Et voilà un bon gros chapitre que j'avais particulièrement aimé écrire et qui a fait que la fic est si longue. Il a été le tournant dans mon esprit pour la suite de l'histoire. Ah et puis je viens tout juste d'arriver à 40000 mots dans la nouvelle fic NCIS que je suis entrain d'écrire alors je suis plutôt de bonne humeur. En tout cas, bonne lecture et merci à ceux qui on laisser des reviews.

Cave de Gibbs, plus tard…

Ziva : Tony, ne m'emmerde pas. L'odeur de ton sang me donne déjà la nausée.

Tony : Tu n'aurais pas du résister aux flics comme ça, ça ne serait jamais arrivé.

Ziva : Tony ferme là, s'il te plait. Vraiment, j'ai besoin de me concentrer. Je ne suis pas médecin.

Tony : Rassure-moi, tu as déjà fait ça ?

Ziva : Oui.

Tony : Qui était l'heureux chanceux ?

Ziva : Moi.

Tony : Mince alors…

Tony attrapa la bouteille de Bourbon de son bras valide et en but une grosse rasade. La situation empirait d'heure en heure, depuis la délivrance de ce mandat d'arrêt. Et étrangement à l'exception du moment où ce policer avait touché Ziva, elle était d'un calme olympien.

Ziva : Doucement sur la bouteille, je ne tiens pas à rester seule.

Prenant son couteau qu'elle avait au préalable nettoyé dans l'alcool, Ziva s'approcha de la plaie de Tony.

Tony : Oh ! Stop ! Qu'est ce que tu es entrain de faire ?

Ziva : Il faut que je t'enlève la balle avant que tu perds tout ton sang ou que tu fasses une septicémie.

Tony : Ca n'est vraiment pas une bonne idée.

Ziva : Alors quoi ? Je n'ai pas le choix…. Tony fait un effort… Je vais être malade.

Tony : Justement.

Ziva attrapa brusquement la bouteille et la lui tendit.

Ziva : T'as raison continue à boire, je pourrais travailler tranquille.

Tony : Ziva je suis sérieux.

Ziva : Moi aussi.

Il but une gorgée et elle ouvrit la plaie pour mieux en retirer le bout de métal qui s'y était logé sans en ressortir. Tony poussa un cri qu'elle tenta de stopper en l'embrassant après avoir retiré la balle.

Ziva : Je suis désolé mon amour.

Tony : Je te déteste pour ça.

Ziva : Tu vas encore plus me détester parce qu'il faut que je referme la plaie.

Le téléphone du second de Gibbs se mit à sonner, Tony détacha l'appareil de sa ceinture.

Ziva : Ne répond pas !

Tony : C'est Gibbs.

Il décrocha et porta l'appareil à son oreille en grimaçant. Pendant que Ziva continuait à compresser la plaie en attendant de pouvoir terminer les soins de son compagnon.

Tony : Ici, le portable du torturé !

Gibbs : Bon sang Tony ! J'ai eu un rapport du poste de police locale. Qu'est ce qui s'est passé ?

Tony : Ziva a réagit à l'instinct. Elle n'a rien. Par contre je peux te dire que la boite à pharmacie de ta marina est pourrie. Un peu de bourbon je ne vais pas aller loin.

Gibbs : D'accord. Fais en sorte qu'elle n'attrape pas froid. Tu connais le proverbe.

Tony : Un pet de papillon déclenche un cyclone ?

Gibbs : On peu dire ça comme ça.

Tony : Il n'empêche que tu pourrais te soucier un peu plus de moi.

Gibbs : Je suis sur que tu es entre de bonnes mains.

Tony : Je ne suis pas très d'accord.

Gibbs : Elle sait ce qu'elle fait.

Tony : C'est une façon de voir les choses.

Gibbs : Tenez le coup. Je dois raccrocher. Dis à Ziva qu'il y a du fil de pêche et des aiguilles dans le tiroir.

Tony referma son portable et le rangea dans sa poche.

Ziva : Qu'est ce qu'il dit ?

Tony : Que tu trouveras le nécessaire à torture dans le tiroir.

Ziva : Tiens ça.

Elle lui laissa compresser la plaie et prit le nécessaire le préparant.

Ziva : C'est quoi cette histoire de « pet de papillon » ?

Tony : Un proverbe. Mais si tu essayes de me distraire, pour ce que tu vas faire, parle moi plutôt de Saleem.

Ziva : J'ai besoin de me concentrer.

Tony : Fais le. Je suis sûr que tu es capable des deux.

Ziva : Qu'est ce que tu veux savoir ?

