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Anemone33 : ça se pourrait en effet que ça reste un vrai couple. Pour ce qui est du prochain, aujourd'hui, tu vas être déçue, car dans toute bonne histoire, il faut de temps en temps calmer l'action, pour faire privilégier la réflexion. Et rassure-toi, l'avance est toujours là. A l'heure où je t'écris, il me reste à écrire 2 chapitres et demi et l'épilogue.

Maryanne : merci pour le compliment. Je te dirais bien que j'aime beaucoup ce couple. En fait, je trouve qu'Uryû Ishida est sous-exploité dans les fics. Probablement à cause de ses lunettes et de son air sérieux, genre premier de la classe. Mais moi, je le trouve BEAU ! Il est racé et intelligent, donc facile à mettre en scène face à des 'gueules', comme Urahara ou Grimmjow comme je l'ai fait dans une autre de mes fics.


Faisons le point


Après les évènements de la veille, Urahara a convoqué la bande d'Ichigo, à l'exception d'Orihime que personne ne souhaite traumatiser avec des histoires de sexe hautes en couleurs. De son côté, le jeune Kurosaki ne se doute pas un instant de ce qui a pu se passer la veille. Cependant, pendant tout le chemin, il a constaté que ces deux amis bruns semblaient très mal à l'aise.

Dès qu'ils franchissent le pas de la porte, Uryû évite par tous les moyens de regarder dans la direction d'Urahara et Chad a les épaules voutées et les yeux rivés sur ses pieds. Dans cette position, il ne risque pas de rencontrer le regard amusé de Yoruichi.

- « Bonjour, bonjour. Installez-vous, Tessai va nous apporter du thé. »

Chacun est maintenant assis, et Ichigo a la sensation qu'un truc pas net s'est passé hier. Il regarde l'air désespéré de Chad et les rougeurs sur les joues d'Uryû.

- « Bon, il s'est passé quoi pour que vous fassiez des têtes pareilles ? »

- « Hier soir, deux énergies spirituelles se sont pointées », commence Urahara. « Uryû et moi, avons vu l'un des sous-fifres du sexta, le grand blond qui s'était battu contre Abarai.

- « Ilforte. Donc il devait y avoir Grimmjow… »

- « Quand nous sommes arrivés, il se tenait face au troisième siège Madarame… »

- « Ikkaku était ici ? »

- « Pourrais-tu cesser de l'interrompre ? », s'énerve Uryû, la voix enrouée. « J'aimerais qu'on en termine vite. »

- « Pourquoi tu t'énerves ? Et sache que j'ai encore une interruption à faire : depuis quand il t'appelle Uryû ? », demande Ichigo en désignant Urahara.

- « Ce n'est important pour le moment », le coupe Urahara. « Et avant que tu ne poses la question, le commandant Yamamoto n'a pas cru bon nous prévenir. »

- « Et c'est ça qui vous met dans un état pareil ? Bah, faut vous en remettre ! »

Uryû lance un regard noir au rouquin et Chad ne relève toujours pas la tête. À bien y regarder, il semblerait même qu'il se soit encore un peu plus tassé sur lui-même.

- « Y'a autre chose, c'est ça ? »

- « Quand Yoruichi a rejoint Chad, l'énergie avait disparu, mais elle a quand même trouvé quelque chose. »

- « Exactement. J'ai tout de suite compris qu'un arrancar et un shinigami s'étaient envoyés en l'air. En plus de ça, quand je suis arrivée, Chad n'était pas dans son état normal. »

Ichigo regarde tour à tour tous ceux qui se trouvent autour de la petite table où Tessai vient d'apporter le thé.

- « Yoruichi, quand tu dis s'envoyer en l'air, tu veux dire ? »

- « Baiser », répond abruptement la brune.

- « Tu… tu délires, pas vrai ? T'as imaginé des trucs ? »

- « Non, Ichigo. De par sa nature de chat, Yoruichi est apte à sentir les phéromones. Et comme elle est une shinigami avec un haut niveau en kidô, elle sait différencier les reiatsu. »

- « Pas comme toi, mon petit Ichigo ! », se moque la brune.

- « Vous vous rendez compte de ce que vous êtes dites. Un shinigami a couché avec un… »

- « Espada. On suppose que c'est Grimmjow. »

- « Et pour le shinigami ? »

- « Si on part du principe qu'il y avait Ikkaku, on peut supposer qu'il s'agissait de Yumichika. »

- « Bah merde alors ! », s'exclame Ichigo.

