Réponses à toutes les reviews (anonymes ou pas)

Anemone33 : sans me vanter, je pense avoir réussi à coller aux deux personnages originaux. Ikkaku est toujours dans la recherche d'un beau combat et très à cheval sur les codes qui le régisse, du moins de son point de vue. Pour Ilforte, c'est un personnage qu'on connait peu puisque Tite l'a fait clamecer très rapidement. Mais une chose est sûre, c'est qu'il se croit supérieur. Sinon, t'a vu juste : sa majesté de la magouille en personne arrive !

Maryanne : m'ensevelir sous des reviews ? Pfft, même pas peur ! A part ça, je suis contente que ça te plaise toujours. J'espère que les deux lascars qui suivent te feront passer un bon moment.


Le grand méchant Kisuke et le petit chaperon Uryû


Au moment où les deux reiatsu font leur apparition dans le ciel de Karakura, Urahara est posté sur le toit d'un immeuble de trois étages. Ce n'est pas le plus haut de la ville, mais son perchoir lui permet d'avoir une vision circulaire du quartier dans lequel ses pas l'ont amené.

Lorsqu'il arrive à l'endroit où les deux reiatsu s'entrechoquent, le troisième siège de la onzième division se tient face à un espada aux cheveux blonds, l'adversaire d'Abarai lors du tout premier raid de Grimmjow, Ulquiorrra et Yammy. Il bouge un instant et se retrouve placé derrière Ikkaku Madarame. Au moment où l'arrancar jette sur ce dernier un objet, Madarame s'écarte rapidement. Urahara ne voit pas les deux hommes disparaitre, ni qu'un troisième vient d'arriver. Il est focalisé sur l'objet qui a explosé à ses pieds et duquel s'échappe une étrange poussière rose. Sa curiosité l'ayant fait se pencher, il reçoit le gaz en pleine face et se voit contraint de se redresser en éternuant.

- « Urahara-san, vous allez bien ? », fait la voix d'Uryû Ishida.

A la seconde où les yeux verts du blond se posent sur le Quincy, son attitude change radicalement. Là où habituellement un petit sourire énigmatique se dessine, c'est désormais des yeux qui expriment un désir à la limite de l'indécence et une bouche qui se lèche les lèvres d'envie.

- « Oooh ! Tu es délicieuse ce soir, ma petite Uryû. »

L'utilisation du féminin fait froncer les sourcils du jeune brun. Il sait cet homme un tantinet pervers et complètement bizarre, mais là ça dépasse l'entendement. C'est sur un ton froid qu'il s'enquière de son état.

- « Qu'est-ce qu'il vous prend ? »

- « Moi, rien du tout. Sache juste que j'apprécie l'effort à sa juste valeur. Tu es absolument é-pous-tou-flante ! Et je suis conquis », déclare le vendeur au bob en applaudissant.

Le froncement de sourcils s'approfondit et le cerveau d'Uryû se met à réfléchir à toute vitesse. Lorsqu'il est arrivé, il a bien vu une sorte de nuage rose autour des jambes du blond. Il croise les bras puis pose un doigt sur ses lèvres, pesant le pour et le contre. Lors de son passage éclair au Hueco Mundo, il a fait la connaissance à son corps défendant du plus taré des scientifiques que la terre, le ciel et l'enfer aient jamais porté. Si l'on omet bien sûr, son illustre collègue de la Soul Society. De là à imaginer que cet être sans humanité ait créé une arme chimique et qu'Urahara en soit le cobaye, est un pas que le Quincy franchit sans hésiter.

Il n'est pas resté dans ses pensées bien longtemps, mais quand il en sort, c'est pour trouver Urahara, son chapeau rejeté en arrière et les yeux rivés sur le bas de son corps. Le pire est pourtant ailleurs.

