Réponses à toutes les reviews (anonymes ou pas)

Anemone33 : oui, de temps en temps il faut dépasser le désir sexuel et faire preuve de tendresse. Pour le prochain, bah on prend un peu les mêmes et on recommence !

Maryanne : je suis une fan de Shinji et j'avais envie de combler son vide affectif, parce qu'il me donne toujours l'impression qu'on l'a chassé de son chez lui. Quoique c'est exactement ce qui s'est passé dans le manga !

Marine : aurais-tu des doutes sur mes talents de marieuse ? Ces deux-là, c'est pour la vie, n'en doute pas !


Un dominant qui se soumet


Contrairement à ce que pense Shinji, ses amis vizards ne sont pas tous gentiment restés dans l'entrepôt qui leur sert de planque depuis qu'ils sont arrivés à Karakura. Après son départ, Hiyori n'a cessé de prendre la tête de tout le monde, les exhortant à mettre les points sur les i à celui qui est un peu leur chef à tous. Et après une demi-heure à entendre la gamine insupportable gueuler, Kensei lui a balancé que Shinji avait bien raison de se barrer d'ici, avant de sortir en claquant la porte.

Respirant à plein poumons l'air doux, l'argenté s'en va en shunpo à pleine vitesse. Au bout d'un quart d'heure, il se retrouve dans un coin inconnu de la ville. Il se pose sur une petite colline au-dessus d'un quartier de maisons jumelées, dotées de petits jardins et se met à regarder la ville à ses pieds. La quiétude des lieux apaise la poussée d'adrénaline qui est montée en lui pendant son vol supersonique. Son esprit vagabondant encore sur l'explication houleuse avec Hiyori, il n'a pas vu qu'il était observé, tout comme il semble ne pas avoir détecté la présence, juste derrière lui, d'un homme portant le costume désormais connu de l'espada d'Aizen.

Grand et élancé, le brun a des yeux gris sérieux et porte un bouc naissant. Il a le regard vissé sur le dos du vizard. Un peu plus tôt, alors qu'il observait depuis le haut d'un arbre, il a décelé une énergie spirituelle dense et l'a suivi, intrigué par l'aura puissante qui l'accompagnait. Une aura qui l'a attiré dès qu'il l'a sentie dans l'atmosphère. Et maintenant qu'il se tient tout près de lui, il n'est pas déçu par l'apparence de l'homme qui la possède.

Sans faire le moindre bruit, il s'approche et penche son visage vers le cou musclé, avec la ferme intention de poser sa bouche sur le grain de peau régulier. Au moment où ses lèvres vont atteindre leur but, Kensei fait un écart en se retournant, s'éloignant de trois mètres.

- « Tu croyais faire quoi là ? », demande-t-il avec un air menaçant.

- « T'embrasser », répond sans détour l'espada.

- « M'em… m'embrasser ? »

Stark valide d'un hochement de tête, bien qu'il ne comprenne pas pourquoi cet homme se refuse à lui.

- « C'est quoi ce plan ? Une nouvelle farce d'Aizen ? »

- « Non, Aizen n'a rien à voir avec ça. Tu es mon compagnon. »

Il tend les bras, espérant que cette seule justification suffira à faire changer le vizard et qu'il viendra se réfugier dans ses bras. Mais ce dernier est tout sauf convaincu et il a un mouvement de recul qui provoque une peine sincère dans le regard gris de l'espada. Pour la défense de Kensei, en sortant ce soir pour retrouver son meilleur ami, il ne s'attendait pas à rencontrer un arrancar qui lui déclarerait sa flamme. Enfin, si tel est vraiment le cas.

- « Ton quoi ? »

- « Mon compagnon », répète l'espada. « J'ai longtemps cru que je finirai seul pour l'éternité, qu'il n'y avait personne pour moi. Une personne à ma hauteur, une personne capable de ne pas me fuir. Mais quand je te vois, là, face à moi, je me dis que tu es fait pour moi. »

Kensei n'est pas qu'un grand baraqué insensible. Il a un cœur et d'une certaine manière, il est remué par les paroles de l'autre. En fait, gêné sera plus adéquat car le vizard ne déteste rien de plus que de tomber dans la sensiblerie. La seule idée qui lui traverse alors la tête, est qu'il est hors de question qu'il fasse copain-copain avec un arrancar.