Urahara toussote pour s'éclaircir la voix. « Ce n'est pas tout. Il semblerait que Kurotsuchi, et probablement son équivalent chez les espadas, aient concocté des gaz. »

- « Des gaz ? »

- « Quand nous sommes arrivés, j'ai vu Ikkaku jeté une fiole sur Ilforte », répond Uryû. « Et Ilforte a balancé une balle sur Ikkaku qui, malheureusement, l'a évitée. La balle a explosé sur Kisu… sur Urahara-san. »

- « Euh… pourquoi malheureusement ? »

- « Il veut dire malheureusement pour ses fesses ! », s'esclaffe la seule femme du groupe.

- « Yoruichi, veux-tu ne pas te moquer ! », réprimande Urahara alors que lui-même glousse derrière son éventail. « Le gaz de Szayel agit sur l'imagination et c'est, semble-t-il, un puissant aphrodisiaque. »

Yoruichi a bien du mal à se retenir de rire. « Et là, on parle de l'imagination de Kisuke ! »

- « Bon, si vous crachiez le morceau ! »

- « J'ai subi une sorte d'illusion… »

- « Ce que Kisuke essaye d'enrober à sa sauce, c'est qu'il a vu une version collégienne d'Uryû et qu'il lui a sauté dessus. Quant à Chad, il s'est transformé en bel hidalgo et, à force de me chauffer, c'est moi qui lui ai sauté dessus. »

- « Quoi… tu… avec lui… et toi… avec lui aussi… mais… »

- « Respire, Ichigo, respire », fait Yoruichi.

- « Mais c'est affreux ! »

- « Pas tant que ça, puisque même si Chad ne s'en souvient pas, on a pris un pied d'enfer. Et d'après Kisuke, Uryû a hurlé de plaisir. »

- « Je suis ravi que cela vous amuse », assène le Quincy sur un ton chargé en tout ce qu'il y a de plus négatif.

- « D'où viendrait sinon ta voix de petit vieux ? », demande la brune qui repart dans un rire tonitruant.

- « De toute façon, on ne peut plus rien changer », assène Urahara.

- « Qu'est-ce qu'on fait pour ces histoires de gaz ? On avertit Yamamoto ? »

- « Surtout pas ! On va d'abord mène une petite enquête. »

- « Je vais me rendre à la Soul Society et fureter un peu partout. J'irai voir Yumichika et puis Ikkaku. On n'a pas pu leur parler après nos orgasmes respectifs », lance la brune avec un clin d'œil. « Qui sait, lui aussi s'est peut-être fait un petit plaisir. »

Elle se lève et pose sa main sur l'épaule de Chad qui redresse le visage d'un coup sec.

- « Tu sais, Chad, moi, je ne regrette qu'une seule chose, c'est que tu ne te souviennes de rien. Cela dit, si tu veux retenter l'expérience, c'est quand tu veux. »

Elle l'embrasse sur la joue et sort de la pièce.

- « C'est bien la première fois qu'elle est prête à coucher une deuxième fois. Tu lui as fait de l'effet. »

- « Ah », fait Chad.

- « Et nous, que fait-on ? »

- « On va devoir rester vigilent. Au moins en attendant d'être certain pour les gaz. Je pense même que nous pourrions pimenter un peu nos prochaines patrouilles. »

- « Comment ça ? »

- « En observant discrètement. »

- « Vous voulez dire en matant d'autres couples éventuels », réplique Uryû avec un regard furibond.

Ichigo se lève, suivis par ses deux amis. « D'accord, on se rejoint ce soir ici. On fera des groupes. »

- « Ce soir, ce sera sans moi », fait Chad.

- « Pas de problème. Avec Yoruichi, on sera assez pour faire deux groupes », décrète alors Ichigo.

Urahara affiche un sourire machiavélique qu'il darde sur le jeune Quincy, poussant celui-ci à rétorquer : « Je me mettrai avec Yoruichi. Tu n'auras qu'à aller avec Urahara-san.

- « Si tu veux. Bon, on va y aller. Au revoir, Urahara-san. »

Au moment où le rouquin et le géant franchissent la porte, Urahara retient par le bras le jeune Quincy, qui le coupe aussitôt.

- « Je n'ai pas envie d'en parler », affirme-t-il avec véhémence. « C'est trop tôt… Je... je n'avais jamais imaginé perdre ma virginité comme ça, … et avec un homme en plus… je crois que je n'étais pas prêt. » Il marque une pause et Urahara ne peut rien d'autre. « Kisuke, il faut que tu me laisses du temps. »

Le blond hoche la tête et le laisse partir. Il est plus heureux que jamais. Uryû l'a appelé Kisuke et l'a tutoyé, et ça, c'est plus qu'il n'espérait.


