Réponses à toutes les reviews (anonymes ou pas)

Marine : je vois que tu as choisi ton camp ! Contente de t'avoir fait sourire. Perso, je ne suis pas en vacances. J'ai encore une journée de travail lundi avant de me reposer pour un très, très long week-end.

Anemone33 : allez, t'es pardonné, surtout que t'as de nouveau bon. Pour ta dernière question, je dirais que oui et non. Hé hé !

Maryanne : oui, je sème l'amour tel Aphrodite, déesse de l'amour !


Le choc des titans


Karakura, le soir

On pourrait penser que, cette fois, le commandant Yamamoto a fait fort. Mais, ce serait lui coller sur le dos l'une des nombreuses facéties de la brute qui dirige la onzième division. Car si le géant brun est en ce moment même en train de surplomber la ville de Karakura, c'est bien parce qu'il l'a choisi.

Depuis le début des expérimentations du gaz, il voit partir dans le monde réel des gradés et lui doit rester ici, à se coltiner l'entrainement des hommes et autres amusements du genre. Lassé d'attendre désespérément qu'un petit défoulement lui soit octroyé par son supérieur (oui c'est ainsi qu'il appelle les missions qu'on lui affecte), il a décidé de prendre les choses en mains.

Il n'y a pas une heure, il était tranquillement installé avec Ikkaku et Yumichika, lorsque que Yachiru est revenue de sa réunion, babillant des choses plus ou moins importantes. Une information en particuliers a retenu l'attention du capitaine. Il était question de la mission de baby-sitting, ordonnée au vice-capitaine de la neuvième. Mission censée se faire sur terre. Sans même attendre la fin de l'explication, et notamment le nom de la personne dont le lieutenant tatoué devait s'occuper, Zaraki s'est levé et en un instant, il avait déjà mis les voiles. Ne restait en suspend que la question de la gamine aux cheveux roses « Bah, il va où Kenny ? »

Car du côté de Kenny, il filait comme le vent vers le senkaimon. Allez savoir comment, mais pour une fois, il ne s'est pas égaré ! Arrivant comme un boulet de canon au moment où le tunnel était en passe de se refermer derrière les deux hommes qui venaient de s'y engouffrer, il a eu juste le temps de se faufiler en gueulant au préposé de la porte « J'dois les accompagner en renfort. Ordre du vieux ! » Celui-ci s'est bien gardé de dire quoi que ce soit. Il est payé pour ouvrir et fermer le passage, certainement pas pour se mettre en travers de la route d'un capitaine, surtout s'il s'agit du colosse de la onzième.

Zaraki a donc débarqué plusieurs secondes après les deux autres qu'il n'a pas pu voir, puisqu'à son arrivée, ils s'étaient déjà envolés. Et maintenant qu'il est là, il ne sait pas où aller. Ce serait trop beau que la chance frappe deux fois, et qu'après l'avoir conduit directement au senkaimon, elle le mène tout aussi directement à l'un de ses ennemis. Il lui faut donc réfléchir, ce qui est difficile, car de tous ses organes, le cerveau est celui qu'il utilise le moins. Il pense bien à aller trouver le rouquin, mais il est tout aussi incapable de trouver le chemin de sa maison. Pareil avec le mec au bob, dont Yumichika et Ikkaku ne cessent de lui rabattre les oreilles.

Alors il se met à marcher dans le ciel, posant ses yeux dans toutes les directions. Ce serait ballot s'il devait faire choux blanc et s'emmerder comme un rat mort autant qu'il le faisait à la Soul society.


Un peu plus tôt

Libre de ses mouvements. Il est enfin libre d'aller et venir. Cet après-midi même, il était convaincu qu'il passerait le reste de sa vie entre les quatre murs blancs de sa cellule à Las Noches, et maintenant, le revoilà au point de départ. Là où tout a commencé pour lui, là où a débuté sa quête de justice et de vengeance. Il est bien décidé à ne pas refaire les mêmes erreurs et éviter de nouveau l'échec cuisant qu'il a connu à la Soul Society. Une nouvelle chance lui est offerte et il va la jouer différemment. Il ne commettra plus l'erreur de sous-estimer qui que ce soit. Surtout pas ce gamin aux cheveux roux qu'il trouvait insignifiant pour lui, et qui l'a stoppé avec tellement de facilité.