- « Vous êtes en train… de baver ? »

- « On appelle ça saliver, ma petite Quincy. »

- « Allez-vous en finir avec ça ! », s'énerve Uryû. « Je ne suis pas une fille, bon sang ! Ressaisissez-vous, Urahara. »

- « C'est difficile, tu es habillée en fille. »

- « Pardon ? »

- « Enfin, c'est ainsi que je te voie et je peux t'assurer que cet uniforme d'écolière te sied à merveille. C'est un enchantement pour les yeux. »

Uryû est maintenant doublement horrifié. Premièrement, Urahara est victime d'une hallucination. Deuxièmement, Urahara est excité par ce qu'il voit. Et ce deuxième point soulève tout un tas de questions. Si le gaz contient un truc du genre aphrodisiaque, le blond va vouloir se soulager et, d'un point de vue moral, Uryû ne peut l'abandonner à son sort, même s'il est hors de question qu'il donne de sa personne. Et puis surtout, Urahara est excité par une gamine et ça, c'est choquant.

- « Vous êtes un pédophile ? », fait-il en grimaçant de dégoût.

- « Bien sûr que non ! Quelle mauvaise image tu as de moi, ma petite brune à lunettes. »

- « Cessez cela ! Vous êtes écœurant. Bander pour une gamine, c'est proprement abject. »

- « Oh, mais je n'ai pas dit que j'étais excité par les gamines. Je suis excité par les beaux jeunes hommes déguisés en fille. Je suis gay. »

La bouche ouverte d'Uryû en dit long sur le choc qu'il vient de recevoir. Certaines informations devraient restées de l'ordre du privé. Des tas de flashs sont en train de lui traverser l'esprit, et tous tournent de la même idée, celle d'un Urahara qui course une version de lui, habillée avec le même uniforme que celui d'Orihime. Il se secoue la tête pour chasser à jamais ses vilaines images, même s'il sait au fond que certaines images ont la vie dure.

- « Alors, rassuré ? »

- « Oui... enfin, NON ! Bien sûr que je ne suis pas rassuré. Il faut trouver Yoruichi et Tessai. »

- « Sûrement pas ! »

- « Comment ça sûrement pas ? »

- « Il est hors de question qu'on mêle ses deux-là à notre histoire ! »

Uryû ferme les yeux et se pince l'arête du nez.

- « Urahara-san, il n'y a pas de 'notre histoire' et je vous rappelle que ce sont vos amis. »

- « Oui, mais je n'ai pas envie qu'ils te volent à moi ! », boude le blond en s'approchant du brun. « Yoruichi te voudrait pour elle. Elle aime les jeunes gens et il les lui faut tous. Quant à Tessai, faut que tu te méfies de son air de ne pas y toucher, tu peux me croire. »

La proximité de cet homme met Uryû mal à l'aise. Il doit s'en éloigner coûte que coûte. Il n'aime pas ce qu'il est devenu, et par-dessus tout, il fait nuit et ils sont dans un parc désert et isolé. C'est bien assez pour foutre les chocottes à n'importe quel humain censé.

- « Urahara-san, vous vous rendez compte de ce que vous dites ? A vous entendre, Tessai est un pervers qui s'ignore ! Êtes-vous au moins conscient que vous n'êtes pas dans votre état normal ? », fait-il doucement.

- « Oui ! Mais je ressens aussi un besoin irrépressible de te prendre dans mes bras. Je n'y peux rien. Me laisserais-tu faire ? », demande le blond sur un air piteux.

Bien qu'il ne soit pas convaincu, Uryû accède néanmoins à sa requête, espérant pouvoir l'amadouer ensuite. Il a juste omis un détail. Il n'a que dix-sept ans et est bien loin des centaines d'années au compteur d'Urahara, manipulateur et magouilleur en tout genre. Il s'en rend compte à la seconde où les mains du blond se posent sur ses fesses, le tétanisant sur place.

- « Euh… Urahara ? »

- « Mm. On est bien là, hein ? »

- « Non. Vos mains sont trop bas… »

- « Tais-toi donc et profite du câlin. »

- « Câlin ? Mais on avait dit une petite étreinte ! »

- « Non, non. T'étais d'accord pour te laisser faire. »

- « Mais… »

Uryû pourrait le repousser, mais il ne le fait pas. Il pourrait même le gifler, mais il reste droit comme un piquet. En fait, au moment où Urahara a collé son corps au sien, lui faisant sentir son degré élevé d'excitation, le jeune homme, intelligent, sûr de lui et enclin à suivre sa raison, a fait place à un adolescent comme tous les autres. Un adolescent dont les hormones en ébullition le conduisent à apprécier le contact charnel, au point qu'il sente son entrejambe se réveiller et son sexe se durcir.

