Réponses à toutes les reviews (anonymes ou pas)
Maryanne : tu n'es pas loin de la vérité. C'était sur le papier le plus difficile à écrire, mais je trouve aussi que c'est l'un des plus amusants (avec mon petit Quincy, bien sûr). Pour la fin, je fais apparaître les 8, car presque simultanément, j'ai eu dans ma tête leur réactions à tous !
Anemone33 : je me suis fait peur à moi-même quand j'ai imaginé ces trois-là ensembles. Au final, je trouve que ça le fait. Et oui, la fin, c'est après-demain, et il va me falloir trouver un peu de temps pour publier entre la préparation de mon beurre blanc au cidre breton et la salade de foie gras aux pommes caramélisées !
Marine : j'espère que ce n'était pas des frissons de dégoût ! Pour Byakuya, je suppute qu'il aime faire de l'humour… dans le privé !
Le papa le plus sexy du monde
Le proverbe dit qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même, et ce soir, Sosûke Aizen, capitaine usurpateur de la cinquième division, assassin en puissance, a décidé d'en faire son adage. Irrité que les résultats des expériences de Szayel n'aient pas été jusque-là couronnées de succès, il pense qu'en donnant de sa personne, ce sera forcément une bonne chose.
Avant de partir, il s'est muni d'une balle de gaz qu'il a mise dans sa veste, près de son cœur, avec l'autre objet qui ne le quitte jamais : une boule translucide aux couleurs lumineuses. L'homme est tellement peu confiant qu'il ne quitte jamais son royaume sans le Hogyoku.
Sûr de sa capacité à mener son projet à bien, il se dirigé avec célérité vers la maison des Kurosaki. Car son objectif est de gagner le jeune Ichigo à sa cause. Le garçon est puissant et pourrait servir ses intérêts. Et puis, il est très beau, et Aizen est très gay. Il va en faire son compagnon, voilà l'idée générale.
Alors qu'il vole au-dessus de la ville, un souvenir fugace traverse son esprit. Le visage d'un autre Kurosaki se dresse face à ses yeux. Un homme plus jeune, brun et vivant. Tellement vivant. Et ce sourire éclatant ! Aizen se souvient parfaitement de ses observations à l'époque où le capitaine de la dixième est venu sur terre. Jamais il n'a pu oublier ce sourire. C'est le cœur empli de nostalgie qu'il parvient chez les Kurosaki.
Sans y avoir été invité, Aizen ouvre la porte et franchit le seuil comme en terrain conquis. L'absence de bruit lui laisse penser que la maison est habitée. Il commence à marcher, observant la première pièce où sont disposés un canapé et des fauteuils. Puis il passe dans la cuisine dont il fait le tour les mains derrière le dos, se penchant sur un reste de gâteau qu'il renifle avec dédain. Il repart vers l'entrée, en direction de l'escalier bien décidé à poursuivre sa petite visite par l'étage.
Avant de commencer son ascension, il jette un dernier regard circulaire dans la grande pièce et de ce fait, découvre au moment où il se retourne, ce qui arrive droit sur lui.
Un peu plus tôt
Ce qu'Aizen ne sait pas, c'est qu'Ichigo est quelque part en vadrouille, avec Urahara et les autres. Seul Isshin est à la maison, ses deux cadettes faisant une soirée pyjama chez une de leurs amies. Décidé à profiter de ce moment de répit, le bon docteur a décidé de se prendre un bain, version Isshin Kurosaki. Il est allé au préalable dans le grenier chercher d'anciens jouets ayant appartenu à Ichigo, et c'est les bras chargés de petits bateaux de guerre en plastique kaki, que l'ancien capitaine de la dixième division arrive dans la salle de bain, pleine de buée due à l'eau chaude qu'il a fait couler.
Un grand sourire scotché sur les lèvres, il vient poser son trésor sur le petit tapis de bain, puis il dénoue le peignoir bleu Roy sur lequel il est écrit 'Le papa le plus sexy du monde'. Ses filles le lui ont offert il y a plusieurs années, amusées par la ressemblance de leur père avec la représentation dessinée d'un homme brun en caleçon, qui présente ses muscles, le dos cambré, en faisant un clin d'œil qui se veut charmeur. Il enjambe l'un des montants de la grande baignoire et va s'assoir dans l'eau, fermant les yeux pour apprécier la chaleur qui se diffuse sur sa peau.
