Réponses à toutes les reviews (anonymes ou pas)
Anemone33 : tu les as vus ? T'es d'accord, ç'aurait été bête de se priver de ces beaux garçons que Tite a fait zigouillés ! Sinon, pour ta question, j'ai encore deux chapitres à écrire et tu me parles de suite. Ouh la, ça c'est de la pression. Honnêtement, ce n'est pas d'actualité. Sache juste que je n'ai pas encore écrit une ligne du chapitre 24, qui est censé répondre à la question titre. Et finalement, ça ne dépend que de cet ultime rendez-vous…
Maryanne : ouais, il est mignon le petit Vega. Presque autant que le petit capitaine au dragon ! L'un des couples les plus évidents lorsque j'ai fait mon tableau croisé du qui avec qui !
Marine : Hitsugaya est une valeur sûre et je n'avais pas envie de le faire grognon comme d'habitude.
Kurotsuchi au pays des apaches et des comanches
Il déteste venir dans le monde réel. Pour lui, ce n'est qu'un lieu dépravé, grouillant d'humains aussi intéressants que de vulgaires insectes. Que croit donc cette vieille croûte de Yamamoto ? Que les caméras, c'est fait pour les hollows ? Ajoutez à cela que rien ne se déroule comme prévu, et l'état émotionnel du capitaine tant redouté de la douzième division est en ébullition.
D'après son espionnage, ce crétin de Kira se serait aspergé lui-même pendant son combat contre une espèce de grande sauterelle avec une faucille à la main. Il se débrouillait pourtant bien le blondinet, malgré un niveau inférieur évident. Et puis, tout est parti en sucette ! D'abord, il a subitement laissé tomber son zanpakutô par terre. Kurotsuchi était tellement abasourdi qu'il a oublié qu'il était planqué et failli révéler sa présence. Et ensuite, bah… même lui a été choqué, c'est tout dire. Voir un shinigami tailler une pipe à un espada, même en tournant ça à son avantage, il ne se voit pas le rapporter à Yamamoto. Dégoûté, il a abandonné le lieutenant Kira à son sort, fonçant vers le reiatsu du vice-capitaine de la sixième division.
Arrivé sur place, il s'est dégoté un poste d'observation, espérant pouvoir prendre quelques notes. En vérité, il a juste vu Abarai percuter de plein fouet un arrancar aux cheveux blonds, et une sorte de gaz rose les entourer. La couleur lui a fait comprendre qu'Aizen avait eu la même idée que Yamamoto. Frustré, il a vu Abarai batifoler avec l'autre blond efféminé. Et vas-y que je conte fleurette, et vas-y que je te prenne la main. En désespoir de cause, il a décidé d'oublier jusqu'à l'existence de ce crétin aux cheveux rouges et s'est dirigé vers le reiatsu du capitaine Hitsugaya.
Malheureusement, il était écrit dans son karma que rien n'irait ce soir. Il arrive pile au moment où Hitsugaya vient de jeter sa fiole sur un arrancar de petite taille. Retrouvant le sourire, il s'installe derrière un arbre, et commence à regarder les deux ennemis interagir.
- « Vous cherchez quelque chose, monsieur ? »
Interrompu par une voix masculine, il se retourne pour faire face à un jeune homme aux cheveux châtains. Debout sous un lampadaire, celui-ci le fixe comme s'il le voyait. Et tout ça pendant qu'une expérience chimique de haute voltige s'effectue dans le ciel. De la main, Kurotsuchi lui fait signe de s'en aller, ne faisant qu'attiser la curiosité du jeune homme, qui ne distingue pourtant que son ombre.
N'importe quel quidam aurait passé son chemin, mais justement, Keigo Asano n'est pas n'importe quel quidam. Sans se douter de qui il a affaire, l'ami d'Ichigo Kurosaki le rejoint à son poste d'observation, et regarde dans la même direction.
- « Eh, mais c'est le gamin aux cheveux blancs ! Il est dans ma classe. »
- « Vous le voyez ? »
- « Bien sûr ! »
- « Mais vous ne pouvez pas ! », rétorque le scientifique en tapant du pied par terre.
- « Et pourquoi je pourrais pas ? Je vous vois bien vous ! Quoique, voir c'est un bien grand mot. Et c'est quoi ce que vous avez sur la tête ? »
Keigo tend la main pour toucher le casque.
