Anemone33 : ce n'est pas que je fais souffrir les Kurosaki, c'est juste que ce sont tous les deux des hommes de cœur, alors quand ils sont touchés, les émotions sont amplifiées. Pour ce qui est d'Aizen, tu n'as pas tort même si… enfin non, tu vas lire, c'est mieux.
Marine : Isshin est un être facétieux et j'adore le mettre dans des situations burlesques. Bon réveillon à toi aussi !
Maryanne : YESSSS ! Elle a compris avant même le clap de fin. Bien sûr que c'est l'amour le grand triomphateur de cette farce !
Et voilà, nous y sommes : 24 jours, 24 chapitres et une fin en apothéose pour ce Noël 2013 car je vous offre en cadeau un épilogue très long et plein de guimauve. Alors âmes réfractaires aux bons sentiments s'abstenir ! Joyeux Noël à toutes et à tous !
La guerre d'hiver a-t-elle eu lieu avant Noël ?
C'est fou ce à quoi l'esprit scientifique peut conduire ! Combien d'inventions ont été créées sans le vouloir ? L'histoire des hommes les compte par centaines. On cherche à atteindre un but précis et au bout du compte, on obtient toute autre chose. Et pas forcément en moins bien, car parfois, la chimie fait des siennes et offre d'heureuses surprises.
De ce point vue, les deux créations moléculaires de nos deux 'héros' ont eu un effet miraculeux, puisqu'autant le dire franchement, la guerre d'hiver n'a pas eu lieu avant Noël. D'ailleurs, elle n'a pas eu lieu tout court !
La réalité, c'est que les évènements ont conduit à des chamboulements significatifs, autant à la Soul Society, qu'au Hueco Mundo ou encore qu'à Karakura.
** A la première division
Face aux effets 'désirables' des deux gaz, le commandant Genryusai Yamamoto s'est remis en question et, à l'issue de son introspection, il a réalisé qu'il se faisait vieux pour toutes ces 'conneries'. De manière parfaitement unilatérale, il a pris la décision de se retirer dans le petit manoir avec parc privé, acquis au fil de ses nombreuses années à la tête du Gotei 13. Dire que ce fût une grande surprise, est un fait indéniable. Ce fût surtout un grand soulagement. Le légendaire manque d'ouverture d'esprit du vieux barbu empêchait l'évolution de la Soul Society vers une modernité dont le monde réel avait profité, la laissant loin derrière.
Avant de partir, la dernière disposition de Yamamoto aura été de nommer son successeur. L'étonnement aura été de mise chez la plupart des shinigamis, même si pour les collègues de Shunsui Kyôraku, son arrivée à la première division est une évidence. Le caractère indolent, la réticence au combat et le goût prononcé de cet homme pour les femmes et le saké ne le prédestinaient aucunement à une telle charge, du point de vue de la majorité. La réalité est bien différente : le chef du clan Kyôraku est le plus vieux capitaine en exercice et sans doute le plus puissant.
Voici donc arriver avec sa cape fleurie et son grand chapeau, non pas Zorro, mais bel et bien Shunsui et sa vice-capitaine Nanao, pas encore revenue d'une telle promotion. Le lieutenant Sasabike a en effet refusé de servir quelqu'un d'autre que Yamamoto, prenant lui aussi une retraite bien méritée (il le faut pour supporter le vieux bougre !). De toute façon, le brun n'aurait jamais pu se séparer de sa Nanao chérie. Elle connait trop bien ses travers et il n'a pas envie d'avoir à se coltiner la formation d'un lieutenant, ou plutôt, de réhabituer quelqu'un à ses manies à lui.
Une fois fermement installé, il a pu disposer de toute la liberté octroyée par l'absence d'un Central 46 pas encore reconstitué, et du soutien de deux des quatre plus grandes familles nobles, sans compter son clan. Et à la Soul Society, c'est un avantage considérable dont ne disposait pas Yamamoto, malgré son aura. Sa première décision a été de réhabiliter la totalité des vizards, ainsi que tous les espadas ayant tourné le dos à Aizen. Un joli geste certes, mais un geste intéressé, puisqu'il restait toujours deux postes de capitaines à pourvoir plus le sien, et deux postes de vice-capitaine.
Il n'a pas pour autant abandonner ses escapades sur terre. Fort du pouvoir de sa charge, il a fait installer à un Kurotsuchi cherchant désespérément à se faire oublier, un senkaimon personnel depuis ses logements privés. Il peut à loisirs visiter et recevoir les visites de son petit Quincy, avec qui il continue d'entretenir des relations charnelles tellement poussées et régulières, qu'il a profité des festivités données pour le retour des vizards, pour le présenter comme son compagnon. Il n'est donc pas rare de voir le séduisant Ryuken trainer du côté de la première division. Lui qui ne portait pas les shinigamis dans son cœur, est tombé sous le charme des caresses du plus puissant d'entre eux, et ça lui convient très bien.
** A la deuxième division
La division des barbouzes compte désormais quatre membres de plus. Soi Fon s'est trouvé une copine en la très discrète tercera d'Aizen. Tia Hallibel et ses trois fracción sont devenues des membres à part entière de l'unité d'espionnage et les cinq femmes semblent s'entendre à merveille, ce qui n'est pas sans inquiéter la plupart des capitaines et vice-capitaines de l'autre sexe. Le féminisme exacerbé de la capitaine au regard renfrogné leur suffisait amplement et ils auraient bien aimé, pour leur tranquillité, qu'elle ne se clone pas.
Étonnamment, la méfiante Soi Fon est devenue au contact de ses nouvelles amies, une vraie pipelette et une colporteuse de ragots. Ce qui, pour ces messieurs, est sûrement la pire des situations. Qu'une personne disposant de capacités et de ressources pour espionner le moindre de vos secrets, se transforme en une véritable concierge et votre vie devient un cauchemar.
Et comme Apache, Mila Rose et Sun Sun sont obsédés comme Lisa par le sexe entre hommes, il sera aisé de comprendre pourquoi les couples gays de la Soul Society se claquemurent chez eux, sitôt la journée de travail terminée !
** A la troisième division
Le remplaçant d'Ichimaru continue de vivre avec le capitaine de la sixième, une cour incessante, faite alternativement de barbants rendez-vous cérémonieux et de petites gâteries indécentes, Byakuya n'hésitant pas à jeter le froid et le chaud sur un Ashido Kanô qui ne sait plus à quel saint se vouer. Pourtant, le tout jeune capitaine tient bon car plus le temps avance, et plus le brun lui donne de sa personne. Plutôt optimiste, il sait qu'un jour, il l'aura son brun chef de clan.