Après quelques minutes à soupirer d'aise, il rouvre les yeux et se frotte les mains en jetant un œil à ses joujoux. Les uns après les autres, il s'en saisit et les dispose sur l'eau de manière stratégique.
La bataille navale version Kurosaki peut commencer !
- « Capitaine Kurosaki, appareillez le porte-avion », gronde le brun.
- « Oui, amiral Shiba. Tout le monde à son poste, fermez les écoutilles… », répond sa voix avec des intonations moins fortes.
A le voir ainsi s'amuser comme un petit fou, beaucoup douterait de sa santé mentale. Cependant, tous ceux qui le connaissent, savent à quel point cet homme est resté un vrai gamin. Lorsqu'il s'est définitivement installé dans le monde réel, il a découvert des choses incroyables en même temps qu'il devenait responsable d'une personne : Masaki Kurosaki. Il a dû tout apprendre et mettre de côté l'émerveillement que créaient en lui toutes ces inventions qui sont devenues communes pour la plupart des mortels. Pour un shinigami vivant dans un monde où il n'y pas de machine à laver ou de téléphone, le changement a été rude. Mais il s'y est fait avec méthode et application.
Jusqu'à ce fameux jour où il a découvert la télévision. Intrigué par cette boite bruyante où défilaient des gens, des animaux et toutes sortes de choses, il s'est mis à la regarder, posant questions sur questions à une Masaki amusée par son intérêt. Il s'est abreuvé jusqu'à plus soif de films d'aventures et de dessins animés où des superhéros sauvent les plus faibles. Juste après leur mariage, il aimait à se vanter que lui aussi était un superhéros, puisqu'il avait sauvé Masaki en volant jusqu'à elle. Cette dernière a bien essayé de lui expliquer que tout ce qu'il voyait sortait de l'imagination débridée d'auteurs, mais rien n'y a fait. La boite à images lui avait déjà retourné le cerveau comme elle aimait à le dire, mais plus sûrement elle avait ravivé son âme d'enfant.
- « Ce fût une belle bataille capitaine Kurosaki. Nous n'oublierons pas le don que vous avez fait à la nation. »
Un salut de la main et Isshin expulse de la baignoire tous les jouets. Il se lave les cheveux et se décide enfin à sortir de l'eau. Il s'essuie à l'aide d'un grand drap de bain et réenfile le peignoir ridicule. Au moment où il sort de la salle de bain, il entend un bruit en bas des escaliers.
Passant de suite en mode chasseur, il plisse les yeux et se met en position, le dos vouté, une jambe en arrière, prêt à bondir du haut des escaliers et encastrer son fils dans le mur. Un truc qu'il aime faire pour, dit-il, maintenir ses réflexes. Pas les siens, non ceux de son fils !
À ce moment-là, il est évident pour le brun que c'est Ichigo qui fait du bruit depuis le rez-de-chaussée. Quand il s'élance, il le fait presque les yeux fermés, la jambe droite en avant, pile au moment où Aizen se retourne. Le mégalomane reçoit le pied terroriste au milieu de la poitrine, le faisant plier en deux.
Le grand, le puissant, l'intelligent Sosûke Aizen vient de se faire latté en beauté, et comme une catastrophe n'arrive jamais seule, les deux baballes qu'il portait sont entrées en collision sans qu'il s'en aperçoive.
Le dos allongé sur le carrelage, il est présentement écrasé sous le poids conséquent du père du rouquin, dont le gabarit est plus élevé et épais que le sien. D'ailleurs, le colosse est en train de se gratter la tête, se demandant par quel miracle il a réussi à placer l'une de ses attaques. Il sait que son fils est devenu un shinigami et, si le gamin tient de lui, alors c'est un puissant shinigami. Il en est là de ses pensées lorsqu'il entend :
- « Pourrais-tu cesser de m'écraser ? »
Alerté par la voix qui lui est inconnue, Isshin baisse les yeux et tombent sur le visage d'un homme aux cheveux châtain et au sourire séduisant. Il se lève sans lâcher des yeux cette bombe sexuelle qu'il a confondue avec son rejeton. Il se lèche les lèvres en observant de plus près l'homme qui tend une main vers lui. Il semble grand, parfaitement proportionné et malgré un petit air sournois, il détecte du désir dans les yeux chocolat, ce qui l'émoustille au plus haut point. Pour se mettre à son avantage, il ne trouve rien de mieux à faire que de bomber le torse et de cambrer les reins, imitant la pose ridicule sur le peignoir.