- « Ne me TOUCHEZ pas », crache la voix criarde. « Tout ceci ne vous regarde pas, stupide humain ! »
- « Eh ! Ne m'insultez pas, j'ai été poli avec vous. Oh, et puis débrouillez-vous ! »
Keigo se détourne et s'éloigne de l'ombre pour rejoindre une rue dans laquelle il s'engouffre. Kurotsuchi est partagé entre son devoir et l'envie d'en savoir plus sur cet humain qui n'a pas une once d'énergie spirituelle mais qui peut voir les shinigamis. Il regarde dans la direction du ciel et s'aperçoit que les deux combattants ne combattent plus. Pire que ça : les deux hommes semblent conversés de manière amicale. Il ferme les yeux comme abattu par la fatigue ou la fatalité. Le choix est vite fait et le scientifique s'empresse de poursuivre le jeune homme, sans réaliser qu'il est lui-même poursuivi par un nuage vaporeux de couleur gris bleuté.
- « Eh toi là-bas, l'humain, attend-moi ! »
Keigo se retourne et découvre, les yeux exorbités, le visage de Kurotsuchi.
- « Vous êtes un peau rouge ? Le grand Manitou sur le totem ? »
Kurotsuchi plisse ses yeux jaunes, signe d'incompréhension chez lui. « Je n'ai pas la peau rouge ! »
- « Vous avez des peintures sur le visage comme les apaches et les comanches. »
Sortant un petit carnet de son haori, le capitaine se met à noter avec frénésie les informations données par cet étrange humain qui voit les âmes.
- « Parle-moi des apaches et des comanches. »
- « Bah, c'est que je dois rentrer chez moi. Il est tard et le couvre-feu est à vingt et une heure. Je ne voudrais pas être privé de sortie. Rester coincé à la maison avec Mizuho la tortionnaire, très peu pour moi ! », fait Keigo en frissonnant.
- « Couvre-feu ? Tortionnaire ? »
- « Ouais, c'est ça la vie des jeunes ! »
Kurotsuchi n'aurait jamais imaginé que les humains puissent instaurer des couvre-feux et faire subir des tortures à leurs propres enfants.
- « Je vais t'accompagner pour constater par moi-même », finit-il par décider.
- « Ah bon ? Mais je vous ai pas invité… »
- « Tu refuses, humain ? »
Le corps de Keigo se tasse un peu. Kurotsuchi le surplombe de toute la hauteur de son chapeau ridicule, et cela suffit à faire capituler le châtain, qui n'est pas courageux de nature.
- « Bah, ce sera pas la première fois que je ramène des gens bizarres… »
Kurotsuchi se tend imperceptiblement et une envie de meurtre sadique et sanglant l'envahit à l'entente du qualificatif peu reluisant.
- « … j'ai déjà hébergé plusieurs fois Ikkaku et Yumichika. Eux aussi, ils sont un peu à l'ouest. Remarquez, avec votre tête, vous ne craignez pas que Mizuho vous saute dessus ! », se met à glousser Keigo.
Mettant de côté la réplique acerbe sur le fait que lui, un capitaine, ne craint absolument pas un vulgaire tortionnaire humain, il prend note que les deux sièges de la onzième, les mêmes qui ont saboté son expérience, viennent loger au sein d'une famille de Karakura.
Une fois arrivés chez lui, Keigo franchit la porte et se déchausse dans le sas d'entrée.
'Faisons comme lui. Il est préférable de se fondre dans la masse pour mieux observer', se dit Kurotsuchi. Comme si avec sa tête, il pouvait passer inaperçu !
Il suit à bonne distance le jeune homme lorsqu'il entre dans ce qui semble être un salon. De dos, une jeune femme est vautrée dans un canapé et regarde la télévision.
- « Salut Mizuho. Les parents sont rentrés ? »
La dite-Mizuho se contente de hocher la tête de gauche à droite, sans même daigner regarder son interlocuteur.
- « J'ai ramené un ami. »
Elle bondit aussitôt de son siège. « Et tu vas gentiment me le présenter », fait-elle sur un ton doucereux.
- « Ouais, sauf que je ne connais pas son nom… C'est quoi déjà votre nom ? »
- « Je ne te l'ai pas dit ! »
- « Bah, c'est comme qui dirait le moment. »
Le capitaine soupire avant de lâcher : « Je m'appelle Mayuri Kurotsuchi. »
Ce dont se moque éperdument Mizuho. Ses yeux ouverts comme des soucoupes se sont figés dès qu'ils se sont posés sur le visage du shinigami. Lorsque Keigo se rend compte de l'air horrifié de sa sœur, il est amusé et lance à voix basse à Kurotsuchi.