Soul Society, 6ème division

- « Salut mon petit Bya ! », lance Yoruichi depuis la fenêtre du bureau de Byakuya.

- « Yoruichi, quand comprendras-tu les règles les plus simples en matière de politesse et de bienséance ? »

- « Tu ne comptes pas à ce que je te réponde, j'espère. »

Le capitaine soupire. Cette femme est tout bonnement impossible. Après lui en avoir fait voir de toutes les couleurs quand il était plus jeune, elle parvient encore aujourd'hui à l'exaspérer.

- « Que me vaut le déplaisir de te voir ? »

- « Un petit renseignement. »

- « Et qui a bien pu te mettre dans l'idée que j'allais te renseigner ? »

- « Attend de savoir avant de grogner ! »

- « Sache qu'un Kuchiki ne grogne pas. Dans ma famille, nous avons de l'éducation, nous. »

- « Mais oui, oui. Est-ce que par hasard tu aurais entendu des rumeurs sur des comportements bizarres ces jours derniers ? »

Le noble cesse d'écrire un instant pour planter son regard dans le sien.

- « C'est là ta question ? »

- « Bah oui, pourquoi ? Ce n'est pas suffisamment clair pour sa seigneurie ? »

- « Certes non. Cette question est tout sauf claire. Comportements bizarres ? Ces jours derniers ? Ne pourrais-tu pas aller droit au but ? Et sache que les Kuchiki n'écoutent pas les rumeurs. »

Yoruichi lève les yeux au ciel. « Rassure-moi, les Kuchiki vont bien aux toilettes faire leur besoin quotidien, ou alors est-ce là aussi un truc pas reluisant dont ils s'abstiennent ? »

- « Je ne goûte que peu à ton humour avilissant, Yoruichi. Tes fréquentations déteignent sur toi », lance avec mépris Byakuya.

Le regard de la brune devient noir. « Mes fréquentations au moins, n'auraient pas laissé leur propre sœur se faire buter. D'ailleurs, il me semble même qu'elles lui ont sauvé la vie ! »

Le ton est aussi coupant qu'un rasoir et Byakuya encaisse sans brocher.

- « Je t'écoute. »

- « Je veux savoir si une ou des personnes se sont conduites de manière inhabituelle au cours, disons, des dernières quarante-huit heures. Peut-être plus. »

Au souvenir de ce qui s'est passé avant-hier, Byakuya pâlit et bien qu'il se reprenne aussitôt, le mal est fait, à en voir la mine réjouie de Yoruichi.

- « Qui ? »

- « Je ne sais pas de quoi tu parles. »

- « Oooh ! Alors ça te touche directement, sinon tu ne ferais pas cette tête-là. » Yoruichi vient s'assoir sur la chaise face à son bureau. « Raconte. »

- « Yoruichi, si tu pouvais aller enquiquiner quelqu'un d'autre, cela m'arrangerait. J'ai du travail », réplique le brun en reprenant sa plume.

- « D'accord ! » Elle se lève puis se dirige vers la porte. « Je vais aller voir Jûshiro. Qui sait, il sera peut-être avec Shunsui. »

Les deux noms honnis viennent d'être prononcés. Non pas que Byakuya ne les apprécient pas. C'est juste qu'ils ont tendance à le materner et à s'immiscer dans sa vie, ce que bien évidemment, le brun ne supporte pas.

- « Reviens ! »

- « Oui, tu disais, mon petit Bya ? », demande la femme chat en gardant sa main sur la poignée de la porte.

- « Reviens poser tes fesses sur cette chaise ! », ordonne en retour le capitaine.

Yoruichi s'exécute avec le sourire, en ajoutant au passage une vacherie bien pensée. « Quelle façon indigne pour un Kuchiki de parler à une femme ! »

- « Tu n'es pas une femme, Yoruichi. Tu es une plaie. »

La brune ne se vexe nullement, préférant éclater de rire.

- « Allez, raconte. »

- « C'est arrivé mardi sur les coups de midi. J'allais déjeuner en compagnie d'un collègue, lorsque j'ai eu un comportement… disons, pour le moins étrange… »

- « Qui c'est le collègue avec qui t'as baisé ? »

Pour la première fois de sa vie, Byakuya Kuchiki est décontenancé et rouge pivoine. Cette vision est absolument jouissive pour la princesse Shihôin.