La vérité, c'est qu'il s'estime heureux d'être encore là, lui dont la vie le fuyait après son combat contre Ichigo. Au moment de passer de l'autre côté, il s'est senti aspiré et puis, ce fût le trou noir. Quand il est enfin revenu à lui, il avait les poings liés et se trouvait à genoux dans une grande salle blanche pourvue d'un trône. Sur ce trône, un homme, ou plutôt un ancien capitaine du Gotei, le shinigami qui veut le pouvoir. Aizen lui a demandé de le rejoindre, et lui, Jin Kariya, lui a ri au nez. Aussitôt, il s'est retrouvé incarcéré dans une cellule de quatre mètres carrés, aux murs d'un blanc immaculé, sans fenêtre, sans aucune visite si ce n'est le plateau de nourriture glissé par la trappe dans la porte.

Aussi, lorsqu'Aizen s'est de nouveau montré aujourd'hui après de longs mois de silence, il a sauté sur la proposition qu'il lui faisait. Il n'est pas naïf au point de ne pas penser qu'il y a aiguille sous roche, mais comme il voulait quitter cet endroit, il a dit oui à cette mission de diversion dans le monde réel. Son objectif est simple : il se pointe et occupe les shinigamis pendant deux bonnes heures. Après quoi, il est libre.

Il est donc là à attendre patiemment que le temps imparti soit épuisé et qu'il puisse repartir de zéro. Cela fait déjà un quart d'heure qu'il est au dernier étage de ce bâtiment en construction et il commence à s'ennuyer ferme.

C'est alors qu'il voit, à travers l'emplacement d'une future baie vitrée, un shinigami passé dans le ciel. Il hésite un instant, puis se lève. Il a fait une promesse à Aizen et mieux vaut la tenir que d'avoir à ses trousses un être aussi puissant.

Il sert dans sa main la balle remplie du gaz qu'un type douteux avec des cheveux roses lui a donnée. Il est censé la jeter sur la tronche du premier shinigami venu. Ça devrait le rendre plus malléable, dixit le serpent à lunettes. Il le fera, rien que pour avoir juste une fois le pouvoir sur un shinigami. Et un capitaine en plus, parce que, maintenant qu'il le suit à travers les ouvertures de la façade derrière laquelle il se trouve, il reconnaît le haori.

Au moment où ce dernier passe devant l'une des fenêtres, il lui jette l'objet tout se cachant aussitôt après derrière le mur. Kariya ne manque pas de courage, mais il est toujours plus judicieux de s'éloigner des expériences qu'on n'a pas soi-même créées.

'Hein' est à peu près la seule réaction de Zaraki qui regarde la poussière rose s'évaporer et qui reprend son chemin comme si de rien n'était. L'idée que quelqu'un vient de commettre un attentat au gaz sur sa personne n'effleure pas un instant son esprit.

Kariya qui le suit toujours sans se montrer, est étonné de ne voir aucun changement notable. Il décide tout de même d'aller se frotter à cette force de la nature.

- « EH ! Toi là-bas ! »

Le capitaine se retourne. Dès que ses yeux se posent sur l'homme aux cheveux blancs, un sourire de pure folie vient rendre le visage borgne et émacié encore plus effrayant qu'à son habitude.

- « Je savais que c'jour-là arriverait ! Suffisait d'attendre ! »

Zaraki a l'air d'avoir découvert son nirvana. Son bonheur fait plaisir à voir, et serait presque contagieux. Kariya arbore à son tour un air amusé.

- « Je ne sais pas de quoi tu veux parler l'ami, mais si un petit combat te dit, je suis ton homme. »

- « Pour sûr que t'es mon homme ! », lance Zaraki en se léchant les lèvres. « Pour le combat, on verra après. »

Décontenancé par les paroles du shinigami, Jin perd ses moyens pendant un seconde, le temps d'un « Comment ça après ? », que l'autre met à profit pour venir le bloquer entre l'étau de ses bras et le comprimer contre ses abdominaux. Il peut ainsi à loisirs étudier la marchandise de plus près.

- « Dis-donc toi, t'es bien fait d'ta personne ! Tu feras l'affaire. C'est comment ton nom ? »

- « Jin Kariya… », répond comme un automate l'homme aux yeux rouges.

Le pauvre Bount cherche encore à comprendre comment il a pu se faire avoir comme un bizuth, lui un stratège et un combattant hors pair.