Et puis, le traité de paix a quelque peu chamboulé sa vie de capitaine puisqu'il a dû récupéré un espada. Et pas forcément celui qu'il fallait. L'arrêt des hostilités a obligé Nnoitra à mettre de l'eau dans son vin. N'ayant plus à ses pieds Tesla, le quinta si imbu de sa personne, s'est prêté à une petite remise en cause dont dépendait ni plus, ni moins que sa survie. Sans grand espoir de pouvoir susciter le moindre intérêt, ou de se faire des amis, son moral était au plus bas lorsqu'il a revu son petit blond lors de la cérémonie de réhabilitation. Il a aussitôt postulé pour intégrer la troisième, sous l'œil paniqué d'un Kira aux joues rougissantes, et l'œil suspicieux d'Ashido.
Ce dernier a réussi à tirer les vers du nez de son lieutenant, qui n'a pas pu lui raconter autre chose que la vision de lui-même à genoux devant l'autre. Compréhensif, son supérieur ne lui a pas fait un reproche (de toute façon, il aurait été mal placé !), ce qui a rassuré le blond. Puis il a convoqué l'espada pour connaitre ses réelles intentions.
Et là, il a compris l'air paniqué d'Izuru, face à un Nnoitra ne cachant pas la bestialité et le peu de cas qu'il fait des autres. Il a fallu mettre les points sur les i.
Début du flashback
- « Si tu cherches la merde à Kira, tu iras tout droit en prison et qui sait, sûrement après un détour dans le laboratoire de Kurotsuchi. »
La mention au scientifique a fait pâlir le grand brun.
- « J'ai rien dit d'tel ! »
- « Mais oui, prend-moi pour un con ! Tu crois que je n'ai pas vu comment tu regardes Izuru. C'est un très bon soldat, quelqu'un de loyal et un peu triste, c'est vrai. L'opposé de celui que tu as rencontré cette nuit-là. » Nnoitra jusque-là agacé par le sermon, a tendu l'oreille. « Mais, tu sais, il existe toujours, enfoui au plus profond de lui. C'est à toi de le rechercher. Et je sais de quoi je parle. »
- « Ça t'est arrivé ? »
- « En effet. Exactement la même chose qu'à toi. Et je n'abandonnerais pas pour autant. Ça ne veut pas dire que j'userais de violence. Je sais me montrer patient. Après tout, le temps ne m'est pas compté. »
Nnoitra a réfléchi quelques instants aux paroles avant de répondre : « D'accord, j'suivrai les règles et j'prendrai mon temps. Mais il sera à moi ! »
Une fois sorti du bureau, Ashido a soupiré de soulagement. Il s'est tout de même promis de surveiller de près le nouveau membre de sa division.
Fin du flashback
Nnoitra a respecté sa promesse et petit à petit, il a commencé à se rapprocher de son petit blond, abattant un à un les murs que Kira dressait entre eux. Il y est parvenu en participant activement à l'entrainement des hommes, ce qui n'a pas été sans danger au début. Pas sa faute, s'il a toujours eu du mal à retenir ses coups !
Aujourd'hui encore, ils ne sont pas ensembles, même si lors de la dernière tournée des bars avec les collègues, le quinta a réussi à échanger un baiser torride avec Izuru, qui lui a souhaité un rougissant bonsoir sur le pas de sa porte.
Depuis cette soirée, Nnoitra ne doute plus qu'un jour, son petit blond lui appartiendra.
** A la quatrième division
La placide Unohana n'aurait pas dû connaitre de grands changements au sein de la quatrième, si ce n'est d'accueillir Hachigen qui avait postulé pour rejoindre sa division.
Mais ça, c'était sans compter Hanatarô Yamada. Car depuis que ses collègues et amis l'ont découvert, cerné de part en part, sur un toit de la ville de Karakura, le petit brun est officiellement casé.
Début du flashback
Ils sont tous regroupés dans le sous-sol du magasin d'Urahara. Celui-ci a fait mettre aux poignets de Tôsen et d'Ichimaru, des sortes de bracelets suppresseurs de reiatsu. La puissance combinée des deux traitres est suffisamment inquiétante pour ne pas prendre de risque inconsidéré.
La passivité de l'aveugle en étonne plus d'un. Il ne parait pas un instant se préoccuper de la suite des évènements, lui qui semblait vénérer Aizen, se contente d'être assis tout près du petit Yamada, une main posée sur son genou. Il n'a même pas interrogé les trois espadas qui se planquent dans la salle gigantesque depuis la veille et les deux qui les ont rejoints. En fait, il n'a rien dit depuis son arrivée, à l'opposé de Gin qui révèle à qui veut l'entendre les raisons de sa trahison. Shûhei lui a posé des questions mais il a juste répondu qu'il faisait confiance à la justice. C'est encore une fois Gin qui a expliqué comment Aizen l'avait enrôlé, lui faisant croire à un mensonge, comme ce fût le cas pour beaucoup d'autres.
Son histoire a provoqué un élan de pitié à son encontre, surtout à le voir au petit soin avec son voisin. Et s'il n'y avait pas la petite furie blonde assise de l'autre côté du corps frêle du médecin, les deux hommes pourraient tous les deux passés pour un vieux couple.
Urahara vient d'appeler Yamada pour qu'il rende compte de sa mission. Après l'avoir interrogé, le blond regagne son laboratoire, laissant le petit brun au bon soin d'Ichigo qui conversait jusque-là avec Shinji, Ulquiorra et Grimmjow. Ichigo peut alors échanger quelques mots avec celui qui est devenu un ami sincère.
- « Tu sais, Hanatarô, tu n'es pas obligé de retourner avec ces deux-là. »
- « Ah », fait le petit brun avec un air déçu.
- « Tu veux y retourner ? », demande Shinji abasourdi.
- « Bah… euh…, c'est-à-dire que… », il commence à rougir et à rire bêtement.
Grimmjow se met à ricaner.
- « T'as aimé ça t'faire prendre par l'mec aux tresses ? »
- « Toujours aussi fin Grimmjow », fait remarquer Ulquiorra.
- « Bah, quoi ! On dirait pas comme ça, mais l'en a dans l'pantalon, la demi portion ! » L'espada aux cheveux bleus vient de donner une tape amicale dans le dos du pauvre Hanatarô, le poussant d'un mètre en avant. « C'était comment ? »
- « Chaud, serré et excitant », répond sans détour le médecin alors qu'Ichigo ouvre la bouche, interloqué par l'attitude calme du censé-être-timide shinigami.