- « Je… »

- « Te fais pas prier, je sais que c'est arrivé. Tu peux me croire. »

- « Toi… aussi ? »

- « Bien, je te raconte d'abord. Avant-hier soir, on patrouillait avec Kisuke et les deux amis d'Ichigo. Lui, il était en déplacement dans de la famille. On s'est séparé comme on le fait toujours. Deux énergies ont explosé et j'ai rejoint Chad à l'endroit où l'une était. A mon arrivée, il n'y avait plus rien, si ce n'est un Chad en danseur de tango qui m'a baisé comme je l'ai rarement été. Quand notre affaire a été terminée, il ne se souvenait de rien. »

- « Il ne se souvient de rien ?... Comme moi. »

- « C'est donc toi qui a été touché. Dis-moi de quoi tu te souviens. Je veux dire ton dernier souvenir. »

- « De marcher à côté de… mon collègue pour nous rendre au restaurant. Nous sommes passés derrière les bâtiments de la douzième. Je me rappelle clairement d'un bruit de verre brisé et d'un cri. Tu penses bien que je suis allé voir ce fou de Kurotsuchi, mais il cherchait autant à m'interroger que moi. Alors j'ai laissé tomber. Depuis, je l'ai à l'œil mais ce n'est pas très évident. »

- « Il est donc dans le coup. »

- « Pour moi, cela ne fait aucun doute. »

- « Mm, je suis d'accord. Il est forcément mouillé. Trop de coïncidences pour un simple hasard. Et sinon, c'était qui ton collègue ? Tu ne m'as donné les détails. Moi je t'ai tout raconté. »

- « Je n'ai jamais dit que je t'en dirais plus. »

Pile à ce moment, des coups sont frappés à la porte. Byakuya invite l'impromptu à entrer et c'est le tout nouveau capitaine de la troisième division qui pénètre dans le bureau. Le regard qu'échangent les deux hommes est saisi au vol par la brune et ce qu'elle y voit, est clair comme de l'eau de roche.

Elle se lève et s'approche de Byakuya.

- « Bah tu t'embêtes pas ! T'as pas pris le plus moche, dis-donc », murmure Yoruichi à son oreille. « Bon, je vais vous laisser. A propos, garde ce que je t'ai dit pour toi. »

- « Pourquoi ? Aurais-tu tes regrets ? », se moque Byakuya.

- « Moi ? Nooon ! Mais le gamin, c'était sa première fois. »

- « Je vois. »

- « Allez, soyez sage », lance Yoruichi en sortant.


Soul Society, 1ère division

- « Vous dites que cela n'a rien donné ? »

- « Je n'ai rien pu tirer des deux imbéciles que vous avez envoyés. Je ne suis même pas sûr qu'ils aient utilisés le produit que je leur aie confié. »

Bien entendu, le scientifique préfère taire les questions que le capitaine Kuchiki est venu lui poser. Il sait que le noble se doute de quelque chose, même il n'a rien pu en tirer. Et lui-même est encore à se demander si son produit marche ou pas.

- « Bien, je vais envoyer d'autres shinigamis. De préférence, ayant déjà une habitude des lieux. »

Kurotsuchi est aux anges car son expérimentation va pouvoir continuer.

- « Vous serez du voyage, capitaine Kurotsuchi. Vous irez là-bas en tant qu'observateur. »

Et là, notre bon capitaine perd irrémédiablement ses couleurs. Un comble pour un homme aussi peinturluré !


Hueco Mundo, laboratoire de l'espada octava

- « Alors Szayel, qu'est-ce que ton invention a donné ? »

- « D'après la conversation que j'ai eue avec Grimmjow et Ilforte, nous sommes dans l'impasse. »

- « Nous ? », demande innocemment Aizen.

- « Eh bien… ce que je veux dire, c'est que d'après Grimmjow, le dosage ne doit pas être assez fort. Pfft, comme si cette brute sanguinaire s'y connaissait ! »

- « Tu t'égares, Szayel. »

- « Oui, oui, bien sûr. Ilforte prétend avoir touché ce type ridicule avec un chapeau et toujours habillé en vert… »

- « Kisuke Urahara ? » Aizen s'est redressé sur sa chaise. « Et alors ? »

- « Alors rien ! », soupire d'agacement l'espada. « Un shinigami s'est interposé et a éloigné Ilforte. Ils se sont battus et il n'a rien pu constater. »

- « Intéressant. Nous enverrons demain d'autres membres de mon espada », conclut le brun à la mèche qui se lève et gagne la porte. « A propos Szayel, à l'avenir, ne méprise plus Kisuke Urahara. Cet homme est un génie. »


Soul Society, 11ème division

Assis au pied d'un arbre aux abords de la onzième division, Ikkaku et Yumichika sont silencieux. L'entrainement a été rude ce matin, et une pause leur est apparue nécessaire.

