Et voilà un nouveau chapitre… je vais essayer d'en publier un par semaine, parfois avec plus ou moins un jour d'avance. Je ferais de mon mieux. Mais je vous préviens c'est une longue fic. Je l'ai terminé il y a quelques jours et j'ai déjà commencé à écrire la suivante. En tout cas, je remercie tout le monde pour vos reviews, il n'y a rien de plus agréable que de recevoir des commentaires, c'est ce qui donne l'envie d'écrire toujours plus.

Bonne lecture…


Arrivant dans la cage, ils découvrirent que Ducky et Abby étaient déjà là avec Gibbs, attendant les derniers venus.

Gibbs : Vous êtes en retard.

Tony : Désolé boss, Ziva a été malade sur le chemin.

Gibbs : Nausées ?

Ziva acquiesça d'un léger hochement de tête.

Abby : Attendez ! Attendez ! Attendez ! Nausée ? Ziva, tu es… tu es enceinte ? C'est pour ça qu'on est là ?

Ziva : Oui et pas exactement.

Abby sauta brusquement dans les bras de Ziva, la serrant tout contre elle, avant de la relâcher aussi brusquement.

Ziva : Ca va ne t'inquiète pas, je ne suis pas en sucre.

McGee : Tout à l'heure dans la voiture, ce n'était pas parce que Tony est mauvais cuisinier.

Ziva : Non, enfin si.

McGee : Faudrait savoir.

Ziva : Disons que depuis dix semaines, je ne supporte plus sa nourriture.

Tony : Oui et bien moi, depuis deux mois et demi, je ne préfère pas la laisser seule faire le diner sous peine de retrouver des abricots dans la sauce bolognaise.

Ducky : Il y a un problème plus grave, sinon nous ne serions pas là mais dans un délicieux restaurant.

Gibbs : Très juste. Ces deux imbéciles ont trouvé le moyen de se marier.

McGee fit descendre son regard à la recherche d'alliance. Seule Ziva portait la sienne, un anneau d'or gris assez épais retenant une autre bague plus fine, où était monté un rubis, McGee laissa échapper un discret petit rire, le rubis représentait tellement bien une femme comme Ziva.

Gibbs : Et je viens d'apprendre que le directeur a reçu des menaces par Eli David, il veut ton retour au pays sous deux jours.

Ziva : Non…

Elle recula d'un pas, posant sa main sur son ventre.

Ziva : D'accord, je vais partir, mais je ne peux pas rentrer en Israël, c'est signer mon arrêt de mort.

Elle recula encore d'un pas, prête à monter les escaliers pour quitter la demeure.

Gibbs : Ziva ! Une minute, redescend ici.

Il pouvait voir une forme de terreur dans les yeux de celle qui autrefois aurait tué et trahis sans pitié. L'attirant à lui, Tony lui passa un bras autour de la taille pour l'empêcher de fuir.

Ziva : (tout bas) Tony, je vais m'effondrer. Tiens-moi, s'il te plait.

Mais alors qu'il resserra son étreinte autour du corps frêle de la jeune femme, celle-ci senti ses jambes céder sous son poids.

Tony : Oula doucement. Gibbs pour une fois, on ne pourrait pas utiliser ton salon.

Gibbs fit signe à tous de prendre la direction de l'étage, l'équipe scientifique monta les marches suivis de McGee. Gibbs observa le couple.

Tony : Va-y. Nous arrivons.

Gibbs : Sûr ?

Tony : Oui, oui, ne t'inquiète pas.

L'agent senior rejoignit les autres pendant que Tony posa le regard sur sa femme.

Tony : J'aime quand tu t'accroches à moi comme ça.

Ziva : Espèce d'idiot !

Tony : Tu peux marcher ?

Ziva : Si tu me soutiens oui, mais je ne peux pas monter les marches.

Tony : Va falloir que je te porte alors.

Ziva : Je déteste…

Tony : Oui, je sais. Mais pour le moment, on est seuls. Et attends de faire 10 kg de plus, tu verras que tu apprécies mon aide.

Ziva : McGee a cherché ton alliance du regard.

Tony : Je sais.

Ziva : Ou l'as-tu mise ?

Tony : Dans mon portefeuille, je dois avouer que j'ai encore du mal à la porter. Ah avant de monter, juste une question.

Ziva : Je t'écoute.

Tony : Si je te lâche, une seconde des yeux tu vas fuir et quitter le pays ?

Ziva : Si je dois le faire pour te protéger et protéger l'enfant alors oui. Mais là de suite si tu me lâches je tombe au sol.

Tony : Quand vas-tu arriver à le dire ?

Ziva : Dire quoi ?

Tony : « Notre bébé » Tu dis toujours, « un enfant » ou « l'enfant » mais jamais « notre bébé » ou « notre enfant ».

Ziva : Tony, on verra ça plus tard, là j'aimerais bien m'assoir, pas qu'il soit désagréable d'être dans tes bras, mais je commence à fatiguer.

Il souleva sa compagne sans vraiment avoir de difficulté pour monter les escaliers, arrivé à l'étage il la reposa sur le sol et elle le repoussa, assez stable sur ses pieds, elle ne voulait pas paraitre faible, pas devant les autres. Elle avait su gagner leur estime et tous la considéraient comme une femme forte, combative, elle ne voulait pas être impotente, une charge plus qu'elle ne l'était déjà. Tony resta très près d'elle, près à la rattraper à la moindre faiblesse. Elle s'installa dans le canapé et Gibbs poussa l'assiette de cookies dans sa direction, Ziva le remercia du regard.

Gibbs : Je viens de mettre l'équipe au courant, maintenant il est temps de voir quel soutien nous disposons. Ziva ?

