Réponses à toutes les reviews (anonymes ou pas)
Anemone33 : Kenryu apparait dans l'anime, pas dans le manga. C'est un jeune noble, assez froid que sa maîtresse, une gamine genre tête à claque mène pas le bout du nez. Il est en adoration devant elle et dès qu'il subit une contrariété, il se met dans un coin et se met à bouder ou à chialer, c'est selon. J'avais fait subir un retour de bâton à Kurotsuchi, il était normal que Szayel en subisse un aussi. Pour la suite, plus j'y réfléchis et plus j'en doute… quoique j'ai bien une idée pour un plan à quatre…
AileArgent : aucun avis n'est commun et le tien est tout à fait pertinent. Surtout que tu dis que tu aimes. Pour la survie des couples, tu sais, l'hiver est rude…
Maryanne : j'ai adoré bousculer Kenryu. Il est tellement propre sur lui que ça valait le coup de la transformer en pervers dominant !
Un autre point s'impose
Karakura, magasin d'Urahara
Comme la dernière fois, Urahara a réuni chez lui, Ichigo, Chad, Uryû et Yoruichi. Le capitaine Kuchiki, qui veut tirer toute cette affaire au clair, s'est joint à eux. Il a utilisé le senkaimon privé de son clan, certain que personne ne serait informé de sa petite virée sur terre.
- « Bien, je pense que la nuit dernière a été riche en enseignements », commence le blond avec un petit sourire.
Il reçoit un regard vexé d'Ichigo, qui rougit au souvenir de tout ce dont il a été témoin la veille.
- « Pourriez-vous développer ? », demande la voix trainante de Kuchiki.
- « Pour faire court, mon petit Bya, la ville de Karakura s'est une fois de plus transformée en un gigantesque baisodrome. »
Le noble hausse un sourcil en regardant la brune, qui est secouée de rire, toute fière qu'elle est de sa formule lapidaire.
- « C'est un résumé un peu trivial, mais à l'image de ce qui s'est passé », confirme Uryû.
- « Nous avons tout de même acquis la certitude grâce au capitaine Hitsugaya et au lieutenant Abarai, que Szayel Apporo Grantz a bien développé un gaz dont le champ d'action est la réalisation des fantasmes. »
- « Renji ? Il a… ? »
- « Non, non, t'inquiètes pas Bya. L'honneur de ta division est sauf ! Je dirais même que ton vice-capitaine est plus sérieux que toi », lui répond Yoruichi en éclatant de rire.
N'entendant rien à l'allusion, les autres dévisagent Kuchiki espérant en savoir un peu plus. Mais rien ne filtre à travers le visage impassible du brun.
- « Serait-ce trop te demander d'être plus claire ? »
- « Tu veux de la clarté ? Bah je vais t'en donner : le fantasme de ton Renji est ennuyeux à mourir ! La preuve, il ne rêve que de te ressembler. Résultat, au lieu de se taper le petit blond tout mignon qu'il a rencontré, il s'est mis à lui faire la cour, genre les nobles coincés du cul si chers à ton cœur. »
- « Yoruichi, ce n'est pas gentil ce que tu dis ! »
- « Kisuke, en choisissant de suivre la crinière rouge, je m'attendais à une explosion, à du feu de dieu. Et à quoi j'ai eu droit ? Des regards énamourés, deux trois baisers et une déclaration niaiseuse sur l'orage ! On a été trompé sur la marchandise, hein Uryû ? »
- « Parler pour vous. Je n'ai pas votre perversion ! »
- « Pourtant, tu sors avec Kisuke. »
- « Tu dépasses les borne, Yoruichi ! », lâche Urahara d'une voix polaire à faire baver d'envie Kuchiki.
Pour la première fois depuis qu'ils le connaissent, les trois amis voient des éclairs dans les yeux du blond, lui qui est toujours d'humeur égale. La tension entre lui et la femme brune est palpable. Pourtant, elle chute dès l'instant où Yoruichi éclate de rire.
- « Message reçu Kisuke ! Je ne me mêle plus de ta vie privée. »
- « Bon, si nous en revenions à Renji », rappelle Byakuya.
- « Capitaine Kuchiki, quoi que puisse penser Yoruichi, vous n'avez pas à rougir du comportement de Renji. Il a passé la soirée la main dans la main avec un espada nommé Tesla. Rien ne peut lui être reproché. »
- « Il a déclaré son amouuuur à un espada, c'est ça que t'appelles rien ? »
- « Je ne jugerai pas l'un de mes amis ! D'autant que j'ai de la peine pour lui. Ce coup de foudre avait l'air bien réel. »
- « Oui, c'est un peu la même chose pour Hitsugaya. Il se battait contre un espada du nom de Gio Vega quand le pauvre, il a reçu le gaz de Szayel sur la tête. Et après, bah… »
- « Raconte-nous donc Ichigo… », demande sur un ton moqueur Yoruichi.
