant, il lui en faut plus. Il s'attaque alors au petit haut noir et tout s'accélère car Yoruichi n'est pas en reste. Elle repose ses pieds au sol et se charge elle-même de se déshabiller. Elle ne quitte pas Chad des yeux qui avec un sourire éclatant en fait de même.
Lorsqu'ils se font enfin face, ils sont aussi nus qu'à leur naissance, et même l'air un peu frais de la soirée, ne parvient pas à les rafraichir. La chaleur qui les habite est bien trop forte pour ça.
Ils se jettent l'un sur l'autre, comme affamés. Chad colle Yoruichi contre l'un des murs cachant la cage des escaliers. Sans attendre, il entre en elle. Elle rejette la tête en arrière sous la violence de la pénétration, et gémit son plaisir lorsque les mouvements débutent. Le plaisir est brut, les coups puissants.
Après quelques minutes à un rythme infernal, l'orgasme les rattrape. Ils s'effondrent au sol, toujours l'un dans l'autre. Yoruichi est la première à se relever. Elle s'habille prestement alors que Chad est toujours nu, assis par terre.
Quand il sort du petit monde nébuleux où le plaisir l'avait emmené, Yoruichi glisse son t-shirt sur ses épaules.
- « Tiens, tu risques d'attraper froid comme ça. »
Il baisse son regard et réalise en un instant qu'il est non seulement dehors et assis à même le sol, mais surtout qu'il est complètement à poil. Et que dire de son sexe souillé et tout mou.
- « Oh, Chad tu rêves ? »
- « Mais… que… qu'est-ce-qui s'est passé ? », demande-t-il les yeux ronds comme des soucoupes.
Instinctivement, il a recouvert son entrejambe avec son t-shirt et Yoruichi comprend par ce geste que son amant s'en est allé. Elle s'accroupit devant lui et devient sérieuse.
- « Tu te souviens de rien ? »
Son visage rouge cramoisi fait non de la tête, avant de baisser les yeux.
- « Bon habille-toi, faut qu'on trouve Kisuke. Il se passe décidément des trucs bizarres ici », décrète la brune avant de s'éloigner pour qu'il soit un peu plus à l'aise.
Il s'habille à toute vitesse et, se présente tout penaud, devant la jeune femme.
- « Ecoute, je suis désolée d'être aussi brusque, mais je pense que tu as le droit de savoir ce qui s'est passé ce soir. Voilà, quand je suis arrivée en bas de cet immeuble, après avoir ressenti ce reiatsu de dingue, tu m'as dit qu'il n'y avait rien. Tu t'es mis à parler bizarrement, dans ta langue maternelle d'après ce que tu m'as dit. Ensuite, on est tous les deux montés ici, et tu n'as pas cessé de me reluquer. Fais pas ton timide, c'est trop tard pour ça. Tu as voulu danser un tango et une chose en entrainant une autre, bah… on a baisé. »
Le géant ouvre la bouche mais aucun son ne sort.
- « Mais ne t'inquiètes pas, t'as pas à rougir. C'était absolument torride ! »
- « Sauf que je n'ai aucun souvenir… »
- « C'est ce qui te chagrine ? Tu sais, maintenant que tu n'es plus Chad le macho, c'est peut-être mieux, non ? Enfin, je veux dire que tu ne te souviennes pas. »
- « C'était ma première fois, Yoruichi. »
- « Evidemment, vu sous cet angle… Ecoute, je te promets de dézinguer celui qui nous a joué ce mauvais tour. »
Au même moment, à la Soul Society, dans l'appartement du capitaine de la douzième division, un type aux cheveux bleus Roy a le nez qui le démange et se met à se gratter désespérément.
Gaz numéro 1 : testé par Chad et approuvé par Yoruichi.
