Désolé pour le retard de post mais hier je n'ai pas vraiment pu, je me suis levé à 5h et je ne suis pas rentrée avant 20h30, autant vous dire que je n'avais pas le cœur à poster un chapitre après ça. Mais je me rattrape aujourd'hui. Je vais essayer de poster avec plus de constance mais c'est pas facile étant donné que je n'ai pas encore tout mon emploi du temps. Je n'ai pas encore ni les cours d'informatique de placer, ni les cours d'anglais pour anthropologue, ni la remise a niveau ni même les cours d'hébreu moderne… Pas facile de reprendre ma troisième année après 2ans d'arrêt. Enfin bon, je vais arrêter là et vous laisser lire ce chapitre. Bonne lecture.

Las Vegas. Début Juin.

Voilà près d'un mois qu'ils vivaient dans ce minuscule appartement, tous les trois. Les rares visites qu'ils avaient provenaient des deux hackers amis de Claudia, Teeger et Freyja. Des gens forts sympathiques quand on apprenait à les connaitre, et qui avait su leur faire des identités. Tony travaillait dans un fast food pendant que Claudia, elle bossait dans une boutique d'informatique. Ziva elle passait ses journées à l'appartement et parfois à la bibliothèque travaillant d'arrache pied sur sa thèse. Même si elle n'était pas Ziva Eli-Jacobson, elle voulait la terminer. Et puis ça lui occupait l'esprit. Elle pouvait bosser des heures sur le PC portable que Claudia lui avait ramené. Quand elles s'ennuyaient, Claudia donnait à Ziva des cours sur la base de l'informatique et du hacking et aux dires de la jolie rousse, Ziva était une bonne élève. Rentrant du travail… Travail qu'il n'appréciait pas particulièrement mais qui leur permettait d'avoir des liquidités, Tony entra dans la planque, un sac à la main et se retrouva avec le canon d'une arme sur la tempe.

Tony : Ce n'est que moi, Ziva, range cette arme.

Glissant son arme dans son holster, elle se sera dans ses bras.

Tony : Tu as de la fièvre.

Ziva : Arrête un peu, s'il te plait.

Tony : Tu es malade, Ziva.

Ziva : Je te dis que ça va.

Tony : Tu dois voir un médecin.

Ziva : Non.

Tony : Il te faut des soins.

Ziva : Je t'ai dit que ça va, laisse moi tranquille.

Tony : Ziva, tu en es presque à terme, et tu n'as pas vu de docteur depuis la dernière échographie de contrôle. Tu sais très bien que ton corps n'a pas eu le temps de se remettre totalement de la… enfin tu sais.

Ziva : Tu parles des mois de torture que j'ai subie ? Tu sais tu peux le dire. Je ne vais pas m'effondrer.

Tony : Il n'y a pas que la torture, il y a eu aussi la bagarre avec les flics, la fuite à cheval, les heures de voitures et regarde dans quoi on vit.

Ziva : Tu as amené le déjeuné ? Je meurs de faim.

Tony : Tu as toujours faim, et les trois quarts du temps tu renvois tout.

Ziva : Épargne moi les détails je les connais. Il n'empêche que j'ai faim.

Tony : Claudia n'est pas là ?

Ziva : Elle passe la nuit avec Freyja.

Tony : Ca veut dire qu'on est juste toi et moi ?

Ziva : Oui.

Toit de l'immeuble. 23h00.

Quand il avait parlé de soirée romantique, elle s'était attendue à autre chose. Et voilà qu'elle se retrouvait sur le toit de leur immeuble, lovée dans ses bras, dans une chaise longue à regarder les étoiles. Et pourtant elle devait avouer qu'elle aimait particulièrement la plénitude du moment.

Ziva : Tu sais que le ciel est beaucoup plus beau de Haïfa.

Tony : Haïfa ?

Ziva : En Israël.

Tony : Je sais où est Haïfa.

