Réponses à toutes les reviews (anonymes ou pas)

Anemone33 : Kurotsuchi ne peut que faire froid dans le dos. La fin de ma réponse ? Je te faisais juste savoir qu'une suite dépendrait uniquement de l'ultime rendez-vous… autrement dit, du contenu du dernier chapitre !

Rinoa-Akime : oh chouette, un nouveau nom dans les reviews ! Donc bienvenue à toi qui semble apprécier mon humour spécial. Et au plaisir de te relire !

Marine : j'aime bien surprendre, donc tu ne pouvais pas deviner à moins d'avoir le cerveau aussi atrophié que le mien ! Je note néanmoins, que passé la surprise, je t'ai bluffée !

Maryanne : pour être honnête, ce n'est qu'à la fin que j'ai eu cette idée. Déjà, il fallait que je fasse faire au nuage gris quelque chose d'époustouflant, pour retourner l'invention contre son créateur et partant du principe que Keigo me semble le plus titillé par ses hormones, et qu'il ne pouvait l'être par cette chose infâme qu'est Kurotsuchi, l'évidence de la transformation m'est apparue. En plus, ça résolvait mon problème de ne pas pouvoir mettre Keigo en seme si je restais sur deux hommes !


Le petit chou à la crème et le katana fleuri


Si Kurotsuchi a vitupéré contre sa mission d'observation sur terre, son homologue du camp ennemi s'en est réjoui. Pouvoir observer ce monde qu'il trouve extraordinaire est une aubaine qu'il n'aurait laissée passer pour rien au monde. Il va pouvoir concrétiser son rêve, celui de voir évoluer le genre humain aussi près que le microscope de la cellule qu'il étudie. En outre, il a ressenti comme une pointe de jalousie lorsqu'Aizen a fait une allusion au génie Urahara. Que son maître et créateur éprouve de l'admiration pour un autre scientifique que lui, est tout bonnement inacceptable. Il s'est donc mis en devoir d'espionner cet homme.

Restait bien évidemment l'épineux problème de la mission qui lui a été confiée. Comme beaucoup de scientifiques imbus de leur personne, Szayel est persuadé que son gaz est effectif et qu'il ne requière aucune expérimentation supplémentaire. Et encore moins, une observation de sa part alors que l'une de ses petites mains s'en seraient très bien sorties.

Il a cependant décidé de faire acte de présence et, coïncidence ou bonne étoile, à chaque fois, il est arrivé juste après le départ de Kurotsuchi.

Planqué sur le toit d'un hangar à vélos, il a vu un shinigami blond à genoux devant Nnoitra. Surpris mais aucunement écœuré, il s'est promis de recommencer à draguer le quinta. Il avait cessé, ce dernier semblant être un produit cent pour cent hétérosexuel. C'est donc fier de lui, qu'il les a laissés à leur petite affaire. Son gaz fonctionne du tonnerre. Et qui sait, peut-être agit-il sur les espadas, les rendant plus malléable. Un point à creuser.

Du côté du fracción de Nnoitra, il est resté sur le cul. Heureusement qu'il a pu trouver un petit banc dans ce parc pour s'assoir, sinon il serait tombé. Il connait la loyauté sans borne et l'amour inconditionnel de Tesla pour son maître. Alors, le voir la main dans la main avec un autre homme, qui plus est un shinigami, ça lui a fichu un coup ! De là à en conclure que son invention est prodigieuse, et Szayel est sur un nuage. Surtout qu'il est maintenant certain de pouvoir la détourner à son avantage pour soumettre un ou deux de ses collègues.

La visite qu'il rend au dernier espada envoyé par Aizen, le conforte un peu plus dans l'idée qu'il est un génie. Gio Vega, d'ordinaire si peu démonstratif, est en train d'embrasser goulûment rien moins qu'un capitaine shinigami. Apparemment, il s'agit du petit teigneux au zanpakutô de glace.

Rassuré, il peut se concentrer tout à loisirs sur sa cible : Kisuke Urahara. En un coup de sonido, il parvient à proximité du magasin de l'ancien shinigami. Il a réussi à masquer totalement son énergie spirituelle et commence à observer. Tout semble calme à l'intérieur de la petite maison. De temps en temps, il voit des silhouettes passées devant les fenêtres. Celles d'un grand moustachu, d'un petit rouquin et d'une fille brune. Mais nulle trace d'Urahara.

