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Anemone33 : si j'avais utilisé l'un des deux gaz avec ces deux mecs, je n'avais qu'une seule possibilité : c'était de 'transformer' le caractère de Shûhei. Parce que pour Gin, rien ne sert d'en rajouter ! Sinon, tu as presque bon parce qu'il est septième siège, tu sais, celui dont on parle toutes les deux.

Marine : atypique, mais quel beau couple ! Le plus ténébreux physiquement est le gentil et le plus lumineux a un côté sombre qui donne la chair de poule et un peu de frisson d'excitation, tu ne trouves ?

Maryanne : oh, il y a pire comme torture non ? En plus, t'as mis dans le mille. Pour le fait de continuer, ça va pas être possible parce que c'est un calendrier de l'avent. Ce qui signifie que ça doit se terminer avant que le papa Noël ne vienne !


L'aveugle, la teigneuse et la petite âme tourmentée

Il court vite, très vite. Peu importe que son cœur batte à cent à l'heure, peu importe que sa respiration soit douloureuse, il court car c'est l'ordre donné par le lieutenant Hisagi. Ce dernier s'est mis en rempart entre lui et le traitre Ichimaru. Il lui en sait gré car à part trembler de tous ses membres, lui n'aurait rien pu faire contre quelqu'un de l'envergure de l'ancien capitaine de la troisième. Il n'est pas un soldat. La preuve, il ne sait pratiquement pas utiliser le shunpo, raison pour laquelle il est en train d'utiliser ses petites jambes. Non, lui, il est juste un médecin.

Et un pleutre.

Oui, Hanatarô Yamada ne se fait guère d'illusion quant à son courage inexistant. Il aime son métier, mais exècre le danger, même s'il l'a frôlé à maintes reprises par le passé. A croire qu'il l'attire comme un aimant ! D'ailleurs, à tous ceux qui se demandent ce que ce chétif petit bonhomme fait dans le monde réel en temps de guerre, bah rien de plus simple : il est chargé par le commandant Yamamoto de remettre un document émanant de Kurotsuchi à Urahara et d'assister ce dernier dans l'élaboration d'un antidote contre le gaz de Szayel.

La réunion déclenchée par les capitaines Kuchiki, Ukitake, Kyôraku et leurs collègues Hitsugaya et Unohana informés des évènements n'a pas été idyllique pour le vieux barbu. Subir les remontrances de ses officiers n'a pas été facile pour lui et apprendre qu'il est la cause de ce qui était arrivé aux trois humains qui sont venus les sauver à maintes reprises, a fini de l'achever. Kurotsuchi a été convoqué dans la minute et c'est dans ses petits tabis qu'il est reparti dans son laboratoire pour travailler à partir des notes et des échantillons d'Urahara. Ordre lui a été donné de ne plus en sortir avant la fin de cette fichue guerre !

Alors qu'Hanatarô reste focalisé sur les bruits du combat et l'énergie spirituelle d'Ichimaru et d'Hisagi qui sont pourtant désormais bien loin, il continue de filer à toutes jambes, déboulant de la petite ruelle où il était, sur une rue plus grande, pile au moment où deux âmes s'élançaient l'une vers l'autre.

A l'instant où les trois allaient se rencontrer, les deux âmes en question ont le temps de lever leur katana pour éviter de découper en rondelles le petit corps glissé entre elles, mais pas celui de se dérober à l'impact. Résultat après le choc, les trois corps se retrouvent emmêlés les uns dans les autres.

Des geignements commencent à s'entendre alors que les résidus d'une poussière rose s'évaporent doucement dans la nuit. Il semblerait que l'une des deux âmes portait sur elle une balle remplie du désormais légendaire gaz de Szayel Apporo Grantz. Le porteur se relève et s'assoit en se secouant la tête, probablement en vue de remettre ses idées en place. Il touche le sommet de son crâne, et rassuré de ne pas être touché à cet endroit, il regarde devant lui et sent la petite aura d'Hanatarô dans toute sa splendeur. Les yeux craintifs, les joues rouges d'avoir provoqué la catastrophe et un rire nerveux et idiot. Contre toute attente, l'homme à la peau café au lait, se contente de sourire gentiment dans la direction du petit shinigami, qui n'en devient que plus gêné.

Une autre plainte se fait entendre et le petit médecin se retourne pour tomber dans le regard brun d'abord courroucé, puis attendri d'une gamine avec des couettes blondes. Toujours pourvu de son air désolé, Hanatarô ne peut rien faire d'autre que de ricaner bêtement.

