Nouveau chapitre… Merci pour les quelques reviews, n'hesitez pas à en ecrire d'autre ça me permet de pas oublier de poster le chapitre suivant…

Café. Pendant ce temps…

Ziva paya sa commande en esquissant un sourire au vendeur, et se rendit en terrasse pour s'installer, sortir un peu du NCIS lui faisait du bien. Le regard des autres depuis qu'ils avaient appris son mariage était pesant et l'entretien qu'ils avaient eu avec le directeur l'avait épuisée et mise terriblement mal à l'aise, elle n'avait pas aimé se justifier devant lui, lui dire qu'il s'agissait d'un mariage d'amour et pas de convenance. Étrangement le temps était doux pour ce début de mois de décembre, et l'air vivifiant lui faisait un bien fou, faisant voler ses cheveux, lui chatouillant la nuque. Soufflant sur son café -décaféiné- elle grimaça, mais tant pis, rien que de prendre une pause lui faisait du bien. Soudain alors qu'elle sondait les gens, elle découvrit le rabbin de la Synagogue qu'elle avait l'habitude de fréquenter se diriger dans sa direction. L'homme assez âgé, avait un peu de mal à monter les marches. Abandonnant quelques instants, ses affaires sans les quitter de vue, elle alla l'aider.

Ziva : Rav, laissez moi vous aider.

Le rabbin, esquissa un sourire à la jeune femme, elle était bien la seule à l'appeler comme ça, habitude prise en Israël.

Rabbin : Shalom Ziva.

Ziva : Shalom.

Ziva aida le vieil homme à prendre place à sa table et alla chercher un autre café, le temps qu'il puisse souffler un peu.

Rabbin : Merci mon enfant.

Ziva : Mais de rien.

Rabbin : Un peu de compagnie vous fera du bien, vous avez l'air de vous ennuyer.

Ziva : Pour être exacte, je prends l'air, Rav. Mon mari peut parfois être étouffant.

Rabbin : Votre mari ?

Ziva : Oui, je… la situation est compliqué pour le moment.

Rabbin : Si vous ne m'en avez pas avertie, c'est qu'il n'est pas juif. C'est pour ça que je ne vous ai pas vu de l'été ?

Ziva : Non pas exactement. Comme je vous l'ai dit j'ai quelques soucis. Je ne peux pas en parler.

Rabbin : Alors parlez-moi de votre mari. Comptez-vous faire un mariage religieux ?

Ziva : Tony… C'est un homme bien, il m'a appris à vivre, à aimer, à découvrir qui je suis et à me respecter en tant que telle. Pour le mariage, il respecte mes croyances, il a même fait l'effort d'apprendre ma langue, mais il ne se convertira pas, Rav.

Rabbin : Il m'a l'air d'être un homme bien malgré ça.

Ziva : Les choses ne sont pas toujours simples entre nous, mais je l'aime. Bénirez-vous notre union ?

Rabbin : Je le ferai avec plaisir, emmenez le à l'office, vendredi soir.

Ziva : D'accord.

Rabbin : C'est bien la première fois que vous vous confiez à moi. Vous êtes tellement secrète Ziva. Toutefois depuis votre retour j'ai l'impression que vous n'allez pas très bien. Si vous voulez en parler.

Ziva : Je… Je… Je ne préfère pas, Rav… Je tiens à ce que vos nuits restent paisible.

Une bouffée d'angoisse envahie le corps de la jeune femme. Ne sachant que faire, Ziva laissa son regard parcourir la rue et la foule. Avec l'habitude qu'on lui avait enseigné au Mossad et qui lui avait déjà sauvé la vie une fois ou deux par le passé. Soudain, elle vit deux policiers en uniforme approcher, la main toute proche de leur arme, l'un deux parlait dans sa radio. Ziva laissa échapper un juron en hébreu, alors que son pouls s'emballait mais elle ne bougea pas de sa position. Les ennuis approchaient à grand pas elle en était certaine, une sorte d'intuition électrifia sa colonne vertébrale et noua son estomac.

Rabin : Voyons surveillez votre langage.

Ziva : Je suis désolé, Rav, désolé pour tout.

Ziva se leva en bousculant sa chaise, prête à prendre la fuite, une alarme dans sa tête lui criait de fuir et vite. Pourtant tétanisée, elle était incapable de bouger.

Policier : Madame, ne bougez pas. Levez les mains en l'air, s'il vous plait.