- « Ouais, ça c'est pour la gonzesse mais pour l'autre ? Ton p'tit cul a aimé ? »
Le brun se met à hocher la tête lorsqu'il dit : « Oh oui ! », finissant d'effarer son rouquin d'ami.
- « Ouais, bah tu serais avisé de plus y penser, parce que j'doute que l'vieux Yamamoto laisse ton amant en vie ! », déclare Shinji.
Hanatarô tourne aussitôt la tête dans la direction de Tôsen qui, étrangement, lui fait un sourire, comme s'il le voyait. Il lui répond en souriant à son tour, et en faisant un coucou à Hiyori qui elle aussi montre toutes ses dents. Il sait que Kaname a trahi, mais sa présence le rassure autant que celle de la petite blonde pimente sa vie. Hormis Ichigo, il n'a pas vraiment d'amis. Ses collègues se moquent gentiment de lui et sa timidité maladive dénote dans un monde de soldats, prêts à se battre jusqu'à la mort. Pour la première fois, il pressent que cette double rencontre est essentielle.
- « Vous croyez qu'ils ne voudront pas que je le garde ? », demande-t-il d'une toute petite voix.
- « Tu veux le… ? »
Ichigo ne termine pas sa phrase. Il voit un mélange de peine et d'espoir dans les yeux du petit brun.
- « Je ferai tout ce que je peux pour que tu puisses continuer à le voir. »
- « C'est gentil Ichigo. Bon, bah je vais les rejoindre… », fait Hanatarô en se levant.
- « Tu t'es pas un peu avancé sur c'coup-là ? », demande Shinji.
- « Je tiendrais promesse. Et puis, si cet enfoiré est nécessaire à l'équilibre de Yamada, je ferais tout mon possible. »
Fin du flashback
Ichigo a tenu promesse. Il l'a finement joué en choisissant de ne pas argumenter auprès de Kyôraku, mais en embrigadant avec lui, Yoruichi, Urahara et, cerise sur le gâteau, Ishida-san par l'entremise d'Uryû.
Depuis lors, le trio de choc, comme on les appelle, ne se quitte plus. Tôsen, qui s'est vu retiré son zanpakutô, a été affecté à la quatrième au soin sur les grands blessés, où il excelle selon les dires même d'Unohana. En revanche, elle ne peut pas en dire autant d'Hiyori qui est aussi à l'aise dans un hôpital qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine. La blonde a fini par se rabattre sur la rééducation où elle fait un travail efficace. En réalité, les blessés sont tellement terrorisés qu'ils guérissent plus rapidement !
Si vous passez au moment du déjeuner près du réfectoire de la quatrième, vous verrez Hanatarô entourer de ses deux soupirants qui se chamaillent toujours autant, mais qui réussissent à se supporter, probablement par amour pour le plus ex-malchanceux shinigami de la Soul Society.
** A la cinquième division
Shinji Hirako a récupéré sa division, épaulé par un Ulquiorra heureux de pouvoir travailler avec son amoureux. Hinamori a conservé son poste de vice-capitaine et s'entend à merveille avec l'espada. Momo étant très sérieuse dans son travail et très à cheval sur le respect des procédures, elle a trouvé dans le brun aux yeux émeraude des qualités qui lui sont chères. Résultat, en peu de temps, la cinquième est devenue une machine de guerre au niveau administratif.
Côté cœur, les deux hommes se sont installés ensembles et leur entente en fait l'un des couples les plus sereins du Gotei. Ulquiorra est parvenu à se faire accepter par la plupart des shinigamis et il n'est pas rare de le voir tailler une bavette avec des soldats qui n'appartiennent même pas à la cinquième. Ce tour de force est probablement à mettre sur le compte de sa nouvelle apparence. Est-ce dû au soleil de la Soul Society, n'empêche que sa peau a pris un léger hâle, atténuant les marques de pleurs sur ses joues et le rendant moins cadavérique. Si on ajoute à cela, que le bonheur lui va bien et qu'il n'est plus avare de sourires, tout le monde ne peut que l'apprécier.
Quant à Shinji, sa fuite en avant a pris fin. Il a retrouvé sa vie à la Soul Society et il a maintenant un port d'attache. Un port d'attache qui raffole toujours autant de ses baisers et de ses cheveux blonds. D'ailleurs, lorsqu'Ulquiorra a su fortuitement qu'ils lui arrivaient aux fesses il y a une centaine d'années, il a réagi de manière assez étrange et a fait jurer à Shinji qu'il se les ferait repousser.
Depuis ce jour, chaque semaine, le brun sort une petite réglette et mesure la longueur des mèches, accompagné par les soupirs de son amoureux de capitaine !
** A la sixième division
Compte tenu du départ de Renji, Byakuya a dû se mettre en quête d'un nouveau vice-capitaine. On lui a proposé Ichinose mais il ne voulait pas d'un ancien lieutenant de la onzième. Pas très honnête sur ce coup le capitaine Kuchiki, parce qu'apparemment, il a oublié que Renji venait de cette division.
Il aurait aimé récupérer Rukia à la sixième mais il s'est fait fauché l'herbe sous le pied.
Finalement, il s'est tourné vers une personne surprenante. Après l'épisode tragique qu'il a vécu sur terre, Kenryu a décidé d'abandonner sa charge de garde du corps, s'estimant souillé et plus à la hauteur de la confiance que lui témoignait Lurichiyo. La peste blonde s'est évertuée à le convaincre du contraire, mais elle a dû renoncer, tellement la conviction du jeune brun était forte. Elle lui a cependant rendu un service en le pistonnant auprès du chef de clan Kuchiki qui s'est vu contraint de l'intégrer. Que ne ferait-on pas pour se garder les bonnes grâces d'une gamine aux influences étendues !
Byakuya n'a cependant eu aucun regret, car le jeune brun s'est montré plus qu'assidu à tous les entrainements et dans toutes les missions qu'il lui a confiées. Seulement quatre mois après son intégration, le noble capitaine l'a nommé lieutenant de la sixième division. Un lieutenant très différent du précédent. Aussi courageux et bon soldat, il possède, au contraire du fougueux Renji, une solide éducation qui correspond mieux au tempérament du noble.
Le seul bémol à cette vision idyllique des deux gradés de la sixième, reste sans doute l'espada que chaque division s'est vue contrainte de recevoir. Et comme l'attitude de Kuchiki refroidirait un pingouin habitué aux grands frimas, ils ont dû se contenter du seul qui se soit porté volontaire. Kenryu a donc vu débarqué son cauchemar aux cheveux roses.