- « J'aime bien la couleur d'tes yeux. Ça fait démon ! », explose de rire Zaraki. « J'espère qu't'es vraiment un démon. J'aime les vicieux. »

- « Lâche-moi et qu'on se batte à la loyale ! »

- « Ouais, on va l'faire. » Kariya se sent déshabillé du regard par l'œil unique du capitaine qui ajoute : « Mais après. »

Une respiration pour calmer la colère irrationnelle qui est en train poindre le bout de son nez et Jin demande en serrant les dents : « Après quoi nom de dieu ! »

- « Après qu'toi et moi, on s'soit fait un gros câlin », sourit Zaraki.

- « Un gros… IL N'EN EST PAS QUESTION ! Lâche-moi tout de suite, espèce de pervers ! »

- « J'suis pas pervers », répond Kenpachi avec l'air affamé de celui qui n'a pas baisé depuis des lustres. « Par contre, j'suis pas contre un peu d'résistance. Ça pimente le sexe ! »

- « Je ne suis pas de ce bord-là ! »

- « Ah bon ! Ben c'est dommage pour toi, parce que je vais fourrer ma queue dans ton petit cul. »

Kariya ne peut s'empêcher d'ajouter mentalement le qualificatif 'grosse' et de déglutir à l'idée d'avoir un truc qui va rentrer dans un endroit de sa personne où ne sont censés que sortir d'autres trucs. Et c'est la peur au ventre (pour ne pas dire ailleurs) qu'il continue d'essayer de raisonner la montagne de muscles.

- « On est ennemis, bon sang ! On doit s'battre ! »

- « Je sais », reconnait le géant brun.

- « Mais alors pourquoi tu me serres comme si j'étais un nounours, si tu le sais ? »

- « Ouais, c'est bien ça comme nom, nounours ! », répond l'autre en hochant la tête de bas en haut, avec un air extatique qui finit de faire paniquer le pauvre Jin.

- « Je m'appelle Jin Kariya et je suis un homme et… »

- « Ouais, Jin mon nounours à moi. »

- « … tu n'as pas répondu à ma question ! », s'énerve le Bount. « Pourquoi tu refuses de te battre ? »

- « Bah parce que j'ai la trique depuis t'à l'heure. J'sais pas pourquoi d'ailleurs. J'aime les combats plus qu'le sexe. Mais là, pas moyen d'm'enlever l'idée qu'faut que j'te prenne. C'est bizarre… »

Kariya n'écoute plus. Il est doté d'une intelligence supérieure à la moyenne, et de ce fait, il additionne les arguments et le lancer du gaz, concluant qu'il s'est vraiment fait avoir comme un bleu. Le gaz était un piège à cons et il est tombé dedans les deux pieds joints. Il est sorti de ses pensées par une pression sur sa joue, qui devient mouillée de salive.

- « Tu… tu viens bien de me lécher le visage ? », demande-t-il les yeux exorbités.

- « Ouais, et t'as bon goût ! »

- « Les shinigamis sont des grands malades ! LACHE-MOI ! »

- « Peux pas ! »

Zaraki vient d'entrer avec son chargement dans le bâtiment où l'autre se cachait avant de commettre la folie de se montrer.

- « Ecoute, voilà ce que je te propose : on se bat, si je suis gagnant, tu me laisses partir et si au contraire, c'est toi qui gagne, je me soumets.

Sans desserrer son étreinte, le brun réfléchit quelques secondes et finit par assentir aux propos de son futur amant.

- « Ouais, c'est bien. »

- « Alors t'es d'accord ? »

- « Non. »

- « Comment ça non ? »

- « Pourquoi j'me battrais pour qu'tu t'soumettes alors que tu l'es déjà », répond Zaraki en souriant de toutes ses dents.

- « Mais… mais… je n'ai jamais… »

- « Oh, t'es vierge ? Bah, t'en fait pas, j'vais d'préparer et tu sentiras rien. »

Malgré les paroles rassurantes qui ne sont en fait qu'un gros mensonge, Kariya le regarde avec suspicion. Il est transporté jusque dans un coin du bâtiment, où le géant le coince dans l'angle. Prisonnier des deux murs et du corps épais, il a la désagréable sensation de s'être fait avoir une deuxième fois.

Il relève néanmoins la tête, comme pour défier son adversaire. L'effet ne se fait pas attendre puisque Zaraki se jette sur ses lèvres et lui arrache un premier baiser qu'il domine avec une facilité déconcertante. Quand le baiser cesse, Kariya est pantelant et Zaraki souriant.