Soudain, il entend des pas sur la gauche. Il tourne la tête, espérant voir arriver le blond au bob. Un jeune homme brun et de belle prestance, marche lentement, les yeux fixés sur une fiole de petite taille. Attiré par la petite bouteille, l'espada sort de sa cachette et se place sur la trajectoire du brun.

- « Bonsoir ! »

Le jeune homme relève ses yeux gris vert vers lui au moment où l'espada lui fait un élégant signe de tête. Szayel a un don inné pour juger au premier coup d'œil les gens, et s'adapter à eux. Et pour celui-ci comme tous ceux qui l'ont précédé, il a mis dans le mille.

- « Oh, je vous souhaite le bonsoir », répond l'autre avec une petite inclinaison.

La diction parfaite témoigne d'une éducation plus élevée que la moyenne. Szayel est content car il exècre la médiocrité.

- « Vous rendez visite à Kisuke Urahara ? »

Promptement, le brun cache la fiole dans sa manche, renforçant chez l'espada l'idée de s'en emparer.

- « En effet. J'ai dois lui remettre quelque chose. »

- « Oh, c'est fâcheux ! Il se trouve que Kisuke n'est pas chez lui ce soir. »

- « Vous le connaissez ? »

- « Evidemment. Je suis l'un de ses amis », répond l'espada avec un sourire qui sonne faux.

Tellement faux que le brun fait un pas en arrière. Malgré sa politesse de façade, cet homme curieux ne lui inspire pas confiance.

- « Je l'attendrais donc devant sa porte. »

- « Oh, mais vous risquez d'attendre toute la nuit. Kisuke est partie rendre visite à sa mère qui est souffrante. Elle habite à la campagne. »

'Kuchiki-sama m'a expliqué qu'Urahara-san était l'ancien capitaine de la douzième division. Par conséquent, il ne peut pas avoir une mère souffrante sur terre, et encore moins une mère tout court. Ce type veut quelque chose, et j'ai dans l'idée que ce quelque chose, c'est la fiole.'

- « Je reviendrai donc demain matin. »

- « Ce serait dommage de vous obliger à revenir. Je pourrais vous rendre service. Confiez-moi la fiole et je la remettrais à Kisuke. Nous devons nous voir demain. »

- « Qui a parlé d'une fiole ? »

L'air charitable sur le visage de Szayel disparait comme par enchantement, faisant place à un sourire désabusé.

- « Oh flûte, je me suis fait piéger ! »

De son côté, Kenryu met le temps imparti pour passer dans sa forme de shinigami. Il sort de son gigaï et fait désormais face à l'espada dans son impeccable tenue sombre.

- « Comme c'est charmant ! Un ennemi ! »

- « Qui êtes-vous », demande le brun, une main sur la garde de son katana.

- « Il est vrai que je ne me suis pas présenté. Quel étourdi, je fais ! Szayel Apporo Grantz, espada de rang 8 dans l'espada d'Aizen. »

- « Ryusei Kenzaki, alias Kenryu, shinigami et garde du corps de sa majesté la princesse Lurichiyo. »

L'homme aux cheveux rose éclate de rire. « Mon dieu, je suis tombé bien bas ! Il n'est pas sous-officier. Ce n'est même pas un soldat ! Juste un vulgaire garde du corps. »

En réponse, le brun dégaine son zanpakutô.

- « C'est un vrai ? », ironise le rose en se penchant en avant.

- « En effet, et j'ajouterai que j'en maitrise parfaitement l'utilisation », répond le brun avec un petit air supérieur.

- « Fort bien, puisqu'il faut en passer par là, battons-nous ! », soupire Szayel. « Avant, si tu n'y vois pas d'inconvénient, j'aimerais que nous nous éloignions. »

- « Vous ne voulez pas déranger votre… ami ? »

- « Très drôle petit ! Dans pas longtemps, je vais me faire un plaisir de d'ôter toute envie de rire à mes dépens. »

- « Je suis votre obligé », rétorque Kenryu avant qu'ils ne s'envolent tous les deux un peu plus loin, dans un terrain vague, à proximité d'une usine désaffectée.

Comme tout bon combat, la phase des présentations ayant eu lieu, suivie de celles des vacheries et autres joyeusetés du genre, on en arrive à celle du duel oculaire. Face à face, les deux combattants se défient du regard.