- « Mais t'es qui à la fin ? »

- « C'est vrai que je ne me suis pas présenté. Toutes mes excuses », répond l'espada en s'inclinant. « Je suis Coyote Stark et je suis l'espada de rang un. »

Cette fois, Kensei fait un pas en arrière et pose la main sur la garde de son katana. Le geste est instinctif et il se prépare au combat. Après tout, il est face au primera, le plus puissant de l'élite d'Aizen.

- « Non, non, je ne te ferai aucun mal. Je ne le pourrais pas », tente de le rassurer Stark en agitant ses deux mains.

- « Ah ouais, c'est vrai, j'oubliais : t'es mon compagnon ! », ironise le vizard.

- « Pas seulement. Je n'aime pas me battre. »

- « Sans blague ? Qu'est-ce que tu fous avec Aizen alors ? »

- « J'ai suivi Aizen parce qu'il m'avait promis une famille. Pour ne plus être seul. »

- « Seul ? Le Hueco Mundo, c'est pas rempli d'arrancars ? »

- « Si. Mais avant j'étais tellement puissant, qu'aucun d'entre eux ne pouvait m'approcher. La solitude éternelle, as-tu une idée de ce que cela fait ? »

La question purement rhétorique renvoie Kensei à son passé. Qu'aurait-il fait s'il n'y avait pas eu Urahara et les autres ? Il serait probablement devenu un paria, pire même, un hollow. Les mains croisés dans le dos, le primera continue son explication.

- « Aizen est le premier à avoir été capable de m'approcher. Quand il m'a proposé de me joindre à lui, j'ai douté. Mais quand il a dit que je serais entouré, je n'ai pas hésité. »

Kensei est encore plus embarrassé. Cette réponse n'est pas celle qu'il attendait. Et d'ailleurs, rien dans le comportement de cet arrancar ne correspond aux lieux communs qu'on attribue aux arrancars. Il y a plus de sentiments chez cet être doux qu'il y en a en bien des hommes. Et ne parlons pas de certains shinigamis !

Et puis, le vizard doit bien reconnaitre que c'est un homme séduisant. Et lui qui fraye des deux côtés, n'est pas insensible au charme viril du brun. Ce qui l'étonne le plus, c'est sa voix. Elle est grave, typiquement masculine. Cependant, lorsqu'il s'exprime, c'est avec douceur.

- « Est-ce que je peux t'embrasser maintenant ? »

Kensei a plus que jamais perdu ses certitudes. Perdu dans ses pensées, il pèse le pour et le contre. 'Un baiser n'engage à rien. En plus, ça fait un bout de temps que j'ai pas eu un amant. Au diable Shinji !'.

En quelques pas, il efface la distance qui le séparait de l'espada, affichant un sourire carnassier, tandis que l'autre reste de marbre. Il avance une main vers le brun et, tel un serpent, elle s'enroule autour de la taille. D'une pichenette, l'argenté rapproche le grand corps vers le sien. Plus musclé, Kensei est cependant plus petit que son compagnon et il doit relever la tête pour maintenir le contact visuel.

De son côté, Stark reste impassible, comme en attente de la suite. Bien qu'il soit indéniablement heureux du revirement de Kensei, il ne comprend pas pourquoi l'autre a ce sourire presque moqueur. Son intention à lui n'est pas de prendre du plaisir, mais bien de toucher l'âme de son compagnon. De lui faire comprendre qu'ils peuvent être un tout, l'un pour l'autre et l'un avec l'autre. Et en ça, ce baiser prend une dimension presque solennelle.

Kensei continue son approche et c'est Stark qui finit le chemin en collant leurs lèvres. Un toucher de deux secondes pas plus. Il recule son visage et voit l'autre sourire. C'est un jeu pour lui. Alors, Stark pose sa main derrière la nuque du vizard et écrase sa bouche sur la sienne. Cette fois, le baiser contient de la passion. La langue conquérante s'enroule autour de l'autre qui, dépassée, bat en retraite avant de revenir à la charge.

Mais c'est trop tard. Stark vient de prendre un avantage décisif, battant l'argenté à son propre jeu.

Le contact est rompu et Kensei baisse les yeux, pantelant et dans une incompréhension totale. Son sourire a disparu et Stark en est comblé de bonheur. Peut-être que cet homme va enfin le prendre au sérieux.

La vérité, c'est que lorsque le baiser s'est approfondi, Kensei a senti son cœur s'emballer comme jamais, accrochant sa deuxième main sur la veste du primera. Il a déjà eu des partenaires de l'envergure de Stark, mais aucun ne lui a fait cet effet-là et personne ne l'a jamais dominé. De là à penser que ce soir serait la première, et il panique.