La première attaque de la guerre Bount contre shinigami vient de revenir au clan des hommes en noirs.

Tirant parti du trouble causé par le baiser, Zaraki rapproche son corps. Comme si c'était encore possible ! Jin est obligé de plaquer ses mains sur son torse musclé pour le retenir d'avancer plus et Zaraki peut librement disposer des siennes. Ce qu'il fait en les posant sur les hanches puis les fesses qu'il pétries avec bonheur.

La première avancée en territoire ennemi pour Zaraki.

Il fait sien l'adage 'Ne jamais rester sur ses lauriers', et porte sa seconde estocade en insérant une main espionne dans le hakama blanc de sa victime et en saisissant son sexe qu'il se met en devoir de dresser. Se faisant, il plonge sa bouche dans le cou que Kariya est bien obligé d'offrir en sacrifice. La double torture sur son entrejambe et au creux de son oreille est sournoise et, malgré une volonté de fer, il lâche de petits sons. Plus que des soupirs, pas encore des gémissements.

L'ennemi est affaibli.

Plus la cadence des frottements sur le sexe augmente, plus les respirations de Jin sont hachées et plus le sexe apprécie d'être malmené, se tendant comme un arc.

- « Non… c'est pas… possible… »

- « Bah, tu vois, maintenant, on est pareil, tous les deux ! », s'exclame Zaraki en délaissant le sexe pour aller taquiner les fesses entre lesquelles il vient faufiler sa main.

- « Non », ose-t-il encore dire.

La déroute est en marche.

Kariya a beau réfléchir à une issue, il sait qu'il est foutu. Finalement, le déni est à peu près tout ce qu'il lui reste. Sa peau le trahit en frissonnant, son bas-ventre est en feu, sa bouche rend les baisers, sa gorge crie son plaisir. Son hakama sur les chevilles, il apprécie le traitement, même lorsqu'un, puis deux doigts, viennent fourrager à l'intérieur de lui. Surtout si l'intrusion s'accompagne d'une sensation explosive qui lui arrache un cri net et sans bavure.

La défaite du Bount est irrémédiable.

Zaraki retire ses doigts. Il s'éloigne, libérant un Jin accoté au mur pour rester debout. Libre et incapable de fuir. Libre et sans l'envie de fuir. Il regarde le brun ôter son haori et le jeter sur le sol poussiéreux, avant de se débarrasser du reste de ses vêtements. Il peut alors observer le corps meurtri mais magnifique de son futur amant. Ce dernier le soulève comme un fétu de paille et l'allonge sur le lit de fortune. Il l'embrasse fiévreusement et Jin enroule ses bras autour de son cou. La pénétration se fait dans la douleur. Pour se venger, Kariya plante ses ongles dans les épaules charnues du brun qui esquisse un sourire.

- « T'es un vrai diable et ton cul est tellement serré... »

Zaraki n'a jamais été un modèle de délicatesse, et c'est sans attendre plus longtemps qu'il commence à bouger avec lenteur. Kariya a l'impression d'être déchiré au niveau de l'aine. Comment a-t-il pu croire qu'un shinigami lui dirait la vérité ? Ce sont tous des menteurs et des manipulateurs. C'est le genre d'idées que le cerveau du Bount est en train de ressasser lorsqu'il ouvre grand la bouche et les yeux. Une déferlante de bien-être vient de traverser son corps. Puis, une autre, et encore, à chaque fois que son cul est pilonné par le sale menteur. Il s'accroche maintenant aux épaules solides comme à une bouée de sauvetage. Tout ce qui n'est pas ce grand brun qui lui donne un plaisir jamais connu, il s'en fiche comme de son premier complot.

Il finit par rendre les armes, avouant dans un cri de pure jouissance sa défaite face à cet homme. Son homme.

- « J'crois que j'vais t'garder avec moi. Tu vas venir à la onzième. »

Pas encore redescendu de son septième ciel, Kariya le dévisage avec reconnaissance pour lui avoir fait découvrir pareille sensation, et avec émotion pour vouloir encore de lui. Il l'écoute, un sourire béat aux lèvres, tandis qu'il l'entend dire qu'il veut l'emmener… à la Soul Society ?

- « IL N'EN EST PAS QUESTION ! »


Gaz numéro 2 : testé par Zaraki qui a aimé gagner sa guerre contre les Bounts. Le vaincu n'a pas eu l'air de se plaindre du traitement.