Depuis lors, Szayel tente vainement de se faire bien voir du lieutenant brun. Car, même si la mémoire du cerveau ne lui est pas revenue, la mémoire du corps ne détrompe pas le scientifique en lui. Il sait qu'il a vécu avec Kenryu le plus grand orgasme de sa vie et il veut le revivre un jour.
Malheureusement pour lui, c'est loin d'être gagné, car le jeune brun ne lui laisse que peu d'ouvertures. Il a quitté sa jeune maitresse qu'il idolâtrait à cause de cette relation forcée, qu'il juge avilissante. Son capitaine a tenté de lui enseigner que dans la vie, rien n'est tout blanc ou tout noir, mais ça été peine perdue, Kenryu étant plutôt du genre obtus. De même, Byakuya s'est évertué à faire comprendre à l'espada qu'il devait changer son approche.
A l'heure qu'il est, Szayel poursuit toujours le jeune homme de ses assiduités, mais toute en retenue.
** A la septième division
Peu de changement à noter dans l'antre de Sajin Komamura. Comme ses collègues, il a dû intégrer à sa division un espada. Et qui mieux qu'un félin comme Grimmjow Jaggerjack pouvait s'entendre avec la bête casquée.
Le début fût haut en couleur, le bleuté n'arrêtant pas de se payer la tête du renard, malgré les mises en garde répétées de son fracción et compagnon de fortune, Ilforte Grantz.
La suite n'a été constituée que de règles à suivre, de respect à avoir. Bref, que des trucs chiants, dixit le sexta.
Enfin, l'impressionnant capitaine a dû y aller de sa mise au point grandiloquente qui a juste emmerdé au plus haut point l'espada et énervé un peu plus Komamura, face à tant d'incompréhension. Seule l'intervention de son vice-capitaine et d'Ilforte, a pu éviter aux deux hommes d'en venir aux mains.
Après d'âpres négociations, les deux hommes se sont séparés d'un commun accord, Grimmjow promettant en ronchonnant de ne pas faire honte à la septième et Komamura de lui lâcher du lest.
Résultat, le bleuté et son blond passent le plus clair de leur temps dans la cour de la onzième où il est tellement facile d'asticoter Zaraki pour un petit combat, et de coller son chaton pour le plaisir. Yumichika, puisqu'il s'agit bien de lui, est finalement content d'avoir retrouvé le sexta. Les bons amants ne courent pas les rues, et quand ils sont beaux à se pâmer (ce qu'il aime faire par-dessus tout), c'est encore mieux.
Evidemment, ce n'est pas le même son de cloche du côté des deux meilleurs amis. Ikkaku aimerait récupérer le brun et Ilforte est fou de jalousie d'avoir perdu les faveurs de son maitre et ancien amant. Pour le moment, les deux hommes tiennent la chandelle, offrant un air sombre pour l'un et déprimé pour l'autre.
** A la huitième division
Outre la cinquième et la neuvième, il y eu à pourvoir l'ancien poste de Shunsui. A la surprise de tout le monde, Rose le refusa, arguant qu'il s'était habitué à vivre sur terre et qu'il comptait y poursuivre sa vie. Même topo de la part de Love et Lisa. Hachigen et Hiyori ayant rejoint la quatrième division, il ne restait que Mashiro. Mais qui aurait eu l'audace de lui confier une division ? Certainement pas Kyôraku. Au final, c'est pire que ça, puisqu'elle a obtenu le poste qu'elle convoitait : enseigner à l'académie, affolant du coup ses deux amis capitaines qui redoutent de récupérer dans quelques temps les pauvres élèves qui seront passés entre ses mains !
C'est finalement Byakuya Kuchiki qui a trouvé la solution en proposant son vice-capitaine pour le poste. N'ayant aucune autre idée et Isshin ne souhaitant pas quitter ses enfants, Shunsui a carrément sommé Renji Abarai de se présenter aux tests, qu'il a fort bien réussis.
Le tout nouveau capitaine de la huitième division a bien pensé à Tesla au poste de lieutenant, mais le commandant lui a répondu que le jeune blond n'avait rien d'un shinigami et avec un clin d'œil, il a ajouté qu'il était de loin préférable de ne pas mélanger travail et plaisir.
Renji a alors proposé le nom de Rukia, qui a été trop heureuse d'accéder à la fonction. Les deux amis se sont installés, et ont réussi à trouver leurs marques, faisant du bon travail malgré des chamailleries devenues coutumières.
Côté cœur, le capitaine aux cheveux rouges n'a pas regretté la décision de son commandant, tellement il est heureux de rentrer dans sa maison de fonction où l'attend Tesla, tout sourire. Le jeune blond est définitivement sorti de l'influence néfaste de Nnoitra. Et si ce n'était les signes distinctifs de son statut (les marques de couleur et le masque), il ressemblerait à n'importe quel autre shinigami.
** A la neuvième division
La neuvième est revenue de fait à son ancien dirigeant, Kensei Muguruma. Le monsieur muscle des vizards a été heureux de récupérer son poste, même s'il ne l'a pas montré. A l'opposé de Shûhei Hisagi qui, lui, a très bien su montré le sien de revoir son héros et de pouvoir le servir. C'est avec une grande nervosité le faisant bafouiller et rougir jusqu'aux oreilles que le brun tatoué a accueilli son nouveau supérieur. Malgré que ce dernier ait été surpris par l'apparence rebelle du brun, le courant est tout de suite passé entre les deux hommes. Dans la vie, Kensei est assez avare de mots, privilégiant l'action, et ce jeune homme lui est apparu sérieux à la seconde où ils se sont parlés. L'argenté a rapidement réalisé que Shûhei avait réussi à maintenir à flot la division, par sa seule volonté et son travail acharné. Et depuis, les deux hommes forment une équipe du tonnerre.
Ce d'autant qu'ils ont tous les deux trouvé l'amour.
Lorsque Coyote Stark a débarqué à la Soul Society, on s'écartait sur son passage. Le primera impressionnait par sa posture droite et son port altier. Pourtant, lors de la longue cérémonie pour la réhabilitation des vizards et des espadas, il a fini par s'accoter à un pilier de la grande salle, et par glisser à son pied pour s'y endormir, sous les regards tantôt ébahis et tantôt amusés des personnes présentes. La phrase balancée par Grimmjow dans le sous-sol du magasin d'Urahara 'J'veux bien croire que t'as changé d'camp Stark, surtout si y t'ont offert un super matelas pour qu'tu roupilles' a pris tout son sens.
