Chapitre, chapitre quand tu nous tiens… Bas, je vais arrêter mes idioties vous préférez certainement le lire. Alors bonne lecture. Et merci pour les reviews, ça fait super méga plaisir et me motive dans mon écriture de ma prochaine fic tiva !
FBI Head Quarter. J Edgar Hoover Building.
Tamara Johannsen entra une nouvelle fois dans la salle de réunion où ses deux agents, Livie Epstein et Georges Lincoln travaillaient depuis des jours déjà sur des documents récupérés à l'appartement du couple DiNozzo. Et autant dire que la chef d'équipe s'impatientait. Elle voulait des résultats rapidement. Elle savait qu'en temps qu'espionne, Ziva avait la capacité de disparaitre assez rapidement, certes marié à un américain, ça pourrait lui prendre plus de temps. Mais elle n'aimait pas parier sur une femme enceinte. Elles sont trop imprévisibles.
Tamara : Alors ?
Lincoln : Tamara. Laisse nous travailler un peu.
Tamara : Dites-moi ce que vous avez.
Epstein : La plupart des documents ne sont pas vraiment utile. Mais la barrière des langues nous fait ralentir. Les dominantes sont l'anglais, l'italien et l'hébreu, ça doit être les langues qu'ils ont en commun.
Lincoln : Il y a des listes de provisions, des papiers administratifs israéliens et américains. Mais le plus intéressant c'est ce cahier là.
Le psychologue de l'équipe prit le cahier sur lequel Livie et lui travaillaient. Il s'agissait d'un petit cahier d'écolier assez épais avec une couverture verte.
Lincoln : Il s'agit d'un journal intime celui de Ziva David, il est rédigé en arabe, ce qui nous donne un peu de fil à retordre. Elle ne devait pas vouloir que son mari le lise.
Epstein : Le niveau de langue utilisé est compliqué, et la nervosité de l'agent David en l'écrivant complique un peu plus la lecture.
Tamara : Des informations utiles dedans ?
Lincoln : Pas de celles que tu voudrais mais j'en ai appris un peu plus sur la psyché l'agent David. Il en ressort une grande souffrance. Cette femme est torturée et a du mal à trouver un équilibre.
Epstein : Elle raconte la souffrance qu'elle a vécue pendant ses mois de torture. Elle raconte qu'elle a tenue pour eux, elle ne pouvait pas les trahir, qu'elle ne pouvait pas le trahir.
Lincoln : Ce journal est une thérapie, à travers lui elle essaye de se reconstruire. Elle veut comprendre pourquoi ses collègues lui ont fait autant confiance.
Epstein : Ces mots sont durs.
Lincoln : Elle aime sans savoir aimer. Elle n'arrive pas à mettre des limites. Pour preuve, elle a gardé tous les petits mots doux que l'agent DiNozzo lui avait écrits. Depuis son retour de Somalie, elle a mit du temps, à lui parler, elle raconte la profondeur de ce qu'elle ressentait quand il posait les yeux sur elle. Elle ne comprend pas pourquoi, il l'aime. Pourquoi il a toujours assuré ses arrières alors qu'elle l'a trahi mainte fois. Elle parle aussi de Jack Sparrow, le chat pas le personnage.
Tamara : J'avais compris.
Epstein : Elle ne comprend pas pourquoi, il dort en haut du vaisselier.
Tamara : Je ne pense pas que ce soit très intéressant pour les retrouver.
Lincoln : Au contraire, dans les pages où elle parle du chat, elle semble avoir trouvé un équilibre précaire, elle semble plus heureuse. Et puis elle découvre sa grossesse, et là tout redevient tourmenté, elle raconte qu'elle avait pris rendez vous pour avorter. Mais il l'en a empêcher. Elle raconte qu'elle avait envie de le tuer, de mourir, elle souffrait tant physiquement que mentalement. Elle ne pourra pas suivre sa grossesse sans soins médicaux.
Tamara : Ca c'est une information intéressante.