Il relève la tête et constate que les yeux gris l'attendent, emplis d'un désir explicite. Il déglutit, passant en un temps record du statut de chasseur à celui de proie. Stark glisse ses bras autour des siens au niveau des épaules, l'emprisonnant contre son torse. Puis d'un sonido puissant, il les transporte dans le jardin d'une grande maison. Là, il appuie Kensei contre l'écorce d'un arbre, dont le feuillage retombant masque leur présence. Il recommence à l'embrasser.

L'argenté tente bien de se défaire de la prise, mais la langue qui caresse la sienne l'affaiblit, le rendant tout chose. En outre, il n'est pas certain d'avoir envie de sortir de ces bras-là.

Stark sent la lutte cesser et les deux mains monter de son torse vers son cou, où elles s'y pendent avec ferveur. Il a le champ libre pour venir passer les siennes le long de la taille qu'il caresse, sous le t-shirt où il découvre des abdominaux durs comme le fer, puis vers l'arrière. Les reins d'abord, puis les fesses qu'il palpe, faisant gémir son compagnon.

- « J'ai envie de te prendre. M'accorderas-tu cela ? »

Ça y est, le moment tant redouté par Muguruma est arrivé. Il ne répond pas tout de suite. Il a aimé les baisers, il a apprécié les caresses, mais avoir un machin dans son postérieur, il ne sait pas s'il est prêt. Pourtant, plus il attend, plus il cède du terrain, car Stark fait des merveilles avec sa langue dans son cou et avec ses mains sur son entrejambe.

- « D'accord…, mais après… tu me laisseras te prendre », lâche avec espoir un vizard un peu essoufflé.

- « Tout ce que tu veux… A propos, je ne connais pas ton nom. »

- « Kensei. Kensei Muguruma. »

- « Tout ce que tu veux, Kensei. »

Avec beaucoup d'adresse, Stark défait la fermeture et le bouton et introduit sa main dans le pantalon. Il opère quelques frictions sur un sexe déjà excité. La respiration de Kensei s'accélère. Entravé par les vêtements, Stark se recule et commence à se dévêtir, imité par l'argenté.

Quand les deux hommes s'enlacent à nouveau, ils sont entièrement nus.

- « Accroche-toi à moi », fait Stark alors qu'il passe ses mains sous les fesses de l'autre.

Etonné par cette position inhabituelle, Kensei s'exécute et vient nouer ses mains autour de son cou et ses jambes autour de sa taille. Stark est libéré de toute contrainte. Il peut facilement branler le sexe de Kensei, le préparer et continuer à l'embrasser. Et son amant n'a plus qu'à goûter à toutes les petites attentions qui lui sont portées.

Après moult gémissements, Stark est fin prêt à entrer dans le corps chaud de son amant. Et cela ne se fait pas sans douleur du côté du receveur qui se crispe sitôt pénétré. Après une attente pour permettre l'ajustement des parois musculaires, le primera commence à bouger et parvient assez vite à déterminer l'angle propice à faire crier Kensei. Et pour crier, l'homme est plutôt doué. Secoué par le pilonnage en règle, il essaye de suivre la cadence et ne peut qu'hurler son plaisir jusqu'au point culminant de sa jouissance. Son corps devient aussi mou qu'une poupée de chiffon que Stark encercle tendrement de ses bras. Le primera s'est libéré dans un cri rauque, quelques secondes après son amant et s'est laissé glisser vers le bas.

Malgré l'énergie dispensée, le brun semble plus résistant. Cette première expérience a littéralement achevé le vizard qui git dans les bras de son espada, assis sur lui au pied de l'arbre.

- « Kensei ? »

- « Mmm… »

- « On ne peut pas rester ici. Je ne suis pas venu seul et je ne voudrais pas que l'on me retrouve. »

- « Où est-ce que tu veux aller ? », demande l'argenté, son front toujours collé contre l'épaule de Coyote.

- « Là où tu vis… », tente le primera.

Kensei se redresse. « Tu ne repars pas ? »

Pour la première fois, Stark arbore un grand sourire. « Je ne peux pas. Tu es mon compagnon. Et puis, aurais-tu oublié que la prochaine fois, c'est à toi de me prendre ? »

Malgré la fatigue évidente, le sourire carnassier du vizard refait surface et Stark sait qu'il a gagné.