Depuis, il est devenu une sorte de mascotte de la neuvième. Une mascotte qu'on admire pour sa capacité à s'endormir n'importe où, au grand dam de Lilinette qui s'exaspère d'avoir un maitre aussi fainéant. Du coup, c'est Kensei qu'elle emmerde à longueur de journée. Habitué à Mashiro avec qui elle s'entend comme un larron en foire, ce dernier s'en fout royalement du moment qu'il garde son amant sous la main. Car les deux hommes ont appris à se connaitre, sexuellement parlant. Et même si le vizard a enfin pu prendre son espada, il n'aime rien mieux que d'être pris par lui.
Shûhei aussi a trouvé l'amour. Lorsque tous sont revenus à la Soul Society après la signature de l'accord de paix avec le Hueco Mundo, il s'est empressé d'aller retrouvé la belle Rangiku. Il l'a retrouvée avec à ses côtés, Gin Ichimaru, libre comme l'air et vêtu d'un simple uniforme de shinigami, son acte de traitrise ne pouvant pas resté complètement impuni.
Début du flashback
Agacé d'avoir été battu au poteau, le lieutenant a l'agréable surprise d'être accueilli par le sourire éclatant de la blonde. Elle se précipite vers lui et se jette dans ses bras. Shûhei envoie un sourire de triomphe à Gin. Pourtant, sa victoire est vite amputée par le visage de l'argenté qui ne laisse filtrer aucun sentiment. Il s'attendait à voir la déception dans les yeux plissés mais au moment où la jeune femme écrase sa bouche pulpeuse sur la sienne, il entrevoit de la tristesse dans les beaux yeux grands ouverts de Gin. Une tristesse qui semble s'adresser à lui. Emporté par la douceur des lèvres roses et la langue sensuelle autour de la sienne, il ne peut voir ce dernier s'en aller. Il serre plus fort dans ses bras le corps voluptueux de Rangiku. Quand le baiser a cessé, cette dernière commence à lui expliquer qu'elle n'a jamais eu de sentiments amoureux pour Gin et que c'est ce qu'elle était en train de lui dire quand il est arrivé.
Mais Shûhei n'écoute plus. Il est en train de comparer ce baiser à ceux qu'il a partagés avec Ichimaru. Aussi surprenant que cela paraisse, il arrive à la conclusion que la passion et la tendresse qu'il avait ressenties alors, il ne la trouve plus dans le baiser de la jeune femme.
- « Tu comprends, il n'y a que toi qui compte, Shû… »
Il la coupe fort peu galamment en l'embrassant brusquement. En réponse, la jeune femme se met à se frotter langoureusement contre le corps du brun. Aucune réaction physique n'est à noter et Shûhei pense tout à coup aux mouvements excitants du corps masculin contre le sien. Il saisit les avant-bras de Rangiku et la repousse violemment. Les yeux exorbités, il vient de se rendre compte que la passion qui l'animait pour la vice-capitaine, s'en est allée.
- « Shû, bah qu'est-ce qui t'arrive ? »
- « Je suis désolé, Rangiku… mais je ne peux pas… »
- « Tu… ne… peux… pas ? » La jeune femme est sonnée débout. « Mais… comment c'est possible ? »
Le brun baisse les yeux. Il culpabilise pour la peine qu'il va lui faire. Pendant ce temps, la blonde l'observe et met soudainement les mains sur les hanches, l'œil furibond.
- « Comment elle s'appelle ? »
- « Elle ?... »
- « Oui, celle avec qui tu m'as trompée ! »
La colère ne sied pas à la jeune femme et Shûhei la trouve un peu gonflée car, contrairement à ce qu'il a fait croire à Gin, il n'avait aucune relation d'aucune sorte avec elle. C'est même la première fois qu'il la tient dans ses bras. Il préfère toutefois ne pas rentrer dans son jeu. Il lui sourit et lui répond de façon énigmatique : « Ce n'est pas elle. » et il s'enfuit en shunpo.
Il ne lui faut pas beaucoup de temps pour découvrir Gin assis au pied d'un arbre, les yeux dans le vague. Il s'approche à quelques mètres et attend que l'argenté relève ses yeux. Un mouvement de recul atteste de la surprise qu'est la sienne.
- « T'es venu d'vanter d'ton succès ? »
- « Tu es vraiment déçu de l'avoir perdue ? »
- « Qu'est-ce que ça peut t'faire ? », répond l'argenté en regardant l'herbe sur laquelle il a posé ses fesses.
Le ton rêche ne rebute pas le brun qui vient s'accroupir à ses côtés. Il sait qu'il va jouer le tout pour le tout, au risque de le perdre et de le voir fanfaronner aux bras de celle qu'il vient de quitter.
- « Ça m'intéresse parce que je l'ai plaquée… »
La réaction de Gin est aussi surprenante que l'annonce de Shûhei : il redresse la tête, un air interloqué placardé sur un visage aux yeux écarquillés et à la bouche formant un o.
'Pas de sourire, est-ce un signe ?' se demande Shûhei.
- « Mais pourquoi ? », finit par demander Gin dont les yeux ne quittent plus les prunelles noires du tatoué.
- « Parce que ses baisers n'avaient pas la saveur des tiens. »
Un sourire et un baiser plus loin, et Shûhei sait qu'il le tient son bonheur.
Fin du flashback.
Bien évidemment, tout le monde a été surpris par ce couple, y compris ceux qui les avaient découverts l'un sur l'autre à Karakura. La plus déçue resta sans aucun doute Rangiku. Surtout lorsque, rejetée par Shûhei, la belle s'en est allée relancer Gin dans son petit logement, et qu'elle le découvrit criant de plaisir sous les coups de butoir de son ex-futur petit ami !
Avec l'assentiment de Kensei, Gin a été intégré à la neuvième, dont il est rapidement devenu le troisième siège. Les deux amants travaillent désormais main dans la main et Kensei est gagnant. L'expérience de Gin allié au sérieux de Shûhei, lui permettent de s'échapper de sa lourde tâche pour se faire des petites virées avec son propre amoureux.
La vie n'est-elle pas merveilleuse à la neuvième ?
