Bon puisque je n'ai pas pu vous mettre un chapitre hier. J'étais en balade à Royan pour fêter le permis de ma sœur, alors je vous mets un vraiment gros chapitre aujourd'hui. En tout cas comme d'habitude, bonne lecture.


NCIS Office.

Gibbs installé à son bureau regardait les bureaux vides de ses deux agents. Apparemment ses deux là ensemble avaient le don de se mettre dans des ennuis inextricables. En se faisant enfermer dans un container, en les laissant jouer un couple de tueur à gages, et plus récemment en laissant Tony aller venger la mort de Ziva. Mariés… Pourquoi ne s'était-il rendu compte de rien ? Leurs sentiments cachés sous leurs jeux puérils, il n'avait pas voulu regarder les choses en face, leurs jeux servant bien souvent de soupape de sécurité à la difficulté de leur métier. Puis la disparition de Ziva avait propulsé Tony dans les enfers, tous les signes que la règle n°12 avait été enfreinte mais quoi faire, quand une personne avait souffert autant que ces deux là. Il ne pouvait pas blâmer Tony, il savait quel était la douleur ressentie quand on perdait l'être aimé, et le pouvoir de la vengeance. Tony contrairement à lui avait eu la chance de revoir celle qui faisait battre son cœur, bien que terriblement démolie sur le plan psychologique, elle était capable de se reconstruire. Et c'est ce qu'elle avait commencé en cherchant le pardon et en devenant un agent du NCIS pourtant elle n'avait pas pu mettre une croix sur son couple par contre.

McGee : Boss, il vient d'y avoir un rapport de la police militaire signalant le cambriolage de l'appartement de Ziva.

Gibbs : Va-y.

McGee : Seul ?

Gibbs : La Police doit être déjà sur les lieux. Vois ce qu'ils n'auront pas vu.

McGee : Okay.

La présence de Leon Vance approchant de son bureau et intriguait l'agent senior, qui incita McGee à partir d'un signe de tête. Ramassant son sac et son arme, il prit la direction de l'ascenseur, mais Vance l'intercepta, lui demandant de les rejoindre. Sachant pertinemment que Gibbs serrait celui le moins enclin à donner des renseignements.

Vance : Des nouvelles des agents David et DiNozzo ?

Gibbs : Aucune, mais une petite voix m'a dit qu'ils étaient en sécurité.

Vance : Une petite voix ?

Gibbs : Oui.

Vance : Gibbs, agent McGee dans mon bureau.

Quand Vance referma la porte du bureau, il invita les deux agents à s'assoir.

Vance : Gibbs, je tiens autant que vous à ce que Ziva reste au NCIS, elle est un excellent agent. Mais pour ça, je dois avoir quelques renseignements.

Gibbs : Pour la protéger ou pour ne pas perdre la face ?

Vance : Je crois l'avoir prouvé en parlant au directeur David.

Gibbs : Si Ziva n'a rien dit, c'est justement à cause du directeur David. La vie n'a jamais été simple que ce soit pour l'agent DiNozzo ou pour l'agent David-DiNozzo.

Vance : Je connais les liens d'Anthony DiNozzo Senior avec Israël. Ces deux là on mit en péril tout un équilibre en place depuis des années.

McGee : Ils ont juste voulu être un couple.

Vance : Mais comme dans la pièce de Roméo et Juliette, tout ça va finir en tragédie, d'après les rapports de police sur l'arrestation manquée de l'agent David, l'agent DiNozzo semble être complice d'évasion mais surtout il a prit une balle. Tous les hôpitaux des États autour de D.C. ont reçu leurs signalements. Mais je pari que c'est inutile.

Gibbs inclina la tête, sans répondre vraiment à la semi interrogation du directeur. Un rictus dont lui seul avait le secret et qui avait parfois le don d'agacer son patron.

Vance : Pourquoi un mariage si rapide ?

Gibbs : La peur de perdre l'autre une nouvelle fois…

Vance : Non, je ne crois pas. Gibbs, le FBI a le dossier, j'ai besoin de renseignements.

Gibbs : Une grossesse et la peur panique de retourner en Israël sont des bons motifs pour se marier.

McGee : En plus de l'amour évidemment.

Vance : (cynique) Génial ! Une tueuse professionnelle bourrée aux hormones ! Elle a déjà fait un carnage dans Washington, j'ai besoin de savoir où ils se trouvent.

