Réponses à toutes les reviews (anonymes ou pas)

Anemone33 : OUI, c'est toi le PATRON ! Et c'est bien monsieur tatouage qui arrive.

Marine : je n'aime pas sa personnalité, mais il reste séduisant et j'ai trouvé un attrait à la couleur étrange de ses yeux. Du moins, pour Kenpachi Zaraki !

Maryanne : merci, merci. Bon sang, qu'est-ce que j'ai pu me torturer l'esprit avec celui-là (avec le 23ème aussi, mais c'est une autre histoire). Je constate que faire tout ça sans y inclure Zaraki aurait relevé du crime capital !


Bander relève autant d'une réaction physique que d'une attraction sexuelle


Les deux hommes marchent dans un silence quasi religieux. A leur sortie du senkaimon, ils n'ont pas trainé et se sont évanouis dans le soir tombant, préférant gagner les rues pour marcher, plutôt que rester dans le ciel à voler. Ils se hâtent vers leur destination, à savoir le magasin d'Urahara.

- « Ma, Ma, regardez qui nous avons là ! Un petit lapin peureux et un grand gaillard tout musclé ! »

Instinctivement, le plus grand des deux shinigamis bruns, autrement dit le grand gaillard, vient se placer devant le plus petit, dit le petit lapin peureux. Cette voix, il la connait bien et ce visage aux traits fins qu'il découvre au-dessus d'eux, il le déteste par tous les pores de sa peau. Surtout son sourire moqueur.

- « File ! », chuchote Hisagi sans quitter des yeux son adversaire.

- « Mais… », tente le plus petit.

- « Fais ce que je te dis », rétorque le lieutenant en haussant la voix et en dégainant son zanpakutô.

Parce qu'il est le petit lapin peureux, le plus petit ne demande pas son reste et s'enfuit aussi vite que ses petites jambes le lui permettent, car pour ce qui est de ses compétences en shunpo, elles frisent le zéro pointé.

- « T'as permis au petit lapin de s'échapper ? »

- « Si tu penses que je vais te laisser lui faire du mal, tu me connais mal, Ichimaru. »

Le nom est prononcé avec dégoût, ce que ne relève pas l'homme face à lui. Non, Gin Ichimaru semble préoccupé par autre chose.

- « Je savais pas qu'on était amis ! »

- « Amis, plutôt mourir que d'être l'ami d'un homme comme toi ! »

- « Oh ça, ça peut s'arranger. Non, tu vois, c'que j'comprends pas c'est pourquoi tu m'tutoie si on n'est pas ami ? », lance l'argenté en se grattant l'arrière de la tête. « Si j'me souviens bien, j'te suis supérieur en grade, non ? »

- « Si je me souviens bien, tu es un traitre. Par conséquent, tu ne m'es plus supérieur en quoi que ce soit ! »

- « Aaaah, bah là, j'comprends mieux ! »

- « Tant mieux, parce que toi et moi, on va pouvoir se battre. »

- « T'es donc si pressé ! C'est vrai que t'as jamais été très drôle, mon petit Shûhei. T'es même limite ennuyeux… »

- « Ne m'appelle pas comme ça ! », s'insurge le brun.

- « Comme quoi ? », demande innocemment Gin. « Tiens, avant qu'on commence notre combat, parle-moi de nos amis communs. »

- « Nous n'avons pas d'amis… »

- « Oh, c'que tu peux être rabat-joie ! J'veux juste savoir comment va mon petit Izuru ? Je lui manque au moins ? »

Interloqué, Hisagi regarde l'homme converser comme s'ils étaient de vieilles connaissances.

- « Izuru est bien mieux sans toi ! »

- « T'es sûr ? J'lui ai même pas manqué un p'tit peu ? » Ichimaru hoche la tête. « J'suis déçu ! »

- « Commençons à nous battre, j'en ai assez de tes fadaises. »

- « Waouh ! T'en connais d'jolis mots, dis donc ! Mais, si tu permets, j'ai pas fini. Comment va ma Ran-chan ? »

Le grain de la colère vient d'éclore dans les veines d'Hisagi. L'évocation de celle pour qui son cœur bat par celui qui lui a fait tant de peine, est plus qu'il ne peut supporter et sans attendre, il s'élance vers l'argenté.