Ziva : Il doit y avoir une erreur, je suis un agent du NCIS.

Rabbin : Ziva, qu'est ce qui se passe ?

Ziva : Je ne sais pas Rav.

Mais alors que le policier ainsi que son collègue approchèrent, Ziva fit un pas en arrière, la main d'un troisième policier se posa sur son épaule près à lui passer les menottes… Une voiture déboula à l'angle de la rue, une mini rouge. La porte, coté passager s'ouvrit de l'intérieur et une voix celle de Tony se fit entendre.

Tony : Ziva non !

Descendant de voiture, Tony se propulsa vers sa compagne tentant d'éviter le pire.

Policier : Agent David vous êtes en état d'arrestation.

Par instinct de survie, la mort envahie une nouvelle fois son cœur comme la dernière fois, la colère aussi. Telle une lionne elle fit pleuvoir les coups sous les yeux du rabbin qui ne comprenait pas trop la situation. Quelques minutes plus tôt, elle lui parlait de son mariage et voilà qu'elle luttait contre les forces de l'ordre. Tony donnait aussi des coups, essayant de protéger sa compagne et son enfant à naitre mais quand un des policiers sortit son arme pour le pointer sur Ziva, Tony se place entre elle et lui. Le coup de feu retentit en écho contre les murs des bâtiments autour.

Tony : Ziva !

Le cri de son compagnon la ramena à la réalité, les forces de la jeune femme se décuplèrent. Rendant coup pour coup, elle attrapa une chaise et s'en servit pour frapper un des policiers qui approchait trop de Tony. Le rabbin se leva de sa chaise et se pencha sur le jeune agent.

Rabbin : Ne bougez pas, ça va aller…

Tony : Ziva…

Le rabbin releva les yeux et découvrit la jeune juive debout, à bout de souffle une lueur meurtrière sur le visage et les quatre policiers qui s'en étaient pris à elle, n'étaient pas en bon état. Deux d'entre eux gisaient sur le sol, gravement blessés, les deux autres rampaient pour s'éloigner d'elle et de sa folie meurtrière, appelant des renforts qui mettraient peu de temps à arriver. Posant d'un seul coup le regard sur son compagnon couvert de sang, elle s'approcha.

Ziva : Tony…

Tony : Ca va, ça va… Il faut partir. Tu es en danger.

Ziva : Rav, aidez moi. Je vous en conjure.

Rabbin : Il a besoin d'aller à l'hôpital.

Ziva : Non.

Un des policiers s'était levé et s'approchait dangereusement du couple son arme à la main. A la vitesse de l'éclair, Ziva dégaina et lui tira une balle dans le genou. L'homme s'effondra, criant de douleur.

Rabbin : Qui êtes-vous ?

Ziva : Juste quelqu'un qui a été élevé pour tuer, Rav. Je vous l'ai dit par le passé, ma vie est un enfer. Aidez-moi à sauver mon mari et mon enfant.

Le Rabbin décida de venir en aide à la jeune femme. Il y avait tellement de douleur dans son regard. Tous deux aidèrent Tony à se mettre debout et le glissa sur le siège passager, avant que Ziva ne prenne le volant démarrant sur les chapeaux de roues. Malgré la douleur, Tony tourna la tête vers sa compagne concentrée sur sa route. Elle avait la respiration courte, et heurtée, il pouvait voir le sang battre à toute vitesse le long de sa carotide.

Tony : Ca va ?

Ziva : Je…

Tony : Tu n'aurais pas dû les frapper.

Ziva : Pourquoi ?

Tony : Le Mossad a libellé un mandat d'arrêt international contre toi. Fornell nous a prévenus à temps. Gibbs m'a envoyé de te chercher. Tu n'as pas l'air bien…

Ziva : Je pourrais te retourner le compliment.

Tony : Ziva tu trembles.

Ziva : Laisse moi une minute tu veux.

La jeune femme s'essuya les paumes des mains l'une après l'autre contre son jean essayant de contrôler ses tremblements.

Tony : Tu fais une crise d'angoisse, Ziva. Respire profondément. Ca va maintenant.

Ziva : Comment veux-tu que ça aille ? Tu es blessé et je ne comprends pas, je n'ai rien fait…

Tony : Je sais.

Ziva : Et maintenant, on fait quoi ?

Tony : On se débarrasse de la voiture…

Ziva : Quoi ? Non !

Tony : Pas le choix ! Gibbs, la récupérera. Fais lui confiance !

TBC