- « M-moi ? », bégaye le rouquin.
- « Nul besoin », fait Byakuya. « J'imagine aisément aux rougeurs sur les joues de Kurosaki jusqu'où ils sont allés. »
- « Il est si innocent notre petit Ichigo. Peut-être que ce soir, ce sera ton tour. Prie pour que Yama n'envoie pas Zaraki… »
Les yeux exorbités d'Ichigo font sourire Urahara et même Byakuya, alors que la femme chat est en train de se rouler par terre. En revanche, c'est loin d'être le même son de cloche du côté de ses deux amis.
- « Je ne vois en quoi c'est drôle », assène froidement Uryû. « Zaraki est une brute. Je doute que sous l'effet de ce gaz, il se transforme en quelqu'un de tout gentil. Se faire violer par cette montagne de muscles, je ne le souhaite à personne. »
- « Tu as raison, désolé d'avoir pris tout ça à la légère, » s'excuse sincèrement Urahara. En fait, le blond ne veut surtout pas se faire mal voir de son brun, quitte à réprimander son amie. « Yoruichi, sois plus sérieuse, tu veux. »
- « D'accord, d'accord. Si on ne peut plus rigoler ! »
- « On ne peut pas rire de tout. » La voix de Chad vient de claquer. « Et tu sembles oublier que nous n'avons que dix-sept ans. »
Yoruichi reste quelques instants la bouche ouverte et Urahara est sonné. Tous les deux réalisent seulement que ce qui s'est passé il y a deux nuits, pourrait presque s'apparenter à un détournement de mineur, voire pire. C'est Byakuya qui désamorce la situation en s'excusant :
- « Vous avez raison. Nous nous côtoyons depuis des mois et nous oublions trop facilement que vous êtes de jeunes gens, nous dont les années ne se reflètent quasiment plus sur notre physique. Veuillez accepter nos plus sincères excuses. »
- « Nous acceptons vos excuses, capitaine Kuchiki », répond Uryû, alors qu'Ichigo reste extrêmement mal à l'aise.
Chad hoche la tête et Byakuya répond en inclinant la sienne dans un mouvement fluide et parfait.
- « Pourrions-nous revenir à cette histoire de gaz ? », finit par demander agacé Ichigo.
- « Urahara, qu'ont donné vos analyses de la fiole de Kurotsuchi ? »
- « Rien du tout car je n'ai pas pu l'analyser. »
- « Kenryu ne vous l'a pas remise ? »
- « Non. »
- « Moi, qui le pensait digne d'une mission aussi facile… »
- « Ne lui en veut pas Byakuya », le coupe Ichigo. « Quand nous l'avons retrouvé, il était en état de choc. Il a été intercepté par Szayel en personne. » Le noble écarquille les yeux. « Il était tellement déboussolé que je l'ai conduit chez moi. Il doit encore dormir, vu que mon père lui a donné assez de sédatif pour assommer un cheval. »
- « Que lui est-il arrivé exactement ? »
- « Il ne s'en souvient pas », reprend Urahara. « Il se souvenait juste être venu arrivé devant chez moi, un trou noir et il s'est réveillé, nu sur le corps nu d'un type aux cheveux roses, qui ne se souvenait de rien lui aussi. »
- « Bienfait pour ce connard ! »
- « Je partage assez l'avis d'Ichigo. En dehors du fait que je déplore ce qui est arrivé à Kenryu, je suis content que l'un de ses deux monstres ait été pris à son propre jeu ! », déclare Uryû.
- « Oh, mais il n'est pas le seul », fait Urahara en lançant un sourire complice.
- « Kurotsuchi était présent ? »
- « Oui, Yamamoto a dû l'envoyer pour surveiller son expérience. Il était avec nous à chaque fois. Du moins jusqu'à ce qu'il fasse LA rencontre. »
Ichigo éclate de rire.
- « Eh mais racontez, ça a l'air vraiment drôle, cette fois », dit Yoruichi en regardant Chad.
- « Kurotsuchi a eu l'immense honneur de rencontrer Keigo. »
- « QUOI ? », s'écrie Uryû. « Il ne lui a rien fait ? »
- « Tu entends qui par 'il' ? Parce que du côté de Keigo, il lui a parlé des apaches et des comanches… », et Ichigo explose de rire. Le souvenir des échanges entre ces deux-là est à marquer d'une croix blanche dans le livre d'or des inepties débitées par le châtain. Le rouquin leur raconte dans les détails la conversation à laquelle ils ont assisté, jusqu'au surprenant dénouement dans la salle de bain.