Lincoln : Pas sûr, elle n'a aucun instinct maternel, elle se fiche de l'enfant. Elle sacrifiera son enfant pour protéger son compagnon.
Fornell : (arrivant) Mais DiNozzo ne sacrifiera ni sa femme, ni son enfant.
Epstein : Fornell a raison, patron, et si on retrouve cette femme, c'est signer son arrêt de mort. Son père a mis sa tête à prix.
Tamara : On doit faire ce pourquoi on est payé Livie, le reste ne nous regarde pas.
Epstein : Mais l'enfant qu'elle porte n'a rien demander lui.
Tamara : Tobias, toi qui les connais bien, que peux-tu me dire sur l'équipe au complet et leur dynamique ?
Fornell : Je peux te dire qu'au-delà d'être une équipe, ses six là sont une famille. Ils ont même fait Thanksgiving ensemble.
Tamara : Un maillon faible ?
Fornell : Aucun. Et ceux sont des petits génies. S'ils ne veulent pas qu'on les retrouve on ne les retrouvera pas.
Tamara : Leur point faible est qu'ils sont une famille justement. L'un va craquer et prendre contact. Il faut maintenir la surveillance.
Fornell : Ne sous estime pas leur esprit de corps, Tamara. Un corps, une tête. Je mise tout sur Gibbs.
Tamara : Tu es sûr que tu n'es pas avec eux, toi ?
Tulane University. Le lendemain. 8h30.
Elle gara son véhicule sur le parking et regarda l'immense bâtiment, bien décidé à affronter ses peurs. L'université… Elle n'avait jamais pensé à y mettre les pieds un jour, tout ce qu'elle avait appris au cours de sa vie, elle l'avait appris au Mossad, et à travers ses nombreuses missions à travers le monde. Mais pas dans une université et encore moins dans une université américaine. Elle n'était pas faite pour ça… Et pourtant, voilà qu'elle se retrouvait inscrite dans une prestigieuse université privé. Coupant le moteur, elle s'assura bien avoir son arme sur elle, puis attrapa son sac et ses cahiers posés sur le siège passager. Avant de prendre une direction pour trouver le département des Études juives. Au moins elle ne serait pas trop déboussolée par le sujet. Abby et McGee aurait pu la propulser dans un univers qui la dépassait plus que le reste. Toutefois elle savait que pour le bien de sa couverture, elle devrait quand même travailler dure. Après tout, peut-être que ça lui ferait du bien de penser à autre chose qu'à cette traque qui depuis moins d'une semaine lui pourrissait la vie, ou alors, elle pourrait oublier un peu la souffrance, la colère, et la douleur. Essayer de redevenir insouciante, comme elle l'avait surement été un jour, dans le passé, quand elle jouait sur une plage en Israël avec sa sœur et son frère… Frère qu'elle avait tué. Elle avait son sang sur les mains. Mais Ari était comme Eli David, il était des tueurs… Ce qu'elle avait été, ce qu'elle ne voulait plus être, et ce que son enfant ne sera jamais. Non ça, elle s'en fit la promesse, elle ferait son possible pour que son enfant vive dans l'insouciance d'une vie simple et heureuse. Quittant l'habitacle protecteur de sa voiture, elle glissa les clefs dans son sac et prit la direction des bâtiments. Après plusieurs minutes, à demander son chemin, elle arriva enfin à destination. Frappant à la porte, elle attendit une boule d'angoisse dans la gorge. Mince il fallait qu'elle se reprenne, elle était un agent du NCIS après tout ! La porte s'ouvrit enfin, une femme d'un certain âge lui ouvrit, et l'invita à entrer d'un geste de la main.
Femme : Mademoiselle Jacobson ?
Ziva : Madame Eli-Jacobson.
Femme : Pardonnez-moi. Je suis le professeur Serena Fineltin, directrice du département des Études Juives. Je suis ravie de vous accueillir dans mon département. Je vous en pris prenez place.
Les deux femmes s'installèrent de part et d'autre du bureau, Ziva posa son sac à ses pieds et ses cahiers sur ses genoux, attendant la suite.