Ziva : Quand j'étais plus jeune, je passais tous mes étés là bas. Avec ma mère et Tali. On regardait souvent le soleil se coucher sur la plage, puis on restait souvent jusqu'à ce que la nuit soit bien avancée. J'aimais ses moments de calme, surtout les étés après le début de mon entrainement.

Tony : Tu as commencé à quel âge ?

Ziva : Quatorze. Et j'ai commencé les missions pour le Mossad à seize ans. Au début c'était dure, mais amusant. J'aimais l'idée, je me sentais importante. Je n'avais pas idée à l'époque qu'il me volait mon enfance.

Tony : Je suis désolé…

Ziva : Il ne faut pas l'être. De toute façon, on ne change pas le passé. Et je me dis que malgré tout ça, j'ai quand même sauvé des vies.

Tony : Mais à quel prix ?

Ziva : Qu'est ce qu'une vie, face à plusieurs centaines ?

Tony : Mais c'est ta vie qu'il t'a fait perdre.

Ziva : Maintenant je vous ai, toi, Gibbs et les autres. Et ça c'est quelque chose qui n'a pas de prix pour moi.

Tony : Ca va ? Tu n'as pas trop froid ? Les nuits sont froides même en été, ici.

Ziva : Non ça va.

Sous la couverture, elle descella leurs doigts enlacés pour lui poser la main sur le bas de son ventre.

Tony : Tiens c'est maintenant qu'elle se réveille.

Ziva : Tu plaisantes, elle a remué toute la journée. J'ai passé ma journée aux toilettes à cause d'elle... Je t'aime, Tony.

Il y eut un silence, inquiète, elle tourna la tête dans sa direction, pour se rendre compte qu'il l'observait.

Ziva : Ca va ?

Tony : Tu sais que c'est la première fois que tu me le dis.

Ziva : Je…

Tony : Tu n'es pas obligé de te justifier. Je comprends très bien.

Ziva : Même si je ne te le dis pas, je ne veux pas que tu en doutes.

Tony : Je t'aime aussi Ziva David.

Le lendemain.

Il hésita, observant le téléphone prépayé qu'il avait acheté la veille, Claudia avait mis au point un programme pour faire passer l'appel par internet en fixant l'origine dans plusieurs pays différents. Finalement il se décida et composa le numéro.

Tony : Allo papa.

Anthony Sr: Junior.

Tony réajusta sa position, il s'attendait à tomber sur un répondeur, il n'était pas tellement prêt à l'affronter en fait.

Anthony Sr : Junior, tu es là ?

Tony : Oui, oui. Désolé.

Anthony Sr : Pourquoi tu ne m'as rien dit pour le bébé ?

Tony : Qu'est ce que ça aurait changé, dit ? Tu n'as rien voulu entendre quand je t'ai parlé de Ziva au téléphone. Ma femme était en difficulté que tu m'as raccroché au nez en disant de me démerder avec mon israélienne. Je ne t'ai jamais rien demandé par le passé, pas d'argent… rien. Et là je ne le fais pas pour moi. Tu devrais être heureux, j'ai échoué, je n'arrive pas à les protéger. Mais eux deux ne sont pas responsable de nos disputes.

Anthony Sr : Ce n'est pas après toi que j'en avais, mon fils. Écoute rentre à New York, je vais faire mon possible.

Tony : Non, père. Je ne rentrerais qu'à Washington quand je serais certain que ma femme ne courra plus aucun danger. Je te rappelle que nous avons des israéliens et des agents du FBI aux trousses.

Anthony Sr : Comment va Ziva ?

Tony : Qu'est ce que ça peut te faire ?

Anthony Sr : Je t'en prie, fils.

Tony : Elle a besoin de retrouver notre chez nous. Elle a besoin de reprendre sa vie, de voir le Capitaine Jack Sparrow.

Anthony Sr : Son chat va bien… Cet animal est vraiment mignon. Mon fils, certaines choses ne peuvent être dites au téléphone. Prends soin d'elle. J'embrasserais Rivka pour elle. Au revoir.