- « La vache ! », s'exclame Chad.
- « Bon sang, j'aurais dû choisir Kurotsuchi ! », renchérit Yoruichi.
- « Ce que je ne m'explique pas, c'est comment avez-vous pu entendre et voir tout ça ? »
- « Les miracles de la technologie, capitaine Kuchiki ! »
Après un petit sourire de connivence avec Ichigo, c'est un Uryû énigmatique qui répond : « Disons qu'on s'est pris pour James Bond. »
- « Qui est James Bond ? »
- « Un personnage d'un romancier anglais. Un espion et un tombeur de femmes. En fait, on a acheté des caméras avec zoom et des micros qui peuvent entendre à distance. Du vrai matos d'espion. »
- « Tout ça sur les deniers du clan Shiôhin ! », s'exclame Yoruichi.
- « Et nous t'en remercions tous ma chère », fait Urahara.
- « En conclusion, le gaz de Szayel rend possible les fantasmes des gens, celui de Kurotsuchi est assez proche de la Ghb, cette drogue qui exacerbe le désir sexuelle et provoque l'amnésie. Et le mélange des deux peut transformer un homme en une femme. »
Urahara dévisage Uryû avec jalousie et fierté. Jalousie car le Quincy vient quand même de lui piquer sa réplique, et fierté parce qu'il ne s'est pas trompé en le choisissant comme compagnon. Bah oui, dans son esprit tordu, le jeune homme est d'ores et déjà son petit ami attitré.
- « Je vais rentrer à la Soul Society et demander audience auprès du Commandant Yamamoto. Il doit être mis au courant des expérimentations de Kurotsuchi et de son alter ego au Hueco Mundo. »
- « Mon petit Bya est trop naïf ! », chantonne Yoruichi.
- « Elle a raison. Nous pensons que Yamamoto est à l'origine de tout ça. »
- « C'est impossible ! Enfin, cette drogue a des conséquences désastreuses sur les shinigamis. Jamais Yamamoto ne ferait une chose pareille. »
- « Comme il n'a jamais donné l'ordre d'exterminer les Bounts et les Quincy ? », ironise Uryû.
Pour faire court et direct, le capitaine Kuchiki a le bec cloué.
- « Soit. Que suggérez-vous alors ? »
- « Je vais travailler sur un antidote en m'inspirant de cette fameuse Ghb. »
- « Et nous, on va s'arranger pour intercepter les shinigamis qui seront envoyés sur terre », explique Ichigo. « On se répartira des secteurs et on leur expliquera qu'il vaut mieux ne pas utiliser ce produit. »
- « Evitons de trop leur dévoiler ce que nous savons », conseille Byakuya.
- « D'accord, on évitera les détails. »
- « Je me demande qui le vieux va envoyer la prochaine fois », fait Yoruichi songeuse.
Soul Society, bureau de Yamamoto
Convoqué aux premières lueurs du lever du soleil, Kurotsuchi s'empresse de gagner la première division. Il n'a pas beaucoup dormi, hanté par tous les évènements de la veille, surtout ceux de la salle de bain. Il a réfléchi toute la nuit à ce qui avait pu le faire changer de genre. Il aurait voulu provoquer lui-même cette expérience, qu'il l'aurait probablement ratée. Et le souvenir de l'orgasme qu'il a atteint en tant que femme ne l'a pas beaucoup aidé.
Ce qui lui donne ce matin l'air sens dessus dessous. Le manque de sommeil s'est même fait ressentir sur son maquillage qui est blanc de blanc. À moins qu'il ne s'agisse de l'effet apache et comanche !
- « Capitaine Kurotsuchi », la voix gutturale du commandant finit de le réveiller.
- « Oui, commandant ? »
Le manque d'entrain ne passe pas inaperçu auprès du vieux. Ce n'est pas parce qu'il a les yeux tous plissés qu'il ne voit rien.
- « Où en êtes-vous de votre expérimentation ? »
- « Où j'en suis ? »
- « Oui, c'est ce que je veux savoir ! »
Kurotsuchi prend une grande inspiration et reste muet. Son cerveau retourné peine à trouver des arguments acceptables à fournir à un supérieur ronchon et bien éveillé, lui.
- « Seriez-vous souffrant ? »
- « Non, enfin… c'est-à-dire que ces observations… fort intéressantes m'ont obligé à courir dans tous les sens… vous voyez ? »
- « Hâtez-vous de me faire votre rapport et vous serez rentrés chez vous pour vous reposer plus vite. »
- « Oui, bien sûr… »
- « J'attends ! »
- « L'expérience est une réussite ! », s'exclame le capitaine. « Le gaz a effacé leur aspect bestial et combatif, les transformant en personne avec qui il est aisé de… parler. »
Les yeux du commandant scrutent le moindre mouvement sur le visage blanchi de Kurotsuchi.