- « Ma ma, qu'est-ce qui t'arrives Shûhei ? » L'argenté s'est écarté au moment de l'impact avec une facilité qui aurait déconcerté toute personne sensée. Ce qui n'est actuellement pas le cas d'Hisagi. « C'est vrai quoi, ça va pas d'foncer sur les gens comme ça ! En plus, t'as même pas répondu à ma question ! »

- « Et je n'ai pas l'intention de répondre tes questions. BAT-TOI ! », se met à hurler le brun.

Ce qui provoque une réaction inattendue de l'argenté : il pose ses deux mains sur ses oreilles et fronce les sourcils en regardant Hisagi.

- « Bon sang, j'savais pas qu't'étais un braillard ! C'est dingue, on croit connaitre les gens et pis, on est déçu ! »

- « C'est vrai que si l'on te prend en exemple, la déception est grande. »

Le ton amer du brun coule sur Ichimaru aussi facilement que l'eau sur une vitre et ce dernier revient immédiatement à la charge, indifférent aux sentiments exacerbés de son vis-à-vis.

- « Et sinon, pour ma Ran-chan, tu m'as pas répondu.. »

- « Et je ne te répondrai pas ! »

- « Bah, ça te coûte de rien d'me dire ! », fait l'autre avec un air boudeur.

- « Tu veux vraiment savoir, hein ? » C'est sur les lèvres d'Hisagi que se dessine maintenant un sourire moqueur. « Rangiku aussi, elle est mieux sans toi. Tu l'as trahie et aujourd'hui, elle a des gens qui l'aiment et qui la soutiennent. Elle a même retrouvée sa joie de vivre. Finalement, c'est bien que tu sois parti. Elle est libérée d'un poids mort et peut enfin vivre sa vie. »

Les mots sont sortis tous seuls, et Hisagi se sent comme galvanisé par eux. À l'inverse, le sourire d'Ichimaru a disparu, laissant la place à un rictus mauvais et un regard assassin. Et ce terme est ce qui convient le mieux puisque le brun a un mouvement de recul en découvrant pour la première fois les magnifiques yeux bleus de l'ancien capitaine de la troisième.

- « Tu sais rien d'notre relation, alors t'avises pas d'juger ! », crache ce dernier.

Bien qu'il ne soit pas rassuré par l'énergie spirituelle menaçante de l'argenté, Hisagi décide de porter le coup de grâce à Ichimaru, et de ce fait, occulte un peu la vérité.

- « Tu n'as jamais eu de relation avec elle, du moins pas comme celle qu'elle et moi avons. »

Il ne faut qu'une seconde à Gin pour assimiler et foncer vers le brun, Shinzo en main. Hisagi esquive la première attaque mais peine à contenir les coups suivants, qui graduellement sont toujours plus puissants. Incapable de prendre à sa charge la moindre initiative, il ne fait que se défendre, parant au mieux la lame du zanpakutô adverse, qui lui a déjà tailladée le bras.

- « Ran-chan a besoin d'quelqu'un d'solide pour la protéger et toi, t'es même pas capable d'me résister. »

- « Rangiku n'est pas un objet ou une chose délicate qui a besoin d'être protégée. C'est un soldat compétent, qui sait se battre. Tu dis la connaître, mais tu ne sais rien d'elle. »

Gin continue à frapper, et si la colère lui insuffle ce regain d'énergie, les mots d'Hisagi l'ont touchés plus qu'il ne le voudrait. Il est resté bloqué sur une image du passé. Un passé où, en effet, Rangiku Matsumoto avait besoin d'être épaulée. Mais ce passé est révolu, et la jeune femme est devenue l'une des meilleures shinigamis en poste.

Essoufflé comme jamais, Hisagi décide de passer immédiatement en mode shikai, même s'il n'en apprécie que peu l'allure. Une fois lancé le 'Fauche Kazeshini', le katana se transforme en deux tiges en métal, reliées par une chaine et au bout de chacune desquelles sont scellées deux faux inversées. L'arme tranchante présente une apparence terrible et son maniement n'a qu'un seule objectif : tuer.

La vision de cette arme cauchemardesque a fait reculer instantanément Gin. A bonne distance, les deux hommes reprennent leur souffle, sans cesser de s'affronter du regard. Deux orbes obsidiennes contre deux billes couleur lagon.

