Et un autre chapitre…
Ranch « La petite France ». Quelques jours plus tard. 20h30.
Ziva : Tony, dépêche un peu, on va être en retard.
Tony dans la salle de bain, entendait sa compagne le presser depuis dix bonnes minutes. Il avait à peine eu le temps de diner en rentrant du travail. Monsieur s'était arrêté pour prendre une bière avec ses collègues, et Ziva lui en voulait pour ça. Elle ignorait pourquoi elle mourrait autant d'envie d'aller à cette fête, mais elle voulait y aller. Vêtue d'une magnifique robe de soie rouge à fines bretelles qui lui arrivait juste au dessus du genou. Elle avait lissé ses cheveux et ne portait aucun bijou hormis son étoile de David ainsi que son alliance et sa bague de fiançailles. Des talons hauts… Elle avait passé un après midi entier à faire les boutiques avec Leïla et avait noué une grande complicité avec la jeune palestinienne.
Tony : (sortant de la salle de bain) Voilà, voilà.
Ziva : Tu es très élégant.
Tony : Merci.
En effet, il portait un costume italien de qualité sur une chemise blanche entrouverte. Il lui tendit son bras, l'invitant à s'accrocher.
Ziva : Dépêchons nous, on doit encore passer prendre Leïla.
Tony : Rappelle-moi, où a lieu la fête ?
Ziva : Dans un grand hôtel privé de la Nouvelle Orléans.
Appartement de Leïla et Malik Al Zahid.
Homme : Assalamu aalaykum.
Ziva : Wa aalaykumu asalaam. Tasħarrafna.
Homme : Pour moi aussi. Vous devez être Ziva.
La jeune israélienne hocha la tête avec respect face à cet homme qui montrait tant de tolérance.
Homme : Je suis Malik. Entrez, Leïla est presque prête.
Tony et Ziva entrèrent dans la maison. Le petit appartement était décoré selon des consonances très arabes, mais le hanoukkia' près de la fenêtre et le Tanakh posé à coté du coran montrait une autre facette de ses occupants. Une minute plus tard, Leïla entra dans la pièce. Ziva esquissa un sourire, la belle arabe était magnifique dans sa robe de soirée noir en satin, lui arrivant à mi-mollet. Elle portait également sur la tête une étole de soie noire qui lui couvrait une partie des cheveux et les épaules.
Leïla : Je suis prête.
Malik : Amuse-toi bien, petite sœur, et ne rentre pas trop tard.
Tony : Ne vous inquiétez pas je veillerais sur elle.
Malik : Merci. Vous comprenez c'est ma petite sœur et…
Tony : Je comprends, la famille c'est quelque chose de précieux.
Malik : Amusez vous bien.
Ziva : Shukran.
Tout trois prirent la direction de la voiture, et Leïla laissa tomber son étole, dévoilant une étoile de David en argent au creux de son cou.
Leïla : Désolé, le poids des traditions. Malik n'aime pas spécialement les nouvelles habitudes que j'ai prises en changeant de religion et de pays.
Hôtel Particulier. Nouvelle Orléans.
Tony fit descendre les deux jeune femmes de la voiture et donna les clefs au voiturier avant de suivre le tapis rouge une femme à chaque bras. Arrivés à l'entrée, deux hommes contrôlaient les invitations. Ziva et Leïla donnèrent les leurs. La salle de bal était déjà pleine de monde. La fête battait son plein et les deux femmes lui échappèrent pour se déhancher sur la piste sur un rythme lancinant. Elles avaient apparemment décidé de s'amuser. Ca lui faisait plaisir, la jeune israélienne avait besoin de ça. Elle riait, dansait, s'amusait, exit tous ses soucis pour l'espace d'une soirée, il n'y avait plus de Mossad, plus de mandat, plus de grossesse, il n'y avait qu'une jeune femme insouciante pour quelques heures, même si il savait qu'elle était armée. Soudain la musique changea, un slow, rapidement des couples se formèrent, et un jeune homme un peu entreprenant s'approcha de Ziva. Apparemment il l'invitait à danser, elle sembla accepter mais prononça quelques mots avant de regarder dans la direction de Tony. Le jeune homme mima l'homme innocent et commença à danser avec Ziva. Mais il ne lui fallu pas une minute avant que ses mains ne descendent doucement vers ses fesses. Tony préféra ne pas intervenir.
Leïla : Tu n'interviens pas ?
Tony : Pour vexer Ziva ? Non. Regarde comment elle va se débrouiller. Tu veux danser ?
Il tendit la main à la jeune arabe qui accepta. Tout en dansant, ils observèrent les réactions de Ziva, qui se saisit du poignet du jeune homme et le lui tordit violement. Le jeune home sur la pointe des pieds pour ne pas voir la douleur s'amplifier, se débattait pour la faire lâcher prise.
Ziva : Je t'avais dit d'éviter tout geste de drague potentiel.
Homme : Désolé, maintenant lâche moi salope !
Ziva resserra sa prise sur le doigt du jeune homme qui était à deux doigts de perdre connaissance.
Tony : Besoin d'un coup de main, chérie ?
Ziva : Non ça va aller. J'apprends deux trois trucs de politesse à ce jeune homme.
Tony : Ca lui apprendra à poser les mains sur ma femme.
Homme : Cette folle est ta femme ?
Tony : Oui, j'ai eu du mal à l'avoir d'ailleurs donc je vais éviter qu'un petit crétin dans ton genre…
Homme : Dis lui de me lâcher !
Tony : Ziva a toujours fait ce qu'elle voulait. Je ne peux pas l'obliger à…
La mélodie changea pour démarrer sur un tango.
Tony : Et si tu lâchais ce crétin que je puisse danser avec toi, amour.
Ziva : Tout ce que tu voudras, mon petit derrière poilu.
Elle relâcha l'homme qui s'éloigna en manquant de trébucher et en lâchant un filet d'insanité.
Tony : Tu vois je t'avais dit que ce serait très drôle.
Leïla : En effet. Si j'avais ce genre d'aptitude.
Ziva : Je t'apprendrais deux trois trucs si tu veux. Mais pour le moment je vais accepter l'invitation à danser de mon cher mari.
Leïla : Je te le laisse.
Tony : Je te réserve la suivante.
Leïla : Je retiens.
Vers minuit, un musicien sur scène invita tout le monde à quitter la salle de bal pour se rendre dans la cour. Le feu d'artifices serait tiré d'une minute à l'autre. Durant tout le feu, Tony murmurait des mots doux à l'oreille de Ziva, passant de l'anglais, au français, en passant par l'hébreu, l'espagnol et l'italien. La jeune femme riait de ses fautes de langue, pour une fois que c'était lui qui faisait des zivaïsmes. Elle pouvait enfin lui rendre la parole. Seul son anglais et son italien était impeccable et les mots lui donnaient des frissons. Elle se laissait volontiers bercée par le son de sa voix, qu'elle avait appris à apprécier après l'avoir bien souvent agacé, à parler pendant des heures au bureau. En même temps, elle n'avait pas trop le choix, tant qu'ils seraient ici, il était son seul repère, son seul point d'ancrage avec cette réalité qui avait dégénéré au moment où Gibbs les avait entrainés dans l'ascenseur pour avoir des explications. Finalement elle repoussa doucement l'étreinte de ses bras pour se tourner vers lui. Se lovant contre son torse, elle se laissa entrainer dans un slow lent dont le tempo était les battements de leurs cœurs.
TBC
