Voilà je ne vous fais pas attendre plus longtemps… Bonne lecture.


…Mais soudain alors qu'elle allait fermer les yeux, prête à mourir, un coup de feu retenti et l'homme s'effondra. Sur sa gauche, Ziva était là debout, son arme pointant encore dans la direction où l'homme se trouvait juste avant. Les jambes légèrement écartées, elle semblait tellement froide, neutre, elle venait de tuer quelqu'un et ça ne lui faisait ni chaud ni froid.

Ziva : Debout, maintenant !

Claudia s'exécuta au quart de tour et ramassa son arme avant de suivre Ziva. Deux hommes arrivèrent dans leur champs de vision et tira dans leur direction. Ziva poussa Claudia à l'abri et échangea des coups de feu. Claudia ne bougea pas, maintenu par Ziva à l'abri derrière un arbre un peu trop petit, puis soudain se fut le silence à nouveau. Ziva attrapa le bras de la jeune femme et l'entraina avec elle. Elles passèrent devant les corps des deux hommes vêtus de noir. Ziva les regarda avec dédain avant de prendre les deux armes de poing des morts, en glissant un dans son holster et donnant l'autre à Claudia.

Claudia : Ziva…

Ziva : Plus tard.

Les deux femmes rejoignirent les écuries, discrètement, silencieusement, prenant garde de se mettre à couvert. Tony s'y trouvait et avait sellé trois chevaux.

Tony : Tout va bien ? J'ai entendu des coups de feu…

Ziva : Ils sont morts.

Tony : Claudia, j'espère pour toi que tu as des notions d'équitation.

Claudia : Dix ans suffiront ?

Il lui tendit les brides d'un magnifique pur sang noir. Puis il aida Ziva à monter sur une jument brune. Une fois tous trois en selle. Ils partirent au gallot vers les bois. Essayant de se frayer un chemin parmi les hommes armés. Ils parcoururent un bon kilomètre à travers la forêt avant de ralentir.

Claudia : Quelqu'un peu m'expliquer cette histoire ! Une étudiante n'a pas d'arme et ne tue pas froidement un homme !

Ziva : La prochaine fois, je les laisserais te tuer.

Tony : Ziva ! Claudia ! Stop !

Claudia : Mais.

Tony : Agent David, israélien ou américain ?

L'utilisation de son nom ainsi laissa clairement qu'il était passé en mode agent du NCIS, il mettait une marge entre la fuite et sa relation pour pouvoir réfléchir convenablement et ne pas être prit de panique. Et Claudia comprit que ses hommes recherchaient Ziva.

Claudia : Alors c'est toi qu'ils cherchent.

Mais le couple sembla l'ignorer.

Ziva : Mossad !

Tony : Merde. Il nous faut une voiture.

Ziva : Non, on continue d'abord à cheval.

Tony : Ziva il est plus logique que…

Ziva : Tony ! Il est justement plus logique de rejoindre la route et de trouver une voiture. Fais-moi confiance. Ils vont penser qu'on essayera de rejoindre la base militaire à l'Ouest.

Tony fit ralentir son cheval jusqu'à s'arrêter, puis le fit se tourner vers Ziva. La jeune femme voyait clairement qu'il posait son regard sur son ventre bien rond et elle eu envie de le cacher sous une couche de vêtements ou même de le voir disparaitre.

Ziva : Tony, que ferait Gibbs ?

Tony : Claudia, qu'y a-t-il à l'Est ?

Claudia : La forêt, puis le lac Cataouatch, juste en dessous, le lac Salvador. Aucune possibilité de fuite.

Tony : Qu'est ce que tu proposes ?

Claudia : Il faut aller au Sud et légèrement à l'Est pour rejoindre la petite ville de Jean Lafitte ou Barataria. De là, on pourra téléphoner ou trouver une voiture.

Ziva : La distance ?

Claudia : Une vingtaine de kilomètres je dirais.

Tony : Alors en route.