Alors que Szayel sort de son étui son sabre, Kenryu place le sien à l'horizontal et se met à fredonner 'fleuri follement Benishidare' et le katana se transforme en une longue épée de couleur sombre avec cinq fleurs roses qui s'ouvrent avec élégance. Une fois revenu de sa surprise, le scientifique explose de rire, se tenant les côtes et allant jusqu'à se taper les cuisses.

- « Et tu comptes me battre en m'envoyant des fleurs ? Oh bon sang, je ne regrette pas d'être venu ! »

La réaction en face ne se fait pas attendre. Le brun pointe son zanpakutô dans la direction de celui que Szayel tient à la main. Dans l'instant, celui-ci se met à fleurir. Recouvert ainsi, on n'arrive plus à distinguer la moindre parcelle de la lame.

- « Très joli ! », s'exclame l'espada en secouant son arme pour évacuer tout ce rose écœurant. Mais rien n'y fait, il est obligé de passer sa main et, ce n'est qu'au prix d'une énergie spirituelle concentrée dans sa paume, qu'il réussit à les décoller.

Quand c'est chose faite, il regarde à nouveau dans la direction du brun, et n'a pas le temps d'éviter les fleurs qui tombent en pluie sur lui. Agacé par ces ridicules tours de passe-passe, Szayel finit pourtant par se rendre compte que les fleurs sont en train de s'attaquer à sa propre énergie, un peu comme si elles l'aspiraient.

Avec plusieurs allées et retour en sonido, il disperse fleurs, pétales et pollen, désactivant le shikaï de son adversaire.

- « Voilà qui est mieux ! Tout ceci m'a follement amusé, et je t'en remercie. Mais toute bonne chose a une fin, et, à mon tour, je te serai obligé de me donner la fiole. »

- « Je refuse. Il n'est pas dit que le garde personnel de la princesse Lurichiyo se comportera comme un couard. Je me battrai et mourrai s'il le faut dans l'honneur ! », déclare le brun avec emphase.

- « C'est une très jolie, mais suicidaire déclaration. »

Le rose fonce sur le brun qui parvient à parer l'attaque avec son sabre. Même si les capacités de son zanpakutô ont fait illusion quelques minutes, la différence de niveau est flagrante et l'espada est en train de l'écraser.

C'est d'ailleurs ce point qui va faire chavirer la situation. La violence des coups de Szayel est telle que Kenryu est obligé de reculer de plusieurs mètres. Fatigué de maintenir son katana en défense, il commence insidieusement à fléchir sur ses jambes, alors que l'autre en face augmente la pression, un sourire de dément scotché sur les lèvres. A bout, le brun, finit par céder sous le poids et tombe en arrière entrainant avec lui l'espada qui reposait un peu trop sur lui.

Au moment du choc, ils n'ont que le temps d'entendre un bruit de verre brisé et puis c'est le néant.

En un coup de reins, Kenryu inverse leur position, faisant gémir de douleur Szayel dont le dos vient de cogner contre un caillou.

- « Dis-donc, mon petit chou à la crème, tu ne pensais pas que tu serais au-dessus quand même ! », lance le brun sur un ton séducteur.

- « Et pourquoi je ne pourrais pas être au-dessus ? »

- « Parce que je suis le plus fort, tiens donc ! »

Le rose se met à palper les bras musclés, avant de lancer sur un ton provoquant : « Prouve-le ! »

Le brun se redresse et s'assoit sur les hanches de l'espada, empêchant toute retraite. Quoique ce ne soit pas nécessaire, tant le rose est captivé par l'effeuillage en règle du ténébreux. Quand il ôte le dernier rempart de tissu, révélant un torse ciselé et imberbe, Szayel se lèche les lèvres d'envie. Kenryu fond sur lui et l'embrasse avec une brutalité dont le rose ne se plaint pas puisqu'il enroule ses bras autour de son cou.

- « Mon petit chou à la crème serait-il un vil coquin ? »

- « Non, mais le petit chou à la crème est un gourmand », répond l'espada dans un rire. « Et il a très, très envie d'un petit soixante-neuf. »

Le sourire féroce répond à la question et après un dernier baiser, le brun se décale et se retourne, enjambant le corps du rose dans l'autre sens. Il positionne sa tête face à l'entrejambe de l'espada et son aine face à la bouche délicieuse de son partenaire de jeu. Sans attendre, il libère du hakama blanc, un sexe long et fin, qui n'a pas encore atteint sa taille en pleine érection. Il le lèche sur toute sa longueur, le faisant grossir à vue d'œil et se délecte d'entendre les gémissements de Szayel.