Elle perça la peau avec l'aiguille, resserrant les bords de la plaie de sa main gauche. Tony ne put que serrer les dents mais il préféra insister, il avait pour une fois l'occasion de parler de ce qui s'était passé et cette fois, elle ne pouvait pas se défiler.

Tony : Tout Ziva.

Ziva : Je me suis retrouvé entre ses griffes et il était terriblement en colère, que le Mossad est forcé ses lignes de défense, en même temps j'étais seule et il se moquait ouvertement de moi, mais je n'avais que la mort dans le cœur, et je me suis débattu au possible. Je me fichais de mourir, mais je voulais qu'il me suive dans la mort…

Elle planta une nouvelle fois l'aiguille dans la chair. Mais Tony ignora la douleur, plongé dans le récit de la jeune femme.

Ziva : …Avec ses hommes, il a rapidement prit le dessus sur moi. Il a commencé par les humiliations et les coups, mais je m'en fichais. Je résistais. Il a essayé de faire plier mes défenses pour pouvoir m'interroger, mais j'avais l'impression de n'être qu'une coquille vide. Alors il m'abandonnait seule dans une pièce vide, dans l'obscurité sans pouvoir bouger entre deux séances d'interrogatoire. J'attendais la mort. J'attendais qu'elle m'emporte, je n'avais rien à perdre…

Encore un point... Ziva essayait de se concentrer sur les points plutôt que sur les souvenirs qui affluaient dans son esprit, la torturant une nouvelle fois.

Ziva : …Et puis une nuit ou une journée je ne serais dire, ton image c'est imposé à moi. Et j'ai combattu avec force Saleem. Il a comprit le changement. Il a essayé de l'utiliser, les coups sont devenus plus sournois, plus violents, mais je luttais mieux même si je savais que j'étais perdue. C'était idiot de ma part, mais plus fort que moi. Comme si une part de moi savait que tu viendrais alors que tu ne savais même pas ce que j'endurais. Je ne voulais pas partir sans m'être excusé pour Michael. Quand tu es arrivé, j'étais tellement au bout du rouleau que j'étais de nouveau résigner à mourir, je n'avais presque plus la force de tenir sur mes jambes, la malnutrition avait eu raison du peu de force qu'il me restait. J'ai terminé.

Pris dans le récit de sa compagne, il ne savait pas si elle parlait des points ou de son histoire. Apparemment elle en avait terminé avec les deux.

Ziva : Ne tire pas trop sur la plaie, sinon je ne pourrais plus rien faire. Je n'ai rien pour immobiliser ton épaule alors fait attention.

Tony : Merci.

Ziva : De quoi ?

Tony : Pour les points… et pour l'histoire.

Ziva : Tu devrais dormir un peu, je monte la garde.

Tony : Tu as besoin de repos.

Ziva : Ne discute pas Tony, en plus tu as bu, tu ne serais pas très utilisable.

Tony : Utile !

Ziva : Apparemment tu n'as pas assez bu pour me foutre la paix.

Elle l'aida doucement à descendre du plan de travail et à s'installer pour qu'il puisse se reposer. Plusieurs heures plus tard, le bruit d'une porte à l'étage se fit entendre. Ziva nerveuse attrapa son arme et réveilla doucement Tony, lui intimant le silence. Tony prit son arme même si il savait qu'en cas de problème il devrait compter sur l'habilité de Ziva, son épaule étant terriblement engourdie et douloureuse. Une silhouette apparue à l'entrée de la cave.

Gibbs : Du calme Ziva, ce n'est que moi.

Ziva : Gibbs, tu aurais du prévenir plus tôt j'aurais pu te tuer.

Gibbs : Tu es déjà assez dans le pétrin, je savais que tu prendrais le temps de m'identifier.

Tony : Hé boss.

Gibbs : Je peux avoir des explications ?

Ziva : Une balle dans l'épaule je l'ai extraite, désolé pour le sang. Cette odeur me rend malade depuis des heures.

Tony : Elle se plaint de l'odeur du sang depuis des heures, elle est pire que McGee.

Gibbs : Je dirais que c'est plutôt à toi qu'elle ressemble pour le moment.

Ziva : Nourriture ?

Elle venait d'indiquer du doigt le sac à provision en papier kraft qu'il tenait au creux de son bras. Dehors le soleil avait déjà décliné derrière l'horizon depuis plus d'une heure et pour la jeune femme la faim commençait sérieusement à se faire sentir. Elle détestait particulièrement cette sensation.