- « Oh, ma petite Uryû est d'humeur plus ouverte », s'exclame Urahara en s'écartant mais sans lâcher sa proie.

- « Non… », réplique un Uryû aux joues cramoisies.

- « Oh que si ! Uryû regarde-moi », susurre la voix du blond. L'absence de moquerie fait relever la tête du brun. Il plonge ses yeux dans l'océan vert face à lui. « Tu n'as pas à avoir honte de ton corps. Tu es beau et belle en cet instant. » Le compliment touche Uryû, même s'il se serait contenté de 'beau'. « Si on s'envoyait en l'air ? J'ai une très, très grosse envie là. »

- « Ecoutez, Urahara-san, je pense que… »

- « C'est Kisuke et ne pense plus », rétorque Urahara en prenant d'assaut ses lèvres.

La pression sur sa bouche parait incroyablement forte et les lèvres qui touchent les siennes sont d'une douceur inouïe. Au début, il ne sait pas trop quoi en penser. Il ne bouge pas, ne participe pas. C'est son premier baiser et il a l'impression qu'on le lui vole. Il n'a pas choisi d'embrasser cet homme. D'ailleurs, maintenant qu'il y songe, il aurait voulu que ce soit une fille.

Une nouvelle sensation l'envahit. Urahara a ouvert la bouche et est en train de chatouiller sa lèvre de sa langue. Agacé, Uryû s'apprête à soupirer, réflexe instinctif qui ouvre grand la voie au blond. La langue vient titiller la propriétaire des lieux, qui l'évite, avant de finir par se fondre avec elle. Lorsque le baiser s'interrompt, Urahara pose son front contre celui du Quincy.

- « Première fois ? »

Le jeune lui décoche un regard noir.

- « Pas la peine de me tuer du regard. Il fallait bien que tu embrasses un jour et moi, je suis fier de l'avoir eu ton premier baiser. »

Et le deuxième aussi. Sauf que celui-ci est moins timide de la part d'Uryû. Il va jusqu'à poser ses mains sur le torse du blond, effleurant de ses doigts la peau chaude que le tissu rend visible.

- « C'est mieux, non ? Le deuxième, je veux dire. »

Urahara s'amuse comme un petit fou alors que le plus jeune semble encore mal à l'aise.

- « Vous pourriez me lâcher … »

- « Maintenant que je te tiens, je ne te lâche plus, mon petit fantasme ambulant. »

Un fantasme, un vulgaire fantasme, voilà ce qu'il est. La colère s'empare rapidement du brun et la croix Quincy ne tarde pas à apparaitre à son poignée. Aphrodisiaque ou pas, Urahara fait un bond en arrière dans un grand éclat de rire.

- « Tu veux jouer au grand méchant loup, ma petite Uryû ? »

Une rafale de flèches s'envole en direction du blond, qui les évite avec facilité.

- « D'accord, alors tu seras le petit chaperon et moi, je serai le grand méchant loup. »

Il disparait en shunpo, pour réapparaitre juste derrière Uryû à qui il murmure :

- « Si je t'attrape, tu te donneras à moi ? »

Le brun se retourne dans un mouvement vif et se recule d'un bon mètre. Il observe la nuit noire autour de lui et il n'y a plus âme qui vive.

- « Tu n'as pas répondu, ma petite Uryû. »

Il a encore réussi à s'approcher de lui, lui pelotant les fesses au passage, et disparaissant une fois de plus, à la seconde où Uryû s'est retourné. Le souffle chaud dans le creux de son cou lui a envoyé des frissons dans tout le corps.

- « J'aimerais encore entendre ta voix, ma petite Uryû. »

Une langue vient de lécher son oreille. Uryû pose sa main sur la peau mouillée, et regarde autour de lui comme un fou. Il pense que c'en est assez et décide de s'élancer dans la direction de la sortie du parc, mais une main retient son bras, l'obligeant à se retourner.

Toujours personne.