Gibbs : Je regrette mais non. J'en ai déjà trop dit. Ziva et Tony ne passeront pas un seul jour en prison ! J'en fais le serment !

Vance : Je ne le veux pas non plus, mais en attendant, je vais vous attribuer deux autres agents. Gibbs, le FBI va fouiller l'appartement du couple DiNozzo aujourd'hui.

Appartement de Ziva David. Base militaire.

McGee montra sa plaque à l'entrée, puis entra dans la maison. Une femme en uniforme approcha.

Femme : Je peux savoir ce que le NCIS vient faire sur un simple cambriolage.

McGee : Et vous êtes ?

Femme : Lieutenant Clarissa Alessandrelli. CID.

McGee : L'appartement est celui de…

Clarissa : Ziva David. Il lui a été attribué quand elle est rentrée d'Israël. Mais j'ai l'impression qu'elle ne vit pas ici.

McGee : Je sais.

Clarissa : Dites-moi ce que je ne sais pas.

McGee : Est-ce que quelque chose a été volé ?

Clarissa : Je l'ignore. Tout a été fouillé, mais à part deux trois vêtements, il n'y a absolument rien ici. Comme si personne n'y vivait. Et à l'entrée de la base, on m'a dit qu'elle n'était pas venue depuis deux bonnes semaines.

McGee : Parce qu'elle vivait chez son mari.

Clarissa : Qui aurait le courage de faire un cambriolage sur une base militaire ?

McGee : Surement quelqu'un qui cherchait quelque chose de précis.

Appartement de Tony et Ziva.

L'équipe du FBI dirigé par une femme du nom de Tamara Johannsen fractura la porte pour entrer, les cinq agents travaillant sous ses ordres investirent le salon arme au poing, visitant pièce après pièce.

Fornell : Tu n'aurais pas pu simplement demander la clef au gardien de l'immeuble ?

Tamara : Et prendre le risque qu'ils puissent fuir si ils avaient été là ?

Fornell : Ils ? Il me semblait que le mandat ne concernait que l'agent David-DiNozzo.

Fornell observa chacun des quatre autres membres de l'équipe, trois hommes, Michael Jones, Georges Lincoln, Thom Smith et une femme, Livie Epstein, revenir vers leur chef d'équipe.

Jones : L'appartement est désert, ils ont pris la fuite, patronne.

Un bruit dans la cuisine se fit entendre et chacun ressortie son arme.

Tamara : Jones, Fornell avec moi.

Ils fouillèrent la pièce mais ne découvrirent rien.

Tamara : Cherchez des indices, mais restez sur vos gardes, la fugitive est dangereuse.

Fornell : N'exagère rien.

Tamara : Deux des quatre policiers qu'elle a agressé sont à l'hôpital. Le troisième ne pourra plus travailler pendant des mois, et le dernier a les deux bras dans le plâtre et il peut s'estimer heureux en comparaison des autres.

Gibbs : (arrivant) Parce qu'elle s'est sentie menacé. L'agent David-DiNozzo n'est en rien un traitre.

Tamara : Agent Gibbs, vous n'avez pas le droit d'être ici.

Fornell : Il en a le droit si, l'appartement est aux noms de ses deux agents.

Gibbs : De plus à cause du FBI, vous pourriez avoir un autre mort sur la conscience.

Tamara : Une autre personne vit-elle ici ?

Gibbs : On peut dire ça.

Tamara : Son nom ?

Gibbs : Capitaine Jack Sparrow.

Tamara : Vous vous foutez de moi ?

Gibbs : Non.

Gibbs tendait de gagner du temps pour trouver l'album photo du regard, pendant que les agents fouillaient pièce après pièce. La femme était entrain de parcourir la bibliothèque avec un homme. Et Gibbs se rendit compte que dans quelques minutes, ils trouveraient l'album. Les deux agents parcourant les livres les feuilletaient un à un, en faisant tomber à terre une grande partie.

Epstein : Patronne, je ne peux pas tout traduire, il y a pas moins d'une douzaine de langues différentes dans cette bibliothèque.

Gibbs : Neuf.

Tamara : Quoi neuf ?

Gibbs : Il doit y avoir neuf langues, c'est le nombre qu'il en parle à eux deux.

Tamara : Qu'est ce que tu distingues ?

Epstein : En anglais, beaucoup de roman, des études sur le cinéma, le judaïsme pour les nuls, l'hébreu pour les nuls…

Fornell : Surement à DiNozzo.

Gibbs : C'est probable.