- « Vous lui faites de l'effet. D'habitude, on ne peut pas en placer une. »
La jeune femme pousse alors un cri atroce. « Mais il est laid ! »
- « Laid ? Vous vous êtes regardé dans une glace, femelle ? Vous êtes d'un quelconque que ça en est affligeant ! »
Les yeux de la jeune femme s'embuent de larmes tandis que son frère pleure de rire.
- « Vous êtes odieux ! », lance Mizuho sur un ton pleurnichard.
- « Parce que je dis la vérité ? Vous avez des cheveux filasse, des sourcils trop épais et aucun goût pour vous habiller. »
Fondant définitivement en pleurs, elle s'enfuit dans sa chambre.
- « Bon débarras. Bien, si nous revenions à nos apaches et nos comanches ? »
- « Vous voulez savoir quoi au juste ? »
- « Tout. »
- « C'est mon père qui m'en a parlé. Quand j'étais un petit garçon, il m'avait acheté une panoplie d'indien. Mes copains avaient celle de cowboy mais moi je préférais les indiens. Vous savez, les plumes, les peintures et l'arc et les flèches. C'était trop cool ! Et puis, il y avait les westerns à la télévision… »
- « STOP ! »
- « Bon sang, mais cessez de crier comme ça ! », reproche le jeune homme qui vient de faire un bond.
- « Ou vous êtes un parfait imbécile, ou je suis subitement devenu inculte. Non, la deuxième alternative est impensable. Donc, vous êtes un imbécile. »
- « Vous recommencez à m'insulter. Vous savez, si je n'étais pas une bonne pâte, je me vexerais. Venez, je vais vous montrer qui sont les indiens, puisqu'il n'y a que ça qui vous intéresse ! »
Tous les deux gagnent la chambre du plus jeune. Fouillant sur une étagère, Keigo saisit un livre sur les indiens d'Amérique. Il ouvre et montre des photos de guerriers avec leur peinture de guerre. Kurotsuchi est attiré par une représentation colorée d'un totem. Il doit reconnaitre que le jeune homme ne l'a pas trompé et que cela ressemble fort à son maquillage de camouflage.
- « Et où peut-on trouver ces indiens ? »
- « Oh, ils ont presque tous été massacrés. Par les cowboys justement. Il doit en rester quelques-uns. Je crois qu'ils vivent dans des réserves et beaucoup sont alcooliques. »
Le portrait dressé un peu à la va-vite par Asano fait hérisser les cheveux de Kurotsuchi sous son casque. La comparaison n'est plus du tout flatteuse et doit cesser immédiatement.
- « Où puis-je prendre un bain ? », demande-t-il subitement.
- « Hein ? »
- « Je veux me laver ! »
- « Quoi ? Maintenant, là tout de suite ? »
- « Mais qui m'a fait un bougre d'imbécile pareil ! Evidemment, sinon, je ne poserais pas la question ! »
- « La salle de bain est au fond du couloir, en sortant sur votre gauche. »
Alors que l'autre est sorti, Keigo se laisse tomber sur son lit. « Dans quelle galère je me suis mis ! Pourquoi, est-ce que je n'ai pas rencontré une splendide petite poupée, plutôt que cet affreux bonhomme ! »
Aussitôt, le nuage qui stagnait au fond du plafond sort de la pièce et se dirige vers la porte de la salle de bain, sous laquelle il se faufile. Après quelques secondes, un cri étrangement aigu déchire le silence de la maison. Keigo se précipite dans le couloir, passant en trombe devant la porte de la chambre de Mizuho qui se met à beugler « C'est pas bientôt fini ce raffut ! », pour finir par entrer en trombe dans la salle de bain.
Le spectacle qui l'attend est surréaliste. Face à lui, se tient une jeune femme avec de longs cheveux bleus et des yeux jaunes. En bon adolescent titillé par ses hormones, Keigo ne s'attarde pas sur le visage renfrogné de la demoiselle, préférant faire trainer son regard sur les courbes voluptueuses qui s'offrent généreusement à lui, car disons-le sans détour, elle n'a pas le moindre vêtement sur elle, et en plus, elle ne s'en cache pas !
