Pour ceux qui ne l'avaient pas compris, Rivka Miller est la mère de Ziva. Et pour tous Bonne lecture.

D Corporation. New York. Une heure plus tard.

Entrant dans l'immeuble grand standing, Gibbs passa la sécurité en montrant son badge. Une jeune femme qui aurait certainement plus à DiNozzo fils il y a quelques années, les conduisit jusqu'au bureau du grand patron, situé au dernier étage de l'imposant bâtiment. Entrant dans le premier bureau qui servait de sas et de bureau à la secrétaire, Gibbs mis cette nouvelle jeune femme à la porte et ferma à clef. Il voulait pouvoir être tranquille. Puis il entra seul dans le bureau du patron. Installé à son bureau, il se leva en colère. Gibbs le soma de s'assoir en se présentant, puis il posa une photographie sur la table. Il s'agissait de l'échographie de Ziva.

Anthony Sr : Qu'est ce que c'est ?

Gibbs : Votre petite fille.

Il posa une deuxième photo, sur le bureau. Celle des fiançailles de Tony et Ziva.

Gibbs : Et ça c'est Ziva David-DiNozzo votre belle fille que vous venez de condamner à mort. Elle et son enfant.

Anthony Sr : Ca ne me regarde pas ! Mon fils assume ses actes. J'ai d'autres soucis dans la vie.

Gibbs : Bon sang votre fils vous a demandé de l'aide, pour les sauver elles. Il s'en veut de ne pas pouvoir les protéger lui-même. Cette femme et l'enfant qu'elle porte sont sa famille, il est prêt à n'importe quoi pour elles. Il s'est même rabaissé à venir vous voir.

Anthony Sr : C'est une espionne israélienne !

Gibbs : C'est la femme qu'il a choisi pour passer le reste de sa vie.

Anthony Sr : Elle est juive !

Gibbs : Seriez vous raciste ou antisémite ?

Anthony Sr : Vous osez m'accuser dans ma propre maison ?

Miller : Alors vous sacrifieriez la vie de mon enfant. Vous vous souvenez de moi, monsieur DiNozzo ?

Anthony Sr : Rivka. Que faite vous ici ?

Miller : Rendez vous compte, monsieur DiNozzo… Anthony, je n'ai pas mis les pieds sur le territoire américain depuis notre dernière discussion. Je sais que vous avez mal prit la fin de notre histoire, tout comme moi autrefois, ma fille Ziva était une espionne israélienne, c'est vrai. Mais aujourd'hui elle a trahis son père pour vivre ici avec l'homme qu'elle aime. Elle a fait des choix que je n'ai pas été capable de prendre par le passé. Mais je devais rentrer en Israël pour protéger mes enfants du mieux que j'ai pu. Aujourd'hui je suis là, et je ne peux même pas serrer mon enfant dans mes bras, parce qu'elle se cache de la police. Si on ne règle pas cette histoire maintenant les pertes vont être catastrophiques, ma fille est malade. Elle a besoin de soin médicaux. Notre petite fille va mourir avant même d'avoir pu voir le jour. Ma fille n'a rien fait de mal, Tony. Ton fils non plus. Pas plus que cet être innocent qui va naitre de leur amour.

Anthony Sr : Je ne peux rien faire, Rivka.

Miller : Tony… Je ne peux pas me délier de mon mari, mais si j'avais pu choisir… Il faut que tu essayes.

Anthony Sr : Je vais essayer. Mais reste un peu avec moi.

Gibbs : Elle doit retourner au NCIS, elle est interdite de séjour sur le sol américain.

Anthony Sr : Je sais. Je vous la ramènerais en personne, j'en fais la promesse. Rivka, quelle heure est-il en Israël ? J'ai quelques coups de téléphone à passer.

Las Vegas.

Franchissant le panneau « Welcome to Las Vegas ». Tony laissa échapper un soupir, il conduisait depuis des heures et la chaleur dans le désert était étouffante, pourquoi cette femme n'avait-elle pas la clim dans son véhicule ! Elle vivait pourtant à la Nouvelle Orléans. Mais non, il avait hérité d'une vieille voiture que l'intendante Serena Lowell devait utiliser depuis plusieurs années et qu'elle avait du acheter d'occasion.

Tony : Et maintenant, on fait quoi ?

