NCIS Office. Morgue. 16h00.
Gibbs entra avec la boite à chat dans la morgue alors que Ducky était entrain de ranger un cadavre dans un des nombreux tiroirs.
Ducky : Ah Jethro c'est toi ! Qu'est ce que c'est que ça ?
Celui-ci désignait la boite de couleur beige que l'agent senior posait maintenant sur une des tables d'autopsie.
Gibbs : L'animal de compagnie des DiNozzo.
Ducky : C'est celui que tu as offert à Ziva à son retour de l'enfer.
Gibbs : Oui. Qui a hérité du doux nom de Capitaine Jack Sparrow.
Ducky : Une idée à Tony.
Gibbs : Oui, Ziva ne voulait pas de ce chat. Mais quand elle apprendra qu'il a fait peur à des agents du FBI.
Ducky : Qu'a-t-il fait ?
Gibbs : Jack a élu domicile dans le placard le plus haut de la cuisine des deux…
Ducky : Tu n'es pas là pour parler du chat, n'est ce pas ?
Gibbs : J'ai échoué. Le FBI ne devait pas apprendre pour le bébé et je n'ai pas réussi à récupérer la seule chose qui avait de la valeur pour Ziva et DiNozzo.
Ducky : Serait-ce l'album photo dont Abby m'a parlé. Abby a dit aussi qu'il y avait la vie complète de Tony et Ziva à l'intérieur.
Gibbs : Cet album photo a plus de valeur aux yeux de ses deux là que les ouvrages entre lesquels il était rangé.
Ducky : Quels ouvrages ?
Gibbs : Une très vieille bible en latin du 18ème siècle et un Tanakh assez ancien aussi.
Ranch « La Petite France ». 1h00.
Allongée dans son lit, Ziva écoutait le vent souffler, des larmes qu'elle luttait pourtant pour retenir s'échappèrent malencontreusement de ses yeux. Se demandant si elle n'aurait pas mieux faire de mourir là-bas en Somalie, elle se laissa envahir par le chagrin qui jusque là était retenu par la seule force de sa volonté. Elle avait tout gâché, sa vie, la carrière de Tony, et probablement la vie de l'enfant qu'elle portait si elle ne mourrait pas avant. Elle savait que son père ne la lâcherait pas et la tuer sur le territoire américain ne lui poserait pas de problème. A coté d'elle elle entendait la respiration lente et profonde de son mari qui dormait comme un loir, quittant le lit sans faire de bruit, elle prit la direction de la cuisine. Dehors, elle pouvait entendre les chevaux s'agiter dans l'écurie. Se servant une tasse de café qu'elle venait de préparer machinalement, elle la versa dans l'évier.
Tony : C'est une façon de consommer le café.
Ziva : Tu sais très bien que le médecin m'a interdit d'en boire.
Tony : Alors pourquoi en as-tu fais ?
Elle se tourna vers son mari et haussa les épaules, pourquoi elle en avait fait ? Elle l'ignorait elle-même. La seule chose qu'elle savait était que le médecin lui avait interdit la caféine, son corps ayant déjà subit assez de stress. Elle ne voulait pas être mère, et pourtant elle ne voulait pas non plus sacrifier ce petit miracle.
Tony : Parle-moi, Ziva. Je vois bien que tu as peur.
Ziva : Je n'ai jamais été aussi forte que tu le penses.
Tony : Je l'ai toujours su. Mais je t'ai épousé toi tout entière, avec tes peurs, tes démons, ton caractère… Tout.
Ziva : Tu n'aurais jamais dû.
Tony : Viens là.
Voyant qu'elle ne bougeait pas, il s'approcha et la prit dans ses bras, mais elle était comme statufiée, incapable de prendre une décision.
Ziva : J'ai gâché ta vie.
Tony : Bien au contraire. Tu lui as donné un sens. Et tu vas faire de moi le plus heureux des papas.
Ziva : Un bébé ! C'est de la folie douche !
Tony : Douce ! Et maintenant il est temps d'aller dormir, demain j'ai du travail, et toi tu as une mission.
Ziva : Qu'est ce que tu racontes ?
Tony : Une étudiante se doit d'avoir une garde robe.
Ziva : Quoi ? Non !
Tony : Ziva il va falloir apprendre à prendre du temps pour toi, même si on retourne au NCIS demain, les autres vont te ménager mais ta susceptibilité va en prendre un coup. Et puis tu n'as comme habit que ce que tu as dans ton sac de voyage, ça fait léger.
Commissariat. Nouvelle Orléans. 9h00.
En entrant dans le bâtiment, Tony retrouva l'ambiance de son ancien commissariat à Baltimore, avec un petit quelque chose de… français. Le commissariat était bondé, dans un va et vient bruyant, soudain un homme noir à la carrure imposante haussa la voix.
Homme : Smith, Adams, je veux vos rapports sur mon bureau dans 10 minutes ! Quelqu'un a vu le nouvel inspecteur ?
Tony : Je crois que c'est moi. Lieutenant Antoine Jacobson.
Homme : Suivez-moi.
Tony s'exécuta et fut soulagé du silence quand l'homme referma la porte de son bureau.
Homme : Je suis le capitaine Arthur Nielsen. Bienvenue dans l'équipe. Comme on dit vous tombez à pique. Je manque cruellement de personnel.
Tony : Et je suis là pour ça.
Nielsen : J'ai lu dans votre dossier que vous venez de Los Angeles. Pourquoi demander à venir ici ?
Tony : Pour Tulane, monsieur.
Nielsen : Je vous demande pardon ?
Tony : L'université.
Nielsen : Oui ça je suis au courant que Tulane est notre université du coin.
Tony : Ziva… ma femme y étudie.
Nielsen : D'accord. Votre dossier mentionne que vous avez prit une balle dans l'épaule, dans une guerre de gang alors que vous sortiez d'un restaurant avec votre femme.
Tony : Exact. Après ça, Ziva a décrété de changer d'air. Elle a préféré partir loin de sa communauté, elle ne voulait plus rester à L.A.
Nielsen : Et bien, elle a l'air d'avoir du caractère ! On verra ça au barbecue samedi.
Tony : Je vous demande pardon ?
Nielsen : Une tradition, quatre fois dans l'année sont organisés des barbecues avec tous les collègues et leurs familles. Cette fois ça tombe le 4 décembre, donc Samedi. La fête commence à 11h chez moi. Pour les détails, vous verrez avec votre partenaire.
Tony : Bien.
Nielsen : Vous parlez français ?
Tony : Italien et espagnol, un peu d'hébreu.
Nielsen : Il va falloir vous mettre au français, mais l'italien fera l'affaire pour le moment. Votre partenaire parle parfaitement le français. D'ailleurs elle ne va pas tarder.
Tony : Elle ?
Nielsen : Ca vous pose un problème ?
Tony : Non aucun, deux de mes anciennes partenaires étaient des femmes.
TBC