- « J'vais t'butter vice-capitaine. Ran-chan sera d'nouveau à moi. »

- « Même si tu réussis ce tour de force, Rangiku ne te reviendra pas. Tu oublies que tu l'as trahie, comme tous les autres. Jamais, elle ne te le pardonnera. »

- « Tu t'crois fort, mais j'le suis plus que toi. Et Ran-chan sera à moi ! »

- « Tu ne fais que répéter en boucle Ran-chan sera à moi, mais tu l'as déjà perdue. »

- « NOOOON ! »

Gagné par une rage incontrôlable, Ichimaru s'élance sur le brun, son zanpakutô droit devant lui. Hisagi fait tournoyer ses faux au-dessus de sa tête pour les renvoyer et décapiter l'ancien capitaine de la troisième. Manque de chance, l'argenté arrive trop vite et la distance restante entre les deux hommes devient trop petite pour permettre au brun de lancer convenablement son arme. Emporté par l'élan de Kazeshini, Shûhei est incapable de se reculer voire même de bouger sans tomber. Quant à Gin, il réussit à éviter d'un cheveu la première faux, mais pour la deuxième il se jette en avant, percutant de plein fouet son propriétaire, l'emportant avec lui vers le bas.

La chute est inévitable et les deux hommes atterrissent durement sur le sol d'une aire de jeux pour enfants, fort heureusement déserte à cette heure tardive. Le revêtement en caoutchouc typique de ces terrains a amorti leur vol plané. Emmêlés l'un et l'autre dans la chaine de Kazeshini, ils ont bien du mal à se relever, malgré les gigotements de Gin placé au-dessus du brun.

- « Barre-toi de sur moi ! »

- « Parce que tu crois qu'j'ai envie d'rester collé à toi peut-être ! C'est ta foutue chaine, et j'peux même pas utiliser Shinzo ! Repasse en mode normal. »

- « Mais oui bien sûr, tu me prends pour un bleu ? Sitôt fait et tu pourras me trouer la peau. »

Un sourire carnassier apparait sur les lèvres de l'argenté.

- « Pas faux ! »

- « Bon, on fait quoi ? »

- « J'sais pas ! Moi j'suis bien, j'suis au-dessus ! »

- « Très drôle ! Je propose que tu bouges un peu pour essayer de desserrer la chaine… »

- « Tu veux que je… bouge ? », explose de rire Gin. « T'es sûr qu't'aimes les femmes ? »

Sans se forcer, Hisagi lui envoie un regard noir.

- « Fais ce que je te dis. Je n'ai pas envie de rester toute la nuit saucissonné à toi ! »

- « D'accord, d'accord. T'fâche pas, c'était juste d'l'humour ! »

- « Oui, bah garde le pour toi, ton humour salace ! »

Soumis à la voix stricte de Shûhei, Gin commence à se mouvoir d'avant en arrière, pour essayer de libérer une partie de son corps. Tout à sa tâche, il ne se rend pas compte du malaise qu'il provoque sous lui. Car, si pour le moment, aucune amélioration visible n'est à noter, la friction d'un corps chaud sur le sien commence à émoustiller le brun. A tel point, qu'il doit se mordre la lèvre inférieure pour se retenir de gémir.

Soudain, l'argenté stoppe tout mouvement. Il a senti, non pas la chaine bouger, mais une protubérance au niveau de son entrejambe. Hisagi écarquille ses yeux noirs et s'empresse d'en porter le regard ailleurs que droit devant lui, évitant ainsi de rencontrer ceux de Gin. Celui-ci vient de tourner la tête et lâche un soupir.

- « T'es gay », affirme-t-il comme une évidence.

Toujours sans le regarder, le tatoué lui répond : « Noon ! C'est une réaction purement physique. »

- « N'importe quoi ! Tu bandes parce que moi, un homme, j'suis sur toi. Donc t'es gay ! J'comprends mieux maintenant. »

Piqué au vif par la remarque, Hisagi porte de nouveau son regard droit devant lui. « Ça veut dire quoi ça ? »

- « Bah, le 69 tatoué sur ton visage, si c'est pas un signe ! »

- « N'importe quoi ! Un homme et une femme peuvent se faire un 69. Et puis, c'est un hommage. »

- « Tu t'es fait tatouer un 69 sur l'visage en hommage. Mais à quoi nom d'un chien ? »

Hisagi rougit. Presque personne ne connait son histoire, et la signification de son tatouage. Il répugne donc à s'expliquer. Mais là, son honneur de mâle, amoureux transi de la belle Rangiku est dans la balance, alors il se lance.

