Nouveau chapitre… Bonne lecture… Désolé pour le retard, j'avais négligé qu'on était mardi…


En voiture. Le lendemain, midi.

Tony sur le siège passager, rajusta le miroir du pare soleil pour voir Ziva qui dormait allongée sur la banquette arrière. Ils avaient roulé non stop et à la sortie de D.C., Ziva avait pris le volant, malgré la fatigue, elle avait conduit jusqu'à plus de 3h du mat'. Avant que finalement Fornell reprenne la relève.

Tony : Nouvelle Orléans ? C'est là notre destination ?

Fornell : Pas exactement, on s'arrête à proximité d'une petite ville du nom d'Estelle au sud de la Nouvelle Orléans. Vous y serez en sécurité. Personne ne viendra vous chercher ici. Ouvrez la boite à gants.

Le jeune agent s'exécuta et découvrit une grosse enveloppe marron contenant des documents d'identité. Passeport, carte d'identité, permis de conduire. Cartes bancaire, permis de port d'armes…

Fornell : Cadeau de votre équipe. Ils résisteraient à n'importe quel contrôle d'identité.

Tony sortit les deux passeports et les ouvrit.

Tony : Antoine Jacobson et Ziva Eli-Jacobson. Antoine… McGee va me le payer !

Tony replongea sa main dans l'enveloppe pour en examiner son contenu. Soudain il laissa échapper un rire.

Fornell : Un problème ?

Tony : Non, ils ont juste fait de Ziva, une étudiante… C'est comique.

Et soudain sans vraiment comprendre, il prit un claque derrière la tête avant de découvrir que Ziva était réveillée.

Tony : Oh tiens ! Bonjour chérie, bien dormi ?

Ziva : Oui, jusqu'à ce que tu ouvres la bouche. J'ai hésité entre te mettre une balle dans la tête ou t'en remettre une dans l'épaule.

Tony : (à Fornell) Elle plaisante. Tu plaisantes, n'est ce pas ?

Ziva : Pas encore décidé.

L'agent du FBI tourna sur un petit chemin de terre battu à peine visible depuis le boulevard qu'ils empruntaient, signe qu'il avait déjà du venir ici. Le chemin devait faire un bon kilomètre avant d'arriver dans un espace dégagé ou trônait un magnifique petit ranch. Fornell gara la voiture devant l'avancée en bois de la maison et coupa le moteur.

Fornell : L'intendante, Madame Lowell doit être ici. Évitez de sortir vos armes. Pour elle, vous êtes simplement les nouveaux locataires, de la demeure des Todd.

Tony : Todd ? Cette maison est à la famille de Kate ?

Fornell : Oui. Gibbs a vu avec ses beaux parents.

Tony : Kate et Gibbs ?

Fornell : C'est ce que j'ai cru comprendre.

Tony : Mince alors…

Fornell sorti un sachet transparent qui sert habituellement pour les preuves de sa poche et l'ouvrit.

Fornell : Je dois récupérer vos badges et papiers d'identité.

Tony s'exécuta en sortant son portefeuille et le vida de son permis de conduire et de ses papiers d'identité, carte bancaire et autres. Avant de récupérer son alliance à l'intérieur et de la glisser à son doigt puis de la faire rouler machinalement. Ziva tendit sa plaque et ses papiers à Fornell.

Ziva : A peine agent et voici qu'on me retire mon badge.

Fornell : Voilà le topo, agent DiNozzo, vous êtes inspecteur de police, on vous attend lundi matin au poste de la Nouvelle Orléans. De là vous pourrez surveiller que vous n'êtes pas repérer. Vous avez été muté là mais vous étiez autrefois au CBI, le bureau californien d'investigation.

Ziva : Il n'a pas vraiment la tête d'un type de Los Angeles !

Fornell : Pour vous Ziva, une étudiante au département des Études juives à l'université Tulane, elle est assez proche du commissariat sans l'être trop. Vous trouverez le reste des informations dans l'enveloppe. Madame Todd a mit à votre disposition deux voitures. Maintenant sortez.

Tous trois quittèrent la voiture, et l'agent du FBI leur donna leurs bagages comme s'il était un chauffeur de taxi, en effet une femme venait d'apparaitre sur le perron. Elle devait avoir une quarantaine d'année, brune les yeux bleues elle semblait respirer une certaine joie de vivre. Elle était impeccable dans son tailleur beige, alors qu'eux deux étaient dans un piteux état après avoir la journée d'hier et voyagé la nuit entière.