- « Alors on se repose ? Je croyais que les gars de la onzième étaient des durs à cuire ! »

L'insulte n'est pas toujours la meilleure entrée en matière, mais cela importe peu à Yoruichi. Elle est là dans un but bien précis, et sait exactement comment mener les débats.

- « Moi, je croyais que vous étiez bannie ? », lui fait remarquer avec mépris le cinquième siège.

- « L'héritière de l'une des quatre riches familles nobles de la Soul Society, bannie ? Non, mais tu veux rire, mon poussin à plumes ! »

- « Tu vois Yumichika, les riches, ils ont tous les droits », jette Ikkaku.

- « Oh les gars, on ne va pas refaire le monde ! Si on parlait plutôt de vous deux ! »

Le sourire de la féline ferait frémir n'importe qui d'autre que ces deux hommes qui, décidés à ignorer cette emmerdeuse, préfère pour l'un, continuer à admirer ses ongles et pour l'autre continuer de tailler son bout de bois en forme de katana.

- « Bien, si vous voulez pas parler, je peux faire la conversation toute seule. Tiens, je vais même vous raconter une belle histoire. Hier soir, dans le beau ciel étoilé de Karakura, un beau shinigami brun s'est fait prendre par un espada aux cheveux bleus… »

Les deux hommes ont relevé la tête presque en même temps, Ikkaku jetant un coup d'œil au brun dont les joues rosies laissent supposer que la femme vient de dire la vérité.

- « Yumi, t'as pas fait ça ? »

- « Je n'ai pas eu le choix », répond l'autre en tapant sur le sol. « Il m'a scotché à lui, je n'arrivais plus à m'en défaire. »

- « Mais pourquoi t'as couché avec lui ? »

- « Parce que ce foutu arrancar était EXCITE ! », se met à hurler Yumichika.

- « Eh, on se calme les deux… excités », ricane Yoruichi.

- « Bon sang, Yumi, c'est pas une raison. »

- « Ecoute, il a balancé cette substance rose sur moi et après il me prenait pour un chat. Il m'a sauté dessus et là, putain…, j'ai rien pu faire. Et puis, il est beau garçon… »

Le jeune brun baisse les yeux alors que le crâne chauve lève les siens au ciel.

- « Nous y voilà ! Il était beau, alors t'as pas résisté. »

- « Et toi ? », fait la brune.

- « Quoi moi ? »

- « La substance rose est un gaz inventé par le scientifique d'Aizen. Tout comme celui qu'on vous a remis, n'est-ce pas ? »

- « Comment vous savez ça ? »

Imperturbable, l'ancienne capitaine de la deuxième division poursuit son interrogatoire : « Vous en avez fait quoi ? »

Yumichika est mal à l'aise et détourne le regard. Il n'a pas envie de donner une autre version que celle du rapport fait à Kurotsuchi, à savoir qu'il l'a égarée. Ikkaku, en revanche, répond tout de go : « Je l'ai jetée sur mon adversaire. »

- « Et s'est-il passé quelque chose ensuite ? »

- « Bah…, on a voulu s'battre… »

L'hésitation du chauve fait relever la tête du brun.

- « J'ai bien l'impression qu'à toi aussi, il est arrivé un truc sexuel », suppose la femme.

- « Non,… enfin… »

Yumichika plisse les yeux pour observer son meilleur ami, puis il se redresse et lui assène un coup derrière le crâne.

- « Aïe ! »

- « Ça, c'est pour m'avoir fait des reproches, espèce de crétin ! »

- « Arrêtez de vous chamaillez les filles ! Donc, toi aussi, t'as connu le nirvana hier soir ? »

- « Bah ouais, obligé. J'suis tombée sur un vrai obsédé sexuel. Il parlait que de cul, disant que le sexe, c'est comme un combat, ou un truc du genre ! »

- « Mais bien sûr et tu t'es évidemment senti redevable en le prenant. »

- « Quand il s'est mis à me sucer, j'ai perdu l'esprit. »

- « Et toi, Yumichika, qu'est-ce que tu as vraiment fait de la fiole ? Tu sais, poussin, j'irai rien raconter à face de post de peinture. »

- « Je l'ai balancé du haut de l'immeuble. »

- « Et je ne remercie jamais assez. Mais ça, c'est une autre histoire. C'est secret », lance Yoruichi avec un clin d'œil, avant de se transformer en chat et de disparaitre comme par enchantement.


Notre détective sur pattes va-t-elle révéler les croustillantes informations qu'elle vient d'obtenir? Nos amis humains vont-ils assister à des orgies sexuelles dans le ciel de Karakura ?

Vous le saurez dans le prochain épisode de 'La guerre d'hiver aura-t-elle lieu avant Noel ?'