Celui-ci ne se contente pas de geindre. Avec des gestes saccadés dû au plaisir qui monte en lui, il défait l'obi et ouvre le hakama noir. Un sexe plus gros pend quasiment jusqu'à ses lèvres. Il en embrasse la pointe, avant de glisser sa langue dans la fente, en représailles pour tous les gémissements que lui a déjà arrachés Kenryu.

A bien y réfléchir, les deux hommes sont en train de poursuivre d'une façon plus amusante et plus jouissive leur combat d'avant. Les coups de langue se succèdent et de temps en temps, l'un perd le rythme, trop submergé par le plaisir. Ils finissent par se libérer simultanément, dans un bruit de borborygmes tout à fait indécents.

Kenryu s'allonge sur le dos pour reprendre son souffle. Il tourne la tête vers Szayel, et il le voit, malgré une respiration encore erratique, l'homme aux cheveux roses se pincer un téton et fermer les yeux sous la sensation. Le souffle coupé par l'image sulfureuse, il sent son sexe s'ériger de nouveau. Il se relève et surplombe l'espada avec un sourire vicieux.

- « Mon petit chou à la crème n'en a pas eu assez ? »

L'autre vient de sursauter, mais lance malgré tout sur un ton méprisant : « On m'a déjà plus comblé par le passé, beau brun. »

- « Oooh ! Un défi et un compliment ! Tu me fais trop d'honneur, mon petit chou à la crème. »

Szayel ne répond pas. Il brille une étrange lueur dans les yeux de son brun, le rendant pervers et déterminé. Il préfère attendre de voir, plutôt que d'en rajouter tout de suite une couche.

- « Je ne m'appellerai plus Ryusei Kenzaki, si je ne relevais un tel défi ! »

En quelques mouvements souples, il vient se positionner entre les jambes offertes et passe ses bras dessous. Il avance et vient assoir les fesses de Szayel sur ses cuisses. Puis il lui écarte les jambes, offrant une vue plongeante sur son sexe et son anus. La position est osée au point que l'espada rougit de honte, jurant terriblement avec le rose de ses cheveux.

- « Tu en voulais plus, mon petit chou à la crème ? J'en déduis que tu es prêt à recevoir », lui dit le brun en s'enfonçant jusqu'à la garde.

Szayel a juste eu le temps de mettre ses deux mains dans sa bouche, pour étouffer le hurlement de douleur et de plaisir, car même s'il n'était pas vraiment préparé, il a adoré se faire pénétrer sauvagement. Kenryu attend un instant avant de débuter les va-et-vient, qui s'accompagnent de gémissements stridents. Szayel a le plaisir bruyant. Malheureusement, les exigences du chou à la crème viennent chatouiller les oreilles du shinigami qui par esprit de contradiction, stoppe tout mouvement.

- « Pourquoi tu t'arrêtes ? »

- « Je suis fatigué. Si tu bougeais tes fesses pour changer, mon petit chou à la crème ? »

L'espada prend la main qu'on lui tend et se redresse, se retrouvant dans les bras du brun, empalé sur son sexe. Il commence à monter de haut en bas, évoluant au gré de son plaisir. Prenant son pied comme jamais, Kenryu ne rate pas une miette de la chorégraphie obscène de son amant. Et lorsqu'il le sent à prêt à rendre les armes, il prend le relais et le fait bouger telle une marionnette. Szayel se libère sur son ventre dans un cri très aigu, et lui à l'intérieur de la poupée désarticulée qu'il est devenu.

Ils sont accrochés l'un à l'autre lorsqu'ils recouvrent tous leurs sens. Deux cris horrifiés, puisq une bonne distance les sépare désormais.

Kenryu s'empresse de couvrir son corps dénudé. Il n'est pas idiot au point de ne pas avoir compris que non seulement, il a raté sa mission, mais qu'en plus, il vient de coucher avec un homme. Et un ennemi en plus. Il s'habille en quatrième vitesse, sans se préoccuper d'être débraillé, et file sans demander son reste, trop choqué pour parler ou affronter le regard face à lui.

Du côté de Szayel, il doit reconnaitre que le vide de son cerveau ne lui est pas coutumier, mais peu importe, la réflexion est remise à plus tard. Il a bien trop mal aux fesses pour ça !


Gaz numéro 1 : testé par Kenryu et Szayel. Hautement désapprouvé par les deux.