Lowell : Bienvenue au ranch « La petite France », monsieur, madame. Madame Todd m'a prévenue de votre arrivée, j'ai préparé les lieux.

Derrière eux, la voiture conduite par Fornell démarra les laissant seuls avec l'intendante.

Tony : Merci de votre accueil. Je suis Antoine Jacobson mais vous pouvez m'appeler Tony. Et voici ma femme Ziva.

Lowell : Je suis Solène Lowell, l'intendante du ranch. Suivez-moi, je vais vous faire visiter.

Suivant la femme, à travers le petit ranch, elle leurs montra le salon, la cuisine, la salle de bain et l'unique chambre, un confort rudimentaire que semblait moyennement apprécier Tony.

Lowell : Désolé du confort, mais d'habitude cette demeure était le pavillon de chasse de monsieur Todd, avant qu'elle ne soit donné à sa fille. Brave petite cette Caitlin, elle adorait le charme de ces lieux. Vous la connaissiez ?

Tony : Non désolé, je n'ai pas eu cette chance.

Lowell : J'ai entendu dire qu'elle est morte en héro il y a quatre ans maintenant. Enfin bref, je ne vais pas vous embêter avec les histoires de famille. Il vous faudra penser à nourrir les chevaux à l'aube, Joshua, le responsable des bêtes, passera demain en fin d'après midi pour vérifier les fers avec le Maréchal-ferrant. Hormis ça, les lieux sont très déserts, vous aurez une tranquillité absolue. Je passe ici, une fois par semaine, mais si vous avez besoin de moi, mon numéro est à coté du téléphone. Sur ce, je vais vous laisser, j'ai encore quatre demeures à vérifier. Je me suis permis de faire les courses, par contre j'ignorais que vous étiez juifs pardonnez moi.

Tony : Seulement elle.

Ziva : Ce n'est pas grave. Merci pour tout, madame Lowell.

Lowell : Encore une chose, les clefs des voitures et de la maison sont sur le comptoir dans la cuisine.

Puis elle quitta la demeure, récupérant sa voiture garée à l'arrière de la maison.

Tony : J'ai cru qu'elle ne partirait jamais.

Ziva : Pourquoi ? Elle n'est pas à ton gout ?

Tony : Ziva… On est marié maintenant, tu sais ce que ça signifie ?

Ziva : Hormis que je vais t'avoir dans les pattes pour le reste de ma vie tu veux dire ?

Tony : Oui hormis ça, madame DiNozzo.

Ziva : Jacobson, prends en l'habitude.

Tony : J'aime beaucoup moins. Comment te sens-tu ?

Ziva : Pour être honnête, fatiguée et malade. Comment va ton épaule ?

Tony : Pour être honnête c'est très douloureux.

Ziva : Laisse-moi regarder.

Tony : Ziva, tu es déjà malade.

Ziva : J'ai connue pire, ne t'en fais pas pour moi. Je vais chercher la trousse à pharmacie.

La jeune femme s'absenta quelque instant et revint avec une bande et une bouteille d'alcool médical ainsi que quelques compresses.

Ziva : Déshabille-toi.

Tony : Tu sais que j'adore quand tu me donnes ce genre d'ordre.

Ziva : Et moi j'aime te les donner, mais ni toi ni moi ne sommes en état pour ce genre de jeu.

Tony : Qu'est ce que tu en sais ?

Elle lui posa la main sur l'épaule et il grimaça de douleur sans se plaindre.

Ziva : Tu fais des progrès.

Tony : C'est ça de vivre avec une espionne capable de traverser l'enfer.

Le regard de la jeune femme s'assombrit pendant qu'elle s'attaquait aux boutons de sa chemise.

Tony : Pardon, je ne voulais pas dire ça.

Ziva : Elle te manque ?

Tony : Qui donc ?

Ziva : L'agent Todd.

Tony : Parfois oui.

Ziva : Et tu l'as aimé ?

Tony : D'une certaine façon oui.

Ziva resta silencieuse quelques instants le temps de nettoyer la plaie avec le désinfectant. S'assurant que les points étaient nickel. Elle n'était pas médecin, elle le savait, mais lors de sa formation on lui avait appris quelques rudiments de la médecine, comme savoir faire des points par exemple.

Tony : Alors docteur Ziva ?

Ziva : Tu ne vas pas en mourir mais j'ai peur que tu gardes une cicatrice.

Tony : Ca n'en sera que plus sexy pour draguer.

Ziva : Tu cherches à me mettre en rogne ?


TBC