Gibbs : Non, il vous faut partir immédiatement vous êtes en danger. A mon avis, chacun des membres de l'équipe est suivis par le FBI afin de vous trouver.

Ziva : Nous ne voulions pas te mettre dans les ennuis.

Gibbs : Il est trop tard pour les regrets… Il faut que vous quittiez la ville rapidement.

Tony : Gibbs je ne peux pas conduire et quoi qu'en dise Ziva elle est trop fatiguée pour prendre le volant sans risque.

Ziva : Hé ! Ne juge pas pour moi !

Gibbs : Fermez là tous les deux. Je vous jure qu'une fois tout ça terminé, si vous bossez encore pour moi, il va falloir que ça cesse.

L'agent spécial senior posa son sac en kraft sur l'établie et en sortie le contenu. Il lança à Ziva un rouleau de bande qu'elle attrapa sans difficulté. La jeune femme commença à bander l'épaule de son mari sans vraiment le ménager, elle n'aimait pas non plus qu'il la fasse passer pour une faible femme. Une fois terminé elle approcha de l'établie avec Tony. Gibbs tendit une chemise neuve au jeune agent qui l'enfila avec difficulté avant de laisser Ziva la boutonner pour lui, puis il leur tendit deux chargeurs chacun que Ziva s'empressa de glisser dans sa poche. Il leur donna ensuite deux téléphones portables.

Gibbs : D'après McGee, ils sont intraçable, mais utilisez les le moins possible. Les vôtres…

Les deux jeunes agents s'exécutèrent sans protester et Gibbs les jeta dans un pot d'huile.

Tony : Mais… Gibbs, j'avais des numéros importants dedans.

Ziva : Tu parles de ceux de Lola, Sonia, Nathalie, Jane et j'en passe…

Tony : La jalousie est un vilain défaut, Ziva.

Ziva : C'est la poêle qui se fout du poêlon.

Gibbs : Vous êtes toujours comme ça dans le privé ?

Tony : Oui.

Ziva : (en même temps) Non.

Tony : On a encore besoin de quelques ajustements. Gibbs, ils vont certainement fouiller notre appartement.

Gibbs : C'est très probable.

Tony : Notre album est dans la bibliothèque, entre le Tanakh et la Bible. Ouais je sais… Enfin bon. Nous n'avons pas d'autres copies de ses photos.

Gibbs : Je verrais ce que je peux faire.

Ziva : Ils ne doivent pas découvrir la photo de l'enfant…

Tony : Les exemplaires du Tanakh et de la Bible ont aussi une grande valeur.

Gibbs : A l'étage maintenant !

Il pouvait comprendre leur réaction, des gens allaient profaner leur nid d'amour, leur chez eux. Et ils ne pouvaient rien y faire. Leur seule possibilité était de fuir, le temps que les choses s'améliorent. Une fois en haut, il leur intima l'ordre de ne pas bouger et tira les rideaux du salon. Ramassant quelque chose sur le sol. Deux petits sacs de voyages, tous deux reconnurent sans difficulté leur sac de voyage cela signifiait pour Ziva que Gibbs avait retrouvé sa voiture. Puis il ramassa un autre petit sac en papier kraft.

Gibbs : Le diner, pour dans la voiture.

Tony : Mais…

Deux coups furent frappés à la porte puis celle-ci s'ouvrit. Réagissant au quart de tour, Ziva sortie son arme et la braqua sur l'homme qui venait de pénétrer dans le salon du chef d'équipe. Reconnaissant l'agent du FBI, elle ne baissa pas son arme pour autant.

Gibbs : Ziva…

Ziva : Hors de question Gibbs !

Fornell : Vous tueriez l'homme qui a fait en sorte que vous ne soyez pas en prison à l'heure qu'il est.

Ziva : Gibbs ?

Gibbs : Il a raison.

Ziva : Comment être sûre qu'il nous conduira pas directement au FBI ?

Fornell : Il va falloir me faire confiance.

Ziva : Désolé, j'ai épuisé mon stock de confiance.

Gibbs : Ziva…

Voyant que sa femme ne plierait pas, Tony se positionna entre elle et Fornell, se retrouvant du coup avec le canon de l'arme dans sa direction.

Tony : Je fais confiance à Gibbs. Il faut qu'on parte, Honey… Maintenant.

Elle sembla sortir de sa torpeur et baissa son arme.

Fornell : Je suis garé à l'arrière. Allons-y !

Rengainant son arme, Ziva attrapa son sac et prit le sac de provisions des mains de Gibbs.

Ziva : Merci pour le diner.

TBC

Le petit bouton review n'est pas très loin, un petit effort :D