Tous trois talonnèrent leur monture pour reprendre la route. Après une bonne demi-heure, Claudia rattrapa la monture de Ziva, qui chevauchait son arme à la main.

Claudia : Agent… David.

Ziva releva la tête dans sa direction.

Claudia : Je voulais te remercier de m'avoir sauvé la vie.

Ziva : De rien. Un petite conseil, si on recroise leur route, tire pour tuer.

Claudia : Je n'ai jamais tué personne.

Ziva : Si tu ne le fais pas, tu mourras ou pire.

Claudia : Parce qu'il y a pire que la mort.

Ziva : Avec le Mossad oui.

Tony : La torture Claudia. Entre autre. Avec les israéliens on ne sait trop jamais.

Claudia : Il n'empêche que je suis en fuite avec vous et on m'a toujours pas expliqué pourquoi. Ni même qui vous êtes.

Tony : Agent Anthony DiNozzo. NCIS. C'est…

Claudia : Je sais. On a déjà eu affaire à des agents à vous.

Ziva : Ziva David.

Tony : Fille adorée de celui qui veut nous tuer.

Claudia : Parmi ceux qui nous poursuivent se trouve ton père !

Ziva : Pas exactement.

Tony : C'est son père qui dirige le Mossad.

Ziva : On t'a dit que mon père ne faisait pas partie des « gentils ».

Claudia : En fait j'ai l'impression que j'ai sous estimé ce détail et aussi que je suis dans un beau merdier.

Tony : Tu n'as pas idée. Désolé Claudia.

Claudia : Dis moi quelques choses de réjouissant au moins.

Tony : Si on s'en sort vivant je te présente Thom E. Gemcity.

Claudia : Sérieux ? Tu me charries là ?

Tony : Non, et avec un peu de chance tu feras partie de son prochain bouquin si on s'en sort vivant.

Ziva : Silence !

Elle arrêta son cheval et inspecta autour d'elle, prête à tirer au moindre pépin.

Ziva : Faites moins de bruit vous deux, on n'est pas en balade.

Claudia : (chuchotant) Elle est toujours comme ça ?

Tony : Fais lui confiance, pour la survie c'est la meilleure que je connaisse.

Ziva fit accélérer son cheval, le soleil déclinait et elle ne voulait pas être encore à cheval à la tombée de la nuit, et la végétation ralentissait leur progression.

Plus tard…

Ils venaient d'arriver de nuit dans la petite ville de Barataria. La ville n'était pas très dynamique de nuit mais à cheval, ils ne passaient pas vraiment inaperçus.

Ziva : Il faut qu'on retire un maximum d'argent liquide, tant pis si on est repéré mais après, on pourra disparaitre.

Tony : Il faut aussi trouver un moyen de laisser un message à Gibbs pour qu'il sache qu'on est en vie.

Ziva : Apelle Madame Lowell, elle viendra chercher les chevaux et trouve une voiture. Claudia, tu viens avec moi, on va au distributeur. Pour Gibbs, il sera mis en contact par madame Todd, mais on n'a pas le temps de s'éterniser.

Tony : Ziva.

Ziva : Tony ! Okay comme tu le sens.

NCIS Office. Trois heures plus tard.

McGee venait d'arriver au bureau, Gibbs lui avait téléphoné lui demandant de revenir en urgence au bureau. Il n'avait rien stipulé de plus et c'est ce qu'il l'inquiétait. En quittant l'ascenseur, il vit que Gibbs était pendu au téléphone. Il s'approcha au même moment où Gibbs referma son portable.

Gibbs : La couverture de Ziva et Tony est grillé, il y a eu une fusillade là où je les avais cachés.

McGee : Est-ce qu'ils sont… ?

Gibbs : Non apparemment pas. Je veux que tu ailles sur place et que tu enquêtes, trouve des indices, tu les connais bien. Mieux que le FBI.

McGee : Et je dois aller où ?