** A la dixième division
Le seul endroit où Gio Vega pouvait atterrir, était la dixième. Le plus marrant dans l'histoire, c'est qu'il n'a pas eu besoin d'exprimer son souhait d'y aller, puisqu'Hitsugaya s'est écrié « Il vient dans ma division », répondant à la place du brun lorsque le commandant Kyôraku lui a demandé s'il avait une division de prédilection. Des rires ont fusé autour d'eux, provoquant une belle rougeur sur les joues du petit capitaine. Le petit espada aux cheveux noirs n'en a fait que peu de cas. Il s'est approché de son désormais supérieur et sous le regard écarquillé de la vice-capitaine Matsumoto, il a accepté d'un « Evidemment que je viens ! », puis il a pris le visage en coupe et a posé ses lèvres sur celles de Tôshirô, l'emportant dans un baiser époustouflant.
Des sifflets ont retenti dans la salle, et Hitsugaya, se rappelant où et devant qui il était, s'est mis à paniquer. Lorsqu'il a relevé la tête pour affronter le vieux Yamamoto, il est tombé sur le regard bienveillant de Kyôraku. C'est à ce moment précis, qu'il a décidé de lâcher prise. Il a échangé un sourire avec son nouveau chef et a pris la main de son amant, qu'il a conservé toute la soirée.
Gio s'est installé dans la maison du petit shinigami et il l'accompagne régulièrement au bureau. Pas encore remise de cette recrudescence de couples homos, Matsumoto a vu d'un mauvais œil l'arrivée de ce petit brun. Au bout du compte, elle a vite compris qu'il avait un bon ascendant sur son capitaine, le faisant sourire de plus en plus souvent. Tout en conservant son autorité sur ses hommes et sa puissance de capitaine, Tôshirô est devenu celui qu'il est en apparence : un jeune homme, bien dans ses tabis, qui n'hésite plus à profiter de la vie. Et il n'est pas rare de le voir avec son compagnon dans le monde humain expérimenter ce que les adolescents ont l'habitude d'aimer faire.
** A la onzième division
Avant même le début des tractations en vue de signer un armistice avec le monde des hollows, Zaraki avait ramené dans le dos du vieux Yamamoto, son démon aux yeux rouges, comme il se plait à l'appeler. Faisant, pour une fois dans sa vie de brute, preuve d'intelligence, le géant a attendu que les choses tournent à son avantage pour aller parlementer avec le nouveau commandant.
Ça n'a pas été facile. Shunsui s'est mis en colère en apprenant que le Bount vengeur et manipulateur était encore en vie et qui plus est, à la Soul Society. Avant même que Zaraki n'ait le temps de dire 'ouf', le nouveau commandant avait fait appeler à la rescousse les capitaines des troisième, sixième et dixième divisions, et tout ce beau monde a débarqué à la onzième.
Début du flashback
Terriblement inquiet qu'on lui enlève son amant, Zaraki a découvert en même temps que les autres une vision des plus surprenantes. Assis en tailleur, Jin Kariya, vêtu de l'uniforme traditionnel noir est en train de lire une histoire à Yachiru, assise sur sa cuisse et les yeux plein d'étoiles.
La somme des énergies spirituelles a stoppé la lecture du Bount, dont le cœur s'est mis à cogner, terrorisé à l'idée de repartir entre les quatre murs d'une cellule. D'interminables minutes s'égrènent, pendant lesquelles les yeux de la petite shinigami ne cessent de voyager des uns aux autres. Alors que les trois capitaines qui l'accompagnent ont toujours la main sur la garde de leur katana, Shunsui s'assoit face à Kariya.
- « Poursuivez, je vous prie. »
Le Bount déglutit péniblement, puis pose son regard sur celui qu'il n'a pas quitté depuis sa dernière aventure dans Karakura. Un hochement de ce dernier, et il reprend son histoire, au grand bonheur de Yachiru.
La voix de Kariya est mélodieuse et lorsque l'histoire se termine enfin, c'est sous les applaudissements de la fillette et de Shunsui.
- « Elle était bien l'histoire, hein ? », fait-elle à l'attention de tous ceux qui l'entourent et qui sont bien trop sérieux.
- « Oui, Kariya-san est plus doué pour les raconter que pour renverser la Soul Society ! », ironise le commandant.
Zaraki lève les yeux au ciel, agacé par cette perte de temps.
- « Bon, y peut rester ? », se met-il à grogner.
Shunsui prend le temps de se lever et affiche un grand sourire.
- « Au moindre faux pas, ce sera l'exécution », lâche-t-il froidement.
Fin du flashback
Depuis ce jour, Kariya n'a pas commis le moindre faux pas. Bien au contraire, il s'est parfaitement intégré à sa nouvelle vie et a réussi à faire progresser un peu plus les gars de la onzième, les amenant dans une nouvelle ère, faite d'un chouillat de réflexion et d'un soupçon de subtilité. Son plus gros challenge aura été de parfaire l'éducation de Yachiru. Pas au point de lui faire faire la paperasse, parce que les miracles ont beau existé, faut pas non plus exagérer. Non, c'est lui qui s'en charge, et il accompagne depuis peu la fillette lors des réunions des vice-capitaines.
Pour le reste, le sexe est toujours bestial, plus proche de duel au sommet que de la tendresse entre deux personnes qui s'aiment. Mais qu'on ne s'y trompe pas, les deux hommes sont très attachés l'un à l'autre, bien qu'ils ne se soient pas jurés un amour éternel. Kariya a trouvé un havre de paix. Si, si, même si cela parait étrange quand on évoque la onzième. Et Zaraki a trouvé tout ce qu'il cherchait : un adversaire, un ami, un amant.
** A la douzième division
A toute histoire, il faut un perdant et Kurotsuchi a aujourd'hui encore ce statut. Surveillé de très près par son nouveau supérieur, il a ramé pour pouvoir ne serait-ce que sortir un orteil de sa division, dans laquelle il a été confinée pendant plusieurs semaines, autorisé à assister aux seules réunions de capitaine. La fête de réhabilitation y compris lui est passée sous le nez. Et bien entendu, Kyôraku a refusé tout net qu'un espada soit rattaché à la douzième.
La sanction peut paraitre disproportionnée, mais Shunsui n'a pas apprécié de ne pas se souvenir de sa première fois avec Ryuken, et surtout de l'avoir chassé de la sorte. Le nouveau commandant oublie bien sûr que sans le gaz de Kurotsuchi, il n'aurait pas le Quincy dans sa vie.
Mayuri se contente donc d'observer de loin les spécimens arrancar, et comme ses recherches sont très encadrées (quand il a le bonheur d'être autorisé à les mener), il commence à s'ennuyer ferme au point de se remémorer son aventure dans Karakura et de penser à Keigo Asano, cet imbécile heureux avec qui il a connu son expérience la plus exaltante.