- « A l'ancien capitaine de la neuvième, il en avait un. Et comme il m'a sauvé la vie quand j'étais enfant… »

- « Muguruma ? Il avait pas d'tatouage ! »

- « Bien sûr que si, il avait un 69 sur le ventre… »

- « T'as mâté le bide d'un mec ? Quand t'étais môme ? Bah, l'doute est plus permis : t'es gay ! », décrète Gin, fier de son raisonnement.

Hisagi ne trouve rien à répondre. Et c'est sans doute mieux, ça risquerait de se retourner contre lui. Il vient d'ouvrir son cœur et voilà ce qu'en fait ce renard. Il doit le contrer autrement.

- « Remarque, il était pas mal Muguruma. Grand et tout plein d'muscles. Enfin, si on aime l'genre… masculin ! » Gin se gargarise encore et encore. Il tient un filon pour faire chier le brun et il n'a pas envie de s'arrêter. « C'est bon pour moi ça ! Ran-chan, elle aime les hommes qu'aiment les femmes… Eh ! Mais arrête ça ! »

Un grand sourire se peint sur le visage du brun. Il vient de trouver LA solution. Sa main droite se trouvant près de l'entrejambe de Gin, il n'a eu qu'à lâcher la prise sur l'une des gardes de son katana et commencer à masser la verge sous le tissu, pour faire clore son clapet à ce maudit traitre. Pourquoi n'y-a-t-il pas penser plus tôt ! Pour un peu, il se frapperait. Enfin, s'il le pouvait.

- « Arrête, j't'ai dit ! »

- « Oh, mais ne serait-ce pas un sexe droit comme un i que je sens sous ma main ? »

Main qui s'active sur la verge que Gin essaye de dérober aux caresses. Impossible, tant les deux hommes sont serrés l'un contre l'autre.

- « Espèce de gay, lâche-moi tout de suite !...Mmm »

- « Et ça, ça ressemble fort à un gémissement. Serais-tu gay Ichimaru ? »

- « Non, c'est… Mmm… c'est une réaction physique… »

- « Donc, tu reconnais comme moi, qu'il s'agit d'une réaction physique ? », conclut Hisagi avec un sourire victorieux.

Gin le sait, dire oui revient à valider le fait que le brun est potentiellement un rival. Il veut se battre pour Rangiku, c'est ce qu'il a toujours voulu.

- « Non. Toi t'es un gay qui s'affiche, monsieur-soixante-neuf-amoureux-de-Muguruma ! »

Les représailles ne tardent pas. Les va-et-vient reprennent, plus appuyés et plus rapides. Malgré sa volonté de fer, Gin peine à ne pas se laisser aller.

- « Gin est gay, Gin est gay… », se met à chantonner Shûhei.

C'est certes puéril mais que la vengeance est douce à cet instant-là pour le brun. Gin est incapable de dire quoi que ce soit. En même temps, c'est difficile de parler en se mordant les lèvres. Et comme il enrage d'entendre la litanie sortant de la bouche du brun, il ne trouve rien d'autre que d'y écraser la sienne. L'envie de combat autant que celle de le faire taire, le pousse à aller chercher querelle à la langue ennemie. La dénichant dans un coin de l'antre, il vient s'y frotter agressivement, n'arrachant qu'un grognement outragé. Mais il veut autre chose. Il calme ses ardeurs belliqueuses et devient plus sensuel. Un gémissement vient enfin récompenser son audace.

Il casse le baiser, et s'il constate du désir dans les yeux noirs, il y voit aussi de la rébellion.

- « Et après tu diras que tu n'es pas gay, Ichimaru ! », lance le brun en reprenant ses caresses.

Gin riposte par des baisers jusqu'au point où les deux hommes ferment les yeux, appréciant autant l'un que l'autre. L'argenté est décidé à soulager la tension dans son sexe, et se faisant il accompagne maintenant les mouvements de la main par des frottements qui masturbe le sexe d'Hisagi. La jouissance n'est pas loin et alors qu'ils sont en train de s'embrasser cette fois avec tendresse, ils se libèrent tous les deux dans un cri.

Gin a la tête couchée sur le côté près de l'oreille de Shûhei. Ils reprennent tant bien que mal leur souffle sans se rendre compte que le katana n'est plus en mode shikai, et que, de ce fait, ils sont libres de leur mouvement.

C'est ainsi que les trouvent Urahara, Uryû et Yoruichi qui patrouillaient dans les parages.

- « Eh les gars, regardez qui nous avons là ! Un nouveau couple ! »


Point n'est besoin de gaz entre ces deux-là. Juste une chaine et un peu d'huile de coude.