En fait, le médecin de la quatrième se retrouve assis sur les jambes emmêlées des deux combattants. Car, même s'il ne connait pas la blonde, il ne doute pas un instant qu'elle soit une shinigami, tant son énergie spirituelle est forte. Pour l'autre, il a compris qu'il avait malheureusement percuté Kaname Tôsen, ancien capitaine de la neuvième division et traitre à la Soul Society.

- « T'es mignon, toi », lance avec un air coquin la blonde. « Comment tu t'appelles ? Moi c'est Hiyori Saguraki. J'suis l'ancienne vice-capitaine de la douzième division. »

Ce que la donzelle n'a pas vu, c'est que l'ennemi avec qui elle se battait avant l'arrivée inopportune du mignon, est toujours là, juste derrière le petit brun. Et il le fait savoir immédiatement.

- « Tu oublies de dire que tu as été bannie de la Soul Society. »

- « La faute à qui, espèce de traitre ! »

- « Tu n'as qu'à t'en prendre qu'à toi-même. Trop faible pour résister à une attaque, trop stupide pour t'être laissée avoir, voilà qui tu es Hiyori Saguraki. »

- « Toi et ton sale connard d'Aizen, vous nous avez pris en traitre. Parce que c'est ce que tu es Tôsen, un traitre. »

- « Je suis un capitaine du Gotei… »

- « La ferme, t'es qu'un usurpateur ! Ton poste, tu l'as volé à Kensei et tu le sais très bien ! Alors, cesse de faire ta mijaurée ! Toi, ta grandeur et ta justice, vous m'foutez la gerbe !»

Emportés par leur colère, les deux opposants viennent de se lever brusquement, faisant choir à leurs pieds le pauvre petit shinigami.

- « Ouch ! », fait celui en tombant sur les fesses.

Action, réaction. Aussitôt, les deux enragés s'accroupissent pour aider le petit à se relever.

- « Tu ne t'es pas fait mal au moins ? », demande Tôsen avec un air alarmé et en lui prenant la main.

- « Evidemment qu'il s'est fait mal, imbécile ! Tu t'es reçu sur le derrière, hein mon mignon ? », sourit Hiyori. « Je vais t'aider, prend ma main. »

- « Nul besoin, il a déjà la mienne. »

Et en deux temps, trois mouvements, Yamada se retrouve tiré avec force par le haut, puis mis sur ses pieds, avec le sentiment bizarre que ces deux gugusses ont failli lui arracher les bras. Pris en sandwich entre la teigneuse et le traitre, il sue à grosses gouttes et danse d'un pied sur l'autre, signe qu'il frise la panique.

- « Euh… mademoiselle… »

La blonde ne le regarde même pas, alors il se tourne vers le grand homme noir.

- « … capitaine… euh non…Tôsen-san… »

Le suiveur d'Aizen n'écoute pas ce qu'il dit, trop occupé à défier du regard la petite vizard.

- « Il est à moi ! », lance la blonde en prenant le bras droit du médecin et en l'attirant vers elle.

- « Certainement pas ! Cette âme est mienne », répond l'aveugle en faisant de même avec le bras gauche d'Hanatarô.

A cet instant, le petit brun est mal. Tiraillé entre les deux, il se demande encore comment il a pu en arriver là, lui, une petite chose aussi insignifiante.

- « On n'a qu'à lui demander de choisir », propose Hiyori.

Tôsen semble réfléchir quelques secondes.

- « Oui, faisons cela. Même si je sais qui il choisira », déclare-t-il en fixant de ses yeux invalides le visage du jeune shinigami.

Si Hanatarô n'était pas persuadé que cet homme est bel et bien aveugle, il pourrait croire que celui-ci est en train de sonder ses yeux à lui. C'est un truc inimaginable qui se passe ici. Il devrait être mort depuis longtemps et certainement pas être l'enjeu d'une querelle entre deux shinigamis puissants. Il est vrai que l'insistance dont font preuve à son égard ces deux personnages en tout point différents de lui, flatte son égo. Oh pas un truc bien méchant. Juste un petit égo, comme lui.

- « Alors ? », s'impatiente la blonde en le regardant alors qu'il sort de ses pensées.