Serena : Je dois dire que je suis surprise de votre arrivée si tard dans le semestre.
Ziva : Je ne pouvais plus rester à Los Angeles, pas après que mon mari est pris une balle dans l'épaule. Et puis je dois dire que je voulais poursuivre mes études dans ce cursus.
Serena : D'accord, alors, je ne sais pas trop où en est votre niveau d'hébreu, mais il s'agit d'un cours obligatoire dans le cursus. Je vois que vous êtes juive donc vous devez le parler un minimum.
Ziva : Oui, en quelque sorte.
Serena : Vous l'écrivez aussi ?
Ziva : Oui.
Ziva se tu et préféra ne rien dire, comment lui avouer qu'elle le parlait couramment puisqu'il s'agissait de sa langue maternel. Pour eux, elle était une juive saoudienne, réfugiée politique, sachant que les juifs sont interdits de séjour en Arabie saoudite. Qui avait migré alors enfant avec ses parents en Irak avant d'avoir rejoint il y a une dizaine d'année, les États-Unis.
Serena : Je vais demander à un de nos professeurs d'évaluer votre niveau, suivez moi.
Ziva ramassa ses affaires et suivit la veille femme au travers les couloirs de la faculté, lui faisant une rapide descriptif des lieux en même temps. Les deux femmes entrèrent dans une salle, un tout petit amphithéâtre, où se trouvait une petite dizaine de personnes au maximum.
Serena : Shalom Martin.
Martin : Shalom professeur.
Martin Sandman était un élève de dernière année qui donnait des cours d'hébreu pour arrondir ses fins de mois. Ici il animait un cours de niveau intermédiaire à un certain nombre d'élèves de sixième année.
Serena : J'aimerais que tu fasses une évaluation de son niveau d'hébreu à cette jeune femme, à la fin de ton cours.
Ziva n'écoutait que d'une oreille, son regard posé sur le tableau blanc couvert d'inscriptions au feutre de couleur. Elle avait l'impression d'être de nouveau une petite fille qui devait résoudre une leçon simple de grammaire. Elle appréciait de revoir comme ça, sa langue sur le tableau. Elle secoua la tête, bon sang, la grossesse, semblait la rendre vraiment nostalgique de son enfance. Soudain, elle cessa d'écouter les deux professeurs et se dirigea vers le tableau, posant ses cahiers sur le bureau elle saisit le feutre noir et se mit à corriger. Le stylo glissait sur le tableau quand elle rédigeait les caractères hébraïque, ça faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas écrit sa langue.
Martin : Je crois, professeur qu'on vient d'avoir une bonne idée du niveau d'hébreu de cette étudiante. J'ai l'impression d'avoir une israélienne devant les yeux.
Ziva se pétrifia sur place et se tourna face aux deux professeurs, reposant le stylo, elle ramassa ses affaires.
Ziva : Je… C'est juste que enfants nous utilisions pratiquement exclusivement l'hébreu à la maison.
Martin : Bien, prenez place…
Ziva : Ziva.
Martin : D'accord Ziva.
Serrant ses cahiers contre elle, Ziva observa la salle quelques instants, il y avait bien de la place devant. Mais elle avisa une jeune femme de type arabe au fond de la salle, de longs cheveux noirs et un joli visage, elle ne devait pas avoir plus de 25 ans. Ziva prit place et sortie quelques stylos de son sac avant d'ouvrit un cahier.
Fille : Salut, je suis Leïla.
Ziva : Ziva.
Leïla : J'adore ce que tu as fait au tableau. Si seulement je pouvais maitriser l'hébreu aussi bien que toi. Mais je peine déjà avec l'anglais…
Ziva : Oui je connais ça. Cette langue est tellement…
Leïla : Oui. Tu es nouvelle, tu dois connaitre personne. Ca te dit d'aller boire un café à la fin du cours.
Ziva : Si tu as le temps d'attendre la fin de mon évaluation.
Leïla : Oui, je ne reprends pas les cours avant l'après midi.
TBC