Avec lenteur les deux hommes se relèvent, le brun aidant le gris à s'habiller.

- « Putain, j'aurais jamais cru que ça fasse aussi mal… »

- « Je te ferai un massage, si tu veux. »

- « Bah voyons, si tu crois que j'te vois pas venir. Allez, viens. »

- « Kensei », Stark vient d'attraper son amant par le bras. « Comment va réagir ton commandant ? »

- « Stark, on va pas à la Soul Society. Je l'ai fuie il y a plus de cent ans après avoir subi une hollowfication. Petit cadeau d'Aizen. »

- « Je ne comprends pas. »

- « Moi non plus, à vrai dire. On était plusieurs capitaines et vice-capitaines à le gêner. Alors, il s'est débarrassé de nous. »

- « Tu étais capitaine ? »

- « De la neuvième. Il s'est aussi débarrassé de son propre capitaine, qui se trouve être mon meilleur ami. Je pense qu'il avait prévu qu'on crève tous, mais manque de pot, on a réussi à maitriser nos hollows et on est revenu. »

- « Pour lui faire payer », affirme Stark.

- « Pour lui faire payer », confirme Kensei. « Allons-y. »

Usant du shunpo pour l'un et du sonido pour l'autre, ils arrivent rapidement devant un entrepôt protégé par un kekai. Quand ils franchissent la porte principale, ils sont surpris par l'accueil qui leur est réservé. Tous les vizards sont attablés face à Shinji et à un espada que Kensei ne connaît pas. Stark n'en revient pas de découvrir Ulquiorra tranquillement assis, et encore plus de voir sa main posées sur celle du blond à ses côtés.

- « Putain, lui aussi en a ramené un ! », s'exclame Hiyori en tapant sur la table. « Vous avez quoi dans la caboche ? Des espadas, ce sont des espadas putain ! »

- « Salut Kensei, comment il s'appelle le tien ? », demande Mashiro sur le ton banal de la conversation.

- « Mais lui demande pas, on s'en fiche ! »

- « Parle pour toi, Hiyori », intervient Lisa. « Moi j'ai très envie de connaitre le copain de Kensei. »

- « Bah on sait pourquoi ! T'es complètement accro avec tes pornos qui mettent en scène des mecs ensembles ! »

- « Qui a dit que c'était mon copain ? »

- « Ta démarche », répond Rose resté jusque-là silencieux.

Tous éclatent de rire en voyant le regard noir que lance l'argenté vers son amant qui lui répond par un sourire. Kensei décide toutefois de faire les présentations.

- « C'est Coyote Stark. La blonde, comme tu l'as compris, c'est Hiyori. La brune Lisa, et à sa gauche, Mashiro. De l'autre côté, tu as Rose, à sa gauche Love et à sa droite Hachigen. Et je te présente Shinji, l'ancien capitaine d'Aizen. »

- « Tu étais son capitaine ? », intervient Ulquiorra.

- « Ouais. Je l'ai pris avec moi parce que je m'en méfiais. Ça l'a pas empêché de me planter un couteau dans le dos. »

Pendant que Shinji explique à son brun leur histoire, entrecoupé par des interventions d'à peu près tout le monde, le tout dans une joyeuse cacophonie, les deux nouveaux arrivants s'installent autour de la table.

- « T'es numéro combien ? », demande Mashiro. La jeune fille est très à l'aise avec le brun et celui-ci trouve qu'elle ressemble en bien des points à Lilinette.

- « Je suis le primera. »

- « Ouah ! Mais c'est génial, on a récupéré le un et le quatre ! »

- « Putain, on a rien récupéré du tout ! », s'énerve Hiyori. « Ils ne font pas partie des vizards. »

- « On n'a qu'à voter », propose Lisa. « Que ceux qui sont pour qu'Ulquiorra et Coyote restent, lèvent la main. »

Tous les bras se lèvent, y compris ceux des deux espadas. Bah oui, les deux hommes sont assez pragmatiques pour mettre toutes les chances de leurs côtés.

- « Vous pouvez pas voter ! », leur hurle dessus la blonde à couettes.

C'est le très conciliant et diplomate Rose qui aura le mot de la fin : « Hiyori, arrête de râler. Tu n'as qu'à penser à la tête d'Aizen quand il verra qu'il a perdu deux de ses meilleurs espadas. »


Gaz numéro 2 : pas testé. De toute façon, Stark n'en a pas eu besoin pour choper Kensei !