- « Euh… alors quoi ? »

- « Qui de nous deux tu choisis, bon sang ! »

- « Choisir ?... mais pour quoi faire ? »

- « Tu es tellement innocent, ma petite âme en sucre. »

Le sourire de Tôsen est d'une tendresse à vous renverser le cœur et c'est précisément ce qui est en train d'arriver à Hanatarô. Le petit brun est certes réputé pour sa timidité maladive, mais ce que peu de gens savent, c'est que c'est un véritable cœur d'artichaut.

- « En sucre ? Où t'as vu qu'il était en sucre ? »

- « Euh… mademoiselle, Tôsen-san est aveugle il ne peut pas voir ! »

- « C'est bien ce que je dis ! T'es pas en sucre ! »

- « C'est une image, un petit nom que l'on donne à celui qui vous est cher. » La douceur de la voix est en passe de faire chavirer Hanatarô avant de ne devenir que mépris lorsqu'elle s'adresse à l'ancienne vice-capitaine. « Un être misérable comme toi, ne peut comprendre les choses du cœur. »

- « Ah ouais, j'comprends rien à l'amour ? Bah, regarde et apprend ! »

D'autorité, la blonde plaque ses lèvres sur celles d'Hanatarô qui ouvre des yeux exorbités. Il est encore figé lorsqu'elle s'écarte et croise les bras sur sa poitrine.

- « Alors, qu'est-ce que tu dis de ça ? »

Choqué une seconde, Tôsen se reprend bien vite et se penche avec adresse vers Hanatarô qui attend, complètement étranger à ce qu'il l'entoure. Les lèvres foncées se posent délicatement sur celles roses. Le baiser est tout aussi fugace que celui de la blonde, l'aveugle se redressant avec un sourire satisfait sur le visage.

- « Ça lui a rien fait ! Regarde la tête qu'il fait, il a l'air de vouloir tomber dans les vapes. »

Ce qui est loin d'être faux. Les évènements dépassent tellement son entendement que l'évanouissement serait ce qu'il y a de plus judicieux à faire pour le shinigami de la quatrième.

- « Crois-tu que cela lui donne envie de se vider lorsque je fais… », un air lubrique scotché sur le visage, l'aveugle pose sa main sur l'entrejambe du brun, « … ça ? »

Un gémissement appréciateur sort de la bouche d'Hanatarô. Vexée, Hiyori s'empare de la bouche pour étouffer le second gémissement. Sa langue envahit la petite bouche, et sous les deux sensations, le shinigami ferme les yeux. Ce d'autant que le baiser s'approfondit et que la main sur sa verge accélère les mouvements.

Hiyori casse la baiser lorsque son mignon pousse un cri étouffé. Il vient de jouir dans son hakama, un bras enroulé autour de l'épaule de la jeune fille, et le reste du corps appuyé sur Tôsen.

- « T'as aimé mon baiser, mon mignon ? »

- « Non, ma petite âme tourmentée a apprécié les caresses de ma main. »

- « N'importe quoi ! Quand il va m'prendre, il va crier de plaisir ! », s'énerve la blonde.

- « Il hurlera de plaisir quand moi, je vais le prendre », renchérit sur un ton aussi vindicative le métisse.

Et Hanatarô dans tout ça ? Bah, il n'est pas encore redescendu de son orgasme, qui était quand même son premier. Papillonnant des yeux contre le torse musclé de Tôsen, il affiche le sourire niais de celui sur le point d'être déniaiser.

- « Pari tenu ! »

- « Allons dans un endroit plus propice à ce genre d'exaltation. »

- « Oh, ça va avec tes grands mots ! »

Soulevant Hanatarô du sol, Tôsen le prend dans ses bras et Hiyori serre sa poigne autour de l'un de ses bras, pour ne pas que l'autre ne lui chipe son mignon. En shunpo, l'étrange équipage vient se poser sur un toit terrasse paysager. Différentes sortes de mousses et de plantes vivaces y poussent harmonieusement dans l'un des nouveaux quartiers à la mode. Dès qu'ils ont un pied sur le sol, les deux plus vieux s'attèlent à ôter ses vêtements au brun et à se déshabiller en même temps.

L'air frais vient ramener le médecin du pays des rêves. Il lui suffit d'un coup d'œil pour comprendre pourquoi soudain il a froid, et d'un deuxième pour découvrir qu'il n'est pas le seul à être dans le plus simple appareil. Il déglutit de voir le mélange de désir et de compétition sur le visage des deux autres.