** A la treizième division
Peu de choses à dire si ce n'est un nom : la maison du bonheur. C'est ainsi que la treizième division est cataloguée aujourd'hui. Déjà que Jûshiro Ukitake a toujours été aussi gentil qu'un bisounours, mais depuis qu'il a retrouvé son vice-capitaine et que ce dernier est devenu son petit ami, c'est comme s'il était en orbite autour de la planète 'sourions-à-longueur-de-journée-tellement-nous-sommes-amoureux'.
Parce qu'il est le meilleur ami du nouveau commandant, et parce que tout le monde aimait Kaien Shiba, le capitaine aux longs cheveux blancs a obtenu gain de cause et retrouvé son ancien lieutenant. Alors même qu'il est devenu un espada, Kaien a récupéré son poste et une bonne partie de la sympathie de ces congénères. Il a surtout pu à nouveau serrer dans ses bras sa sœur et son frère. Ces derniers sont revenus vivre à proximité du Seireitei puisque, dans sa grande bonté, le chef du clan Kuchiki leur a octroyé une grande maison au sein même de la Soul Society. De bonne proportion, la masure a nécessité quelques travaux, mais rien n'a jamais fait peur à Kukkaku Shiba et c'est devenu le lieu de séjour d'Ichigo lorsqu'il est de passage.
Heureux en couple, Jûshiro et Kaien sont devenus malgré eux les protagonistes d'un jeu répandu parmi les shinigamis. On raconte qu'en secret, il existe un compteur qui enregistre chaque jour qui passe, le nombre de sourires que les deux hommes dispensent autour d'eux. Rumeur ou vérité, peu importe. Ces deux-là se sont retrouvés pour ne plus se quitter.
La plus grande surprise provient du Hueco Mundo, puisque le monde des hollows est revenu à son ancien possesseur. Lorsqu'il a senti le vent tourné, Barragan s'est empressé d'avancer ses pions et, s'alliant avec Zommari Le Roux, il s'est emparé de Las Noches où il a pu récupérer un trône digne de ce nom, dans un château à la hauteur de sa puissance. S'il est une chose qu'on ne peut enlever Aizen, c'est le goût sûr qu'il a pour les choses.
L'espada de la vieillesse a en outre profité des rapprochements entre shinigamis et espadas, pour avancer l'idée d'un traité de paix, asseyant un peu plus son pouvoir grâce à ses anciens ennemis. En ça, son ancien fracción, lui a été d'un aide secourable. Le commandant Kyôraku a accepté à la condition expresse que le dirigeant veille à tenir ses sujets. Le traité a été signé entre les murs de la première division, et joyeusement félicité par la Soul Society toute entière, les deux parties étant plus que conscientes d'entrer dans une nouvelle ère.
Bien sûr, sur terre aussi, des changements ont été opérés. Les jeunes humains n'ont pas été obligés de risquer leur vie dans cette guerre, ce qui en soi, est déjà un immense bonheur.
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Keigo a repris le cours de sa vie. Fier comme Artaban, il a raconté son dépucelage à Mizuiro et Tatsuki. Bien sûr, il aurait pu se contenter du passage de la salle de bain, et omettre les détails un peu bizarres de son périple, mais le nigaud en lui n'a pas pu se retenir. Et bien évidemment, ses amis ne l'ont pas cru. Qui pourrait croire qu'il ait rencontré un grand type bizarre avec des peintures de guerre sur le visage, que le type en question demande à prendre un bain et qu'au contact de l'eau, il se transforme en une splendide jeune femme qui ne demande qu'à être soulagée sexuellement ? Pas de chance pour lui, Ichigo a refusé d'alléguer ses propos. Et depuis ce jour, il se contente de rêves érotiques le mettant en scène avec une femme aux cheveux bleus et aux yeux jaunes, et à la voix d'une douceur infinie. Bah oui, ça reste un rêve.
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Du côté d'Uryû, le jeune homme a repris des études où il excelle et a retrouvé ses fils et ses aiguilles pour s'adonner de nouveau à sa passion pour la couture. Bien sûr, créer et coudre des vêtements ne sont plus les seuls hobbies qui le font vibrer. La langue et les mains d'un certain blond lui sont devenues presque aussi nécessaires que l'air pour respirer, au grand dam de son père. Mais qu'y pouvait-il ? Faire emprisonner Urahara aurait été aussi inutile que néfaste pour ses nouvelles relations avec son fils. Et puis, il aurait bon dos de lui jeter la pierre, lui qui partage son temps entre l'hôpital, son appartement et ceux de Kyôraku.
Aussi incroyable que cela paraisse, Uryû s'est rapidement habitué à avoir un petit ami. Et puis, il l'aime bien son pervers. Avec lui, il expérimente tout un tas de choses en position allongée, debout, assis… et la liste est longue. Le jeune homme en est même arrivé à la conclusion, qu'il aurait probablement mené une vie ordinaire et d'un calme inquiétant s'il était sorti avec une gentille fille. Il l'aurait épousé et serait devenu froid et ennuyeux. Au moins avec Kisuke, il a découvert qu'il aimait le sexe et qu'à l'occasion, il n'était pas contre un peu de perversité.
Et son amant le lui rend bien. Rêvant depuis qu'il le connaissait de le dépuceler en bonne et dû forme, le shinigami banni est plus qu'heureux d'avoir su le garder. Et puis, le petit apprend tellement vite !
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Pour Chad aussi, la vie a changé. Retourner à sa vie d'avant a été chose facile. Ce qui l'a été moins, ce fût de constater que ses deux amis n'étaient plus seuls et par conséquent, n'avaient plus autant de temps à lui consacrer. Il avait toujours été solitaire sans que cela ne le gêne. Et puis, il y a eu ses amis, les aventures, l'autre monde, celui de la Soul Society et sa vie tranquille lui est devenue insipide.
Il a repensé à tout ce qui lui était arrivé, surtout à l'épisode de la femme-chat. Il s'est rapproché d'Urahara, et de fil en aiguille, il a commencé à la fréquenter. A sa grande surprise, Yoruichi s'est conduite avec beaucoup d'intelligence : elle ne lui a pas sauté dessus. Ils ont sympathisé avant de prendre part à des activités beaucoup plus excitantes.
Ils se sont même inscrits à des cours de tango.