- « Bah merde alors… il est où l'affreux bonhomme ? », se contente-t-il de dire.
Personne n'a dit que Keigo était le plus intelligent jeune homme que la terre ait porté.
- « Mais c'est moi, espèce d'imbécile ! »
- « Ne recommencez pas à m'insult… » Keigo s'interrompt et se penche vers la femme « Eh grand Manitou, c'est vous ? »
- « Cessez avec ce stupide surnom. Je n'ai rien de commun avec ces indiens alcooliques d'Amérique ! »
- « Vous êtes une femme ? »
- « Mais non, je suis un homme ! »
- « Ah non, je m'excuse. Les hommes n'ont pas de seins et ils ont un sexe qui pend entre leurs jambes. Je le sais très bien, je suis moi-même un homme », explique Keigo avec beaucoup de sérieux.
Et il aurait dû s'abstenir car la donzelle l'attrape par le col et se met à le secouer avec force. « Qu'est-ce que vous m'avez fait ? Je suis devenue une femme … »
Cessant dans la seconde d'agiter le châtain, la femme le lâche et fait un pas en arrière. Elle passe une main sur son front. « J'ai chaud… », lâche-t-elle dans un gémissement.
- « Ah bon. Vous devriez avoir froid vu que vous êtes toute nue… »
- « Mais non, pas cette chaleur-là ! Je parle d'excitation sexuelle. »
Les mots à ne pas dire devant un adolescent obsédé viennent d'être prononcés. Et que peut bien donner le face à face entre l'esprit cartésien de Kurotsuchi et les hormones émoustillées de Keigo ? Bah, à peu près ça :
- « […] »
- « Bon le crétin, j'ai besoin de toi. Il faut que tu me pénètres pour soulager cette foutue tension sexuelle. Tu as déjà copulé ? »
- « […] »
Kurotsuchi passe une main devant les yeux fixes. Pas de réaction. Il le gifle, le ramenant dans le monde de vivants avec un 'Aieuuu' des plus éloquents.
- « Procède », ordonne Kurotsuchi en appuyant ses mains sur le lavabo et en tendant ses fesses vers lui.
- « Qu-quoi ? »
- « Imbécile et puceau ! J'ai vraiment tiré le gros lot ! » La femme se redresse et fait face à une version cramoisie de Keigo. « Je te demande de me prendre…, ou si tu préfères de fourrer ta queue dans mon vagin provisoire. »
- « […] »
- « C'est pas gagné ! »
Sans plus tergiverser, la femme baisse la braguette du pantalon. Rassurée, elle sort du boxer un sexe parfaitement dressé. S'apprêtant à secouer son amant réfractaire, elle est vivement retournée et plaquée contre le lavabo. Il semblerait que les hormones aient pris le pas sur la raison de Keigo. Prenant son destin en mains, il la pénètre brutalement.
C'est la première fois pour le jeune homme et c'est un peu brouillon. Mais l'essentiel y est : la femme qu'est devenu Kurotsuchi hurle de plaisir. Il augmente la cadence des coups, agrippant ses mains aux hanches fines. Alors qu'il fixe les fesses blanches dodues, des geignements rauques sortent de sa bouche et son cœur se met à battre la chamade. A bout, il finit par se libérer dans un cri, rejoint tout là-haut au septième ciel par sa compagne.
Fourbu, il appuie son front sur la nuque douce de la femme. Juste le temps de reprendre sa respiration. Juste le temps d'apprécier le bonheur de ce qu'il vient de vivre. Juste le temps…
… d'entendre la voix criarde et masculine de Kurotsuchi lui vriller les tympans.
- « Pourrais-tu éviter de me coller, l'imbécile ? »
Comme brûlé au fer rouge, Keigo s'écarte et se retrouve choqué, face au corps masculin et nu du capitaine.
- « Tu t'es bien débrouillé, je suis redevenu moi-même. Je dois y aller, mais je reviendrais. Il me faudra tirer ça au clair. »
En moins d'une minute, Keigo est seul, dans sa salle de bain, la braguette ouverte. Si du sperme ne pendait au bout de son sexe tout mou, il pourrait presque penser avoir rêvé.
Gaz numéros 1+2 : testé par Mayuri et approuvé par Keigo. Mayuri donnera son avis final quand il aura trouvé une explication.