- « Tu n'aurais pas l'intention de me quitter, ma petite Uryû ? »

La panique commence à s'immiscer en lui. Il déglutit car il vient de comprendre l'ampleur de la puissance dégagée par cet olibrius de vendeur à la noix. Il soupire car il n'y coupera pas. Il prie juste pour qu'Urahara retrouve sa raison à temps.

- « D'accord… vous avez gagné… »

Urahara l'a déjà pris dans ses bras. Il l'embrasse avec douceur et lui glisse à l'oreille : « Je vais te manger tout cru, mon petit Quincy. »

A partir de là, Uryû n'a plus l'occasion d'avoir peur ou même de se poser des questions. Il est porté à une vitesse folle vers un petit parterre de fleurs en cercle au milieu duquel pousse un gazon dru. Le blond dépose son fardeau sur le matelas herbeux et commence à écarter le tissu de la veste blanche de Quincy.

- « Des fleurs pour ma princesse », dit-il avant de fondre dans le cou qu'il parsème de dizaines de baisers et de foncer droit vers les tétons qu'il maltraite, arrachant gémissements sur gémissements de la bouche du plus jeune.

Une sensation de bien-être s'insinue par petites vagues dans tout le corps d'Uryû, le laissant pantois et soumis. Il se tortille sous les coups de dents, se mord la lèvre inférieure sous les caresses apaisantes et vacille lorsqu'Urahara glisse sa langue dans son nombril, suggérant plus qu'un simple léchouillage. Impatient, le blond lui ôte son pantalon et son sous-vêtement avec une dextérité et une rapidité que lui envie Uryû. Une main habile le masturbe gentiment et une autre glisse vers son anus. Tendu lorsqu'un doigt le pénètre, hurlant un plaisir inimaginable quand Urahara le prend en bouche et déçu lorsque les deux ne sont plus sur lui.

Il ouvre les yeux qu'il avait fermés, et tombe sur le regard vert.

- « Je suis désolé… »

Les battements de son cœur s'accélèrent en pensant que tout va s'arrêter…

- « …, mais je vais devoir te faire un peu mal. »

Malgré lui, il soupire de soulagement et offre au blond un sourire sincère. En réponse, ce dernier ne le quitte pas des yeux lorsqu'il entre en lui. La douleur est tellement insupportable qu'Uryû finit par frapper Urahara au visage. Comme il n'est guère réjouissant de se prendre un pain quand on est en pleine action, Urahara coince les deux mains et commence à bouger, espérant trouver le plus vite possible la prostate du jeune homme. Sinon le grand méchant loup risquerait bien de repartir la queue entre les jambes.

Un cri sort alors de la bouche d'Uryû. Pas de douleur. C'est autre chose, de bien plus fort, de bien plus jouissif. Et cela se répète, au même rythme que les coups de butoirs d'Urahara. Las de sa longue journée, usé par le jeu du chat et de la souris et croulant sous le plaisir, Uryû rend les armes dans un long hurlement, qui le laissera probablement sans voix demain. Urahara donne un dernier coup avant de se libérer. Il s'allonge à côté de son amant, et tous les deux essayent de reprendre leur respiration.

- « Je ne te voie plus habillée en fille… », dit Urahara après avoir jeté un coup d'œil en biais vers la forme allongée à ces côtés.

- « Evidemment, je suis à poil ! »

Urahara se met à ricaner. Uryû ronchonne gentiment et en plus, il vient de faire de l'humour : c'est bon signe. Le blond est rassuré. Il pose un coude sur le sol et appuie sa tête contre la paume de sa main. Puis, il regarde avec beaucoup de tendresse le brun qui a levé les yeux vers lui.

- « Tu sais, j'aurais aimé que cela se passe différemment… je veux dire sans la drogue… »

- « Ce n'était pas votre faute. Je veux dire… à cause de la drogue… »

- « Certes, mais je pense que cette drogue n'a fait que ressortir quelque chose qui était en moi. » Son jeune amant se met à rougir. « Et je ne le regrette pas, Uryû. »


Gaz numéro 2 : testé par Kisuke qui l'a méga approuvé. Pour le moment, Uryû réserve son avis.