Ziva : J'ai réussi à contacter la responsable de la Division des affaires non-arabe du Shabak.

Abby : Shabak ?

Ziva : La sécurité intérieure d'Israël. Maman m'a passé un savon pour la forme, mais elle va faire pression sur le directeur David. Mais depuis l'étranger elle va avoir du mal.

McGee : Ta mère ? Tu es la fille de deux espions ! Génial !

Ziva : Ma mère est au contre espionnage.

Gibbs : Où se trouve-t-elle ?

Ziva : Désolé, je ne peux rien dire. Dans tout les cas, elle contacte ma tante Nettie, au Mossad. Elle me tiendra au courant en cas de changement.

Gibbs : Tony ?

Tony inspira profondément, retenant sa colère à l'intérieur de lui. Se détachant de Ziva il se mit à arpenter la pièce.

Tony : Mon père est un sale égoïste qui ne risquera pas son marché avec les Israéliens pour moi.

McGee : Tu lui as parlé du bébé ?

Tony : Pour quoi faire ? Il serait capable de s'arranger pour qu'on en perde la garde, mon… père est un salopard de première !

Ziva : Tony, calme-toi.

Tony : Ne me dit pas ce que je dois faire !

Ziva se leva à son tour très en colère.

Ziva : Je t'interdis ! Écoutes moi bien, je t'interdis d'hausser la voix sur moi. Je ne suis pas une de ses femmes qui ont partagé ta vie avant !

Tony : Pour qui tu me prends !

Ziva : J'ai risqué ma nouvelle vie pour toi et…

Mais alors qu'il allait faire un pas vers elle, Gibbs sentit la catastrophe arriver quand Ziva se raidit, il savait que Tony ne ferait jamais de mal à sa femme, mais Ziva avait souffert dans sa vie, et une mauvaise réaction de sa part n'était pas à exclure.

Gibbs : Ca suffit vous deux !

Abby : Vous devez être unis pas vous disputer comme des chiens ! Regardez-vous ! Maintenant !

Si Ziva le regardait avec colère, lui hésita à croiser de nouveau son regard. Mais quand enfin il se décida, l'italien senti son cœur fondre. Il avait risqué beaucoup pour elle. Jusqu'à sa propre vie. Il l'avait cru morte, là-bas sur le Damoclès et ça l'avait fait réfléchir. Il tendit la main dans sa direction et lui caressa la joue.

Tony : Je suis désolé.

Ziva dans l'élan de ses hormones, saisit Tony par le col et l'attira à elle pour l'embrasser. D'abord gêné par la présence de ses collègues, Tony se laissa aller, elle comme lui en avait besoin.

Gibbs : On vous dérange ?

Tony : On pourrait dire ça comme ça.

Gibbs lui mit une claque derrière la tête, et Ziva ne put s'empêcher de laisser échapper un rire.

Gibbs : Et toi, tu ne paies rien pour attendre, madame DiNozzo.

Tony : Et pourquoi pas elle ?

Gibbs : J'ai pour principe de ne pas frapper les femmes enceintes. Mais installez vous on a encore du pain sur la planche.

Ziva : Je ne vois pas le rapport.

Tony : Ziva, laisse tomber.

Gibbs : Bon voyons ce que l'on a et ce que l'on n'a pas.

McGee : On a le directeur du Mossad qui utilise le mariage de Tony et Ziva… J'ai vraiment du mal à croire que ce soit vrai. Enfin peut importe, le directeur se sert de ça pour faire rentrer Ziva en Israël.

Ducky : Et tant que l'immigration n'a pas statué au faite qu'il ne s'agisse pas d'un mariage de convenance, le directeur David a encore un certain pouvoir sur elle.

Ziva : (cynique) Génial… La plupart des juifs font tout pour retourner en Terre Sainte et moi je la fuis.

Gibbs : Ziva, concentre-toi.

Abby : Le mariage protège en partie Ziva, mais c'est celui-ci qui la met également en péril, étant agent du NCIS maintenant.

Ducky : A cause de vos relations de travail.

Gibbs : Vance fait tout pour ralentir, la situation, mais nous avons très peu de temps pour contre-attaquer.

Tony : Ce que nous n'avons pas c'est donc du temps et surtout des moyens de faire pression. Trésor, tu n'aurais pas par hasard deux ou trois infos croustillantes au sujet du Mossad comme monnaie d'échange ?

Ziva : Je ne peux pas, tu le sais bien. Si je suis jugé pour haute trahison, non seulement je finis en prison si ce n'est pas fusillé mais en plus je fais prendre des risques à l'agent Miller.

Ducky : Tu parles de ta mère ?

Ziva : Oui. D'elle…

Gibbs : Un problème avec ta mère ? J'ai besoin de tout savoir, Ziva.

Ziva : Si il a fait de moi une tueuse c'est aussi parce qu'elle n'est jamais intervenu. Son travail comptait tellement plus que moi ou Tali. Voilà tout ce que je suis, un échec pour mes deux parents.

Tony : Alors je trouve que tu es un échec très réussi. A bien des égards.

Gibbs : Demain chacun fait comme d'habitude, je ne veux pas leur offrir un prétexte d'attaquer les premiers. Légalement, il ne manque qu'un contrôle de l'immigration pour vérifier l'intégrité de votre mariage. Après tout dépend du directeur et de la position qu'il adoptera. Rentrez chez vous. Préparer quelques affaires en cas où.

Tony : Bien boss.

Abby : Je peux rentrer avec vous ? J'aimerais discuter un peu Ziva.

Ziva : Oui si tu veux, mais je te préviens je ne suis pas très en forme.

Abby : Tony prendra soin de toi.


TBC

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