Epstein : Des livres sur notre système juridique…

Gibbs : Ziva voulait devenir citoyenne américaine.

Tamara : Ou nous infiltrer, plus en profondeur.

Epstein : Une encyclopédie sur les armes à feu. En italien, des guides touristiques, des romans d'espionnage. Il y a des livres de théories économiques, le Talmud… Je continu de regarder.

Lincoln : C'est étrange pourquoi les DVD sont-ils rangés de manière aussi désordonnés, les films d'action sont mélangés avec des comédies romantiques.

Gibbs : Parce qu'ils sont rangés par ordres alphabétiques des réalisateurs. Apparemment vous n'avez pas assez étudié le profil de mon agent, docteur Lincoln.

Tamara : Agent Gibbs, revenons à nos moutons, ce Capitaine Jack Sparrow, où est-il ?

Gibbs esquissa un sourire avant de siffler fortement. Dans la cuisine le même bruit que plus tôt se fit entendre et Tamara posa la main sur son arme prête à dégainer. L'animal quitta la cuisine avant de s'approcher de Gibbs pour se frotter à sa jambe en ronronnant.

Gibbs : Agent Johannsen, Capitaine Jack Sparrow.

Tamara : Vous vous foutez de moi ?

Gibbs : Non. Cet animal doit rester en vie, je vais chercher son nécessaire, il vient avec moi.

Tamara : Pourquoi personne n'a vu cet animal ?

Gibbs : Parce qu'il dort dans le placard d'en haut.

**Flashback**

Tony : Mince, le pauvre, tel le Capitaine Jack Sparrow, la pauvre bête est coincée dans sa boite. Une lourde malédiction risque de peser sur lui.

McGee : Tony, c'est un chat.

Tony : Mais il est sur le bureau de Ziva.

McGee : Le pauvre…

Ziva : Qu'est ce que c'est que ça ?

Tony : A toi de nous le dire, officier David.

Ziva observa son bureau intrigué, la boite de transport beige contenait un jeune chat, un siamois, l'animal faisait les cents pas dans l'espace étroit. A coté trônait un sac de courses en papier kraft contenant de la nourriture, deux gamelles et quelques jouets.

Tony : Je crois que le Capitaine Jack Sparrow est ton nouvel ami.

Ziva : Quoi ce truc ? C'est hors de question, reprend-le.

Tony : Ce n'est pas moi.

McGee : Moi non plus.

Gibbs : (arrivant) Ziva, conduit cet animal chez toi, et restes-y ! Tu as besoin de repos et lui de faire ta connaissance.

**Flashback end**

Gibbs se dirigea vers la cuisine et Tamara fit signe à l'agent Fornell de le suivre pour le surveiller.

Fornell : (tout bas) Qu'est ce que tu fais là ?

Gibbs : (chuchotant) Je dois récupérer l'album de photo.

Fornell : Il est trop tard, je ne peux pas m'approchez de la bibliothèque, mes supérieurs m'ont retiré la tête de l'équipe, à cause des liens que j'ai avec toi.

Hors de la cuisine, une voix se fit entendre. Et Gibbs savait que cette fois, il était trop tard.

Tamara : Livie, traduis moi ça.

La chef d'équipe, une grande blonde aux jambes interminables tendit un très vieux livre relié de cuir. La jeune Livie prit l'ouvrage avec précaution se doutant de sa valeur pour en avoir vu que très peu d'exemplaires. Elle le feuilleta avec précaution.

Livie : C'est le Tanakh, cet exemplaire est vraiment très ancien, il a beaucoup de valeur.

Tamara : Tanakh ?

Livie : La bible hébraïque.

Lincoln : Que fait un album photo entre une très vieille bible chrétienne en latin et une vieille bible hébraïque. Ses deux ouvrages ont de la valeur. Si cet album est là il doit avoir une certaine valeur sentimentale…

L'agent Georges Lincoln, psychologue criminelle de l'équipe tira l'album et l'ouvrit.

Gibbs : (tout bas) Et merde.

Lincoln : Euh, Tamara, je crois qu'il faut que tu vois ça.

Tournant l'album, il lui exposa l'échographie, en colère, Tamara Johannsen se tourna vers l'agent du NCIS pour avoir plus d'explications.

Tamara : Vous saviez que votre agent était enceinte ?

Gibbs : Elle m'en avait avertie en effet. Mais je ne pense pas que tomber enceinte soit interdit par la Constitution.

TBC