La mutation du gaz au contact du hogyoku semble donner à Kurosaki père l'envie irrépressible de se confondre avec sa représentation dessinée…
- « La courtoisie voudrait que tu m'aides à me relever », fait remarquer l'homme toujours à terre, sur un ton très suggestif.
… et à Aizen celle de batifoler dans des bras musclés.
- « Bien sûr, je manque à tous mes devoirs. »
D'un mouvement sûr, il attrape la main et hisse l'homme tout vêtu de blanc, qui atterrit pratiquement dans ses bras.
- « Merci », susurre le châtain contre sa bouche. « Voilà une position qui me convient mieux, monsieur le papa le plus sexy du monde. »
Isshin regarde son peignoir et affiche aussitôt un sourire carnassier des plus effrayants.
- « Tu as remarqué la ressemblance ? C'est un cadeau de mes filles. »
- « Un beau cadeau qui semble cacher un bel homme », réplique Aizen en faisant glisser son regard qui parait transpercer le tissu.
- « Mais le bel homme ne demande qu'à se dévoiler. Si on allait dans un endroit plus propice à l'ôter », propose le docteur.
- « Je te suis. »
Les deux hommes gagnent rapidement l'étage et pénètrent dans la chambre d'Isshin. Son regard ancré dans de l'homme au peignoir, Aizen s'approche du brun et pose ses deux mains sur son torse.
- « Je peux ? »
- « Mais je t'en prie. »
Les mains glissent vers la taille dont elles dénouent la ceinture. Elles remontent ensuite vers le col châle dont elles se saisissent, écartant les pans et révélant un ventre aux muscles ciselés et un sexe érigé de très bonne taille.
- « Je ne suis pas déçu ! Un bel homme, en tout point comme je les aime. Avec des muscles durs comme de la pierre », énonce Aizen en caressant les biceps
- « … une odeur boisée et virile », continue-t-il en respirant à plein poumon la peau du torse
- « et un engin qui doit apporter un plaisir divin », conclut-il en attardant un regard envieux mais pas jaloux sur le costume trois pièces de Kurosaki-san.
- « Serais-tu fin connaisseur ? »
- « Pas vraiment. J'ai eu des amants, de beaux amants, mais aucun ne m'a transporté au point de me prendre. »
- « Oh, alors nous parlons d'un fantasme inassouvi ? »
L'homme à la mèche hoche la tête avec un regard coquin. Isshin comble la distance infime qui les séparait et pose ses deux mains sur les hanches face à lui.
- « Alors, je suis ton homme. Mais avant de commencer, tu me parais beaucoup trop habillé… »
L'uniforme immaculé vient choir sur le sol assez rapidement.
- « C'est un crime de cacher une telle merveille », fait remarquer Isshin.
Il se met à contourner Aizen pour l'analyser sous toutes les coutures et finit par s'arrêter derrière lui. Il fait un pas, faisant toucher au bout de son sexe les fesses devant lui. Le contact fait gémir et fermer les yeux d'Aizen. Isshin glisse ses mains sur la taille, et les dirige vers la verge excitée. Il la prend et commence à lui imprimer des mouvements de bas en haut. Sous la sensation, Aizen penche la tête en arrière et la pose sur l'épaule derrière lui. De sa main libre, Isshin tourne la tête vers lui afin d'explorer les amygdales de son partenaire. Le baiser est sensuel et les deux hommes finissent par se taquiner, toute langue dehors.
- « Tu aimes ? »
- « Oui… comme ça… »
- « Et tu aimes sentir ma queue contre tes petites fesses blanches ? », demande le brun en léchant la peau du cou de son amant et en se frottant contre le corps plus fin.
- « Oh oui !... et j'en ai tellement envie… »
- « Envie de quoi, mon tout beau ? »
- « J'ai envie… que tu l'enfonces profondément en moi… Mmm …»
- « Rien de plus simple, met-toi à quatre pattes sur le lit. »
Aizen n'a pas une once d'hésitation lorsqu'il exécute la requête. Le corps finement musclé surplombe le lit, offrant sa croupe inexplorée à un brun dont l'excitation est à son comble. Celui-ci vient se positionner à proximité et commence une préparation, entrecoupée d'une bonne branlette pour habituer l'antre vierge à être si sournoisement envahie.
Au bout de quelques minutes, les doigts experts finissent par atteindre la prostate. Le tremblement dans le corps d'Aizen et le cri qu'il émet sont suffisamment explicites pour ne pas en douter. Isshin retire ses doigts pour se positionner.