Assise à l'arrière du véhicule, Claudia s'approcha et glissa sa tête entre les deux sièges.

Claudia : Maintenant si on doit s'installer quelque temps ici, il va nous falloir une nouvelle identité.

Ziva : Ne me regarde pas comme ça, Tony. J'étais du Komemiute, pas au service technique.

Claudia : Vous allez la boucler tous les deux. Tony met le cap sur l'université, et ne discute pas.

Tony : Qu'est ce que tu as en tête ?

Claudia : Quitte à être dans l'illégalité, autant avoir de quoi vivre tranquille. Et quand on est informaticien, on sait certaines choses que les autres ignorent.

Ils prirent donc la direction de l'Université du Nevada, en plein cœur de Las Vegas. Descendant de voiture, le couple suivit Claudia qui semblait étrangement à son aise. Et qui d'ailleurs collait bien dans le paysage. Tony l'observait avancer devant d'un pas déterminé. Son jean délavé, ses converses aux pieds et sa besace contenant son ordinateur qu'elle ne quittait jamais, elle était définitivement de ceux que beaucoup surnomment les geeks. Pourtant avec elle s'était différent, elle était également une jeune flic hors pair bien qu'inexpérimentée. Montant les escaliers de la résidence universitaire, Claudia frappa à une porte, dont une musique bruyante et désagréable s'en échappait. Claudia frappa une nouvelle fois plus brusquement à la porte. Après quelques minutes, celle si s'ouvrit, sur un jeune homme à lunettes portant un tee-shirt de l'université.

Homme : Solana !

Claudia : Salut Teeger.

Teeger : Freyja, coupe la musique on a de la visite. Entrez.

Les trois entrèrent dans le logement universitaire pour découvrir une jeune femme, aux longs cheveux châtain d'une grande beauté. A son coup pendait un collier d'or et d'ambre qui fit esquisser un rire à Tony.

Freyja : Un problème ?

Tony : Non c'est juste que vous m'ayez fait remonter en mémoire le mythe de la Walkyrie Freyja avec le collier des Brisingar.

Freyja : Quelqu'un de cultivé, j'aime ça.

La dénommée Freyja passa son bras autour du corps de Claudia et lui vola un baiser plus que passionné. Teeger se racla la gorge.

Freyja : S'il n'était pas mon frère, je le passerais par la fenêtre.

Claudia : Freyja, j'ai besoin de toi.

Freyja : Et que puis-je faire pour la plus belle flic que je connaisse ?

Claudia : J'ai besoin de trois identités.

Freyja : Je croyais que tu protégeais la loi, pas que tu la défiais Solana.

Claudia : Ne joue pas avec moi. Tu ne feras pas le poids. Je te rappelle que je suis bien meilleur hacker que toi.

Freyja : Oui c'est pour ça que je déplore que tu sois passé du mauvais coté de la loi.

Claudia : Je t'en prie, tu travailles toi-même pour la police.

Freyja : En freelance et uniquement parce que ça me rapporte.

Ziva : On s'en va.

Claudia : Ziva, reste là. Je sais ce que je fais.

Freyja : Ta nouvelle copine a un problème ?

Claudia : Tu es jalouse ?

Freyja : Non. Elle est mariée. Et tu ne t'entiches pas de femmes mariées. Au vue de la réaction de la jolie Barbie brune futur maman, je dirais qu'elle a un problème avec l'autorité de ce pays. N'est ce pas Miss Ziva David ?

Tony : Claudia.

Claudia : Tony fait moi un peu confiance. Freyja et Teeger passent du temps à surveiller les réseaux informatiques des agences fédérales, pas étonnant qu'elle sache qui est Ziva. Tu crois que je l'ai repéré comment ?

Tony : Tu parcours toi-même ses réseaux.

Claudia : Très juste, du moins surtout quand j'étais au MIT.

Freyja : Dis-moi si elle est réellement coupable de ce dont on l'accuse.

Claudia : Non.

Freyja : Alors tu auras tes identités.

Claudia : Merci.

Tony : Un faussaire honnête.

Freyja : Je ne suis pas faussaire. Je sais le faire, mais en général je m'en abstiens. Voir pour les détails avec Teeger. J'ai un cours à donner.

Claudia : Combien je te dois ?

Freyja : Viens donner le cours de demain avec moi, et nous serons quittes.

TBC