Tony raccrocha et garda le téléphone dans la main, essayant de comprendre ce que venait de lui dire son géniteur. Et qui était cette Rivka ? Soudain il quitta le fil de ses pensées, voyant Ziva approcher. Avec son ventre rond, il la trouvait magnifique. Vêtue d'une chemise dont les boutons au niveau de son ventre menaçaient de rendre l'âme, ses pieds étaient nus pieds et ses cheveux ébouriffés. Elle venait de quitter la tiédeur de leur lit mais tenait son arme dans sa main. Tony ne fit aucun commentaire sur l'arme. Il savait qu'elle ne la quittait jamais, pas même pour dormir ou dans la salle de bain.

Ziva : Tony, qu'est ce que tu fais ?

Tony : Retourne te coucher, amour.

Ziva : Je n'aime pas me réveiller seule.

Tony : Tu ronfles.

Ziva : Je ronflais déjà quand tu m'as épousé.

Tony : J'ai téléphoné à mon père.

Ziva : Tony… C'est dangereux.

Tony : Ne t'inquiète pas, Claudia a joué un truc avec son PC magique. Il a dit des choses…

Ziva : Quel genre de chose ?

Tony : Il connait Jack. Et il m'a dit qu'il embrasserait Rivka pour toi.

Ziva : Tu es sûr que c'est ce qu'il t'a dit ?

Tony : Oui.

Ziva : Alors c'est qu'elle est venue.

Tony : Ziva ! Qui est Rivka ?

Ziva : Rivka Miller.

Tony : Ta mère ! Attends Rivka Miller ?

Ziva : Ce nom te dit quelque chose ?

Tony : Belle femme, brune, yeux noirs, et une étoile de David… C'est impossible.

Ziva : Quoi ?

Tony : Ziva, je crois que je connais ta mère.

Ziva : Impossible.

Tony : Et pourtant.

Ziva : Attends ! Attends ! On verra ça plus tard.

Tony : Ta mère et mon père sont avec Gibbs. Tu sais ce que ça signifie ?

Ziva : Qu'on peut espérer rentrer à la maison.

Claudia : (arrivant) Je suis contente pour vous.

Les deux amants se retournèrent vivement, Ziva l'arme au poing, visant la jeune Claudia.

Claudia : Ziva, je t'ai déjà dit d'arrêter de faire ça ! Ca devient flippant !

Ziva : Alors arrête de me surprendre.

Claudia : Je te rappelle que c'est l'heure du petit déj. Je vous rejoins tout les jours à cette heure là. Et toi tu devrais aller t'habiller ! Je ne fantasme pas sur les femmes enceintes, mais je n'ai pas l'intention que ton mari me face une crise de jalousie.

Tony : Ziva, tu devrais aller te préparer tant que je fais le petit déj. On va donner ensuite à Claudia ce qui lui manque le plus.

Claudia : Une petite amie ?

Tony : Bon alors choix numéro deux.

Claudia : Une vraie connexion web ?

Tony : Et un point pour le petit génie, attention, question suivante !

Ziva : Qu'est ce que tu as en tête ?

Tony : Claudia va envoyer un mail à McGee.

Ziva : Tu es malade !

Tony : Un mail crypté, princesse. Il faut que je fasse passer des informations à Gibbs, je ne suis pas sûr de pouvoir totalement avoir confiance en mon père.

Ziva : Tony non ! C'est dangereux, et je ne suis plus en état de fuir une nouvelle fois.

Tony : Ne t'inquiète pas. Ca va marcher. Fait moi un peu confiance.

Ziva : D'accord.

Puis elle quitta la pièce pour aller prendre une douche.

Tony : Claudia viens avec moi à la cuisine, il faut qu'on discute un peu.

La petite femme, le suivit et s'installa sur le comptoir pendant que celui-ci préparait le petit déj'. Dont une bouillie assez bizarre issue d'un plat traditionnel juif, seul plat que Ziva réussissait à manger le matin.

TBC