- « J'ai ainsi pu étudier le comportement de deux d'entre eux. L'un s'est assagi considérablement au contact du vice-capitaine Abarai. Je les ai vus discuter comme… de bons amis. »
- « De quoi parlaient-ils ? »
- « De quoi ils parlaient ? Oh bah,… de choses et d'autres. Connaissant le bon sens de Renji Abarai, je suis convaincu que leur sujet principal était les avantages… à rejoindre notre camp… »
Un baiser torride et la promesse d'un grand amour peuvent-ils vraiment être considérés comme des avantages ? Telle est la question fondamentale que se pose en ce moment le scientifique.
- « Et l'autre ? »
- « L'autre ? »
- « L'autre arrancar ! », hurle le vieux. « Vous avez rapporté avoir étudié le comportement de deux arrancars ! »
- « Ah oui, l'autre, le petit brun d'Hitsugaya ! Enfin… je veux dire le brun qui s'est tapé… euh pardon… qui a commencé par taper sur le capitaine Hitsugaya et qui a fini copain comme cochon avec lui. »
Au grand effarement de Yamamoto, Kurotsuchi vient de ponctuer son annonce par un sourire effrayant.
- « Pensez-vous que certains de ces arrancars vont désobéir à Aizen ? »
- « A coup sûr ! », répond-il en hochant la tête pour donner plus de poids à un argument vacillant. Dans sa tête, c'est un son de cloche un peu différent : 'pour venir s'enfiler des shinigamis, sûrement.'
- « Bien. Nous continuerons donc les missions. Ces arrancars font-ils partie de l'élite d'Aizen ? »
- « L'espada, vous voulez dire ? »
Un grognement désapprobateur accueille la question du capitaine.
- « Comptez-vous me faire répéter longtemps ? »
- « Oui… enfin, je veux dire, oui, il y en avait un seul. Comme la dernière fois, il me semble. Les autres étaient de niveau inférieur. »
- « Bien. Il faut s'attendre à ce qu'Aizen envoie à l'avenir ses cartes maitresses. Capitaine Kurotsuchi, allez vous reposer et veillez à fournir à chaque shinigami désigné votre précieux gaz. »
- « Mm… »
Le vieux le dévisage en penchant la tête.
- « Bien commandant », se raidit l'autre avant de prendre d'escampette.
Hueco Mundo, laboratoire de Szayel
A peu près la même scène est en train de se dérouler à Las Noches. Comme à son habitude, Aizen vient faire sa petite visite quotidienne dans l'antre de son espada scientifique. Et comme toujours, Szayel est dans ses petits souliers, l'aura puissante du brun à la mèche ne lui facilitant pas la tâche.
- « Que peux-tu me dire sur l'efficacité de ton invention ? »
- « De ce que j'ai pu constater de mes yeux, le gaz est efficient, maître Aizen. »
- « Bien. Donne-moi des détails. »
L'ordre sonne comme un avertissement. Le cerveau du scientifique fonctionne à plein régime, énumérant et analysant chaque alternative. Finalement, Szayel décide de jouer le tout pour le tout.
- « Eh bien,… prenons par exemple Vega. Il s'est retrouvé face au capitaine Hitsugaya… »
- « Le petit Tôshirô, comme c'est intéressant. Continue. »
- « Ils ne se sont pas battus longtemps. Ils ont discutés joyeusement comme de bons copains. »
- « Tu es sûr que l'on parle du même Hitsugaya ? »
- « Bien sûr, maître Aizen. Un petit aux cheveux blancs immaculés avec un haori de capitaine. »
- « Ensuite. »
- « J'ai observé le même comportement chez le vice-capitaine Abarai. Des amis discutant calmement. »
- « Face à qui s'est-il retrouvé ? »
- « Tesla. Quant à Nnoitra, il avait un lieutenant blond à ses pieds. Pas longtemps, bien sûr. »
Non, Szayel n'est pas en train de mentir, tout ce qu'il dit est le reflet des évènements. D'une partie des évènements. Après tout, quel mal y-a-t-il à traficoter un peu la réalité !
- « Vraiment ? »
- « Oui, maître Aizen. »
- « Tu dis que ça n'a pas duré ? »
- « Non, quand le lieutenant est revenu à lui, il est devenu rouge de honte et a filé sans demander son reste. »
- « Bien, je pense que tu sais ce qui te reste à faire. »
- « Euh… »
- « Tu vas donc augmenter le dosage de ton gaz. Dès demain, j'enverrai de nouveaux espadas. Nous sommes sur la bonne voie. »
Encore un point commun à nos scientifiques chéris : des expert en manipulation des mots. Bref des menteurs !