- « Non, n'arrête pas, c'était si bon… »
- « Tu voulais ma queue, elle arrive, chéri. Et tu vas voir que c'est encore meilleur. »
La pénétration anale se fait avec difficulté pour l'un comme pour l'autre. Le brun parce qu'il est serré dans un étau qui est sur le point de lui faire perdre la tête et le châtain parce que la seule chose qu'il ressent, c'est un écartèlement de ses chairs.
Isshin commence à bouger à une bonne vitesse, prenant le temps de pénétrer en profondeur pour que la friction sur son sexe soit à son maximum. C'est après quelques va-et-vient qu'il parvient de nouveau à faire crier Aizen. L'homme n'est plus que sensation. Oublié la recherche de puissance et de pouvoir, son seul crédo, c'est le plaisir qui grandit en lui. La queue imposante qui est en train de le pilonner, fait parcourir des vagues de chaleur dans tout son corps. Il n'a jamais rien connu de semblable. Lui qui est blasé de tout, est en train de se faire enculer et il prend son pied.
Emporté par les coups, il appuie sa tête sur le matelas et écarte les jambes, offrant un angle de pénétration encore plus ouvert à Isshin, et une vision des plus chaudes. Il peut ainsi noyer ses hurlements dans le couvre-lit, lui permettant d'entendre les râles de son amant besogneux. Le rythme est plus chaotique, signe que la fatigue est en train de gagner le papa le plus sexy du monde et c'est dans un cri rauque qu'il se libère dans les fesses accueillantes qui se sont contractées lors de l'éjaculation d'Aizen, quelques secondes plus tôt.
Le brun s'effondre sur le brun et enserre de ses bras le corps qui peine à reprendre sa respiration, mais qui donne des signes de rébellion.
- « Non, ne bouge pas. Pas tout de suite. Je veux encore y croire un peu », supplie la voix d'Isshin.
Les yeux grands ouverts, Aizen est revenu à lui. Il se souvient du moindre détail de ce qui vient d'arriver, de l'attaque, de son comportement de midinette, du sexe entrant et sortant de lui, y compris de la chute du Hogyoku. Pourtant, il ne bouge pas et ferme les yeux, souhaitant lui aussi pousser cette sensation de bien-être jusqu'au bout.
Après plusieurs minutes, la voix d'Ichigo retentit à travers la maison. Isshin sort du lit et enfile rapidement un bas de jogging et un t-shirt.
- « Je vais voir, attend-moi », lance-t-il en sortant.
Arrivé en bas de l'escalier, il sourit à son fils et à… Kisuke Urahara.
- « Euh… bonsoir monsieur ? »
Ichigo croise ses bras et pousse un grand soupir.
- « Isshin, ton fils est au courant. »
- « Mais, je ne comprends pas… »
- « Arrête le vieux ! », commence à s'énerver le rouquin.
Enervé, ce dernier avance d'un pas et bute contre un objet, qui roule vers l'escalier. Kisuke se précipite pour s'en saisir et c'est avec un visage grave qu'il assène la nouvelle.
- « C'est le Hogyoku. »
La bouche ouverte, Isshin darde son regard vers l'étage. Il n'en faut pas plus à Kisuke pour s'élancer dans l'escalier, le brun et le rouquin à sa suite. Malheureusement lorsqu'ils entrent dans la chambre d'Isshin, l'ennemi public numéro un s'est envolé.
- « Alors, c'était… Aizen ? », demande le brun les yeux fixés sur la fenêtre ouverte.
- « Oui. Et tu l'as sacrément retourné pour qu'il lâche ça », répond le blond en montrant la boule phosphorescente.
- « Papa, qu'est-ce qui s'est passé ? »
- « Je… j'ai pas envie d'en parler pour le moment. »
Le visage fermé du médecin est à lui seul une fin de non-recevoir. Ichigo n'insiste pas.
- « Bien, je vais rentrer et avertir la Soul Society. »
- « Papa ? »
- « Tu peux me laisser seul, fils ? »
- « Oui, bien sûr. »
Une fois seul dans la chambre, Isshin va s'assoir sur son lit, les yeux hagards. Ceux-ci finissent par tomber sur le fameux peignoir. Le brun le prend et respire le tissu moelleux, puis il s'allonge et ferme les yeux pour faire le vide en lui.
Gaz numéro 2 : testé par deux mâles dominants qui en ont oublié qui et avec qui ils étaient. Une expérience qui pourrait bien changer le cours de la guerre.