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Ichigo a beaucoup mûri. Ce gaillard courageux et sans peur était d'une innocence à pleurer sur les choses de l'amour, y compris le sexe. Le gaz de Kurotsuchi l'a jeté dans les affres de la vie à deux alors qu'il n'y était pas préparé. Son caractère entier ne se prêtait pas à surmonter la possessivité d'un Ichinose, très sûr de lui et jaloux comme un pou ! Heureusement qu'il a de vrais sentiments pour le brun et qu'il disposait des conseils avisés de son père, parce qu'il aurait jeté l'éponge très rapidement. Il a fait des concessions et surtout, il a assimilé un fait évident : être en-dessous ne signifie pas être soumis. Aujourd'hui, Ichigo connait son corps et sait se donner et donner du plaisir. Le rouquin possède autant de prédispositions pour le sexe que pour le combat avec un zanpakutô. C'est peu dire !
Peut-être est-ce en ça qu'Ichinose a eu du mal avec lui. Macho dans l'âme, il voulait d'un petit ami comme on veut d'une femme qui attend patiemment à la maison le retour de son homme. Une vision acculée du couple, mais assez répandu chez des shinigamis dont le mode de vie est plus proche du siècle dernier que du monde moderne dans lequel baignent les Kurosaki. Il n'avait pas compris qu'Ichigo est jeune, vivant et pas du genre à se laisser enchaîner sans rien dire. Lui aussi a été obligé de changer sa façon de voir et de taire le dominateur en lui. Il ne le regrette pas. D'ailleurs, lorsqu'il se souvient de ce passé pas si lointain où il suivait Kariya, il se dit que ç'eût été dommage de tuer ce jeune homme qu'il considère désormais comme son âme sœur.
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Isshin a rapidement refait surface après cette nuit incroyable. En même temps, il a été fort occupé avec son fils. D'une part, il a fallu lui expliquer à propos de son vrai nom et de son statut d'ancien capitaine. Pas facile de reconnaitre qu'on a menti à son propre enfant, bien qu'il s'en soit sorti dans une égratignure. Le pire pour lui fut d'avouer à Ichigo que Masaki était une Quincy et d'affronter la surprise, l'incompréhension puis la douleur dans les yeux du rouquin.
D'autre part, son fils, toujours lui, a eu besoin de son aide. Sa mise en couple avec un homme, doublé d'un shinigami, l'a quelque peu dérouté, mais il est passé outre. Il le fallait pour Ichigo. Il lui a offert l'attention dont le plus jeune avait besoin et une part de son expérience d'homme marié. L'instinct et la capacité d'adaptation d'Ichigo ont fait le reste.
Sur son expérience avec Aizen, il s'est posé un tas de questions, tournant essentiellement autour de sa sexualité. Il n'est pas contre les gays, mais lui a toujours été attiré par les femmes. Surtout une, la sienne. Il a mis du temps à effacer la culpabilité qu'il ressentait à l'avoir trompée, et ce n'est que grâce à ses deux amis, Kisuke et Ryuken, qu'il a pu le faire. Le blond a réussi à lui extirper qu'il avait pris un pied d'enfer et Ryuken a ironisé qu'au moins, il avait une vie sexuelle pendant une demi-heure !
Finalement, il reconnait aujourd'hui avoir aimé frotter sa peau contre celle de Sosûke, et s'il n'était pas ce personnage honni, il l'aurait recherché. Alors, pour compenser, le bonheur de cette étreinte, il la revit en rêve, dans la chaleur de ses draps, protégé dans l'espace intime de sa chambre.
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Pourtant, si Isshin est reparti à sa vie de médecin de quartier et de père tranquille, pour Aizen, la donne est complètement différente. Après avoir perdu son trône, la totalité de son espada et sa virginité, le traitre à la mèche s'est retrouvé le bec dans l'eau. Pourchassé à grands renforts de missions par les plus hauts gradés, surtout les vizards, il n'a dû sa survie qu'à sa parfaite maitrise en kidô et au pouvoir d'illusion de son zanpakutô. Depuis, la signature du traité, il a compris qu'il ne pourrait plus retenter son plan. Tout le monde ayant eu vent de ses projets, il ne peut plus recourir à l'effet de surprise. En outre, il ne dispose plus d'une armée.
En conclusion, il se terre dans le monde réel, au sein de la ville de Karakura, essayant d'échapper à des raids qui, jour après jour, resserrent les mailles du filet qui risquent de l'emprisonner. Le nouveau dirigeant du Gotei est peut-être plus tolérant que le vieux Yamamoto, il n'en demeure pas moins que les crimes qu'il a commis sont bien trop nombreux pour être pardonnés. La mort ou la prison à vie, sont les seules issues possibles pour lui.
Malgré ça, dans le petit studio miteux qu'il réussit à louer grâce à un travail dans une librairie, qu'il a obtenu grâce à l'illusion de Kyôka Suigetsu, il se prend à repenser à l'étreinte des bras d'un certain brun. Cet homme qu'il l'a dominé, le seul qu'il ait réussi à le dominer. Parfois, il meurt d'envie d'aller l'observer. Mais il ne le fait pas. Ce ne serait pas raisonnable. Isshin n'est pas le premier shinigami venu. Et puis, il y a son fils et Ichinose avec qui il s'est accoquiné, et ces deux-là n'ont jamais subi son pouvoir de l'illusion. Qui sait si le gamin aux cheveux orange ne serait pas capable d'y être insensibilisé ?
Alors il se contente de vivre une vie d'humain, lui qui rêvait de mener la vie d'un dieu. Une vie amputée de tout, une vie de solitude.
Ça fait neuf mois que la guerre n'a pas eu lieu, et c'est la fin de la journée. Il fait encore jour et Sosûke marche d'un pas décidé vers le quartier des Kurosaki. Comme tous les jours, il est dans un gigaï, habillé à l'occidental, tel un homme respectable. Il parvient devant la porte du domicile et frappe. Il sait qu'il les trouvera tous attablés. C'est l'heure du souper et les Kurosaki ont un esprit de famille très développé.
La porte s'ouvre et Isshin se fige sur le seuil.
- « Bonsoir », fait la voix claire d'Aizen.
Merci à toutes celles qui m'ont suivie pendant ce décompte et toute ma gratitude, oui je dis bien gratitude, à celles qui m'ont encouragée par de petits mots. Vous faire plaisir et vous surprendre, c'est quelque chose que j'ai ADORE faire chaque jour. Je fais une petite pause pour recharger mes batteries, tout en poursuivant la publication de l'acte 6, dont il ne me reste que l'épilogue à écrire.