- « Ne t'inquiète pas ma petite âme en sucre, je vais être tendre avec toi », lui dit Tôsen en embrassant sa mâchoire puis en glissant dans son cou sur lequel il dépose des baisers papillons.

- « Ouais, moi aussi, j'vais bien m'occuper d'toi », lance Hiyori qui s'est laissée tomber à genoux et qui vient laper son sexe, qui passe en quelques secondes de mou à dur.

Hanatarô ferme les yeux. Cauchemar ou rêve érotique éveillé ? Il avale ce qui lui reste d'hésitation en se mettant à gémir le prénom d'Hiyori dont les coups de langues lui réchauffent le bas-ventre. Pas en reste, Tôsen s'applique à lécher la peau de son cou, éraflant de ses dents le lobe de son oreille.

- « Aah…, Tôsen-san… »

- « Appelle-moi Kaname. »

- « Kaname… Hiyori…, j'en veux encore… »

- « Encore comment ? », susurre la voix de l'homme à la peau chocolat.

- « Il veut m'prendre », répond la blonde en délaissant la verge enduite de salive. « Il veut s'soulager avec moi, hein mon mignon ? »

Incapable de savoir ce qu'il fait ou dit, Hanatarô n'est sûr que d'une seule chose : ça doit continuer.

- « … oui… »

- « Tu veux que je vienne en toi et connaître ainsi le plaisir suprême ? »

- « … oui… »

Un échange entre les deux rivaux suffit à modifier de concert leur position. La blonde s'allonge sur le sol moelleux et écarte les jambes. Tôsen aide Hanatarô à se glisser entre elles relevant ses fesses qu'il caresse doucement. Tandis que Hiyori attire son visage vers elle pour lui rouler un patin baveux, le plus grand commence à insérer un doigt pour préparer l'anus à le recevoir. Le baiser est cassé et Hiyori montre à Hanatarô ses seins, petits mais fermes, que le jeune homme dévore des yeux avant de les embrasser puis les lécher avec gourmandise.

Un cri aigu vient de sortir de sa gorge, prouvant que l'aveugle sait compenser la perte de sa vue par une dextérité de son toucher.

- « Viens en moi », demande Hiyori la voix prise par l'envie et les yeux embués de désir.

Tôsen vient diriger la verge du petit brun vers le clitoris de la blonde. La pénétration lui coupe le souffle, tant la sensation d'étau est forte. Mais ce n'est rien comparé à celle du sexe imposant de Tôsen, le pénétrant à son tour. Ses connaissances en médecine lui sont utiles à cet instant. Il ferme les yeux et concentre toute sa volonté à apaiser la douleur de son postérieur et la tension sexuelle sur son sexe. Respirant profondément, il finit par donner un petit coup de rein, arrachant un geignement à Hiyori. Le signal est donné et c'est Kaname qui dirige le mouvement. Lent pour commencer, puis de plus en plus profond et rapide au fur et à mesure que leur plaisir à tous les trois montent.

Le mélange des râles du plus grand, des gémissements du plus petit et des cris de la blonde, forment une sorte de cacophonie étrange et pas vraiment discrète. Si bien que lorsqu'ils se libèrent tous à quelques secondes d'intervalle, c'est un public de huit personnes qui les sort de leur orgasme.

- « Capitaine Tôsen… », parvient à dire un Hisagi choqué.

- « Hana… Hanatarô ? », fait en écho la voix étranglée d'Ichigo.

- « Hiyori, tu pouvais bien m'faire des reproches si c'est pour t'envoyer en l'air avec deux mecs en même temps, dont un est le bras droit d'Aizen ! », balance Shinji sur un ton aigre.

- « Les shinigamis ont vraiment des mœurs affligeantes ! », crache Uryû.

- « Ma ma, Tôsen, qu'est-ce qui t'arrives ? Tu pousses le sens d'la justice et d'l'équité jusqu'à partager tes amants ! », se moque Gin.

Toutes ses remarques sont presque sorties en même temps et sous les rires d'Urahara et de Yoruichi, qui a bien y regarder, est allée rejoindre les trois amants sur le toit pour s'y rouler par terre.

Le mot de la fin sera tout en flegme par le plus flegmatique des capitaines du Gotei, Byakuya Kuchiki.

- « Quelqu'un pourrait-il les désemboiter afin que nous y allions ? »


Gaz numéro 2 : testé par Tôsen et Hiyori qui l'ont fort apprécié en compagnie du petit Hanatarô.