Gibbs : Au sud de la Nouvelle Orléans. Et la famille Todd m'a signalé que trois de leurs chevaux ont été récupéré au sud de leur position. Passe d'abord les voir, ils te donneront des renseignements.

McGee : Les Todd ? La famille de Kate ?

Gibbs : Oui. Ses parents. Si tu pars maintenant, tu y seras avant le FBI.

McGee : Seul ?

Gibbs : Oui, je n'ai pas confiance dans ses… agents. Va voir Abby avant de partir, elle va te donner l'adresse des Todd. Et d'autres informations.

McGee : Vous pouvez compter sur moi Boss.

Domicile des Todd.

McGee frappa à la porte. Il était nerveux, la dernière fois qu'il avait vu les parents de Kate était à l'enterrement de la jeune femme. Un homme vint lui ouvrir.

McGee : Monsieur Todd, je suis Tim McGee. NCIS.

M. Todd : Oui, je me souviens de vous, vous étiez un collègue à ma fille. Entrez.

McGee : J'aurais quelques questions au sujet du ranch.

M. Todd : Suivez-moi, ma femme et mon intendante sont au salon.

McGee le suivit mais des photos sur la cheminée attirèrent son attention. Dont notamment une de Kate et Gibbs enlacés riant. S'il avait su que ses deux là étaient ensemble... Ils avaient bien gardé leur secret, mais il en voulait en même temps à Gibbs d'avoir taper sur les doigts de Ziva et Tony au sujet de la règle numéro douze alors que lui-même l'avait transgressé. Peut être que les choses ne se seraient peut être pas passé ainsi si…

M. Todd : Vous connaissez mon gendre, je suppose.

McGee : Gibbs ?

M. Todd : Oui.

McGee : C'est mon patron.

M. Todd : Un homme bien.

Il suivit l'homme qui entra dans la salle à manger, où deux femmes se trouvaient. L'homme, le père de Kate fit les présentations.

Mrs Todd : Vous désirez un café ?

McGee : Non merci. Je suis un peu pressé par le temps.

Mrs Todd : Vous ressemblez pourtant à quelqu'un qui a besoin d'un café.

McGee : C'est vrai. J'ai roulé toute la nuit pour être là avant le FBI.

M. Todd : J'ai cru comprendre que mon beau fils protégeait le couple qu'il a installé là.

Lowell : Des gens charmants. Même si madame Eli-Jacobson semblait vraiment fatiguée ses derniers temps.

McGee : Elle est enceinte c'est normale que…

Lowell : Elle était enceinte oui, mais elle avait l'air aussi en mauvaise santé. Vous devriez aller voir son amie à l'université, elle pourra peut être vous en dire plus, c'est une jeune femme arabe qui étudie dans son département.

McGee : D'accord. Sinon que pouvez-vous le dire d'autre ?

M. Todd : J'ai constaté par moi-même que le ranch avait essuyé un tir croisée.

McGee : Y'a-t-il des blessés ?

M. Todd : Cinq morts, mais le couple est vivant.

Lowell : J'ai reçu un appel cette nuit. De monsieur Jacobson. Il m'a rendu trois chevaux qu'il avait pris au ranch, et m'a prit ma voiture.

M. Todd : Nous vous rembourserons votre voiture, madame Lowell.

Lowell : Merci monsieur.

McGee : Où était ce ?

Lowell : A Baratia. Au Sud.

McGee : En avez-vous informez la police ?

Lowell : Grand Dieu non. Monsieur Todd m'a stipulé de ne pas le faire. Et Monsieur et Madame Jacobson ont toujours été très gentils avec moi.

M. Todd : Jethro semble apprécier ses deux personnes.

McGee : C'est le cas. Le FBI va venir et…

M. Todd : Nous n'en dirons pas plus qu'à la police. Mais dites à Jethro de passer nous voir dès qu'il pourra.

McGee : Bien. Madame Lowell, je pourrais avoir la description de votre voiture ?

McGee : Bien entendu.


TBC