Nouveau chapitre… Bonne lecture…
Domicile d'Arthur Nielsen. Plusieurs jours plus tard.
Se garant devant le portail, dernière place de libre dans la petite rue de la résidence, Ziva et Tony descendirent de la petite berline rouge.
Tony : Prête à jouer à la parfaite petite femme de flic ?
Ziva : Tu étais obligé d'accepter l'invitation ?
Tony : Oui.
Ziva : Je n'ai pas envie de les voir.
Tony : De les voir ou de la voir ?
Ziva : C'est la même chose.
Tony : Pas vraiment mon amour. Tu verras, Claudia te plaira.
Nielsen : (depuis le jardin) Tony ! Venez, nous pensions que vous aviez finalement décidé de ne pas venir.
Tony : Si, si. Nous voilà, patron.
Passant son bras autour de la taille de sa femme, Tony entra dans le jardin pour se diriger vers l'homme noir qui était entrain de faire cuir des steaks sur un immense barbecue. Autour de lui plusieurs hommes et femmes, discutaient un verre à la main. Tony reconnaissaient chacun de ses collègues, les autres plus loin discutant par petit groupe, devaient être des membres de leur famille.
Homme : Alors la voilà, ta belle étudiante.
Tony : Smith tu devrais te méfier, un peu comme Claudia, Ziva a des talents cachés.
Nielsen : Smith des fois tu devrais vraiment la boucler.
Tony : Ziva, je te présente Arthur Nielsen, mon boss, vous tous, bande de curieux, je vous présente ma femme, Ziva Eli-Jacobson.
Nielsen : Je pense parler au nom de tous en disant que nous sommes ravis de faire votre connaissance. Vous voulez boire quelque chose ? Un verre de vin ?
Ziva : Quelque chose sans alcool, s'il vous plait.
Nielsen : Contraire à votre religion ?
Ziva : Plutôt contraire à ma condition. Je suis enceinte.
Claudia : (arrivant) Génial !
Et une tornade rousse bondit de nulle part devant Ziva avant de la prendre dans ses bras. Ziva vraiment peu habituée à ce genre de comportement se pétrifia sur place. Claudia, intriguée par la froideur de la belle israélienne fit un bas en arrière pour l'observer.
Tony : Ziva, ma partenaire Claudia Shou'al.
Ziva : Oh !
Claudia : Vous vous attendiez à quoi ? Une grande blonde d'un mètre quatre vingt ? Perdu. Remarquez, je serais une grande blonde sans cervelle que je n'aurais aucune chance avec lui. J'ai jamais vu un type aussi amoureux de sa femme. Et puis ma petite amie ne serait pas très d'accord.
Tony : Claudia ! Ziva, cette fille est aussi exaspérante que…
Il s'arrêta voyant qu'il allait faire une bourde puis croisa le regard de Ziva.
Ziva : Je sais, il me manque à moi aussi.
Nielsen : Un problème ?
Ziva : Non, c'est juste qu'on a perdu Tim, il y a peu. C'était un bon ami à mon mari et à moi.
Nielsen : C'est toujours dure de perdre quelqu'un.
Plus tard…
Appuyée sur la table, Ziva tenta de respirer profondément pour faire passer la nausée qui était entrain de l'envahir. Elle détestait ça. Tony approcha, glissant une main dans son dos pour la soutenir moralement. Un peu plus loin, Arthur Nielsen observait la scène essayant de comprendre pourquoi une étudiante, même femme de flic portait une arme à la ceinture dissimulée sous son manteau. Il n'y avait rien de dangereux dans un barbecue dans une maison de flic, et de surcroit entouré de flics. Intérieurement, le boss de Tony se promit d'enquêter discrètement sur cette femme.
Claudia : Hé, Ziva ça va ?
Ziva : Oui, oui, ne t'inquiète pas.
Se redressant, elle se glissa dans les bras de Tony, puis esquissa un sourire à Claudia, elle appréciait fortement la jeune femme. Drôle, gentille, dynamique, la petite femme était un véritable rayon de soleil. Et en discutant avec elle, l'espace de quelques secondes, elle n'était plus Ziva David-DiNozzo, agent du NCIS et anciennement du Mossad, mais Ziva Eli-Jacobson, étudiante et femme de flic.
Tony : Ca va je peux te laisser ?
Ziva : Oui. Je n'avais pas besoin de toi.
Tony : Grincheuse.
Il lui vola un baiser avant de s'enfuir pour retourner discuter avec ses collègues.
Claudia : Allons nous installer dans la maison, nous seront plus au chaud.
Ziva : Oui, bien volontiers.
Les deux femmes se dirigèrent vers la maison et s'installèrent dans les canapés pour continuer à discuter. Et plusieurs autres femmes les rejoignirent rapidement. Parmi elles plusieurs femmes de flics et seulement trois femmes flics. Claudia, Celia Lopez et Irina Bones. Les femmes s'échangèrent des anecdotes et Ziva dut faire attention de ne pas dire de bêtises.
Dans la soirée…
Tony autour de la table de la salle à manger discutait avec les quelques collègues qui étaient encore là, à peine six ou sept personnes, ceux ayant une famille étant déjà partie depuis un moment. Une bière à la main, il trinqua avec les autres. Tony lança un regard dans le salon dont la porte était entrouverte. Dans la pièce sur le canapé, dormait tranquillement la jeune israélienne, lovée en boule.
Tony : Je ne vais pas tarder à y aller. Demain Ziva se lève assez tôt pour étudier. Et en rentrant, elle voudra quand même allumé.
Nielsen : Un dimanche ?
Claudia : Shabbat c'est le samedi, boss.
Lopez : Tu sais que tu ne vas pas pouvoir conduire.
Tony : Ziva conduira, elle adore conduire. J'aime un peu moins la laisser conduire.
Smith : Elle conduit si mal que ça ?
Tony : Vous n'avez pas idée !
Mais soudain Carla Nielsen, la femme de son patron arriva avec un plaid pour couvrir la jeune femme qui frissonnait dans son sommeil. Mais alors qu'elle allait passer la porte du salon…
Tony : Non !
Il se leva brusquement et prit la couverture des mains de la quadragénaire.
Carla : Un problème ?
Il savait que Ziva avait encore son arme à la ceinture, et même si le cran de sureté était mit, il craignait chacune de ses réactions. Il en avait déjà fait les frais plusieurs nuits depuis son retour de Somalie et même une ou deux fois avant.
Tony : Ma femme a subi de graves maltraitances. Je ne veux pas qu'elle est une mauvaise réaction.
Il posa son regard sur la jeune femme qui ne s'était pas éveillé complètement épuisée.
Tony : (chuchotant) Ziva, Chérie c'est moi, dort mon amour.
Puis il posa délicatement la couverture sur elle, avant de repousser une mèche de cheveux qui lui barrait le visage. Puis il rejoignit les autres dans la salle à manger. Tous les regards étaient posés sur lui.
Nielsen : Le passé de ta femme a l'air chargé.
Tony : Vous n'avez pas idée boss. Mais elle essaye de se construire une nouvelle vie. Il suffit juste de lui laisser assez d'espace.
TBC
